Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Merci Mamoune/Baboupatch

Envoi de cartes à publicité de Mamoune : bandes dessinées J’ai reçu plusieurs envois ces derniers temps, mais excusez-moi, je n’ai pas eu le temps de mettre en forme toutes mes photographies avant de partir à Londres. Je vous montre aujourd’hui celui de Mamoune/Baboupatch, qui a déjà beaucoup traîné en chemin (je ne suis pas sûre que la grève de la poste du mardi en quinze explique tout ce délai entre l’envoi et la réception)… Je lui prépare un envoi de stylos publicitaires en échange, et vais aussi participer chez elle à un projet en commun de patchwork (je pense vous montrer mon avancée au retour, j’ai emporté les tissus découpés, fil et aiguille en voyage…). Voici donc un gros envoi de cartes à publicité que j’ai reçues… Une série sur les Bandes dessinées (et en bas à droite la carte d’accompagnement…)

Envoi de cartes à publicité de Mamoune : affiches de film … des cartes d’affiches de films…

Envoi de cartes à publicité de Mamoune : un peu de tout Et une série avec un peu de tout, y compris nos amis belges qui plaisantent sur eux-mêmes avec l’annonce d’une pièce Sois Belge et tais-toi… Un très grand merci à toi, Mamoune/Baboupatch/Pascale.

Mettez vos chaussures, sortez votre APN, des haies

Poitiers, 8 avril 2011, des haies, 1 Cette semaine, Monique / Bidouillette / Tibilisfil nous propose de parcourir un 110m haies… vendredi midi, il faisait très beau, j’ai pris le bus 1 au marché Notre-Dame, arrêt quelques minutes plus tard au stade… Je prends le petit chemin piéton qui rejoint quelques immeubles et le centre commercial. Une haie de chaque côté…

Poitiers, 8 avril 2011, des haies, 2 à 5 au centre commercial Tout autour du centre commercial et des immeubles voisins, des haies diverses ont pour vocation de cacher la laideur ou de sépare les espaces. Un peu de tout, le thuya chez les particuliers, du genêt, du laurier, etc.

Poitiers, 8 avril 2011, des haies, 6, cimetière de la Pierre-Levée Un petit tour au supermarché pour une petite course (attention, j’ai quelques kilomètres à pied pour rentrer d’abord au bureau, puis le soir, vers 23h30 au retour de la conférence du parking du bureau à chez moi), et je prends le chemin que je voulais vous montrer. Je traverse l’avenue du 11 novembre par le pont… Je commence par les haies du cimetière de la Pierre Levée (où je vous ai montré le carré militaire de la Pierre Levée et monument aux morts allemands).

Poitiers, 8 avril 2011, des haies, 7, rue de Beaulieu Je continue par la rue de Beaulieu, une zone pavillonnaire avec beaucoup de thuyas, mais aussi quelques haies qui mélanges les essences…

Poitiers, 8 avril 2011, des haies, 8, la stèle à Maître Un petit coup d’œil au passage à la stèle à l’angle de la rue du Dolmen et de la rue de Beaulieu pour la cité construite par l’architecte Auguste Maître dans les années 1930, avec des maisons jumelées à deux niveaux et deux ou quatre appartements.

Poitiers, 8 avril 2011, des haies, 9, le dolmen de dos Justement, je continue à descendre pas la rue du Dolmen, jusqu’à arriver au dolmen par l’arrière, une clôture le long de la rue, mais des haies avec les terrains riverains.

Poitiers, 8 avril 2011, des haies, 10, le dolmen de face Une petite vue de l’autre côté, d’accord, vous voyez plus le dolmen que la haie… au demeurant bien taillée au fond.

Poitiers, 8 avril 2011, des haies, 11, la haie de l'hypogée des dunes Je tourne à droite, toujours en descendant das la rue de la Pierre-Levée, et quelques dizaines de mètres plus loin, voici la haie (enfin, la clôture arborée…) autour de l’hypogée des Dunes. J’ai pris la photo vers la rue Saint-Saturnin, le petit bout de toit qui dépasse au fond est celui de l’hypogée.

Poitiers, 8 avril 2011, des haies, 12, le long du Clain Je n’ai pas trop le temps de m’attarder, je descend encore jusqu’au Clain au niveau du Pont Neuf, des haies séparent certains jardins.

Poitiers, 8 avril 2011, des haies, 13, rue jean-Jaurès À partir de là, ça remonte… Petite pause rapide au niveau de l’ancienne église SAinte-Croix, au fond sous l’immeuble, sous la flèche jaune, la chapelle du Pas-de-Dieu et un vestige du rempart romain (attention, il y a interro à mon retour de Londres!)… Ah, j’allais oublier les haies… qui ne sont pas à l’emplacement des anciens murs.

