Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Rue des Hautes-Treilles à Poitiers… dixit info travaux…

Poitiers, plan avec rue des Hautes Treilles et rue Lazare Carnot L’autre jour, j’avais besoin de savoir jusqu’à quand auraient lieu les travaux dans la rue voisine de la mienne, la rue Théophraste-Renaudot (où j’ai aussi habité pendant quelques années, sur le personnage, voir Théophraste Renaudot à Loudun). Je suis donc allée voir le site en ligne infos travaux à Poitiers, là, il y a en haut un avertissement, je cite : « Attention : les sens de circulation de ce plan ne sont pas encore mis à jour par Google et peuvent comporter des erreurs« .

Et bien, ce ne sont pas seulement les sens des rues qui ne sont pas à jour, mais aussi leur nom! J’ai trouvé à la place de la rue Théophraste-Renaudot la rue des Hautes-Treilles… rue qui a perdu ce nom en 1895 (et oui… plus de cent ans pour une mise à jour du plan!). Et encore, sur ce nom est faux sur ce plan établi par Goggle map je ne sais pas sur quelle base et utilisée par la ville qui ne doit pas avoir les moyens de faire son propre plan … Si vous allez voir le cadastre ancien de Poitiers, feuille I1, vous verrez que la rue des Hautes-Treilles ne commence qu’à la rue de la Traverse (l’actuelle rue Aliénor d’Aquitaine). Pour la portion entre cette rue et la rue Saint-Hilaire, c’est la rue de la Chandelière. J’ai signalé l’anomalie par la rubrique contact présente sur le site infos travaux, je n’ai jamais eu de réponse… Comme le rappelle Grégory Vouhé (voir son article sur Poitiers Haussmannien paru dans l’Actualité Poitou-Charentes en 2009), Haussmann, secrétaire général de la préfecture de la Vienne à Poitiers en 1831, parlait des «rues aristocratiques des Hautes et des Basses Treilles»…

Alors, ami de passage à Poitiers, attention, les noms de rue sur ce plan d’un site officiel de la ville peuvent être périmés depuis fort longtemps! [PS: après mon signalement, la ville a saisi plusieurs fois Google map, le nom de la rue a fini par être corrigé en mai 2012…].

Poitiers, plaque de la rue Théophraste Renaudot Au passage, puisque je râle, voici l’une des nouvelles plaques de la rue Théophraste-Renaudot (célèbre cette semaine comme une fois par an en raison du prix littéraire qui porte son nom)… Elle précise « Journaliste 1586 – 1653 ». Bravo pour l’anachronisme… copié sur Wikipédia ??? D’après les dictionnaires de référence, journaliste n’est pas attesté avant 1718… (merci encore à Grégory Vouhé qui m’a signalé cette erreur sur les plaques…). Au passage, vous pouvez aller voir le site du musée Renaudot à Loudun… Si ce musée a besoin d’un « petit coup de jeune », vous pouvez aussi vous y arrêter si vous passez par là (tout au nord du département de la Vienne, vous pourrez aussi voir devant l’hôtel de ville la statue de Théophraste Renaudot).

Poitiers, la nouvelle plaque de la rue Carnot Revenons à notre plan des travaux. La rue Carnot y porte le nom de Lazare Carnot (physicien, mathématicien, révolutionnaire, etc.). Jusqu’à récemment, les plaques de cette rue portaient « Rue Carnot ». Désormais, c’est rue « Sadi Carnot ». Alors, qui est le Carnot de cette rue?

Je n’ai pas eu le temps de vérifier sérieusement. En 1907, Brothier de Rollière (Poitiers, histoire des rues et guide du voyageur, plusieurs fois réédité) l’attribue à Sadi Carnot, avec un changement de nom en 1895. Mais ce livre ne donne pas toujours les bonnes informations. Sur le cadastre ancien de Poitiers, feuille I2, elle porte encore ses anciens noms, rue des Trois-Piliers et rue des Halles.

