Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Phare de Pointe Vénus… en marque-page

Un marque-page avec un phareHier, je vous ai montré la carte que j’avais envoyée à Chantal pour le millième commentaire posté sur mon blog. J’avais surtout préparé un marque-page en broderie. Le modèle est tiré de Motifs de polynésie à broder, de Nadège Richier, paru en 2007 aux éditions Didier Carpentier. C’est un livre qui a de nombreux modèles que je souhaite réaliser… Celui-ci est le phare de Pointe Vénus, un nom charmant, à Tahiti. J’ai pris une bande de toile Aïda, les fils prévus par le modèle, et entoilé le dos pour plus de rigidité.

Sinon, hier, j’ai aussi reçu de la documentation de la part de l’office de tourisme du Mans : un plan, des circuits de visite, un guide touristique. Merci à eux, même s’ils n’ont pas réagi à mon article sur le mauvais accueil reçu il y a un mois. Je leur avais pourtant mis le lien dans ma demande de documentation par messagerie. Au moins, la prochaine fois que je serai en transit (vers Rennes par exemple), je pourrai faire un tour en ville et trouver les musées… même s’il n’y a aucun fléchage pour les piétons.

Cinéma : la Fille de Monaco

Le film : La fille de Mocaco, film réalisé par Anne Fontaine [de la même réalisatrice, voir Les innocentes].

L’histoire : Bertrand, un avocat pénaliste (Fabrice Luchini) se rend à Monaco pour défendre une vieille dame qui a sauvagement tué au couteau un russe. Du coup, le fils de cette dame vient de changer d’avocat, et lui colle aux basques (enfin, à 6 m, au moins au début) un garde du corps (Roschdy Zem), pendant toute la durée du procès. Bertrand, coureur, drague plus ou moins. Et finit par se trouver face à face avec Audrey (Louise Bourgoin), ex call-girl, ex participante à une émission de téléréalité trash et actuellement présentatrice de météo. Elle lui fait découvrir le monde de la nuit monégasque, avec lequel il ne serait jamais entré en contact seul, au péril du suivi du procès. Le garde du corps, ex amant d’Audrey, tente de gérer la situation. Qui dérape souvent complètement.

Ce que j’en ai pensé : cela faisait un moment que je n’étais pas allée au cinéma (un mois depuis Une histoire italienne). Il n’y avait pas grand chose qui me tentait. Du coup, quand j’ai vu que ce film sortait, avec Fabrice Luchini que j’aime bien (le dernier film que j’avais vu avec lui, c’était Paris de Klapisch. Et bien, je ne sais pas pourquoi il a choisi de participer à celui-ci, dont je n’ai vraiment pas adhéré à l’histoire. En dépit de ce scénario, les acteurs sont assez bons, surtout Roschdy Zem, que j’ai trouvé excellent. Lucchini en fait trop cette fois dans le rôle de l’avocat coincé qui découvre les plaisirs de la vie. Je classerai ce film dans la rubrique des films qu’on peut voir à la rigueur… Et le grand écran n’est pas indispensable, vous pouvez attendre le DVD ou le passage à la télévision.

L’un(e) d’entre vous a-t-il (elle) vu Gomorra ? J’avais trouvé la présentation violente, les personnes que je connais qui ont vu ce film le trouvent décevant et trop violent. Et vous ? Je ne sais pas encore si j’irai.

Carte envoyée à Chantal

Carte envoyée à Chantal pour le millième commentaire Il y a quelques jours, Chantal / Artscor83 avait posté le 1000e commentaire sur mon blog. Elle vient de recevoir un marque-page (je vous le montrerai une autre fois) accompagné d’une carte. J’ai fait un essai, fond à la gouache peinte à l’éponge naturelle et tampon… de Chat pour rappeler son SAL à la poursuite des souris.

J’ai des progrès à faire en peinture… même si les tons me plaisent bien.

Lecture : Amos Oz, Une histoire d’amour et de ténèbres

Couverture d'une histoire d'amour et de ténèbres, d'Amos Oz J’ai mis beaucoup de temps à achever la lecture du roman autobiographique d’Amos Oz, Une histoire d’amour et de ténèbres, publié en 2003 en Israël, traduit en 2004 par Sylvie Cohen pour Gallimard et sorti en Folio (n° 4265) en 2005.