Poitiers, 8 avril 2011, des haies, 14, la haie devant le bapstistère Juste en face, le baptistère Saint-Jean, la rue Jean-Jaurès est déserte depuis l’opération Poitiers cœur d’agglomération, cœur de pagaille… (il y a quelques mois, impossible de prendre une photographie à 13h30 ici sans voiture, mais les visiteurs ont fui le centre-ville). Il a été nettoyé comme la bulle du planétarium de l’espace Mendès-France il y a un an et demi, lors d’une descente de casseurs. Pelouse, haie, presque en centre-ville, mais ça sent la campagne…

Poitiers, 8 avril 2011, des haies, 15, les arbres place de la Cathédrale En passant devant la cathédrale, je ne résiste pas à prendre en photographie les alignements de tilleuls qui ont des feuilles depuis quelques jours… Sur la même place, je vous ai aussi montré les trottoirs pavés. Et voilà, de retour au bureau juste à côté… Prochain défi peut-être à Londres si je trouve un ordinateur pour en voir le thème, sinon à mon retour à Poitiers…

Poitiers, 8 avril 2011, des haies, le plan Et pour finir, le plan…

Un samedi entre amis de Andrea Camilleri

Couverture de Un samedi entre amis de Andrea Camillari pioche-en-bib.jpgJ’ai trouvé ce livre à la médiathèque dans les nouvelles acquisitions…

Le livre : Un samedi entre amis de Andrea Camilleri, traduit de l’italien par Dominique Vittoz, éditions Fayard , 2011, 157 pages, ISBN 978-9782213644400.

L’histoire : quelque part en Italie, à une époque indéterminée. Différents enfants vivent des petits événements de la vie quotidienne, l’une a reçu de sa sœur un lézard dans le cou, le père d’un autre vient de mourir, un autre père est parti pour quelques jours mais il y a un autre homme avec sa mère, une nounou emmène une petite fille au parc, etc. Des années plus tard, des étudiants, et surtout une étudiante qui couche avec l’un de ses professeurs. De nos jours sans doute dans une ville. Des ex-camarades de lycée ont l’habitude de se retrouver pour passer des soirées ensembles. Mais ce samedi soir là, Matteo, industriel en vue, a amené un nouveau convive, Gianni, ancien meilleur ami (et plus) de jeunesse, qui vient de ressurgir dans sa vie avec des photos d’eux nus ensembles et avec un jeune enfant. Une tentative de chantage alors qui Gianni a annoncé publiquement son homosexualité et qu’il est candidat -communiste- aux prochaines élections? Va-t-il s’intégrer dans le groupe où l’on trouve Fabio, substitut du procureur préoccupé par son prochain procès, Andréa, Giulia, Anna, Rena… aux relations (parfois amoureuses) anciennes et complexes voire tordues. Pourquoi avoir changé le lieu habituel de leurs rencontres?

Mon avis : un livre très différent de la série du commissaire Montalbano ou de Le ciel volé, dossier Renoir, lu récemment. Ici, le texte est constitué de paragraphe qui changent sans arrêt de point de vue, d’un personnage à l’autre, pas toujours faciles à identifier (sauf dans le dernier chapitre, retour à l’enfance où tout se met en place). Une construction complexe du texte, heureusement qu’il n’est pas plus long, sinon, on s’y perdrait… Un mode d’écriture vraiment original, et un récit où en fait, chaque protagoniste a vécu un épisode violent dans son enfance.

Le cèdre et l’éléphant du musée des beaux-arts de Tours

Tours, le musée des Beaux-Arts, la façade sur cour Je vous ai déjà parlé du musée des beaux-arts de Tours à propos de l’exposition Max Ernst, mais je ne m’étais alors pas attardée sur le musée en lui-même, ni sur le jardin qui le précède.

L'entrée du jardin du musée des beaux-arts de Tours, photo en 2009Le portail, que je vous ai déjà montré dans le précédent article, a été édifié vers 1770 avec l’arc de triomphe du portail neuf de l’ancien évêché édifié vers 1680 (pour en savoir plus sur le musée, voir voir le dossier documentaire du service régional de l’inventaire de la région Centre). Vous apercevez ici la façade très rigide sur cour.

Tours, le musée des Beaux-Arts, le cèdre La première chose qui vous frappe quand vous franchissez le portail, et même avant, vu sa taille majestueuse, c’est ce grand cèdre du Liban planté en 1804 (d’après le panonceau posé à son pied) et mesure 31 mètres de hauteur, avec une envergure de 33 mètres.

Tours, le musée des Beaux-Arts, les branches du cèdre étayées Ses branches sont si lourdes qu’il a été haubané et pourvu de supports pour éviter la chute de ses branches.

