Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

SAL Pâques (3)

Le troisième oeuf pour Pâques 2010 Voici avec un peu de retard (le quatrième a été livré hier) le troisième oeuf du SAL de Pâques est organisé début 2010 par Catherine. Comme pour les autres, j’ai pris des fils n° 8 (peut-être un peu trop gros ?) et 12 de Défi de toile, qui restent après la réalisation des frivolités, et de DMC. J’ai changé quelques points, avec plus de points de bouclette (petites feuilles, grande fleur rouge) et un peu de points de tige… pour les tiges. Je pense que la finition sera une boîte pour de petits accessoires.

Toutes les étapes de ce SAL :

Pas un mois sans petite croix, février selon Miss Fil

sal_miss_fil_2010_fevrier_detail.jpg En 2010, Miss Fil nous propose un calendrier avec des cases riquiqui (20 points de côté)… Pour février, elle a choisi le coeur de la Saint-Valentin… Les cases sont toutes petites, 20 points, soit 3,2 cm chez moi…

sal_miss_fil_2010_fevrier_tout.jpgElle a aussi récupéré son logiciel de création de grilles… et donc proposé un peu d’écriture.

Toutes les étapes de ce SAL :

Tag et voyage en blogosphère…

Planche de silex aurignaciens provenant de La Quina aval à Gardes-le-Pontaroux, dessin V. Dujardin J’ai été taguée l’autre jour par Béatrice/Terlicoton, un grand merci à toi, et j’espère que tu te remets de ces méchants microbes qui t’ont terrassée…

Ce tag consiste à

1 : Ouvrir le fichier « mes images » et prendre la 1ère photo ;

2 : La mettre sur son blog et la commenter ;

3 : Donner le lien et le nom de la personne qui vous a tagué et taguer à votre tour 6 personnes !

Alors là, vous n’allez pas être déçu du voyage, la première image du dossier est un dessin d’industrie lithique aurignacienne, que j’ai réalisé (et oui, le silex, c’est ma spécialité) pour un article paru il y a déjà pas mal d’années…

Du coup, le (2) s’impose ! Mais je le mets à la fin, après la découverte des blogs, pour les curieux, sinon, vous n’irez pas voir mes amis… vous risquez de décrocher avant… Il s’agit d’un grattoir sur lame aurignacienne, de deux lamelles Dufour de type différent, d’un remontage de lamelles et d’un nucléus à lamelles. Vous voyez, vous décrochez déjà…

Je passe donc directement au point 3. Je ne tague personne en particulier, rebondit qui veut, mais vous invite à visiter quelques sites ou blogs que je souhaite partager avec vous.

Je vous ai déjà parlé de Rémy Prin à propos de son livre et de son site sur Aulnay de Saintonge et de son recueil de poésie, Visage inépuisable. Je vous parlerai prochainement de Toute la terre à vif qu’on voit, qu’il m’a offert avec une très gentille dédicace. En attendant, pour les dentellièr(e)s et autre amateurs de coiffes anciennes, je vous invite à aller voir le dossier sur les coiffes qu’il a mis en ligne ici. Vous y trouverez des coiffes, mais aussi leur contexte historique, territorial (toute la région Poitou-Charentes). Ainsi que le travail des femmes qui devaient réaliser, mais aussi entretenir, laver, repasser, mettre en forme ces coiffes.

Pour rester dans la poésie et les belles photographies, je vous invite, comme je l’ai déjà fait, chez Jardin zen, avec son joli conte poétique en cours, avec des photos bien bien givrées, son voyage en Thaïlande avec des photographies surprenantes…

