Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Calibre de Ken Bruen

Couverture de Calibre de Ken Bruen

pioche-en-bib.jpgJ’ai trouvé ce livre à la médiathèque, un auteur dont j’ai déjà lu un certain nombre de livres (voir en fin d’article).

Le livre : Calibre : une enquête des inspecteurs Roberts & Brant (R&B, tome 6), de Ken Bruen, traduit de l’anglais par Daniel Lemoine, collection Série noire, éditions Gallimard, 2011, 219 pages, ISBN 978-2070786985.

L’histoire : à Londres de nos jours. Un homme a décidé de tuer tous ceux qui seraient mal élevés et manqueraient de politesse, tout en faisant prendre conscience de leur grossièreté au dernier moment à ses victimes. Il revendique ses actes dans des lettres à la police… Au commissariat, le superintendant Brown est incrédule, chaque crime aurait pu être un accident. Et il y a d’autres affaires sur le feu, un voleur de voitures, de la prévention dans les écoles, des trafics divers… Porter Nash est néanmoins chargé d’enquêter sur ce tueur, aidé de Brant, qui doit essayer de redorer son blason. En toile de fond, la vie compliquée des autres personnages récurrents de la série, policiers ordinaires et ambigus, McDonald, Roberts, Falls, la fliquette noire qui a été reléguée au sous-sol…

Mon avis : j’ai sauté deux épisodes de cette série, les personnages ont peu changé, les flics sont toujours « borderline », au bord de la limite, plutôt du côté de la corruption, de la violence, justifiée par leur nécessité de survivre dans ce monde de brutes… Par contraste, le tueur paraîtrait presque sympathique, avec son ras-le-bol des incivilités quotidiennes. Il paraît que les incivilités exaspèrent… Ken Bruen propose une solution radicale! De l’humour pour réfléchir sur la société… Bon, ce n’est pas mon auteur préféré, mais le style inimitable de Bruen, l’alternance du point de vue des flics et du tueur, m’ont fait passer un bon moment…

Pour aller plus loin : le site officiel de Ken Bruen (en anglais).

De cet auteur, j’ai aussi lu Le gros coup, une enquête des inspecteurs Roberts & Brant (R&B, tome 1), ; Le mutant apprivoisé (R&B, tome 2), Les Mac Cabés (R&B, tome 3), Calibre (R&B, tome 6) ; Delirium Tremens, une enquête de Jack Taylor (tome 1), En ce sanctuaire (Jack Taylor tome 7).

Logo rentrée littéraire 2011Ce livre est le dernier lu dans le cadre du défi 1 % rentrée littéraire 2011, coordonné cette année par Hérisson

Cathédrale de Poitiers, porte Saint-Michel (2) : partie gauche

Poitiers, portail Saint-Michel de la cathédrale, gauche, 01, position sur le portail

La porte Saint-Michel, sur le côté nord de la cathédrale, est construite dans le premier quart du 13e siècle. La sculpture développe le thème de l’enfance de Jésus, rapportée un peu dans le désordre… Je vous ai déjà montré la sculpture du piédroit droit (ouest) avec l’Annonciation, la Visitation et l’adoration des mages, je vous montre aujourd’hui celle du piédroit gauche (est, encadré sur la photo), qui se répartit à la fois sur les chapiteaux et sur leurs tailloirs (revoir si besoin les éléments d’un chapiteau : corbeille, tailloir, astragale).

Poitiers, portail Saint-Michel de la cathédrale, gauche, 02, vue générale Je vais présenter l’article dans l’ordre biblique des événements…On commence par le tailloir, qui se lit à peu près de gauche à droite en illustrant le deuxième chapitre de l’Évangile de Matthieu.

Poitiers, portail Saint-Michel de la cathédrale, gauche, 03, arbre, oiseaux et personnage Je ne comprends pas trop la première scène, et oui, c’est mal parti… Un arbre, des oiseaux aux ailes déployées qui semblent attaquer un homme agenouillé devant eux, et sur la droite, un personnage debout dans un décor d’architecture.

Poitiers, portail Saint-Michel de la cathédrale, gauche, 04, les rois mages devant Hérode Juste devant, c’est plus clair. Les rois mages comparaissent devant Hérode (Matthieu 2, 7-9) : le roi Hérode demande aux rois mages d’aller se renseigner sur la naissance de Jésus. Au passage, vous remarquez l’étoile du berger entre la tête du premier roi mage et Hérode.

Poitiers, portail Saint-Michel de la cathédrale, gauche, 05, les rois mages devant Hérode On tourne un peu, et on voit derrière Hérode assis sur son trône un ange… ou plutôt, un démon, ailé mais à la tête monstrueuse, le diable qui souffle les idées à Hérode.

Poitiers, portail Saint-Michel de la cathédrale, gauche, 06, plusieurs scènes

On continue vers la droite… Deux scribes sont assis devant Hérode qui est toujours mal conseillé par son démon…

Poitiers, portail Saint-Michel de la cathédrale, gauche, 07, scribe et Hérode Voici les scribes, un jeune imberbe à gauche et un plus âgé droite.