Tours, le musée des Beaux-Arts, l'éléphant Fritz L’une des attractions du musée est l’éléphant naturalisé qui se trouve dans un petit édifice vitré, en libre accès dans la cour du musée. Il s’agit de Fritz, l’éléphant du cirque Barnum abattu à Tours (place Nicholas-Frumeaud) en 1902 parce qu’il était devenu agressif. Comme pour tous les animaux naturalisés, les os ont été enlevés de l’enveloppe de peau. Ils étaient conservés au muséum d’histoire naturelle de Tours, où ils furent détruits au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Bien sûr, puisque vous êtes arrivés dans la cour du musée, vous pouvez maintenant soit entrer pour visiter les salles (éventuellement en ligne, si vous habitez loin), soit admirer les jardins sans oublier de jeter un coup d’œil au groupe sculpté en l’honneur de François Rude, par Just Becquet.

SAL Mary Glover (6)

SAL Marie Glover, sixième étape, détail Voici la sixième étape du marquoir de Marie Glover, SAL organisé par Emmanuelle / le Marquoir d’Élise… Un grand motif au point de riz, un peu long à broder mais le résultat est magnifique!

SAL Marie Glover, sixième étape, l'ensemble Retrouvez toutes les étapes de ce SAL :

Salon à Fleury-les-Aubray et concours oiseaux sauvages…

Affiche de l'expositoion des Aubrays, 16 et 17 avril 2011 Je me suis inscrite à un concours de broderies d’oiseaux sauvages organisé par l’association de Fil en idées et relayé par Zéliane pour un salon à Fleury-les-Aubray les 16 et 17 avril 2011.

Concours oiseau, étape 4, deux chouettes, un hibou et un oiseauJe serai encore à Londres (et Oxford le 16), mais vous pourrez y voir ma participation à partir d’un modèle de Rico Design paru dans Point de croix magazine n° 57, septembre/octobre 2008… L’ensemble est revenu ici avec un petit bonus. Et vous pouvez découvrir aussi la finition en boîte à ruban.

Jean Cocteau par Dominique Marny

Couverture de Jean Cocteau par Dominique Marny Il y a quelques semaines, Schlabaya proposait ici de faire voyager ce livre. Un grand merci à toi pour m’avoir fait découvrir ce livre!

Le livre : Jean Cocteau, archéologue de la nuit de Dominique Marny, collection Passion, éditions Textuel, 2010, 191 pages, ISBN 978-2-84597-369-5 .

L’histoire : une biographie de Jean Cocteau (1889-1963), marquée par le suicide de son ère en 1898 puis un grand voyage à travers l’Europe avec sa mère. Puis la découverte des ballets russes, du surréalisme naissant. les rencontres avec ses amis, Picasso (dont il est témoin du mariage avec Olga en 1918, l’autre témoin étant Max Jacob), Jean Genet, Jean Marais (plus qu’un ami, comme Raymond Radiguet), Stravinsky, Satie, Poulenc, Honegger, Vilmorin, Auric, Piaf, Colette, Raymond Oliver (avec qui il projetait un livre, publié après sa mort en 1964). En 1942, il participe à une exposition de l’allemand Arno Brecker, ce qui lui vaudra des ennuis à la Libération. En 1944, il réussit à faire sortir Max Jacob de Drancy, mais celui-ci est à nouveau arrêté et meurt de maladie avant que l’intervention de Jean Cocteau et quelques amis ne parviennent à le faire libérer. Ses amis lui concoctèrent une épée d’Académicien surprenante en 1955 (en offrant même les bijoux pour sa réalisation). Le livre présente aussi le projet dessiné par Picasso, et la réalisation finale par Cartier.

Mon avis : un beau livre bien écrit et documenté par Dominique Marny, petite-nièce de Jean Cocteau et vice-présidente du comité Cocteau créé par Pierre Bergé. Je connaissais ses poèmes et ses illustrations, ses films (les enfants terribles ou la Belle et la Bête, notamment), son addiction à l’opium (après la mort de son amant Raymond Radiguet), mais pas autant l’importance de ses amis.

Retour sur la grande poste à Poitiers…

La grande poste de Poitiers, carte postale ancienneEn ouvrant une page pour ranger les dates portées signalées au cours de mes articles (et oui, c’est la faute à Monique / Bidouillette / Tibilisfil et à son défi relevé ici pour Cahors et là pour Poitiers, Confolens et Lessac), je suis retournée vérifier la grande poste de Poitiers, et j’ai vu que c’étaient des photographies réalisées avec mon ancien appareil photographique… La poste centrale ou grande poste de Poitiers a été construite à partir de 1910 par l’architecte poitevin Hilaire Guinet (qui y a aussi réalisé l’immeuble de la banque de France rue Jean-Jaurès), à l’emplacement de l’ancien couvent de la Visitation transformé en prison sous la Révolution puis démoli en 1904, actuellement dans l’angle formé par la rue des Écossais et la rue Arthur-Ranc.