Et puisque nous sommes dans l’écriture, je vous propose de voir les deux blogs de Laurent Varlet, un copain d’enfance que j’avais perdu de vue et retrouvé aux ateliers d’artiste chez mon père. Je vous mets entre guillemets sa présentation de ses deux bébés… Pour le premier :  » Je nourrirai cette page de poèmes, (d’extraits) de contes (pour enfants, ou grands enfants, ou petits adultes), (d’extraits) de nouvelles et de romans, et d’autres écrits susceptibles de s’envoler comme des paroles données. Qui resteraient. Vous pourrez également poser votre regard et laisser fuir votre esprit sur des œuvres graphiques d’artistes m’ayant fait l’honneur de leur co-labeur « , et pour le second :  » une série à suivre, contrindiquée en cas d’angoraphobie, recommandée aux cuniculophiles!… La société des hommes transposée aux lapins, pour des situations délirantes et absurdes, autour des mots notamment. Pour les (petits, grands, jeunes, vieux) enfants ! « .

Et maintenant, l’explication de mon image… Ce matériel en silex provient de la station « aval » de La Quina à Gardes-le-Pontaroux, en Charente. Vous trouverez la bibliographie qui s’y rapporte sur mon site personnel de préhistoire. En gros, j’y ai fait un sondage quand je travaillais au service régional de l’archéologie, dans le but de prélever des échantillons pour datation. Le niveau d’où proviennent ces objets a été daté au 14C (radiocarbone) à l’accélérateur de particules à Oxford par l’intermédiaire du laboratoire de Lyon… (c’est ce que veut dire la référence OxA-6147 (Lyon-256)) de 32 650 ± 850 BP (avant le présent… c’est-à-dire avant 1950, mais date à corriger car le taux de radiocarbone n’est pas stable dans l’atmosphère). Bref, bien compliqué au milieu de mes broderies… J’avais ouvert ce sondage à l’emplacement de mes illustres prédécesseurs, le Dr Henri Martin, dont la principale publication sur le site de La Quina aval se trouve sur Gallica [MARTIN Dr H. (1931) – La station aurignacienne de la Quina, Bulletins et Mémoires de la Société archéologique et historique de Charente pour l’année 1930, t. XX, tirage à part, imprimerie ouvrière, Angoulême, 77 p., 8 fig., 24 pl. ht.]. Il avait trouvé déjà beaucoup de grattoirs sur lames aurignaciennes, par exemple ici ou . Pour les nucléus à lamelles, il y en a ici. Pas de petites lamelles, il n’avait pas tamisé (passé le sédiment dans un tamis), encore moins avec de l’eau, difficile donc de trouver ces petits éléments, et encore plus de les remonter entre eux. Zazimuth aime les puzzles, moi aussi, mais là, je n’ai pas tout à fait le modèle avant… Pour les fouilles de Germaine Henri-Martin, fille du Docteur Léon Henri Martin (sans trait d’union avant les dernières années de sa vie), pas grand chose en ligne, cet article du Bulletin de la S
ociété préhistorique française
chez Persée [HENRI-MARTIN G. (1958) – Relevé altimétrique à la Quina et nouvelles observations, Bulletin de la Société préhistorique française, t. 55, p. 656-660, 4 fig.] ou celui-ci, sur le niveau inférieur, châtelperronien [HENRI-MARTIN G. (1961b) – Le niveau de Châtelperron à la Quina (Charente), Bulletin de la Société préhistorique française, t. 58, fasc. 11-12, p. 796-808, 4 fig. (+ 1962 p. 547)]. J’y ai aussi fait un sondage et une datation,35 950 ± 450 OxA-10261 (Lyon-1367) qui semble un peu jeune par rapport à ce que l’on connaît par ailleurs, mais le collagène de l’os daté n’était peut-être pas très bien conservé. Il y a encore des lecteurs qui me lisent, là ?

Un bienvenue en arabe.

Bienvenue en arabe Je vous invite à faire un petit tour chez défi de toile, elles organisent un petit concours pour le 100.000e visiteur, dépêchez-vous !