Je voulais vraiment lire cet auteur, après ses déclarations au dernier salon du livre de Paris et un de membres fondateurs, en 1978, du mouvement La paix maintenant. Dès le milieu du livre, vers la page 250, il annonce le suicide de sa mère à l’âge de 38 ans, alors qu’il en avait 12 et demi. Enfin, il le suggère déjà avant, mais le dit clairement plus tard. Évidemment, cet épisode a fait écho à ma propre histoire. Surtout qu’à partir de ce point, il alterne les chapitres sur les relations avec son père et sa mère, sa famille, y compris les ancêtres qui vivaient en Europe centrale, les écrivains qu’ils fréquentaient, et la lente dégradation de l’état de santé psychique de sa mère, de plus en plus dépressive après la guerre d’indépendance d’Israël, sa rémission provisoire juste une semaine avant qu’elle ne passe à l’acte… dans le dernier chapitre. Mais avant, il parle déjà de  » l’après « , sa famille maternelle qui refuse de revoir son père après, l’absence de dialogue avec son père (jamais ils n’ont parlé ensembles du suicide, et il n’a pas pu assister à son enterrement), sa dégringolade scolaire et son entrée au kibboutz alors que son père se remarie et part vivre plusieurs années en Angleterre. À cette histoire très intime, dont il n’a pas pu parler avec son père avant son décès, nous dit-il, se mêle l’histoire tragique de la création d’Israël et de la vie littéraire de grands auteurs, dont Samuel Yosef Agnon qui reçut conjointement avec Nelly Sachs, juive allemande exilée en Suède le prix Nobel de littérature en 1966. Et aussi ses souvenirs d’enfant unique, qui apprit à lire très petit, dévorait les livres, commis une énorme bêtise un jour de visite chez un notable arabe, etc.

C’est un livre très fort, très poignant – enfin, qui m’a paru comme tel, au point d’être bloquée sur certains chapitres qui ont trait à l’état de santé de sa mère.

logo tour du monde en lecture J’ai sélectionné ce livre pour le tour du monde en lecture proposé par Livresque.

Logo du challenge ABC critique de BabelioJ’ai sélectionné ce livre pour le défi ABC critique organisé par Babelio.

Reflets d’or au musée national du Moyen-Âge / thermes de Cluny

Les thermes de Cluny à Paris, vus depuis le boulevard Saint-Michel Je vous avais prévenu, il ne faut pas me lâcher deux jours à Paris avec une amie aussi folle d’expositions que moi… Et ceci n’est encore qu’un début ! Car nous avons vu tout ça en deux jours, le lundi, je suis allée seule au Musée d’archéologie nationale, anciennement musée des antiquités nationales, dont le nom apparaît toujours sur le site internet officiel. C’est à Saint-Germain-en-Laye, à un bout de la ligne A du RER. J’y allais pour un projet avec Oxford, prélever des échantillons pour datation au radiocarbone, rien à voir donc… Si vous êtes curieux, vous retrouverez tout cela sur mon site personnel, lieu d’échange avec des Paléolithiciens. Et aussi papoter un peu avec la responsable du département du Paléolithique, Catherine Schwab, que je n’avais pas vue depuis longtemps. Mais aujourd’hui, je voulais vous parler du musée national du Moyen-Âge/thermes de Cluny, qui a pour point commun avec le Musée d’archéologie nationale d’avoir testé au premier semestre 2008 la gratuité de certains musées nationaux, opération suspendue sans publicité depuis le 1er juillet.

En ce moment donc, et jusqu’au 1er septembre 2008, a lieu une exposition très pointue intitulée Reflets d’or, d’Orient en Occident, la céramique lustrée, IXe – XVe siècle. Cette exposition a été organisée avec le département des arts islamiques du musée du Louvre, département qui est en pleine restructuration. De quoi parle l’exposition ? De la céramique à décor de lustre métallique… Que des termes techniques, qui ne vous diront sans doute pas grand chose, et si vous ne connaissez pas avant, il y a peu de chance que vous ayez compris après la visite, sauf si vous prenez le temps de lire de très (trop) longs panneaux… Pour essayer de vous expliquer, il s’agit d’un décor fait d’oxydes de cuivre et d’argent et faisant l’objet d’une cuisson très particulière, après la première cuisson des céramiques…

Mais si vous ne connaissez pas ce musée, il faut vraiment que vous le visitiez – à moins que vous ne soyez handicapé, car côté accessibilité, c’est un des pires musées que je connaisse. Il est situé dans l’ancien hôtel à Paris des abbés de Cluny, et une grande partie est constituée de thermes romains, que vous pouvez voir quand vous passez sur le boulevard Saint-Michel. Cette partie est actuellement en cours de rénovation. Parmi les collections du musée, ne ratez surtout pas la très célèbre tapisserie de la Dame à la licorne, qui a le droit depuis quelques années, enfin, à une salle bénéficiant de bonnes conditions de conservation (sur la page que je vous ai mise en lien, cliquez sur les petits boutons en bas pour voir la suite et les détails de cette tapisserie). J’adore aussi la très belle collection d’émaux de Limoges.