Poitiers, portail Saint-Michel de la cathédrale, gauche, 08, Hérode et démon Et voici Hérode sur son trône suivi du démon qui lui met la main sur l’épaule…

Poitiers, portail Saint-Michel de la cathédrale, gauche, 09, roi mage à cheval et peuple Sur la dernière scène du tailloir, ça se gâte pour Hérode. Le peuple à pied suit les rois mages à cheval. Tous suivent l’étoile (qu’ils montrent tous du doigt) et vont aller rendre hommage à Jésus.

Poitiers, portail Saint-Michel de la cathédrale, gauche, 10, rois mages à cheval montrant l'étoile

Voici les deux rois mages de tête sur leur cheval, le deuxième à son manteau qui vole au vent…

L’adoration des mages (Matthieu 2, 11) est représentée sur l’autre piédroit du portail.

Poitiers, portail Saint-Michel de la cathédrale, gauche, 11, la fuite en Egypte Ensuite, il faut descendre sous la corbeille du chapiteau tout à droite. Nous y voyons la fuite en Égypte (Matthieu 2, 13-15) : Joseph ayant appris par un songe le projet de massacre des enfants par Hérode a décidé de fuir en Égypte avec Marie et Jésus et d’y rester jusqu’à la mort d’Hérode. Vous pouvez voir une autre fuite en Égypte à Poitiers, plus ancienne (romane, du 11e siècle), sur un chapiteau du transept sud dans l’église Saint-Hilaire-le-Grand. Remarquez au passage qu’ici Joseph porte toujours la calotte juive.

Poitiers, portail Saint-Michel de la cathédrale, gauche, 12, la vierge et l'enfant sur l'âne Marie monte son âne en amazone, avec son enfant sur les genoux. Derrière elle, un décor végétal.

Poitiers, portail Saint-Michel de la cathédrale, gauche, 15, non identifié Derrière Marie se tient un personnage très endommagé, pas facile à identifier. Même si les ailes ne sont pas visibles, j’y aurais bien vu l’ange du songe de Joseph, mais sans aucune garantie.

Poitiers, portail Saint-Michel de la cathédrale, gauche, 14, le massacre des innocents

Tout le reste représente le massacre des innocents (Matthieu 2, 16-18) : le roi Hérode ordonne aux soldats de tuer tous les enfants mâles de moins de deux ans, se vengeant ainsi de ce que Jésus lui ait échappé. On en trouve plusieurs à l’époque romane en Poitou-Charentes, par exemple en Charente-Maritime à l’abbaye aux Dames de Saintes ou sur le portail de l’église de Nuaillé-sur-Boutonne près d’Aulnay.

Poitiers, portail Saint-Michel de la cathédrale, gauche, 16, Hérode et démon Tout à gauche, Hérode, toujours assis, et toujours conseillé par un mauvais génie… Ici, on voit très bien ses ailes, sa nudité (par opposition aux riches vêtements des anges) et sa tête simiesque.

Poitiers, portail Saint-Michel de la cathédrale, gauche, 17, massacre des innocents Devant se déroule le massacre proprement (salement?) dit.

Poitiers, portail Saint-Michel de la cathédrale, gauche, 18, massacre des innocents Les soldats se livrent au massacre. Au centre de l’image, vous devez réussir à voir une épée enfoncée dans sa victime, malgré la saleté de ce chapiteau.

Poitiers, portail Saint-Michel de la cathédrale, gauche, 19, innocents morts Voici un détail des enfants morts…

Un porte-clef pour Boîte de Biscotte

Un porte-clef pour boîte de Biscotte

Réédition avec le lien du modèle…

Pour Brigitte / Boîte de Biscotte, j’ai pioché une idée de porte-clef je ne sais plus où chez Volsul qui l’a reconnu, lien vers le tuto en commentaire…. je vous mets le lien sur l’accueil du blog et vous invite à le visiter pour sa grande richesse…

Dans le modèle d’origine, les fenêtres et la porte sont brodées… de mon côté, j’ai choisi de les faire au point de zigzag sur le même tissu jaune que celui utilisé pour ces trois finitions. Pour le toit, j’ai choisi une chute de toile cirée rouge, utilisée pour plusieurs projets ces derniers mois. Une doublure et un molleton au milieu (oups, il ressort un peu de la couture), et un ruban avec un petit anneau en haut pour le fixer par exemple à un mousqueton et à l’autre bout, un gros anneau pour les clefs… qui peuvent ainsi rentrer et être protégées à l’abri de la « maison » dans le sac.

Je reviens très vite vous montrer la grosse enveloppe reçue de Brigitte / Boîte de Biscotte.

PS: depuis, Dalinele a de son côté réalisé elle aussi ses maisons porte-clefs, à voir ici

Panem et circenses… Gaspillons tranquillement du fuel dans les stades…

Défi photo, Poitiers en blanc, février 2012, 6, Notre-Dame la Grande le 5 au matin Bon, je n’ai pas de photographie de stade en stock, alors je vous remets celle-ci de dimanche dernier… en attendant que ça neige à nouveau demain… je rentre d’un grand WE de 3 jours… Au retour, trottoirs toujours glacés à Poitiers, en tout cas entre la gare et chez moi et en particulier, comme d’habitude, devant le garage Renault qui n’a pas compris que l’on doit déneiger devant chez soi! Et neige puis verglas annoncés en fin de nuit qui vient… Vivement le redoux!

