Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Le Mans, accueil déplorable

Portail occidental de l'église Notre-Dame de Couture au Mans Il y a juste deux semaines, au retour de Caen, en train, j’avais prévu de m’arrêter la plus grande partie de la journée au Mans. Vent froid, fine bruine, ce sont les seuls éléments que la ville ne peut pas changer. Quand j’étais partie de Poitiers, je n’avais pas prévu cette escale et ne l’avais pas préparée. Grossière erreur ! Je savais juste qu’il y avait de collections intéressantes au musée de Tessé, en particulier des collections préhistoriques, de mémoire provenant de la grotte de Mayenne-Sciences et des céramiques grecques provenant de Gaule et présentées il y a deux ans dans une exposition qui a circulé dans les Pays-de-la-Loire et que j’avais vue lors de sa dernière étape, à Cholet. Au fait, je ne vous mets pas les liens, parce que même le site internet de la ville du Mans, que j’ai regardé à mon retour, est plein de bugs…

En arrivant à la gare donc. D’abord, réussir à en sortir, parce qu’elle est en travaux. Rechercher un plan dans le hall est inutile. Le tramway, tout neuf, passe devant. Le plan du réseau de tram et bus permet plus ou moins de s’orienter, il n’y a aucun fléchage extérieur, ni pour les piétons, ni pour les voitures. Et comme de nombreuses villes moyennes, il n’y a personne en vue, les rues sont désertes. En remontant la ligne de tram, je passe devant l’église Notre-Dame de la Couture, ancienne église de l’abbaye bénédictine Saint-Pierre-et-Saint-Paul, dans un état de conservation déplorable, mais avec un assez joli portail. Après une certaine errance, désagréable avec le fin crachin, je trouve enfin une flèche pour l’office de tourisme. Sauvée ? Et bien non… Une affichette signale sa fermeture le dimanche matin, mais qu’il y a une permanence dans la maison des piliers, avec un mauvais plan photocopié affiché sur la porte et surligné. J’essaye de mémoriser, un peu en vain. Je vise donc la cathédrale Saint-Junien. Un marché se tient à son chevet, c’est un peu plus vivant, et je trouve quelqu’un qui m’indique le chemin, à travers un quartier canonial assez intéressant d’un point de vue architectural. Mais déception : si le panneau tout neuf du label Ville d’art et d’histoire trône sur les deux façades de cette maison d’angle à pans de bois, il n’y a point de permanence. Et en ville, aucune indication, plaque ou fléchage de visite qui pourrait relever des obligations liées à ce label. Je suis passée devant le musée de la reine Bérangère, mais n’ai pas vu le musée de Tessé, ni l’enceinte romaine. J’ai préféré renoncer, manger une assiette-kebab en face de la gare (très bonne et avec un accueil très sympathique cette fois !) et prendre un train plus tôt que prévu. J’enverrai un mot la mairie et à l’office de tourisme, peut-être que je pourrai avoir un plan avant d’y retourner, c’est une gare où je transite à l’occasion si je vais à Rennes sans passer par Paris.

Si vous habitez au Mans et souhaitez me convaincre que la visite vaut la peine, envoyez-moi un commentaire ou un message !

ABC SAL, huitième étape

La huitième étape du SAL ABC Le SAL ABC est organisé par Grandma’s kitchen. Chaque mois nous est proposée une nouvelle grille. Je suis donc très en retard pour cette huitième étape, la prochaine grille ne va pas tarder à arriver ! Pour me faire pardonner, je vous mets la réalisation du mois (QR, avec remplacement de la couleur DMC 3078 jaune pâle par 754, rose très pâle), et le tout depuis le début. Chaque carré mesure 54 points de côté, soit 7,5 cm.

Les huit preières étapes du SAL ABC

Je vous rappelle que je la monterai sur le côté de mon meuble à loisirs créatifs en carton, sur le dessus duquel j’ai déjà monté une broderie.

Retrouvez toutes les étapes de ce SAL :

Première frivolité réalisée… avec succès

Première frivolité réalisée Après l’essai raté de l’autre jour, j’ai enfin trouvé l’astuce qui permet de transférer le nœud, surtout grâce au tuto de Bidouillette et au mode d’emploi en anglais conseillé l’autre jour par Elisabeth / La fée Poet. Et pour les gauchères (ce n’est pas mon cas), ce site anglais est extra, car il met aussi les images pour eux…

Le modèle est le dernier du livre : Frivolité de Bernadette Baldelli, Pierre Zech éditeur, 1999.

Je vous le montre pas encore repassé, il en faut un autre comme celui-ci pour les monter ensuite sur une petite pochette.

Je vais faire un autre essai avant d’attaquer un projet de taille, enfin, en difficulté pour une débutante, un projet commun la façon d’un SAL pour réaliser un marque-page celtique en frivolité mené par Bidouillette. Je vous montrerai ce que ça donne ! Il faut d’abord que je me familiarise au travail à deux navettes.