Poitiers, complément de la grande poste, 1, signature de l'architecte Guinet Je suis donc allée refaire quelques photographies de détail… D’abord de plus près la signature de l’architecte Hilaire Guinet et la date 1919.

Poitiers, complément de la grande poste, 2, signature du sculpteur Octobre Et celle du sculpteur Aimé Octobre, avec la date 1913 (et oui, la grande guerre a ensuite interrompu le chantier de la poste), grand prix de Rome en 1893, dont je vous ai montré les monuments aux morts de Angles-sur-l’Anglin (1926), de Poitiers et les monuments aux morts de 1870 et de 1914-1918 à Châtellerault.

Poitiers, complément de la grande poste, 3, allégorie féminine à gauche Concentrons-nous aujourd’hui sur sa sculpture, mais si vous passez à Poitiers, entrez aussi pour voir les mosaïques et les guichets… Faites vite, avant que les projets de massacre de ce joyau ne soient mis en œuvre par la poste au nom de la modernisation… Beaucoup de bureaux de poste anciens sont fiers de montrer qu’ils prennent soin de leur patrimoine, à Poitiers, on a toujours un train de retard, comme dans les années 1970, on continue à détruire l’art nouveau, les sites médiévaux pour y construire des horreurs en parpaing (la résidence à côté de l’église Saint-Hilaire, dans l’ancien cloître), les sites romains (gaz de France s’acharnant au marteau-piqueur sur l’amphithéâtre antique de Poitiers il y a quelques semaines)…

Revenons à la façade de la poste. À gauche, Aimé Octobre a représenté une femme à moitié dénudée, sans aucun doute une figure allégorique, mais je ne l’ai pas identifiée…

Poitiers, complément de la grande poste, 4, détail de l'allégorie féminine Elle ne porte aucun attribut clair (pour Grégory, c’est esquisse d’un instrument aratoire et il propose d’y voir l’agriculture, en réponse au commerce de Mercure, par comparaison avec l’agriculture de Louis Ernest Barrias sur le fronton de l’hôtel de ville de Poitiers).

Poitiers, complément de la grande poste, 5, l'allégorie masculine (Hermère ou Mercure) À droite, un homme nu qui tient un globe et un Caducée, il s’agit donc de Mercure ou Hermès, dieu du commerce… et des voleurs (c’est le même dieu, le premier pour les romains, le deuxième pour les grecs).

Poitiers, complément de la grande poste, 6, détail du caducée Voici de plus près le caducée, cette sorte de bâton avec un serpent enroulé et les ailes, allusions aux pieds ailés du Dieu antique.

Poitiers, complément de la grande poste, une tête au-dessus de la porte Et au-dessus de la porte, il y a une jolie tête de femme portant un casque ailé (allégorie de la poste?) émerge d’une guirlande de roses et de fruits (symboles de l’abondance…).

PS : suite au commentaire de Grégory Vouhé : je trouvais cette tête trop féminine pour être une tête de Mercure… Le modèle préparatoire est plus masculin… Adopté, je suis maintenant d’accord pour Mercure, qui est une figure classiquement représentée sur les postes… Mercure, messager des dieux, et lui-même dieu du commerce et des voleurs.

Depuis cet article, les guichets et les mosaïques ont été massacrés.

Pour en savoir plus, paru après cet article : Un article de Grégory Vouhé paru dans l’Actualité Poitou-Charentes n° 94 (automne 2011) : Le chef-d’oeuvre d’Hilaire Guinet, p. 20-23.

SAL Pâques 2011 par Défi de toile (2)

SAL Pâques 2011 de Défi de toile, deuxième étape Pour Pâques 2011, Défi de toile nous propose un nouveau SAL tout petit (56 sur 38 points), nous avons continué avec les points verts.

Retrouvez toutes les étapes de ce SAL :

ATC série calendrier 2011, avril

ATC calendrier 2011, avril Pour mon mois d’avril en six ATC, j’ai choisi un poisson, pas très original… Je vous ai montré un prototype qui était pour un hors-série destiné à Emmanuelle / le Marquoir d’Élise, complété par un petit croquet jaune et dirigé à l’envers par rapport à la série de six parties chez Cathdragon, Zazimuth, Véro bis, Capucine O et Jardin zen, j’en ai gardé une. Un fond marin tiré d’un catalogue d’agence de voyage, et pour le corps des poissons, celles et ceux qui n’ont pas deviné (pas facile!) devront patienter jusqu’au mois prochain pour avoir la réponse du mystère.

Tout le calendrier ATC 2011 :