Il faudrait vérifier dans le registre des délibérations de la ville ou dans la presse locale…

[PS : cela a été fait par un ami qui a dépouillé des centaines de délibérations anciennes de la ville de Poitiers :la délibération pour le changement de nom de la rue Carnot a été prise à la séance du 11 juillet 1894, il s’agit bien de Sadi-Carnot, assassiné en juin 1894 et qui était venu en visite à Poitiers fin 1892].

Saisie d'écran du journal de la Vienne, mars 1895 demandé, mars 1896 obtenu

Dans l’article d’origine, le résultat d’un rapide sondage dans la presse locale numérisée…

Dans Le journal de la Vienne, des Deux-Sèvres et de la Vendée, numérisé et disponible sur les sites de la médiathèque de Poitiers et des archives départementales de la Vienne, j’ai trouvé fin mars 1896 une publicité pour le cercle militaire 9 rue Carnot (il était à l’emplacement d’une taverne aujourd’hui). En fait, il y a une erreur d’indexation des volumes de ce journal, j’ai demandé mars 1895, et les vues correspondants sont celles de mars 1896… Pour tout vous expliquer, en fait, dans la liste de réponses pour 1895, il y a deux fichiers pour mars… L’un est bien 1895, l’autre est 1896. Juste une erreur de saisie, mais impossible à savoir à l’avance, si quelqu’un cherche 1896, il n’aura pas mars… Espérons que l’erreur sera vite corrigée…j’ai signalé l’anomalie ce jour par la rubrique contact du site de la médiathèque.

Je vais essayer de trouver un reportage sur le changement de nom de cette rue, mais cela risque de prendre un peu de temps, surtout s’il y a d’autres erreurs.

Au passage, vous voyez toujours les étranges formulations sur les plaques de rue, l’usage aléatoire des traits d’union, celui absurde du 5° (cinquo???) au lieu de 5e (cinquième), et compter Sadi Carnot comme cinquième président de la République est un peu bizarre (mais la documentation française compte aussi comme ça…), il est le quatrième de la troisième République, devient cinquième si l’on compte Louis Napoléon Bonaparte, bref président de la seconde République avant de se proclamer empereur…Les petits O à la place des e en exposant se retrouvent sur de nombreuses autres plaques (rue du 125e régiment d’infanterie, par exemple…).

PS 1 : je n’ai pas encore trouvé le changement de nom de la rue Carnot, mais une publicité mars 1895 signale  » A Saint-Joseph […] 8 rue Carnot, […] ancienne rue des Halles » (vue 29 du fichier de mars 1895 de la version numérisée du journal de la Vienne, des Deux-Sèvres et de la Vendée, n° 66, 124e année, mercredi 20 mars 1895). Je pioche un peu au hasard pour essayer de trouver l’information…

PS 2 : toujours dans le journal de la Vienne, des Deux-Sèvres et de la Vendée, une autre publicité parue dans le n° 4, 124e année, jeudi 3 janvier 1895 (vue 5 du fichier de janvier 1895), signale « Au Pacha, maison A. Tapeau […] rue Carnot, 42 […] ancienne rue des Halles ». Le changement a donc eu lieu avant… Au fait, il faudra que je vous parle un de ces jours de cette boutique, avec de belles sculptures…Dans le n° 279 de la 123e année du samedi 1er décembre 1894 (vue 3 du fichier de décembre 1894), une publicité de la même boutique la situe rue des Halles… Cela laisse un mois à dépouiller plus précisément…Dans le n° 303 du 30 décembre 1894 (vue 51), elle est rue Carnot…

PS 3 : toujours pour la boutique Le Pacha, pour décembre 1894, vue 25 (13 décembre), rue des Halles, vue 27 (14 décembre), rue Carnot, 42 […] ancienne rue des Halles.

PS du 9 novembre 2011: le service communication de la ville de Poitiers m’informe, « suite à ma demande du 19 octobre », que ce n’est pas la ville qui a demandé le changement de la rue Renaudot (ça, je n’en doutais pas, c’est une erreur de Google Map, peut-être volontaire) et qu’ils ont demandé à G. de corriger… Je leur ai renvoyé un message pour les rues Carnot (Lazare au lieu de Sadi) et Léopold-Thézard (notée rue de Blossac sur le plan)… A suivre!