Mini album scrap

Mini album scrap Je vous ai montré l’autre jour ma préparation pour un mini album pour le défi mensuel d’août organisé sur le forum scrap et cartes de Thalie.

Il est proposé à partir d’un modèle du blog scrapbooking, peinture, art. J’avais donc déjà préparé les feuilles et les pliages.

Il me restait à assembler les trois éléments et à préparer 12 tags (genre d’étiquettes sur lesquelles coller les photos) à glisser dans les pochettes. Ils mesurent ici 6,5 sur 12,5 cm. Finalement, j’ai juste préparé ces tags en papier pour aquarelle, mais ne les ai pas reliés à la structure centrale, parce qu’il va d’abord falloir que je les peigne ! Je prévois de les emporter pour a croisière en Grèce, fin septembre début octobre… Affaire à suivre donc.

Exposition Peter Doig au musée d’art moderne de Paris

Le musée d'art moderne de la ville de Paris Jusqu’au 7 septembre 2008, le musée d’art moderne (MAM) de la ville de Paris organise avec la Tate modern de Londres (l’exposition y est passée en début d’année, après l’exposition Louise Bourgeois) une grande exposition sur Peter Doig, qui a entraîné le déménagement d’une grande partie du musée (et donc, je n’ai pas pu revoir la salle dada où je passe à chaque fois que je vais à une exposition au MAM). Je ne connaissais pas du tout Pater Doig. Pour la plupart, ce sont des tableaux de grand format, présentant des paysages naturels ou urbains, mais peints en intérieur, pas en plein air, d’après des photographies, des pochettes de disque, etc. Est-ce que j’ai aimé ? Et bien, je ne sais pas, j’ai surtout été surprise par l’ambiance étrange qui semble se dégager de ces toiles… N’oubliez pas de regarder le film, certes en anglais non sous-titré (mais avec un texte papier si vous n’êtes pas anglophone).

Et jusqu’à dimanche 24 août, dans le même lieu, n’oubliez pas l’exposition Jonathan Monk, qui fait écho à celle incluse dans le Superdome du Palais de Tokyo.

Papier bicolore

Papier bicolore bleu à inclusions de fragments rouges L’été est propice aux essais de papier recyclé maison. Zazimuth et sa filleule ont fait des essais la semaine dernière. Moi aussi…

J’avais laissé les feuilles à sécher sous presse pendant mon week-end à Paris. Voici le résultat. J’ai fait la pâte de base avec des enveloppes à l’intérieur bleu, et un mixage très fin. Puis j’ai ajouté de petits fragments de chemises cartonnées rouges que m’a envoyées Cath / Cathdragon.

J’ai laissé trempé les morceaux une heure dans la pâte à papier avant d’étirer les feuilles, le résultat me plaît bien, je ne sais pas encore ce que j’en ferai.

Gravitation, performance de Gilles Charrot

Performance Gravitation de Gilles Charrot à Caen le 8 août 2008 Le 8 août dernier, dans le cadre du programme d’animation de l’été, la ville de Caen avait invité l’artiste Gilles Charrot (en noir de dos à gauche de la photo) à une performance intitulée Gravitation, l’art des pierres en équilibre, qui avait lieu devant l’entrée du musée des Beaux-Arts et explique peut-être pourquoi, ce jour là, l’exposition En perspective, Giacometti était presque vide alors qu’il y avait foule autour des cordes délimitant l’espace de la performance.

Gilles Charrot a réalisé plusieurs performances dur ce thème de la gravitation, que vous pouvez voir sur son site personnel. Toute la journée, il a empilé sur des billes de bois des pierres de formes variées, défiant la force de gravité. D’après son site il devrait faire une autre prestation à La Rochelle les 12, 13 et 14 septembre 2008.

Caen, 9 août 2008, après la performance de Charrot Et comme il s’agit d’un art éphémère, le lendemain, il ne restait plus que les billes de bois d’un côté et les pierres de l’autre, attendant que les services municipaux viennent les enlever…

Et pour revoir quelques-uns des lieux que j’ai visités à Caen, voici les liens :

Carte avant le tournoi de carterie de septembre

Carte pour le défi de Thalie, semaine 33 Je me suis inscrite au tournoi organisé en septembre sur le forum scrap et les cartes diverses de Thalie. Chaque participante envoie trois petits objets de scrap, la gagnante du tournoi aura le lot complet. Pour accompagner mon envoi, j’ai fait une carte et en même temps répondu au défi hebdomadaire du 11 au 17 août, qui est un sketch de ce site de scrap. J’ai pris une feuille A4 de papier 260g marron, pliée en deux, collé un papier rose avec un tampon, et ajouté des découpages de fleurs à la place des fleurs prévues sur le modèle… Bon, ce n’est pas ma carte préférée…

Quatrième intercalaire, cartonnage

Intercalaire pour les livres de cartonnage Après l’intercalaire pour les livres de carterie, et ceux pour les livres de tricot et crochet, de dentelle et de recyclage et récupération qui vont mettre de l’ordre dans ma bibliothèque, voici celui que je viens de terminer sur le thème du cartonnage. Il est un peu brut, comme lorsque l’on fait du cartonnage avant l’habillage. J’ai donc pris des chutes de cartonnettes de récupération (boîte d’emballage de produits divers) et du kraft de récupération (enveloppes). J’ai juste inscrit le thème de la même façon un peu sommaire.