Arrivons au sujet du jour…

Ce soir, j’ai vraiment envie de pousser un nouveau coup de gu… Depuis deux semaines (et encore plus dans l’est de la France), de nombreux stades de football et de rugby ainsi que le stade de France sont chauffés jour et nuit pour éviter qu’ils ne gèlent et pour que la grand messe du sport dominical puisse avoir lieu… avec les revenus publicitaires qui vont avec. Quand, dans un reportage, je vois quelqu’un se plaindre parce qu’il est allé au stade de France et que le match a été annulé alors que « les irlandais étaient prêts à jouer », là, nous sommes franchement revenus aux gladiateurs des jeux romains… Tant pis si les joueurs se blessent, pourvu que l’on ait le spectacle pour lequel on a payé! J’ai cherché en vain la consommation totale du chauffage des pelouses, cela semble être secret défense, mais je suis sûre que les centaines de milliers de Français et autres Européens qui sont en situation de précarité énergétique apprécient d’avoir moins chaud chez eux qu’au ras d’une pelouse… En tout cas, ce sont des milliers de litres de pétrole qui sont partis en fumée… Rien que pour chauffer le stade de Reims en décembre 2010 pour un match, ce sont 6000 litres (oui, vous avez bien vu, voir dans l’Union l’Ardennais) qui ont été consommés… A la radio, j’ai entendu parler de 2000 litres par jour pour la pelouse de ne je sais pas quel stade de province (Nancy, cité dans Le Monde aussi?). A multiplier par deux semaines et le nombre de stades, de quoi chauffer des milliers de familles! Pourquoi ne pas interdire purement et simplement le chauffage des pelouses, alors qu’on nous rabâche qu’il faut faire attention au carburant, co-voiturer, prendre les transports en commun, reprendre le vélo et la marche à pied, car un jour, il n’y aura plus de pétrole… Quelle crédibilité de ce message face à un tel gaspillage???

Panem et circenses, du pain et des jeux, comme disait Juvénal… En donnant du pain et des jeux (du cirque, du stade…) au peuple, on se met les personnes ainsi récompensées dans la poche, on évite les révoltes… pas sûr que les gens en grande situation de précarité avec la crise le prennent comme ça, cette fois-ci…

PS: en plus, les stades français (y compris ceux des petites communes), selon une estimation de 2010, consommeraient au total 100 millions de mètres-cubes d’eau… soit la consommation de 2 millions d’habitants… On nous annonce que le grand stade du Havre, qui doit ouvrir cette année 2012, sera à énergie positive et avec un minimum de consommation d’eau, à vérifier en fonctionnement réel…

Millenium de David Fincher

Affiche de Millenium de David Fincher Comme vous le savez, je suis souvent déçue par les adaptations de film à partir de romans… et je vais rarement voir un film si j’ai lu le livre avant (en revanche, il m’arrive de faire l’inverse, lire le livre après…). Je n’avais d’ailleurs pas vu la première adaptation (danoise, par Niels Arden) de Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, Millénium tome 1, de Stieg Larson. Mais cette fois, je n’ai pas pu résister, bonnes critiques et bon bouche à oreille, Daniel Craig (Mikael Blomkvist) et Rooney Mara (Lisbeth Salander) m’avaient séduite dans la bande annonce. Dimanche en fin d’après-midi, direction le cinéma, pas une excellente idée, il faisait très froid dans la salle du CGR du centre-ville, sous le toit sans doute mal isolé, tout le monde a fini par remettre les gros manteaux d’hiver qui étaient indispensables dehors, vu le froid et la neige… [depuis, du même réalisateur, j’ai vu Gone girl]

L’histoire (reprise du résumé du livre) : à Stockholm de nos jours. Le journaliste Mickael Blomkvist vient de publier dans sa revue un texte mettant en cause un riche industriel suédois… et est condamné pour diffamation. Au même moment, il est appelé par un autre industriel, âgé, qui officiellement lui demande de rédiger sa biographie, mais qui souhaite en fait savoir de qui est arrivé il y a fort longtemps à sa nièce, disparue un jour alors que la petite île où ils habitent étaient bloquées à cause d’un accident sur l’unique pont. Il trouve de l’aide auprès de Lisbeth Salander, une hacker (pirate informatique) classée par la société comme asociale et à moitié débile (elle a été internée, mystérieusement, à l’âge de 12 ans et à 25 ans, est placée sous tutelle).

