Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

SAL de Laureline (2)

SAL bienvenue de Laureline, détail de la seconde étape Je poursuis le SAL bienvenue très printanier, avec des jolies poules, organisé par Laureline Broderie. Le fil blanc cassé ne se voit pas très bien sur la toile écrue, je réhausserai les contours au point arrière avec un fil gris très clair à la fin du projet. En attendant, voici maman poule et ses poussins…

SAL bienvenue de Laureline, les deux premières étapes Toutes les étapes de ce SAL :

En avril, ne perds pas le fil (5)

SAL d'avril, trois bobines de fil Petite fée Nougat (bonnes vacances à elle) nous avait préparé un grand choix de motifs pour la deuxième et la quatrième étapes. Cette fois, j’ai choisi les bobines de fil.

Toutes les étapes de ce SAL :

L’étranger de Camus

Couverture de l'étranger de Camus en folio de 1986 Pour le défi J’aime les classiques proposé par les Carabistouilles de Marie et en cette année Camus, je ne pouvais pas ne pas en (re)lire un… J’ai choisi le premier roman qu’il a publié.

Le livre : L’étranger, de Albert Camus, paru en 1942. Dans ma bibliothèque, je l’avais en collection Foilio, n° 2, 1986, 186 pages. Je ne vous mets pas l’ISBN, vous trouverez plus facilement des éditions plus récentes.

L’histoire : dans les années 1930, à Alger. Meursault reçoit un télégramme lui annonçant le décès de sa mère à l’asile de vieillards où a dû la placer (il ne pouvait plus travailler et s’en occuper), à 80 km d’Alger. Il assiste à la veillée funèbre par les amis de sa mère sans vouloir la voir une dernière fois (le cercueil est fermé mais non scellé), puis suit dans un état second, apparemment indifférent, les obsèques qui ont été organisées par le directeur. De retour à Alger, il rencontre une ancienne amie, Marie, qui devient son amante. Il croise le vieux Salamano, qui bat son chien. Il témoigne aussi en faveur de son voisin, Raymond Sintès, qui vient de battre sa maîtresse arabe (mauresque dit le texte). Ils se retrouvent tous quelques jours plus tard sur une plage, où ils sont invités dans la cabane d’un ami de Raymond. Au cours d’une promenade, ils croisent deux hommes, dont le frère de la femme battue par Raymond. Ce dernier est blessé au couteau, Meursault récupère son révolver. Quelques heures plus tard, dans la chaleur de l’été, il retourne dans ce coin de la plage, tombe à nouveau sur ce frère, et l’abat froidement quand il ressort son couteau. Sa vie bascule, la deuxième partie est consacrée à la vie en prison, l’attente du procès puis de l’exécution de la sentence. Son apparente indifférence à l’enterrement de sa mère et dans les jours qui suivent (aller à la plage, coucher avec Marie) jouera un rôle important dans le verdict.

Mon avis : la narration à la première personne dans la peau de Meursault est particulièrement efficace. Un ton neutre, et une interrogation sur l’enchaînement des événements, la justice et la peine de mort derrière un récit qui se lit d’une traite. Le rapprochement du chien battu par Salamano et de la maîtresse arabe battue par Raymond est saisissant… Le passage avec la confrontation avec l’aumônier de la prison est aussi très fort.

L’avis des savants : L’étranger prend place dans la trilogie que Albert Camus a nommé le cycle de l’absurde, avec les deux pièces de théâtre Caligula et Le Malentendu. Il faut ajouter à ce cycle Le mythe de Sisyphe, un essai philosophique. Sisyphe, vous le trouvez chez Homère, il est condamné dans les enfers à pousser éternellement un gros rocher au sommet d’une montagne d’où il retombe sans cesse pour son rôle dans une sombre et énième histoire d’amour de Zeus.

Logo du défi J'aime les classiques Je l’ai lu dans le cadre du défi J’aime les classiques proposé par les Carabistouilles de Marie. Je ne sais pas encore ce que je lirai le mois prochain…

Logo du challenge ABC critique de BabelioJ’ai sélectionné ce livre pour le défi ABC critique organisé par Babelio.