La prochaine exposition aura lieu du 1er octobre 2008 au 12 janvier 2009 et pour thème Celtes et Scandinaves, rencontres artistiques, VIIe – XIIe siècle.

Surprise hier, reçue de Bidouillette / Tibilisfil

La carte de bidouillette avec des frivolités Hier, j’ai eu la grande surprise de recevoir une grosse enveloppe envoyée par Bidouillette / Tibilisfil, chez qui j’ai posté le 4000e commentaire. Elle contenait ce très bel étui à portable au crochet… et une carte ornée de frivolités ! En plus écrite à la plume ! Le plus rigolo, c’est que sur cette carte, il y a un petit papillon dont j’avais chargé les explications hier (avant de recevoir le paquet) chez les fils d’Hélène. Un grand merci à elle, n’oubliez pas d’aller sur son blog, des frivolités, du crochet, de la dentelle et plein d’autres choses, des conseils, des découvertes, etc. J’y passe chaque jour… quand je reçois l’alerte de la Newsletter.

L'étui à portable au crochet offert par Bidouillette Au passage, merci beaucoup aussi à tous mes visiteurs, abonnés ou non à la newsletter (qui donne les alertes de publication des nouveaux articles), à tous vos gentils commentaires, publics ou privés.

Huitième étape du SAL A la poursuite des souris

Huitième étape de à la poursuite des souris Voici le résultat de la huitième étape du SAL à la poursuite des souris organisé par Chantal / Artscor83. La grille est extraite du magazine Mains & Merveilles, point de croix de novembre-décembre 2007, création de Florence Grall. Il s’agissait de broder les chats un peu carré à gauche. La suite dans une quinzaine de jours, nous attendons les instructions de Chantal pour connaître le prochain objectif… J’ai hâte de voir les résultats chez les unes et les autres, en ce retour de vacances.

Les huit premières étapes de à la poursuite des souris Pour retrouver les autres participantes, voir le blog de Chantal / Artscor83. Le prochain objectif sera communiqué le 1er septembre.

Retrouvez toutes les étapes de ce SAL :

Caen, le musée des Beaux-Arts

La cour du musée des beaux-arts de Caen

Hier, certaines d’entre vous ont bien aimé Bridget Riley. Aujourd’hui, je vous invite à une autre visite. J’y étais par un week-end pluvieux il y a trois semaines. J’essaye de vous préparer pour ce soir l’avancée – enfin, la quasi stagnation – de la boîte ovale et plus ou moins en forme de fleur, que je dois fabriquer pour le SAL bonbons.

Le musée des Beaux-Arts de Caen est situé dans l’enceinte du château, dans un bâtiment neuf qui s’insère plutôt bien dans le cadre historique. Je vous ai déjà parlé des expositions En perspective, Giacommetti et Giacometti, Leiris et Illiazd , qui ont lieu jusqu’au 31 août 2008.

En sortant des expositions, j’ai fait un tour dans le musée. Au passage, il faut souligner que la ville de Caen a choisi la gratuité pour l’accès aux collections permanentes, que ce soit au musée des Beaux-Arts, au musée de Normandie ou au musée du CPIE (centre permanent d’initiation à l’environnement), situé dans l’enceinte de l’abbaye aux hommes et que je n’ai pas pu visiter car il est fermé le samedi et tôt le vendredi.

Pour le musée des Beaux-Arts, je voudrais juste vous parler de quelques œuvres qui m’ont attirées, et non de l’ensemble des collections – dont beaucoup d’œuvres des XVIIIe et XIXe siècles pleines de sujets allégoriques, mythologiques et religieux que j’ai du mal à apprécier. Je voudrais vous signaler deux ensembles d’artistes contemporains qui auraient eu toute leur place à traces du sacré que j’ai vue en mai et qui vient de se terminer au Centre Georges-Pompidou. La première est un diptyque de Gérard Garouste, intitulé Isaïe d’Issenheim, réalisé en 2007 et actuellement en prêt au musée. Dans un décor d’architecture gothique, un ange ficelé et bailloné, des personnages grotesques et destructurés. Si vous voulez voir ce que ça donne, vous pouvez essayer de trouver en bibliothèque le livre de François Rachline, Gérard Garouste, peindre, à présent (2004, éditions Fragments). Et la poste a édité récemment un timbre à 1,33 €. Voir aussi L’intranquille. Autoportrait d’un fils, d’un peintre, d’un fou.