Mon avis : cette fois, l’adaptation est très fidèle au livre… et malgré tout, même si l’on connaît l’histoire, le suspense opère. Le rythme est soutenu. Je n’avais pas imaginé que la maison annexe sur l’île était aussi grande, mais chaque lecteur se fait son propre film, non? La photo, notamment lors des scènes de nuit, est très précise, aucune place à l’improvisation, tout est impeccable… à la limite trop travaillée? Lisbeth est encore plus « gothique » que dans le livre, l’avocat véreux et violeur qui remplace son tuteur encore plus immonde, si c’est possible (et la vengeance, à la hauteur du crime, même si c’est immoral!). A quand l’adaptation du tome 2 et du tome 3 ?

Merci Flo!

Voeux 2012 par Flo, 1, l'ensemble Il me reste encore à vous montrer un certain nombre de cadeaux reçus et envoyés pour noël 2011 et les voeux 2012… Je vous montre aujourd’hui la grosse enveloppe reçue de Flo… Elle m’a aussi envoyé depuis un gros envoi de cartes à publicité, mais je vous les montrerai dans un prochain article… Voici la suite avec les photos prises par Flo avant son envoi, elle a fait une belle mise en forme, comme d’habitude…

Voeux 2012 par Flo, 3, coussinet et carte Vous voyez cette jolie carte maison??? J’adore, un bonhomme de neige en rebond sur notre opération Bonhommes de neige avec Zazimuth, Capucine O et Véro bis… En plus, elle a choisi de très jolis bleus, ma couleur préférée!

Voeux 2012 par Flo, 4, détail du coussinet Et de plus près, le coussinet d’après un modèle de Carmela transmis dans le journal de la colline de Anne-Marie / Brodstitch.

Splendide! Et en plus, il est rempli d’épices avec la bourre et embaume le vin chaud… Un grand merci à toi, Flo!

De mon côté, je lui ai envoyé un mouton fini en pendouille , avec une ATC sur le même thème

La vie de nos centrales nucléaires (suite)

Civaux, dessin humoristique sur le silicone de la centrale Civaux (Vienne), suite de la fuite de tritium

Je n’ai pas pu me retenir, la semaine dernière, j’ai sorti mon carnet à dessin, pas utilisé depuis longtemps… Les légendes, si vous ne pouvez pas les lire…

« – et pour réparer les fissures?

– Pas de problème, on a racheté le stock de silicone de PIP »… le tout sur une jolie nappe au tritium…

Ceci pour illustrer cet extrait du rapport rapport d’inspection de l’autorité de sûreté nucléaire disponible en pdf en cliquant ici:

« Les inspecteurs ont constaté que, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de la capacité de rétention, des fissures sont présentes dans le béton, dont certaines ont manifestement fait l’objet d’une réparation d’étanchéité à l’aide de mastics ou de gels de silicone. Ils ont également relevé que le revêtement armé n’est pas intègre, qu’il présente de nombreux faïençages, écaillages, cloques. Certaines cloques sont percées, révélant la présence de liquide entre le revêtement et le béton qu’il est censé protéger« .

Le rapport d’inspection de l’autorité de sûreté nucléaire (ASN) à télécharger à partir de ce lien (7 pages à lire absolument) et la lettre de suite étaient sévères, les vues montrées sur France 3 montraient une fissure réparée comme une fuite de WC (celle non déclarée à l’ASN et réparée au silicone), mais bon, il paraît que la fuite est colmatée (réparation provisoire d’une valve) en attendant la vidange du bassin et sa vraie réparation… Il paraît que les taux de tritium dans la nappe phréatique décroissent, mais aucun chiffre n’a été donné récemment sur le site d’EDF ni sur celui de la commission locale d’information (CLI)… Bonjour la transparence! La dernière mesure dans la nappe sous la centrale donnait encore 320 bcq/l le 30 janvier 2012, soit trois fois la norme d’alerte européenne et française, contre 8 avant l’incident… et la fuite est censée avoir été réparée le 25 janvier, c’est une nappe stagnante ou il y a encore des arrivées de tritium depuis le bassin percé??? Ou bien le tritium est passé dans le calcaire sous la centrale et s’égoutte doucement dans la nappe?

En plus, je suis très fâchée, j’ai saisi par le formulaire ad hoc et reçu un accusé de réception le 14 janvier 2012 sur le site d’EDF et sur celui de la CLI pour savoir pourquoi c’était les normes très favorables de l’OMS et non les normes européennes (page 14 de la directive 98/83/CE) et françaises (arrêté SANP0720201A du 11 janvier 2007) qui étaient appliquées en référence de l’incident, je leur laisse jusqu’au 14 février (cela fera un mois) et je leur renvoie la même question en recommandé avec accusé de réception, copie à l’ASN et aux députés…

De son côté, le réseau sortir du nucléaire a porté plainte contre EdF pour cet incident, enfin, une simple anomalie de niveau 1 sur l’échelle de l’INES. Anomalie qui n’a toujours pas été reportée comme telle (un triangle vert avec un 1 à l’intérieur) en marge de l’événement concerné. Je croyais que la règlementation leur demandait de le faire SANS DELAI…

PS, septembre 2012: une inspection de l’autorité de sûreté nucléaire a donné lieu à un constat d’écart notable dans une nouvelle lettre adressée à EdF le 11 septembre 2012. Elle a eu son effet, la commission locale d’information claironne le 21 septembre 2012 que les travaux de réparation sont terminés (sans parler du rappel à l’ordre). Le taux de tritium dans la nappe était encore à 120 bq/l le 23/10, et avait baissé à 79 bq/l le 6/11 (il a culminé à 540 au début du constat de la fuite, le taux habituellement mesuré avant cette fuite était de 8 à 10 bq/l, nous ne sommes donc toujours pas revenus à la situation antérieure).