Les intercalaires que j’ai réalisés pour séparer les livres de loisirs créatifs dans ma bibliothèque :

Lecture : La fausse veuve, de Florence Ben Sadoun

Couverture de la fausse veuve de Ben Sadoun

Il y a un mois, j’ai reçu un mél de Violaine, du site Chez-les-filles.com. En lien avec les éditions Denoël, elle se proposait de m’envoyer le livre La fausse veuve, de Florence Ben Sadoun, à paraître le 25 août 2008 aux éditions Denoël donc (ISBN 978-2-207-26073-9, dépôt légal juin 2008). J’avais reçu le livre très vite, et vous en avais parlé aussitôt. Mais vous ne pouviez pas le trouver en librairie… Il va être mis en rayon dans le prochains jours, je vous remets donc l’article publié l’autre jour, complété avec des liens vers d’autres articles sur le même livre.

Retrouvez d’autres avis : Quoi de neuf Cécile, qui n’a pas trop aimé, pas plus que Praline. D’autres avis chez Bribes, Liliba, Sous le feuillage, le p’tit coin de lecture, lectrissima, Lily et ses livres, Paperblog, Chez Lorraine.

Ce livre, je ne l’aurai assurément pas acheté en librairie, surtout parce que c’est un petit livre (une centaine de pages en caractères assez gros, j’ai plutôt pour habitude d’attaquer des livres plus gros, surtout que je lis assez vite). L’auteure, Florence Ben Sadoun, est directrice de la rédaction de Première, journaliste à ELLE et chroniqueuse cinéma à France Culture. Plutôt prometteur. Puisque je l’ai reçu, je l’ai lu hier soir… et ça a été une bonne surprise.

L’histoire : la narratrice parle à son ami, d’abord dans le coma suite à un accident vasculaire cérébral. Puis réanimé, mais victime du locked-in syndrome. Mais si, ce syndrome, vous le connaissez ! Il a été rendu célèbre par Jean-Dominique Bauby et son livre, Le scaphandre et le papillon (paru chez Laffont et en poche chez Pocket). Son histoire fut adaptée l’année dernière au cinéma par Julien Schnalel, avec Matthieu Amalric dans le rôle principal (si vous n’avez pas lu ce livre, lisez-le, pour le film, il est sorti en DVD…). Ce syndrome donc dans lequel la personne est parfaitement consciente, mais incapable de faire le moindre mouvement, parfois juste un mouvement de paupière. Puis vient la confrontation avec l’ex-femme à l’hôpital, les longs trajets en train depuis la gare du nord, vers un lieu jamais nommé autrement que Le Vomi, mais qui ne peut être que Berck-sur-Mer… Et reviennent aussi des souvenirs d’enfance de la narratrice,  « juive berbère » comme elle se désigne. Et brusquement, on comprend que cet amant, c’est Jean-Dominique Bauby, même s’il n’est pas nommé.

Mon avis : après avoir été confronté au locked-in-syndrome de l’intérieur, par le récit de J.-D. Bauby, Florence Ben Sadoun nous livre l’autre côté de la barrière, celui de l’accompagnant, de son long parcours, de son deuil impossible puisque la personne aimée n’est pas décédée, mais quand même plus tout à fait vivante, et en tout cas plus comme avant. Au début, l’écriture est déroutante, mêlant dans une même phrase tutoiement et vouvoiement. Qui est ce tu, qui est ce vous ? L’amant devenu étranger ? Le lecteur auquel s’adresse le narrateur ? Puis, au fil des pages, des chapitres (très courts, deux, trois pages au maximum), je me suis habituée à ce style, suis entrée dans l’histoire, et l’ai dévoré en une heure à peine… Pas un grand livre, pas de la grande littérature (rien à voir avec les plus de 500 pages de Une histoire d’amour et de ténèbres d’Amos Oz, que j’ai commencé à la suite en fin de soirée), mais un récit poignant, plein de tendresse et de difficultés de la vie quotidienne qui tourne autour de l’autre, devenu absent, enfermé dans un hôpital lointain. Une question, quand même, est-ce bien un roman, ou un récit autobiographique ?

Logo de Chez les filles Le site Chez les filles.com (merci à eux et notamment à Suzanne) m’ont déjà envoyé ces autres livres, que j’ai parfois aimés, parfois pas du tout. Retrouvez-les sur la page des livres reçus pour critique.