Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Octobre, halloween se profile (2 et 3)

SAL octobre de Petite Fée Nougat, deuxième et troisième étape, une chauve-souris et un chaudron En octobre, halloween se profile… Aujourd’hui, je vous montre les deux premières cases proposées par Petite fée Nougat. J’ai choisi la chauve-souris et le chaudron…

Retrouvez toutes les étapes de ces SAL

L’arabe comme un chant secret de Leïla Sebbar

Couverture de l'arabe comme un chant secret de Leila Sebbar pioche-en-bib.jpgJ’ai pris ce livre sur une sélection de livres proposée par la médiathèque… tentée par cette auteure que j’aime bien (je vous ai parlé de Mon cher fils et d’un recueil de nouvelles qu’elle a dirigé, Une enfance algérienne). Il fait partie de la sélection des passeurs de monde(s) 2010 sur le thème Péninsules & Méditerranée(s). (avec de nombreuses lectures dans toute la région la semaine du 13 au 22 octobre).

Le livre : L’arabe comme un chant secret, récit, deuxième édition augmentée de Leïla Sebbar, éditions Bleu Autour, 2010, 111 pages, ISBN 978-2-35848-015-4 (première édition en 2007).

L’histoire : ce livre regroupe plusieurs textes de l’auteure sur un même thème. Née en 1941 d’un père algérien et d’une mère française (de Dordogne, dans la vallée de la Dronne), tous deux instituteurs, elle a été élevée dans la langue française, coupée de la langue de son père, qu’elle ne parle et ne comprend pas, mais en reconnaît la musicalité. Pourquoi son père a refusé qu’elle apprenne sa langue, celle des autres enfants dans la cour, dehors? Elle aborde aussi le rapport à la laïcité, l’impossibilité de parler de cette question avec son père, même après le retour en France et une fois devenue écrivain…

Mon avis : de beaux textes sur le rôle de la langue, de la double culture interdite, du colonialisme, de « l’intégration » ou plutôt de la désintégration de la culture d’origine, du non-dit avec le père, de la colère de la mère face à ce reproche de l’avoir coupée de ses racines, de la famille de son père…

Le Grand-Rond à Toulouse (6) : le David de Mercié

Le David vainqueur de Goliath de Mercié, au Grand-Rond de Toulouse, carte postale ancienne À Toulouse, en plus de Jeanne d’Arc et de Gloria Victis (en plus de ce dont je vous ai parlé, il y a aussi ce tirage à Châlons-en-Champagne) , vous pouvez découvrir cette très célèbre œuvre de Marius Jean Antonin dit Antonin Mercié (Toulouse 1845- Paris 1916), grand prix de Rome en 1868 avec Thésée vainqueur du Minotaure, vous pouvez découvrir David vainqueur de Goliath, créé en 1870 à Rome et présenté au salon des artistes français de 1872 sous le n° 1786 (page 277 du catalogue, attention il est précédé d’une présentation des artistes en pagination romaine, Mercié se trouvant page LXXIII). Il reçut pour ce David une médaille de première classe et présenta aussi un buste de Dalila en bronze sous le n° 1787. Le modèle original en plâtre est actuellement conservé au musée des Augustins à Toulouse, où l’État l’a déposé en 1874 (vous pouvez aussi découvrir une photographie du plâtre présenté au salon de 1874). À côté de lui, vous découvrirez un tirage en bronze de presque 2 m de haut. Si vous habitez ou passez à Paris, vous pouvez en découvrir un autre tirage au musée d’Orsay. Il y en a également beaucoup d’autres tirages dans toute la France, cette œuvre ayant été présentée comme la promesse de la future victoire de la France (David) sur l’ennemi prussien (Goliath), notamment lors de l’exposition universelle du Luxembourg en 1878. Mais si vous voulez (re)découvrir l’histoire de David et de Goliath, il y a un petit résumé sur dans le dossier pédagogique de l’œuvre au musée des Augustins (ah quelle époque sanglante… Qui plaignez vous le plus, Goliath ou saint Jean-Baptiste, dont la tête fut tranchée sur ordre d’Hérode après la danse de Salomé ?). Ce groupe sculpté de David vainqueur de Goliath a été vendu sur catalogue en six formats différents par le fondeur Barbedienne.

David est représenté comme un jeune homme nu, debout, posant le pied droit sur la tête de Goliath qu’il a vaincu. Il tient une épée dans la main droite, qu’il remet dans son fourreau tenu de la main gauche. Il est gracile, élégant, tête nue, avec un léger déhanchement.

Le David vainqueur de Goliath de Mercié, au Grand-Rond de Toulouse, copie, vue générale Sur l’exemplaire présenté actuellement au Grand-Rond (une copie), cette épée est fracturée et le bras gauche cassé.

Le David vainqueur de Goliath de Mercié, au Grand-Rond de Toulouse, copie, tête de GoliathVoici de plus près la tête disproportionnée de Goliath…
Le David vainqueur de Goliath de Mercié, au Grand-Rond de Toulouse, copie, le socle … et un détail du socle.

Pour information, suite à de nombreux actes de vandalisme, la ville de Toulouse a remplacé la plupart de ses statues dans les lieux publics par des copies, et mis à l’abri les originaux…

Les autres articles sur le Grand-Rond : le jardin et le kiosque (avec cartes postales anciennes) ; la chienne et la louve de Rouillard, le monument à Clémence Izaure ou les gloires de Toulouse (détruit).