Civaux (Vienne), un nouvel incident…

Cette fois, il s’agit, d’après une brève parue dans la Nouvelle République, qui dit répercuter un communiqué de presse d’EdF, le 7 février 2012, la rupture d’une tuyauterie d’eau chaude sous pression a activé des détecteurs automatiques de fumée dans le dans le local de déminéralisation de la centrale nucléaire. Silence radio sur la page d’EDF sur les incidents de la centrale de Civaux ni sur la page d’actualité de la commission locale d’information (au moins rien encore hier soir jeudi 9 février à 22h). Bonjour la transparence revendiquée par EdF et la CLI.

Mais tout va bien à Civaux, si vous cliquez sur l’onglet voisin, vie de la centrale, vous verrez que 150 employés de cette centrale ont été médaillées, avec grand ramdam privé au théâtre et auditorium de Poitiers / TAP, honte à lui et aussi à l’artiste Yannick Jaulin qui me déçoit beaucoup pour avoir animé cette soirée, il faut bien qu’ils vivent, que ce soit l’artiste ou la salle de spectacle, mais ils pourraient mieux choisir leurs clients… L’argent (d’EdF) n’a pas d’odeur…

Golfech (Tarn-et-Garonne), un jugement en attente de délibéré

Dans le même ressort que nous en ce qui concerne l’autorité de sûreté nucléaire, pour la première fois, EdF était poursuivie par cette dernière pour des contraventions de 5e classe devant le tribunal d’instance de Castelsarrasin. D’après un article du Canard Enchaîné, EdF a tout fait pour se défendre et essayer d’échapper à cette condamnation qui même modeste (2000 euros d’amende requis) serait une grande première! Le jugement a été mis en délibéré au 29 mars 2012. Quel que soit le verdict, il y aura probablement appel d’une partie ou de l’autre… Wait and see… le jugement définitif après tous les recours va prendre du temps…

Juste pour vous donner une échelle de valeur… Pour avoir montré les failles de la sécurité des centrales nucléaires françaises et coupé quelques dizaines de centimètres de grillage, les militants de Greenpeace qui s’étaient introduits sur les centrales nucléaires en décembre risquent jusqu’à 5 ans de prison ferme (voire 7 ans suivant les qualifications retenues) et 75.000 euros d’amende (voir par exemple sur le site du Monde), mais EdF ne risque que des amendes de cinquième classe (1500 euros maximum par infraction).

PS : EDF a été condamnée en appel le 3 décembre 2012 à 4000€ d’amende et devra verser 4500 € de dommages et intérêts, soit 1500€ à chacune des trois parties civiles (Sortir du nucléaire, France nature environnement et les Amis de la Terre). Nul doute qu’il y aura un procès en cassation, EdF ne va pas laisser passer une première condamnation pour pollution, même confirmée en appel!

Cattenom (Moselle), un incident de niveau 2

Cette fois, l’ASN est vraiment fâchée, car elle a classé le dernier incident au niveau 2, ce qui implique également un signalement à l’AIEA, l’agence internationale de l’énergie atomique, pas bon pour EdF. La source la plus simple à consulter est la relation dans Le Monde. Les piscines des deux réacteurs de cette centrale se sont révélées non conformes suite à l’inspection post-Fukushima du 18 janvier 2012 et EdF a été contrainte par l’ASN à mener des travaux de réparation d’urgence. Encore un problème de tuyauterie (il faut dire qu’une centrale nucléaire, c’est une grosse bouilloire avec plein de tuyaux, de valves et de vannes), mais cette fois, il y avait une mise en danger des défenses de la centrale… ce qui en clair veut dire que s’il y avait eu un accident, le système de secours était inopérant. Super!

Pas de panique, tout va pour le mieux dans le nucléaire français… et gaspillons encore plus d’électricité

Plusieurs incidents de niveau zéro (écart à la production) par jour, un incident de niveau 1 (anomalie sans impact sur l’environnement) tous les trois jours en moyenne, quelques incidents de niveau 2 (impact significatif sur l’environnement ou irradiation du personnel ou défaut majeur de sécurité, environ 3 à 4 par an en moyenne sur les trente dernières années), espérons qu’il n’y en aura pas plus haut dans l’échelle internationale, 5, c’est par exemple la fusion partielle du cœur de Three Mile Island, 7, c’est Tchernobyl et Fukushima… En France, il y a eu deux fois un incident de niveau 4 (en 1969 et en 1980) à la centrale nucléaire de Saint-Laurent-les-Eaux (sur la Loire, dans le Loir-et-Cher, entre Orléans et Blois). Ces deux réacteurs ont été arrêtés respectivement en 1990 et 1992 (en même temps que toutes les autres vieilles centrales au graphite) et sont toujours en cours de démantèlement vingt ans plus tard… Et pour cause, ni EdF ni personne ne sait quoi faire des bétons fortement irradiés pour des centaines de milliers d’année : une des solutions, plutôt que de les enterrer dans l’Aube ou ailleurs, comme c’est prévu, un peu comme mettre la poussière sous le tapis, serait de les laisser sur place dans des sarcophages, plus faciles à surveiller et à garder en mémoire pour les milliers de générations qui vont hériter du joli bébé très radioactif. Et le budget officiel du démantèlement annoncé par EdF a été épinglé par la cour des comptes… Si on réintègre ces coûts faramineux dans le prix de l’électricité, le nucléaire n’est plus rentable.