Les orchidées du Sénat…

Paris, l'orangerie du Sénat, février 2010 Paris, l'orangerie du Sénat, février 2010, exposition d'orchidées J’avais gardé en réserve ces photographies de l’exposition d’orchidées du sénat lors de ma dernière visite à Paris en février, elle avait lieu dans l’orangerie, quand j’y suis allée, il neigeait un peu et la queue encore modérée. Je devais aller voir des orchidées sauvages avec des professionnels dimanche, mais la sortie est reportée d’un mois, ces belles dames étant en retard sur le calendrier habituel. Ce week-end, vaporchidhoya / mes passions les orchidées et les hoyas est allée voir les floralies gantoises. Milkinise / Anne-Lise de son côté est allée au parc floral d’Orléans voir l’exposition d’orchidées Orchiflore

Paris, l'orangerie du Sénat, février 2010, exposition d'orchidées Je vous montre donc aujourd’hui ces orchidées, dans des vues générales, et à la fin, une vue des arbustes, notamment des agrumes et les palmiers, mis à l’abri chaque année dans ce beau lieu en bordure du parc du Luxembourg à Paris. Je ne vous mets pas de photographies de détail, elles étaient autorisées seulement pour un usage privé… Bonne visite ! Paris, l'orangerie du Sénat, février 2010, exposition d'orchidées Paris, l'orangerie du Sénat, février 2010, exposition d'orchidées

Paris, l'orangerie du Sénat, février 2010, exposition d'orchidées Paris, l'orangerie du Sénat, février 2010, exposition d'orchidées, les plantes d'Orangerie

Un bavoir pour Prune…

bavoir_leti.jpg Il me restait beaucoup de tissu éponge après avoir fait les deux poissons il y a déjà un bon moment, mais retravailler le tissu éponge et ses pluches ne me tentait guère… Pourtant, il était idéal pour réaliser ce petit bavoir pour Prune, la petite fille de Léti. Je confirme, coudre du tissu éponge, quelle galère!

Je vous avais déjà montré la broderie, le modèle est adapté de la revue Réalisations au point de croix, n° 5, février-mars 2010. Il me reste encore à vous montrer le cadeau pour le 7500e commentaire du blog, posté justement par Léti.Je ne sais pas si le bavoir il est arrivé à destination, aucune nouvelle

Une fin de semaine au jardin

18 avril 2010, des giroflées chemin de la Cagouillère Je ne sais pas chez vous, mais à Poitiers, le week-end a été superbe, et j’ai passé beaucoup de temps au jardin… Direction donc le chemin de la Cagouillère, où les giroflées sont encore en fleurs dans les murs…

18 avril 2010, une glycine chemin de la Cagouillère Plus bas, la glycine, si belle d’habitude, est un peu fainéante…

Je vous propose un petit tour des fleurs – toujours en boutons, pour la communauté boutons de fleurs de mes passions les orchidées et les hoyas, mais aussi parce que ces petites fleurs sont frileuses et tardent à s’épanouir.

Mon jardin le 18 avril 2010, des lamiers jaunes L’année dernière, j’avais planté un pied de lamier décoratif, pour ses feuilles et sa capacité de couvre-sol… Je découvre qu’il a aussi de jolies fleurs jaunes et non blanches comme le fameux lamier blanc (la fausse ortie de mon enfance, celle qui « pique pas »…).

Mon jardin le 18 avril 2010, le muguet Le muguet, lui, grandit à vue d’œil. Il a sorti ses hampes florales. Celui-ci, il vient aussi des précédents occupants de mon jardin…

Mon jardin le 18 avril 2010, des scilles Depuis mi mars et surtout la semaine dernière, les scilles offerts l’été dernier par Jean-Marie et Marie-José sont presque fleuris, j’ai bien cru que dimanche soir, les premières fleurs seraient là, mais non, presque, presque, encore un petit effort…

Mon jardin le 18 avril 2010, des fleurs de pommier Plus loin, le pommier prend vraiment tout son temps, voici comment il m’est apparu enfin dimanche soir, juste un très gros bouton… L’année dernière, il était dans le même état le 8 avril