Top BD d’octobre 2011

Logo top BD des blogueurs 2011Le classement du TOP BD des blogueurs proposé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible a un peu bougé ce mois-ci. Parmi les titres que j’ai lus, L’aigle sans orteils de Lax, apparu le mois dernier dans le classement, est toujours là. Poulet aux prunes a un peu baissé, quelqu’un a dû le lire suite à la sortie du film. Merci à Yaneck / Les chroniques de l’invisible pour ces savants calculs et cette organisation. Et avec le choix de chroniquer à parité des BD d’hommes et de femmes, j’espère que des auteures (en plus de Marjanne Satrapi) entreront dans ce classement… Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

1- (=) Persépolis, Marjanne Satrapi, L’Association, 19.29
2- (=) Gaza 1956, Joe Sacco, Futuropolis, 19.17, voir mon avis : Gaza 1956
3- (=) Tout seul, Christophe Chabouté, Vents d’Ouest, 19
4- (=) Maus, Art Spiegelmann, Flammarion, 18.79, j’ai parlé ici du tome 1 : mon père saigne l’histoire, et du tome 2, Et c’est là que mes ennuis ont commencé
5- (= ) Le journal de mon père, Jiro Taniguchi, Casterman, 18.75
6- (=) Universal War One, Denis Bajram, Soleil, 18.6, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6.
7- (=) Le Grand pouvoir du Chninkel, J. Van Hamme, G. Rosinski, Casterman, 18.5
8- (=) V pour Vendetta, Alan Moore, David Lloyd, Delcourt, 18.44
9- (=) Elmer, Gerry Alanguilan, Ca et là, 18.44
10- (=) Quartier Lointain, Jiro Taniguchi, Casterman, 18.39, je l’ai lu aussi, voir mon avis
11- (=) Astérios Polyp, David Mazzuchelli, Casterman, 18.33
12- (=) Black Hole, Charle Burns, Delcourt, 18.33
13- (=) NonNonBâ, Shigeru Mizuki, Cornélius, 18.33
14- (N) Urban tome 1- Les règles du jeu, Luc Brunschwig, Roberto Ricci, Futuropolis, 18.33
15- (=) La fin du monde, Tirabosco, Wazem, Futuropolis, 18.3
16- (=) Garance, Gauthier, Labourot, Lerolle, Delcourt, 18.25
17- (=) Pinocchio, Winschluss, Les Requins Marteaux, 18
18- (=) L’ascension du haut-mal, David B, L’Association, 18,Tome 1, Tome 2, Tome 3,
19- (+) Le sommet des dieux, Yumemuka Bura, Jirô Taniguchi, Casterman, 17.9, Tome 1,Tome 2,Tome 3, Tome 4, Tome 5.
20- (=) Les enfants de Jessica tome 1, Luc Brunschwig, Laurent Hirn, Futuropolis,17.83
21- (=) Pyongyang, Guy Delisle, Delcourt, 17.79, j’en ai parlé ici
22- (=) Blankets, Craig Thompson, Casterman, 17.78
23- (+) Walking Dead, Robert Kirkman, Tony Moore, Charlie Adlard, Delcourt, 17.78, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6, Tome 7, Tome 8, Tome 9, Tome 10,Tome 11, Tome 12, Tome 13,Tome 14,
24- (=) Polina, Bastien Vives, Casterman, 17.73
25- (=) La mémoire dans les poches, L. Brunschig, E. Leroux , Futuropolis, 17.7,Tome 1, Tome 2,
26- (=) Un ciel radieux, Jirô Taniguchi, Casterman, 17.7
27- (=) La chronique des immortels tome 1, Von Eckartsberg, Van Kummant, Paquet, 17.67
28- (=) L’âme du Kyudo, Hiroshi Hirata, Delcourt, 17.67
29- (=) Tea Party, Nancy Peña, La Boîte à Bulles, 17.66
30- (=) Cerebus tome 1, Dave Sim, Vertige Graphics, 17.63
31- (-) Poulet aux prunes, Marjanne Satrapi, L’Association, 17.56, j’en ai parlé ici
32- (=) Nous ne serons jamais des héros, O. Jouvray, F. Salsedo, Lombard, 17.53
33- (=) Trois Ombres, Cyril Pedrosa, Delcourt, 17.5
34- (=) Un homme est mort, Kriss, Etienne Davodeau, Futuropolis, 17.5, je l’ai lu ici
35- (=) Les aventures de Michel Swing, Brunö, Pascal Jousselin, Treizetrange , 17.5
36- (=) Couleur de peau miel, Jung, Soleil, 17.45,Tome 1, Tome 2, j’ai parlé ici du tome 1 et là du tome 2
37- (+) L’orchestre des doigts, Osamu Yamamoto, Editions Milan, 17.44, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4.
38- (=) Omni-visibilis, Lewis Trondheim, Matthieu Bonhomme, Dupuis, 17.42
40- (=) Undercurrent, Tetsuya Toyoda, Kana, 17.38
41- (N) Abélard, Régis Hautière, Renaud Dillies, Dargaud, 17.33,Tome 1, Tome 2
42- (N) En mer, Drew Weing, Editions Ca et là, 17.33
43- (=) Gemma Bovery, Posy Simmonds, Denoë, 17.33
44- (=) L’Aigle sans orteils, Christian Lax, Dupuis, 17.33, je l’ai ici
45- (=) Léa ne se souvient pas comment fonctionne l’aspirateur, Corbeyran, Gwangjo, Dargaud,17.33
46- (=) Je mourrai pas gibier, Alfred, Delcourt, 17.3
47- (=) Le signe de la lune, Enrique Bonet, José Luis Munuera, Dargaud, 17.28
48- (=) The Unwritten tome 1, Mike Carey, Peter Gross, Panini Comics, 17.25
49- (+) Blacksad, Juan Diaz Cañales, Juanjo Guarnido, Dargaud, 17.19,Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4.