Pour des amis Algériens, j’ai brodé un kit proposé par la maison de la broderie, dans la collection aux quatre points du monde. Il y a deux ans, je leur avais brodé une carte de l’Algérie… Cette fois, c’est un bienvenue en français et en arabe, inspiré de carreaux de céramique marocains, désolée, je n’ai rien trouvé provenant d’Algérie. Cela faisait longtemps que je n’avais pas brodé en deux fils…

Ma broderie bienvenue en arabe montée Comme elle devait rentrer dans un colis poste standard, j’ai fait comme la dernière fois un encadrement en tissu, avec un côté ouvert qui permet d’y glisser un carton fort ou un léger aggloméré, et des anneaux pour la fixation.

Blotch, le roi de Paris, par Blutch

Couverture de Blotch, le roi de Paris, par Blutch pioche-en-bib.jpgBlutch était président du festival de la bande dessinée d’Angoulême, les expositions qu’il a organisées et qui lui sont consacré se poursuivent pour quelques mois au musée de la bande dessinée. Je ne connaissais pas trop son œuvre.

Le livre : Blotch, le roi de Paris, de Blutch, Fluide Glacial, 51 pages, 1999, ISBN 978-2858152636. Cet album a reçu l’Alph Art de l’humour en 2000 à Angoulême…

L’histoire : juin 1936 à Paris. Au journal satirique Fluide glacial. Blotch est prêt à tour pour défendre ce que l’on appellerait le pur esprit français, quelque chose qui ressemble à l’identité nationale vue par les racistes et les ennemis de l’art contemporain de l’époque (les surréalistes, les cubistes).

Mon avis : je n’ai pas du tout aimé cet album dessiné à l’encre en noir et blanc. Je n’ai pas aimé le graphisme, trop noir, ni les scénarios des quelques histoires, trop misogynes, trop réactionnaires pour moi… Certes, c’est censé être de l’humour et du second degré, mais je n’ai vraiment pas adhéré aux magouilles de ce personnage antipathique. Prix de l’humour ??? Franchement, j’ai à peine souri une fois ou deux.

Logo du classement BD de Yaneck Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Le ruban blanc de Michael Haneke

Affiche du film le ruban blanc, de Haneke Dans le cadre du festival Télérama 2010, j’ai aussi vu Le ruban blanc (Das weiße Band, Eine deutsche Kindergeschichte) de Michael Haneke, palme d’or à Cannes en 2009.
Le film : de l’été 1913 à l’été 1914, dans un petit village du nord de l’Allemagne (et non pas autrichien, comme on aurait pu s’y attendre avec Haneke). Il s’est passé de nombreux événements bizarres, rapportés par un narrateur âgé, qui avait 31 ans à l’époque et était l’instituteur du village, organisé entre le temple et son pasteur (et sa famille nombreuse), le manoir, son châtelain (baron), sa femme et leurs enfants, le régisseur du domaine, l’instituteur, les paysans, employés parfois sur le domaine pour les gros travaux (la moisson par exemple), le médecin, veuf (avec une fille de 14 ans et un garçonnet de 4 ans, à la naissance duquel la mère est morte), et sa voisine, la sage-femme, devenue sa gouvernante (et un peu plus), avec son fils handicapé mental (trisomique 21 d’après sa dysmorphie). Au début du film, le médecin fait une grave chute de cheval, à cause d’un câble tendu au milieu du chemin. Il est hospitalisé pour plusieurs mois. Les enfants aînés du pasteur sont punis violemment pour n’être pas rentrés chez eux le soir. Ils devront porter au bras un ruban blanc, pour se souvenir qu’ils doivent rester purs. Puis une paysanne est victime d’un accident mortel dans l’usine où le régisseur l’avait affectée pendant la moisson. Lors de la fête de la moisson, le fils de ce paysan, sous l’effet de la douleur, détruit un champ de choux alors que le fils du baron disparaît et est retrouvé sauvagement molesté… La jeune bonne des enfants, dont l’instituteur était tombé amoureux, et le précepteur sont renvoyés, la mère part en Italie avec les enfants. Que se passe-t-il dans ce village ? Quel(s) secret(s) terrible(s) les enfants du pasteur ont-ils appris pour qu’ils préfèrent les punitions plutôt que d’en parler ? La série d’événements n’est pas terminée, mais je vous laisse la découvrir…
Mon avis : un très grand film en noir et blanc, avec une photographie très travaillée, superbe ! Je trouve dommage que le sous-titre allemand (Eine deutsche Kindergeschichte, une histoire d’enfants allemande, ou aussi une histoire pour enfants…) n’ait pas été traduit pour le film français, car il explique bien le parti pris par le réalisateur. Par petites touches, petits tableaux apparemment assez indépendants, la vie du village est révélée, le temple, l’école, la noblesse, la paysannerie, mais aussi la médecine, la police, la vie à la ville voisine, à la campagne. Et les personnages humains, les adultères, l’inceste, les crimes, les punitions physiques et morales sur les enfants, le rigorisme, la violence faite aux femmes, le regard sur le handicap mental. Vous ne sortirez pas indifférent de ce film…
C’était la deuxième fois dans la journée (après Vincere) que j’assistais à l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’empire austro-hongrois, et de son épouse la princesse de Hohenberg à Sarajewo le 28 juin 1914 (déclenchant la première guerre mondiale)… Contexte très différent pour les deux films…
PS : depuis, du même réalisateur, j’ai aussi vu Amour.