Mon jardin le 18 avril 2010, des oeillets d'Inde Je termine avec de la triche, quelques œillets d’Inde bien fleuris… mais qui arrivent tout droit d’une serre. Samedi matin, je suis allée faire mes courses trimestrielles (oui, en fait, ça fait même presque 4 mois…) au supermarché… Pour celles et ceux qui suivent mon blog, vous savez que j’habite en ville, que je n’ai pas de voiture mais utilise un loueur pour les longs trajets occasionnels ou un service d’auto-partage, Otolis depuis quelques mois, pour les trajets en ville, très occasionnels aussi, mais plus pratique que le bus pour rapporter la lessive… 3h, 14 km au total, 10 euros, plus 5 euros d’abonnement mensuel, tarif réduit car j’ai un abonnement annuel au bus, le tarif est de deux euros de l’heure et 31 centimes du km avec la petite voiture, un peu plus avec l’autre, tout compris, assurance, essence – en fait du gaz. Du coup, j’ai fait un achat non prévu, quelques pieds d’œillets d’Inde, les pauvres risquent d’avoir un coup de frais au jardin, je verrai bien. Ceux que j’ai semés, directement en place, lèvent à peine… Je m’aperçois que j’ai déjà été longue, je vous montrerai un autre jour mon activité de cette fin de semaine au jardin… Pas de petites croix, il fait encore frais pour rester assise sans bouger à l’ombre au bord de l’eau.

SAL biscornu de Carmela, avril

SAL biscornu de Carmela, avril de Sopsop, la grille brodée

Pour la première fois depuis longtemps, les riverains de la plupart des aéroports européens ont eu un week-end calme, sans rotations aériennes qui leur cassent les oreilles à longueur de journée et parfois de nuit. Vive le volcan islandais!

Pour avril, Carmela a demandé la grille à Sopsop , qui a choisi des motifs géométriques.

SAL biscornu de Carmela, avril de Sopsop,la première face La toile est une toile Aïda écrue, je ne sais plus quelle maille, assez fine en tout cas… Côté fils, j’ai pris d’abord Ocre de Provence, des fils de morphée, que j’ai acheté il y a déjà plus d’un an au salon de Moncoutant, utilisé aussi pour un hibou, pour les rennes et le tronc du sapin proposés en décembre par Emmanuelle ou encore pour la montagne du SAL de février de Petite fée Nougat.

SAL biscornu de Carmela, avril de Sopsop, la deuxième face Pour le tour et les motifs clairs, j’ai opté pour un très joli fil d’Anne-So / Gardanimaux, Paradis aquatique, qu’Anne-So m’avait offert pour mon anniversaire.

Pour le montage et les points d’oeillets, j’ai pris du 743 de DMC. Et j’ai ajouté un petit point au centre pour terminer ce biscornu. L’attache est une chute de queue de rat jaune.

Toutes les étapes de ce SAL :

L’enseigne du noyer inversé à Poitiers

Maison avec l'enseigne du noyer inversé à Poitiers Je n’ai pas eu le temps d’aller faire de nouvelles photographies de l’hôtel du grand prieuré d’Aquitaine pour pouvoir détailler les mots compliqués de la semaine dernière, mais je n’ai pas oublié. Du coup, je vous montre une enseigne qui pourrait être un peu plus ancienne que celle du Mouton rue Carnot à Poitiers. Cette fois, nous partons à la jonction de la rue du Colonel-Denfert et de la rue de l’Ancienne-Comédie (je dirais que c’est le 5 rue du Colonel-Denfert, mais c’est peut-être le 1 de la rue de l’Ancienne Comédie?), elle est juste en face de vous si vous remontez la rue des Balances-d’Or, tout juste refaite sans trottoir, dans une préfiguration de ce que seront les rues après l’opération Poitiers cœur d’agglomération.

l'enseigne du noyer inversé à Poitiers Voici le détail de l’enseigne, qui pourrait dater du 16e siècle, dite enseigne du noyer inversé. Je n’ai pas trouvé à quoi elle correspondait… Sur la droite, un homme barbu et moustachu, apparemment torse-nu, sourit en soutenant un arbre retourné à l’envers, racines vers le haut. Tout le monde le désigne comme un noyer, avec ses grosses noix.

l'enseigne du noyer inversé à Poitiers, marquage de la position des piedsIl est en position assise, vous pouvez voir ses pieds sortir du feuillage, et ses jambes derrière les branches. Pour mieux comprendre ce chêne, je vous invite à lire les commentaires ci-dessous et l’article complémentaire sur le conte de Tord chêne.