La seconde œuvre est présentée dans la salle voisine. Il s’agit d’un ensemble de trois grandes toiles où sont présentées des formes à la façon de coupes anatomiques de l’os du bassin (bon, je ne suis pas sûre que vous voyez à quoi ça peut ressembler), réalisées en 1997 par Isabelle Champion-Métadier et qui ont pour titre respectivement L’Annonciation, Le jugement dernier et Corne d’Afrique. Le musée de Caen lui avait consacré une exposition en 2002. En 2007, une autre avait eu lieu au musée d’art moderne et d’art contemporain (Mamac) de Nice, dont vous devez pouvoir trouver le catalogue (édité chez Gallimard) dans certaines bibliothèques.

Le musée a aussi un bistrot très sympa, à tarifs raisonnables, avec une programmation culturelle qui semble intéressante.

Et pour revoir quelques-uns des lieux que j’ai visités à Caen, voici les liens :

Mini SAL bonbons, préparation de la boîte

Le SAL bonbons terminé sur toile encollée Pour le mini SAL bonbons organisé par organisé par Muriel, sur le thème de bonbons, bien sûr, j’ai fini la broderie il y a déjà plus d’une semaine, mais il me reste à fabriquer une boîte adaptée. Je pensais la réaliser ce week-end, mais j’ai fait plein d’autres choses (chut…), du coup, j’ai juste découpé la cartonnette pour le couvercle et le fond et entoilé la broderie sur ma fine toile de lin. Je vais monter une boîte en cartonnette, la consolider en papier mâché, puis coller la broderie sur le couvercle avec une deuxième cartonnette.

À demain matin pour les derniers  » devoirs de vacances  » du SAL à la poursuite des souris ! Je viens de programmer l’article, je respecte les dates de Chantal / Arts cor 83 notre chef.

Les cartonnettes pour la boîte du SAL bonbons

Retrouvez toutes les étapes de ce SAL :

Et sur cette nouvelle page, dans la colonne de droite, les SAL en cours et les SAL terminés.

Rétrospective Bridget Riley au musée d’art moderne de Paris

Le musée d'art moderne de la ville de Paris Ce week-end, j’ai surtout travaillé à des … chut… surprises ! En attendant qu’elles arrivent à destination, voici dans les prochains jours quelques articles sur mes visites à Paris et à Caen, un peu de lecture, et quand même quelques petites choses que je peux vous montrer.

Demain 26 août et après-demain, la projection du film de Trafic Images, d’abord annulée, aura finalement lieu à la Carrière de Normandoux à Tercé, près de Poitiers, mais accompagné d’un autre groupe, la coopérative à bricole.

Jusqu’au 14 septembre 2008, le musée d’art moderne (MAM) de la ville de Paris organise dans ses espaces habituels d’exposition une Rétrospective Bridget Riley. Et bien, j’ai aimé les seules œuvres qui ne sont pas dans le style de l’artiste, des œuvres de jeunesse dans la première salle, des années 1950, dont des tableaux à la manière de Seurat (copie du Pont de Courbevoie).

La salle suivante fait carrément mal aux yeux et à la tête : nous entrons en pleine abstraction en noir et blanc, que Briget Riley explore à fond dans les années 1960. Bandes noires, carrés noirs, damiers noirs, cercles noirs… de différentes dimensions, suivant différentes combinaisons… Dans les autres salles réapparaît la couleur (enfin, d’abord seulement trois couleurs, puis un peu plus), et dans la dernière pièce, de grands tableaux plus récents (années 1990 et 2000), avec des couleurs pastel et des formes plus arrondies. Une salle est intéressante, qui montre comment l’artiste a tracé toutes ces formes géométriques, travaillé l’alternance des bandes de couleur, etc.

Si l’abstraction pure et dure n’est pas votre pain quotidien, passez votre chemin. Sinon, allez y vite! Et si vous ne savez pas, suivez ce lien pour avoir un petit aperçu de quelques-unes de ces abstractions. L’article est en anglais, mais les images n’ont pas besoin de traduction, et il y a de nombreux liens en bas de la page.

Et jusqu’à dimanche 7 septembre, dans le même lieu, n’oubliez pas l’exposition Peter Doig dont je vous ai déjà parlé.