Mais bon, la France continue à privilégier les chauffages électriques énergivores, les travaux d’isolation (source d’économie d’énergie dont une bonne partie électrique) ne sont plus encouragés par des réductions d’impôts. L’éclairage et le gaspillage nocturne devaient être réduits suite au Grenelle de l’environnement… mais le décret a accouché d’une souris, seuls les vitrines de magasins devront être éteints de 2h à 6h du matin (pourquoi pas de 23h à 6h comme envisagé au départ?), et les panneaux publicitaires, dont les écrans vidéos très énergivores et le rétro-éclairage des publicités des abris de bus, resteront allumés toute la nuit. Après cela, avec le froid et les pics de consommation, on demande aux particuliers de faire attention à leur consommation, mais on ne va pas couper le courant à ces gaspilleurs…

 

 

SAL des roses chez Criquette, étape 1

SAL des roses, étape 1

Criquette organise dans les prochains jours un SAL sur le thème des roses de l’amitié, avec quatre petites étapes. Plus de renseignements par ce lien direct.

Voici la première étape, une tous les quinze jours… J’ai choisi la même toile de coton que pour le SAL des échevettes organisé par Lili HR : elle dessine des petits carrés, environ 7 par cm, idéal pour… moins de 1 euro le coupon d’environ 2m sur 2,2 m! Côté fils, j’ai choisi des coloris DMC assez proches mais souvent différents de ceux recommanés (histoire d’avoir des contrastes qui collent bien entre eux et avec la toile), soit dans l’ordre donné par la cheffe 155, 3834, 603, 3731, 160, 906, 580, 444, blanc, écru, noir et 893.

Toutes les étapes de ce SAL:

Top BD de janvier 2012

Logo 2012 du Top BD des blogueursLe classement du TOP BD des blogueurs proposé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible a à nouveau pas mal évolué ce mois-ci, cnq titres sortis et cinq nouveaux…

Merci à Yaneck / Les chroniques de l’invisible pour ces savants calculs et cette organisation. Et avec le choix de chroniquer à parité des BD d’hommes et de femmes, j’espère que des auteures (en plus de Marjanne Satrapi) entreront dans ce classement… Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

1- (=) Gaza 1956, Joe Sacco, Futuropolis, 19.17, voir mon avis : Gaza 1956

2- (-) Persépolis, Marjanne Satrapi, L’Association, 18.94

3- (=) Tout seul, Christophe Chabouté, Vents d’Ouest, 18.83

4- (N) Portugal, Cyril Pedrosa, Dupuis, 18.75

5- (-) Maus, Art Spiegelmann, Flammarion, 18.73, j’ai parlé ici du tome 1 : mon père saigne l’histoire, et du tome 2, Et c’est là que mes ennuis ont commencé

6- (= ) Le journal de mon père, Jiro Taniguchi, Casterman, 18.67

7- (-) Les ignorants, Etienne Davodeau, Futuropolis, 18.5, je l’ai aussi beaucoup aimé

8- (-) Idées Noires, Franquin, Fluide Glacial, 18.5

9- (+) NonNonBâ, Shigeru Mizuki, Cornélius, 18.5

10- (=) Elmer, Gerry Alanguilan, Ca et là, 18.44

11- (=) Black Hole, Charle Burns, Delcourt, 18.33

12- (=) Universal War One, Denis Bajram, Soleil, 18.28, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6.

13- (=) Le Grand pouvoir du Chninkel, J. Van Hamme, G. Rosinski, Casterman, 18.25

14- (=) Urban tome 1- Les règles du jeu, L. Brunschwig, R. Ricci, Futuropolis, 18.25

15- (=) V pour Vendetta, Alan Moore, David Lloyd, Delcourt, 18.22

16- (=) Le sommet des dieux, Yumemuka Bura, Jirô Taniguchi, Casterman, 18.16, Tome 1,Tome 2,Tome 3, Tome 4, Tome 5.