Je vous ai déjà montré plusieurs enseignes des 16e et 17e siècles à Poitiers :
– rue du Colonel-Denfert, l’enseigne du noyer inversé, du 16e siècle, avec un retour sur le conte de tord chêne,

– rue de la Cathédrale, l’enseigne du coq

– rue Rabelais, l’enseigne au phénix (16e siècle)

– et l’enseigne au Mouton rue Carnot, provenant d’un hôtel de voyageurs du 17e siècle.

Le printemps de Mausimom… le petit objet

Petit motif en frivolité Je vous ai montré le superbe colis que j’ai reçu de Mariette, celui d’Amandine et ma broderie sur la grille de printemps de Mausimom avec sa finition. Le colis de printemps devait contenir une petite création dans une technique qui vous ai propre… j’ai décidé de refaire le petit motif en frivolité d’après un modèle de Be-Stiched. La fin du colis très bientôt… Avec un fil variation rouge et vert de Défi de toile.

Nous avions commencé avec l’automne, vous pouvez revoir mon envoi et le colis que j’ai reçu de Mariette… Nous avons poursuivi avec la grille d’hiver, que j’ai finitionné en trousse, Amandine m’a aussi envoyé un colis avec l’hiver et le printemps !

Des petites bêtes pour la biodiversité…

Logo de 2010, année de la biodiversité 2010 est l’année mondiale de la biodiversité. Je vous ai déjà parlé de mon parrainage d’une ruche avec un toit pour les abeilles. Cette fois, je me suis inscrite chez Béatrice / Terlicoton, qui relaye un projet de Monique, qui a un gîte rural auprès des abeilles. Si vous voulez héberger des abeilles sauvages et autres insectes chez vous, vous pouvez leur construire un abri avec des trous dans un mur, comme Virjaja en a montré cette semaine. Vous pouvez aussi regrouper dans un tube des bambous et des roseaux de différents diamètres, chaque espèce d’abeille a sa préférence. J’en ai trouvé un sympa ici, en vente (mais super facile à bricoler), pas dans un tube, mais c’est le même principe…

Scarabée dans le Bois de Saint-Pierre près de Poitiers, 11 avril 2010 Côté petites bêtes, j’ai croisé ce scarabée dimanche dernier sur un chemin du Bois de Saint-Pierre près de Poitiers… j’avais envoyé la photo en avant-première à Milkinise / Anne-Lise, qui l’a identifié à un méloé violet (attention, il est toxique, mais il est rare d’avoir envie d’en avaler un), confirmé par mon petit manuel sur les insectes… Je n’avais pas de mètre sur moi ni de petite pièce pour l’échelle, mais il est assez grand, entre 3,5 et 4 cm, à vue de nez. Vous pouvez en voir aussi chez Jean Henri Favre. Mais pour être sûr de l’identification, il faut se plonger dans un manuel de systématique (ça ressemble à une flore et existe pour le monde animal et végétal), en version papier ou chez les naturalistes vendéens, avec plein d’autres coléoptères. Si vous ne voulez pas vous plonger dans un manuel de systématique, alors, allez faire un petit tour chez les naturalistes belges, je vous mets le lien sur les invertébrés (clic sur les espèces à gauche), pratique pour vérifier quand on a un doute entre deux espèces, mais pour la détermination de base… pas si sûr. Et pour nos amis d’Amérique du Nord, qui ont d’autres insectes, je trouve que le site insectes du Québec est très bien fait… Ah, et le lien direct chez les scarabées. Je n’ai pas croisé le fameux petit pique-prune, ce scarabée qui réussit à bloquer pendant longtemps la construction de l’autoroute A-28.

Bois de Saint-Pierre près de Poitiers, coccinelle sur des anémones sylvie, 11 avril 2010Et maintenant, la petite coccinelle que j’avais aperçue sur une feuille d’anémone sylvie… Mon manuel ne connaît pas les coccinelles chinoises, importées pour combattre les pucerons et qui sont en train de prendre la place de nos bonnes vieilles coccinelles locales… Mais celle-ci est toute petite, je pense qu’il s’agit d’une Adalia 10-punctata ou coccinelle à dix points. J’ai essayé de vérifier avec ce tableau d’autres naturalistes belges. Et pour ne pas oublier d’autres voisins francophones, voici une page d’identification des coccinelles… suisses !