50- (=) Alpha… Directions, Jens Harde

Le monument aux morts par Coutheillas à Confolens

Le monument aux morts de Confolens par Coutheillas, 1, le monument Nous retournons aujourd’hui à Confolens… qui doit son nom à la confluence du Goire et de la Vienne, et justement, nous allons tout au bout du square Jules Halgand, juste à la confluence. Son emplacement fut très discuté, comme vous pourrez le lire dans les annexes du le dossier documentaire… En effet, avant le monument aux morts se trouvait là… l’abattoir, les anciens combattants de 1914-1918 n’aimaient pas le symbole, les édiles ont défendu qu’avant l’abattoir, c’était le lieu de la fondation de la ville (ce qui reste vraiment à prouver… mais il faudrait des fouilles en milieu humide dont il n’est aucunement question aujourd’hui, je vous rappelle qu’un archéologue ne fouille jamais pour juste fouiller, il sait très bien qu’il détruira l’objet de son étude à jamais et donc mieux vaut garder les vestiges enfouis pour les générations futures).

Le monument aux morts de Confolens par Coutheillas, 2, la signature de l'architecte Berteau Revenons à notre monument aux morts… commandé finalement en 1924 et inauguré en juin 1928. Il a été conçu par l’architecte parisien Élie Berteau, bon, là, il va falloir me croire sur parole, mais son nom est gravé sur le socle en granite. Il est constitué d’un obélisque en granite sur lequel sont reportés le nom des victimes de la Première Guerre mondiale (complétés par ceux des autres conflits, pour les généalogistes, les noms figurent aussi en annexe du dossier documentaire) et d’un groupe sculpté en marbre dû au sculpteur Henri François Coutheillas.