17- (=) Asterios Polyp, David Mazzuchelli, Casterman, 18.14

18- (N) Manabé Shima, Florent Chavouet, Editions Philippe Picquier, 18

19- (=) Tokyo Sampo, Florent Chavouet, Editions Philippe Picquier, 18

20- (=) Quartier Lointain, Jiro Taniguchi, Casterman, 17.94, je l’ai lu aussi, voir mon avis

21- (=) Pinocchio, Winschluss, Les Requins Marteaux, 17.94

22- (-) Atar Gull ou le destin d’un esclave modèle, F. Nury, Brüno, Dargaud, 17.9

23- (=) Pyongyang, Guy Delisle, Delcourt, 17.88, j’en ai parlé ici

24- (=) Les enfants de Jessica tome 1, Luc Brunschwig, Laurent Hirn, Futuropolis, 17.83

25- (=) La mémoire dans les poches, L. Brunschig, E. Leroux , Futuropolis, 17.8, Tome 1, Tome 2,

26- (=) Garance, Gauthier, Labourot, Lerolle, Delcourt, 17.8

27- (=) La Brigade Chimérique, Serge Lehman, Fabrice Colin, Gess, L’Atalante, 17.18, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6.

28- (=) Gemma Bovery, Posy Simmonds, Denoël, 17.75

29- (-) Walking Dead, Robert Kirkman, Tony Moore, Charlie Adlard, Delcourt, 17.74, tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6, Tome 7, Tome 8, Tome 9, Tome 10,Tome 11, Tome 12, Tome 13,Tome 14,

30- (+) Il était une fois en France, Fabien Nury, Sylvain Vallée, Glénat,17.69, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5.

31- (=) L’orchestre des doigts, Osamu Yamamoto, Editions Milan, 17.69

32- (=) Trois Ombres, Cyril Pedrosa, Delcourt, 17.67

33- (=) L’âme du Kyudo, Hiroshi Hirata, Delcourt, 17.67

34- (=) Cerebus tome 1, Dave Sim, Vertige Graphics, 17.63

35- (=) Alpha… Directions, Jens Harder, Editions de l’An 2, 17.54

36- (=) En chemin elle rencontre, Collectif, Des ronds dans l’eau 17.5, Tome 1, Tome 2, j’ai parlé du tome 1

37- (-) La chronique des immortels tome 1, Von Eckartsberg, Van Kummant, Paquet, 17.5

38- (=) Les aventures de Michel Swing, Brunö, P.Jousselin, Treizetrange, 17.5

39- (=) Mezek, Yann, André Juillard, Le Lombard, 17.5

40- (=) Taïga Rouge, Arnaud Malherbe, Vincent Perriot, Dupuis, 17.5

41- (=) Umbrella Academy, Gérard Way, Gabriel Ba, Delcourt, 17.49, Tome 1, Tome 2,

42- (=) Blankets, Craig Thompson, Casterman, 17.44

43- (=) American Born Chinese, Gene Luen Yang, Dargaud, 17.38

44- (=) Le Gourmet solitaire, Masayuki Kusumi, Jiro Taniguchi, Sakka, 17.38

45- (N) La vie de Bouddha, Osamu Tezuka, Tonkam, 17.34, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5.

46- (=) Siegfried, Alex Alice, Dargaud, 17.33, Tome 1, Tome 2, Tome 3.

47- (=) Solanin, Inio Asano, Kana, 17.33

48- (=) Léa ne se souvient pas comment fonctionne l’aspirateur, Corbeyran, Gwangjo, Dargaud, 17.3

49- (=) The Unwritten tome 1, Mike Carrey, Peter Gross, Panini Comics, 17.25

50- (+) Blacksad, Juan Diaz Cañales, Juanjo Guarnido, Dargaud, 17.21, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4.

L’hôtel de ville de Niort par Georges Lasseron

L'hôtel de ville de Niort, 1, la façade

La construction d’un nouvel hôtel de ville à Niort est évoquée à partir de 1892 par le maire, Martin Bastard. C’est l’architecte Georges Lasseron, qui venait de construire le lycée de jeunes filles Jean Macé qui est choisi avec un bâtiment de style renaissance. La première pierre est posée en 1897 par le président de la République Félix Faure et le bâtiment inauguré en 1901… Entre temps, l’équipe municipale avait changé : le monument commémorant cet événement, au premier palier du grand escalier à l’intérieur, comporte les noms des membres des deux équipes municipales… Beaucoup l’ont comparé à l’hôtel de ville de Paris (reconstruit de 1874 à 1882, le précédent avait été détruit par la commune de Paris), mais il répond surtout à une forme d’hôtels de ville très à la mode vingt à trente ans avant Niort, pas la peine d’aller à Paris, il suffit de voir ceux de Poitiers, construit entre 1869 et 1875 par Antoine Gaëtan Guérinot ou de Saint-Jean-d’Angély, construit entre 1882 et 1884 par Charles François Bunel.

Niort, l'hôtel de ville sur une carte postale ancienne La façade n’a guère changé depuis la prise de vue pour cette carte postale ancienne.

L'hôtel de ville de Niort, 2, vu depuis le bout de la rue Thiers Après de longs débats sur son implantation, il a été construit dans l’axe de la rue Thiers (légèrement montante…) et son campanile central devait cacher le clocher de l’église Notre-Dame… pas tout à fait réussi si on se place dans l’axe de la rue en partant des halles.