Les films que j’ai déjà vus du festival Télérama 2010 :

SAL biscornu de Carmela, février

Les deux grilles brodées pour le biscornu de février Pour février, Carmela a demandé à Mathilde Brode. Elle a choisi un mois amoureux… et printanier.

Biscornu de février, face des amoureux Pour le montage, j’ai utilisé deux perles de taille moyenne, car mes boutons étaient un peu trop gros…

Biscornu de février, face fleurie Et voici l’autre face…

Toutes les étapes de ce SAL :

En février, je pars au ski (1)

Février de Petite fée, les contoursAprès un mois de janvier très festif, Petite fée Nougat nous emmène au ski… La tartiflette après la galette des rois, est-ce bien raisonnable ? J’ai choisi une toile de lin jaune, un peu souple, je ne l’ai pas amidonnée, mais je le ferai avant la prochaine étape…

Toutes les étapes de ce SAL :

Jardins perdus de Bernard Manciet

Couverture de jardins perdus de Bernanrd Manciet pioche-en-bib.jpgIl y a quelques mois, Véro bis me recommandait la lecture de ce livre de Bernard Manciet. Je l’avais dans le petit carnet offert par Emmanuelle, et l’ai trouvé à la médiathèque.

Le livre : Jardins perdus, de Bernard Manciet, traduit de l’occitan par Guy Latry, éditions de l’Escampette, 94 pages, 2005, ISBN 978-2-9143-8766-8.

L’histoire : une suite de petits tableaux mettant en scène la vie quotidienne dans la campagne landaise de la première Guerre mondiale à la fin de la seconde, en gros. Les parents, l’enterrement, les amis, le marché, le prêtre, le bistrot, le tenancier et ses clients… La vie ordinaire…

Mon avis : j’ai beaucoup aimé ces textes courts (2 à 3 pages), en prose mais très poétiques, qui me donnent envie de découvrir plus en détail l’œuvre de cet auteur décédé en 2005 à un peu plus de 80 ans. J’ai souri page 51, à propos d’une République du monument aux morts, en poudre de marbre, achetée sur catalogue…

J’ai aussi lu la suite.

Des frivolités pour Défi de toile (2)

deux champignons et un hibou en frivolité Voici une nouvelle frivolité que j’ai réalisée pour Défi de toile et le prochain salon de l’AEF (aiguille en fête). Pour le fil n° 8, coleur PM 39, j’ai choisi des modèles proposés par Monique / Bidouillette / Tibilisfil que j’avais déjà réalisés, un petit et un grand champignon et un hibou.

Retrouvez toutes les frivolités réalisées pour Défi de toile :