Le monument aux morts de Confolens par Coutheillas, 3, la signature de Coutheillas Ah, cette fois, la signature est bien lisible. C’est lui qui, contacté d’abord par les habitants de Confolens, a choisi l’architecte, un peu l’inverse de ce qui se faisait habituellement : la commune, quand elle ne prenait pas une œuvre de catalogue, faisait un appel à candidatures, choisissait éventuellement le projet sur maquette (de l’architecte et du sculpteur). Henri François Coutheillas était un sculpteur de Limoges (1862-1927). Il avait déjà travaillé avec Élie Berteau pour le monument aux morts de Châlus (Haute-Vienne), était connu à Confolens pour le médaillon commémorant Corot depuis 1904 à Saint-Junien (en Haute-Vienne, mais ce n’est pas loin de Confolens).

Le monument aux morts de Confolens par Coutheillas, 4, le groupe sculpté Pour Confolens, il a proposé un groupe sculpté qu’il a intitulé La Confolentaise et l’Enfant. Il est composé d’une veuve, représentée de profil quand on est face au monument, de son enfant, qui est dos à l’obélisque, et de la tombe du soldat mort.

Le monument aux morts de Confolens par Coutheillas, 5, le dos de la veuve La veuve, vue ici de dos, est vêtue d’une cape de deuil limousine, avec la capuche rabattue sur ses épaules.

Le monument aux morts de Confolens par Coutheillas, 6, la mère face à la tombe Elle porte une coiffe locale et présente un bouquet de fleurs (notamment des roses) à la tombe de son mari, symbolisé par la croix et son casque qui repose sur un lit de palme et de laurier.

Le monument aux morts de Confolens par Coutheillas, 7, la tombe du père Nous les voyons ici, face au monument.

Le monument aux morts de Confolens par Coutheillas, 8, détail de la mère et de l'enfant L’enfant, debout, la tête en appui sur l’épaule de sa mère, est nu-tête, tenant son couvre-chef dans la main gauche. Ici, on voit mieux le recueillement du fils et la coiffe de la mère.

Mon anniversaire vu par Cathdragon

Mon anniversaire 2011 par Cathdragon, 1, les petits paquets Je vous montre aujourd’hui le contenu de la grosse enveloppe que j’ai reçue de Cathdragon, qui contenait des petits paquets bien enveloppés…

Mon anniversaire 2011 par Cathdragon, 2, les deux ATC Je commence par le contenu de l’enveloppe rouge… Deux très jolies ATC (cartes de 3,5 sur 2,5 pouces), une très gourmande avec des gâteaux d’anniversaire et une autre très colorée… « La vie en couleurs »…

Mon anniversaire 2011 par Cathdragon, 3, le sac à tarte Un très joli sac à tarte bleu… La tourtière est juste pour la photo! Désolée, elle est vide, je n’ai pas fait de tarte le week-end dernier…

Mon anniversaire 2011 par Cathdragon, 4, lavande et ruban Un dernier petit air de lavande tout en déco… et un ruban qui trouvera vite une utilisation!

Un grand merci à toi, Cathdragon!!!

Un sac d’Halloween pour Emmanuelle…

Pochette d'Halloween pour Emmanuelle, 1, la face

La sorcière d’Halloween brodée sur une grille de Lili HR est arrivée à bon port chez Emmanuelle / le Marquoir d’Élise.

Pochette d'Halloween pour Emmanuelle, 2, le dos J’ai bidouillé une pochette à bonbons… sans les bonbons (avec à la place des petits motifs dans le thème) avec une petite doublure (pas super bien posée), une collerette qui cache le cordon et un dos dans un « tissu qui va bien »…

Black Mamba Boy de Nadifa Mohamed

Couverture de Black Mamba Boy de Nadifa Mohamed

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.comJ’ai reçu ce livre dans le cadre d’une opération « masse critique » organisée par Babelio.

Le livre : Black Mamba Boy de Nadifa Mohamed, traduit de l’anglais (Somalie) par Françoise Pertat, éditions Phébus, 2011, 276 pages, ISBN 978-2752904591.