L'hôtel de ville de Niort, 3, le campanile Un peu mieux si on se décale un peu… Au passage, vous pouvez voir un campanile en plomb qui ressemble beaucoup à celui de Poitiers, mais sans les tigres chimères.

L'hôtel de ville de Niort, 4, le blason Georges Lasseron a dessiné tout le décor sculpté. Sur le fronton central se trouve le blason compliqué de la ville. En termes héraldiques et savants, il se lit ainsi : « D’azur semé de fleurs de lis d’or, à la tour d’argent sommée d’une autre tour du même, brochant sur le tout, crénelée, maçonnée et ajourée de sable, posée sur une rivière aussi d’argent, mouvant de la pointe ». En gros, un fond de fleurs de lys, une tour rappelant le donjon au milieu, et des vaguelettes en-dessous pour montrer la Sèvre qui coule au pied du donjon. Le blason est surmonté d’un heaume (casque de chevalier), le maire et les échevins avaient droit à la noblesse héréditaire. Enfin, il est encadré de deux sauvages, souvenir dit-on des fêtes costumées données par le duc de Berry à la fin du 14e siècle.

L'hôtel de ville de Niort, 5, les deux sauvages Voici un détail de ces deux sauvages.

Entre les fenêtres, des panneaux sculptés. J’ai fait un petit montage, d’abord à gauche de la porte centrale. Mes photographies datent du 13 juillet, les drapeaux pour la fête nationale étaient déjà de sortie…

Niort, les allégories de l'hôtel de ville, 1, industrie, commerce et beaux-arts

L’industrie est représentée par des cloches, de la céramique (assiette et pichet), une scie, un fronton de bâtiment, des engrenages, des poutres métalliques et une enclume. Le commerce, suspendu à une tête de bouc, est représentée avec un bateau à voile (avec un singe sur la cargaison), un caducée. Curieusement, pas de train, alors qu’ils sont arrivés depuis longtemps à Niort en entraînant la fermeture du port et son ravitaillement par des gabarres. Les beaux-arts sont représentés par la musique (partition, violon, lyre), la sculpture (chapiteau, médaillon, vase) et la peinture (palettes et pinceaux).

Niort, les allégories de l'hôtel de ville, 2, sciences, agriculture, instruction

Les sciences sont dominées par le ballon au centre, un livre d’astronomie ouvert, une longue vue, des foudres (symboles de l’électricité), des choses genre deux ventouses ou deux électrodes, un moule à objets allongés (balles?), un genre de boussole avec la série de lettres XYZABCDEFG, un sextant, un thermomètre. L’agriculture est symbolisée par les récoltes (blé, fruits variés dont du raisin), des instruments (fourche, pelle, panier à vanner, panier à récolte, sécateur, fléau). Pour l’instruction, on trouve des livres, un cahier avec des figures de géométrie, une tablette avec le début de l’alphabet, un profil de Marianne, une couronne végétale, une mappe-monde, une règle, un parchemin avec un dessin.

L'hôtel de ville de Niort, 6, quelques détails Voici quelques autres vues de l’hôtel de ville…

A côté se trouvent les services de la ville dans des bâtiments neufs réalisés par les architectes Jean-François Milou (auteur aussi du musée des tumulus de Bougon et de nombreuses réhabilitation à Niort) et Hervé Beaudouin (qui avait participé avec son frère à la médiathèque de Poitiers).

Niort, l'ancien musée Arthur Thaire Juste à côté, en 1936, est construit un ensemble avec le musée Arthur Thaire, la bibliothèque et une école (aujourd’hui école Michelet).

Pour en savoir plus :

– Hôtels de ville de Poitou-Charentes, de Charlotte Pon-Willemsen et Geneviève Renaud-Romieux, Collection Itinéraires du patrimoine, n° 208, édition et diffusion C.P.P.P.C. (Connaissance et Promotion du Patrimoine en Poitou-Charentes), 1999, ISBN : 2-905764-19-8.

Georges Lasseron 1844-1932, Un architecte au service de la Ville, par Daniel Courant, éditions du musée de Niort 1998, 109 pages, ISBN 2-911017-09-9.

Les bâtiments de Georges Lasseron à Niort (j’en parlerai ici prochainement). La plupart portent en façade sa signature et la date de construction…

  • 1891 : l’école de dessin, dit pavillon Grapelli, aujourd’hui pôle régional des métiers d’art
  • 1891 : les escaliers monumentaux de la place de la Brèche,
  • 1892 : l’immeuble de la caisse d’épargne
  • v. 1895 : un hôtel particulier dans la rue Yvers
  • 1896-1897: le lycée de jeunes filles Jean Macé (aujourd’hui musée d’Agesci)
  • 1897-1901 : l’hôtel de ville
  • 1906 : le magasin A la ménagère
  • 1908 : le Grand café
  • 1913 : bains-douches dans la rue basse
  • 1884 à 1905 : les bâtiments de l’octroi
  • 1882 à 1910 : les écoles maternelles et primaires
  • et à la Mothe-Saint-Héray, la maison des Rosières