L’histoire : Londres, 2008. Un homme se rappelle de la vie de son père. 1935, à Aden, au Yemen. Jama est un petit garçon somalien qui erre dans les rues pendant que sa mère tente de gagner sa vie. Son père a disparu il y a longtemps, parti à la recherche de travail après la mort de sa petite sœur. Un jour, il se fâche contre elle, fugue. Quand il revient, elle est mourante. Elle lui confie un maigre pécule, il décide de partir à la recherche de son père, qui pourrait se trouver au Soudan. Partout où il va, il survit grâce à la solidarité des gens de son clan. Mais le voici aux confins de l’Abyssinie et de l’Érythrée, en pleins prémices de la seconde guerre mondiale, pris entre les italiens fascistes et racistes et les Anglais qui veulent conquérir le territoire. Le voilà engagé comme enfant soldat…

Mon avis : un livre fort qui retrace la survie d’un gamin des rues qui va devenir enfant soldat puis tenter de s’en sortir par le système D. Un long périple au sein d’une Afrique en guerre, avec le racisme des colons, mais aussi chaque ethnie qui pratique l’entraide en son sein, quitte à écraser ceux d’une autre ethnie. J’ai eu du mal à rentrer dans le récit, puis me suis laissée bercée par les longues descriptions comme ce gamin qui flotte au dessus du monde, luttant contre la faim, pour sa survie au quotidien…

Apparemment, ces longues descriptions ont rebuté un certain nombre de lecteurs, pour ma part, j’ai trouvé très intéressant de presque vivre dans ces taudis ou de voir les brimades quotidiennes dont Jama est victime.

logo tour du monde en lecture Ce livre entre dans le cadre du défi du tour du monde des livres, organisé par Livresque, au titre de la Somalie.

Logo rentrée littéraire 2011Ce livre est le dernier lu dans le cadre du défi 1 % rentrée littéraire 2011, coordonné cette année par Hérisson

Poulet aux prunes, de Satrapi et Paronnaud

Affiche de poulet aux prunes, de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud Je suis allée au cinéma, voir Poulet aux prunes, de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, avec Mathieu Amalric dans le rôle du musicien. J’avais beaucoup aimé la bande dessinée (revoir ici mon avis sur Poulet aux prunes, la BD), ainsi que Persepolis, en bande dessinée et en dessin animé (avant le blog).

L’histoire : Téhéran, en 1958. Un musicien célèbre décide de mourir parce que sa femme, dans un accès de colère, lui a cassé son instrument de musique… Pour la suite, revoir le résumé de la bande dessinée, juste en remplaçant le tar, instrument de musique traditionnel, par un violon…

Mon avis : j’ai été plutôt déçue… Dans mon souvenir, Poulet aux prunes était aussi une manière de revoir l’histoire de l’Iran, ce qui apparaît dans le film vraiment à peine dans un dialogue avec son frère… Je ne me souvenais pas de la place de cette histoire d’amour de jeunesse, sans lendemain à cause du refus du père de la jeune fille…

Ce film n’a pas la force de Persepolis. Les flashs backs (et flashs forward, pour l’avenir du fils notamment) sont parfois traités avec des techniques surprenantes, le diable est ridicule à souhait… Je n’ai pas dû tout saisir du second / troisième degré de certains passages… Même si j’ai retrouvé parfois la poésie de l’album, ce n’est qu’à la marge…

Mon anniversaire vu par Anne-Lise / Milkinise

La trousse offerte par Anne-Lise pour mon anniversaire Certaines de mes fidèles lectrices l’ont sans doute déjà vue chez Milkinise / Anne-Lise : elle m’a gâtée de cette très belle trousse automnale… J’ai décidé d’y ranger mes crochets… Et oui, je m’en sers rarement, mais l’hiver serait l’occasion de m’y mettre sérieusement!

La trousse offerte par Anne-Lise pour mon anniversaire, détail de la broderie Je ne résiste pas à vous montrer un détail de la partie brodée… Un grand merci à toi, Milkinise / Anne-Lise

SAL de noël 2011 chez Défi de Toile (3)

SAL de noël 2011, troisième étape, détail de la broderie Voici la troisième étape du SAL pour noël 2011 organisé par Défi de toile, j’ai choisi de prendre le kit proposé, avec une toile à plus ou moins 12 fils par cm et un fil rouge et doré, et un fil de coton perlé rouge acheté à l’AEF en début d’année 2010.Pour cette étape, une maison au point de croix et quelques motifs hardanger. La déformation est due à la toile non calibrée (erreur de livraison dans le kit, mais je m’en suis aperçu trop tard…).

SAL de noël 2011, deuxième étape

Toutes les étapes de ce SAL

Les aléas de la médiathèque et… 1280 âmes de Pouy

Des seree-joints sur le meuble du nouveau forum de la médiathèque L’interdiction de bouger les sièges (à revoir ici avec des pannes des robots) du nouveau forum criard de la médiathèque de Poitiers a été enlevée… mais de nouvelles choses étranges y ont fait leur apparition. Vous ne voyez pas bien au bout des flèches? Et oui, des serre-joints pour maintenir les éléments modulables du meuble en polystyrène ou autre mousse expansée. On dirait qu’ils étaient prévus plutôt pour être mis sur un mur de salon chez un particulier, pas comme une sorte cloison où les gens passent dans une médiathèque… Au fait, ces éléments sont-ils bien aux normes anti-incendie? Il y a des années, dans les dépôts de fouilles (archéologiques), nous utilisions des boîtes à poisson en polystyrène… enlevées en principe partout dans toute la France car susceptibles de dégager des vapeurs très toxiques en cas d’incendie. J’ose espérer que la commission de sécurité a été consultée et que ces éléments du forum de la médiathèque sont ignifugés à défaut d’être solidaires les uns des autres

PS : en janvier 2012, suite à une visite des pompiers, ces meubles ont été supprimés et remplacés par d’autres… Nouvelle photographie à venir dès que l’exposition qui occupe leur place habituelle sera démontée… Voir le nouvel aménagement dans ce nouvel article.

Samedi, deux robots fonctionnaient, le troisième n’est plus là.

Je pense que le feuilleton du forum de la médiathèque n’est pas terminé… Du gaspillage de nos impôts… et de la « vigilance citoyenne », pas question de relâcher la surveillance, les paris sont ouverts sur les premiers sièges qui seront hors-service.

Couverture de 1280 âmes de Jean-Bernard Pouy pioche-en-bib.jpgAprès avoir lu 1275 âmes de Jim Thomson et m’être interrogée sur l’écart de traduction (1275 âmes / Pop 1280), j’ai eu envie de lire ce livre, trouvé à la médiathèque, basé sur ce décalage de 5 habitants…

Le livre : 1280 âmes de Jean-Bernard Pouy, éditions Baleine, 2000, 166 pages, ISBN 978-2842192583.

L’histoire : Paris, à la fin des années 1990. Pierre de Gondol est le propriétaire de la plus petite librairie de Paris, plus bouquinerie que librairie, il vend des livres anciens, des éditions rares à des clients qui lui posent défi après défi, du jeu littéraire à l’énigme la plus étrange (en passant par son travail en retrouvant telle ou telle édition). Un jour, un inconnu vient le voir, recommandé par un ami, il est prêt à mettre le prix pour retrouver les 5 âmes disparues du roman de Jim Thompson. Et voici Pierre de Gondol sur leur piste, depuis la bibliothèque de littérature policière au fin fond des États-Unis…

Mon avis : la bibliothèque de littérature policière, je la voyais à l’étage de la bibliothèque Mouffetard, mais elle doit avoir déménagé rue du Cardinal Lenoir, comme le dit Pouy. En revanche, Georges Diebolt n’a pas eu la commande des quatre soldats du pont de l’Alma, seulement du Grenadier (voltigeur) et du Zouave, l’Artilleur et le Chasseur à pied sont de Auguste Arnaud (revoir ci le pont de l’Alma). Si l’on met de côté cette imprécision, ce livre est un voyage en littérature, de livres en livres, avec plein de références, et une chasse aux « 5 âmes » dans laquelle on se laisse facilement embarquer…