Merci Virjaja, Capucine et Véro bis

Envoi de Capucine O, octobre 2010, 1, une ATC de fin d'été Tout d’abord, je vous invite à aller lire un article publié par la photographe Raphaël Colombi, qui a réussi l’exploit de réaliser une longue interview de mon père et de le faire parler sur une de ses réalisations! Vous pouvez aussi retrouver Raphaële Colombi sur le blog trottoir bleu… Ah, je pensais vous avoir montré une de ses photographies, que mon père m’avait offerte, mais je vous en ai parlé ici, sans vous montrer de photographie… Il faudra que je reprenne en photo mon mur de salon (celui sans bibliothèque…), un de ces jours…

Avant de passer aux photographies des envois reçus la semaine dernière, un grand merci à toutes ceux et celles qui m’ont souhaité un bon anniversaire hier! Je ferai un petit article dans la semaine… Il va falloir que j’augmente les étrennes de mon gardien d’immeuble, LOL!

Capucine O m’a envoyé deux grosses enveloppes à quelques jours d’intervalle… D’abord, une jolie fleur colorée au crochet, histoire d’illuminer l’automne… (je vais l’utiliser en marque-page).

Envoi de Capucine O, octobre 2010, 2, des cartes à publicité à dominante noire Des cartes à publicité sympathiques, une première série avec beaucoup de noir…

Envoi de Capucine O, octobre 2010, 3, des cartes à publicité colorées Des cartes à publicité très colorées… quelles tentations, tous ces spectacles sur Paris…

Envoi de Capucine O, octobre 2010, 4, de grandes cartes … et dans un autre envoi, des cartes de grande dimension (à peu près format A5), toutes très esthétiques.

Envoi de Virjaja en octobre 2010, la naissance du rocher de Palmer en cartes à publicité Virjaja me signale, avec une carte de Bordeaux, l’ouverture d’un nouveau lieu culturel, le rocher de Palmer à Cenon en Gironde. Je vous invite à visiter leur site internet, cela semble très prometteur, cette scène numérique des cultures du monde !

Envoi de Véro Bis, octobre 2010, 1, des cartes à publicité diverses Véro bis m’envoie aussi plein de cartes à publicité de sa région. J’ai un très gros faible pour celle que j’ai mise en haut à gauche, sur la politique culturelle de la ville de Tours. Un grand bravo au graphiste, qui a aussi décliné une série d’affiches, m’a dit Véronique.

Envoi de Véro Bis, octobre 2010, 2, des cartes à publicité à dominante rose mauve Dans une autre série, le rose/mauve semble à la mode!

Noël par Défi de toile (7)

SAL de noël de Défi de toile, la septième étape La semaine prochaine, je serai à l’université d’automne des professionnels de la médiation du patrimoine roman, sur le thème des cultes, déplacements et lieux de pèlerinage, organisée par la Région Poitou-Charentes avec le centre de culture européenne de Saint-Jean-d’Angély, le réseau des villes d’art et d’histoire de Poitou-Charentes, le rectorat de Poitou-Charentes, etc. Si vous êtes intéressés, cela a lieu à Pons, Saintes et Saint-Jean-d’Angély du 18 au 20 octobre 2010, il est encore (juste) temps de vous inscrire, plus d’informations à partir de la page d’accueil du service régional de l’inventaire du patrimoine culturel.

Pour cette septième étape du SAL de noël proposé Défi de toile, il s’agissait de broder le mot Christmas (pour la version en anglais que j’ai choisie)… Je vais surligner les textes en écru d’un fil plus contrasté…

SAL de noël de Défi de toile, les sept premières étapes Toutes les étapes de ce SAL :

Hypothermie de Arnaldur Indridason

Couverture de Hypothermie de Indridason pioche-en-bib.jpgJ’ai mis du temps à récupérer ce livre, réservé depuis longtemps à la médiathèque… mais j’étais loin dans la liste.

Le livre : Hypothermie de Arnaldur Indridason, traduit de l’islandais par Eric Boury, éditions Métailié, « Noir », 2010, 296 pages, ISBN 978-2-86424-723-4.

L’histoire : au bord du lac de Thingvellir, aujourd’hui. Alors qu’une femme vient passer le week-end pour décompresser dans un chalet d’été, elle y découvre son amie Maria pendue. Le légiste conclut au suicide, mais quelque chose fait tiquer le commissaire Erlendur. Comme la période est creuse, il va mener une enquête sur le mari, Baldvin, et rouvrir en parallèle des histoires anciennes de disparition, tout en continuant à s’interroger sur la disparition de son frère dans la lande quand ils étaient petits (histoire récurrente de romans en romans). Maria avait elle-même assisté quand elle était enfant à la noyade accidentelle (mais l’était-elle?) de son père ? Quel rôle a joué l’histoire fusionnelle avec sa mère, qui s’était immiscée jusque dans son couple ? Au décès de celle-ci, elle a sombré dans la dépression, voulu entrer en contact avec elle via des médiums… De son côté, Baldvin avait mené, en tant qu’étudiant, une dangereuse expérience sur l’un de leurs camarades. Que s’est-il passé dans ce chalet, et autrefois, avec ces disparitions?

Mon avis : ce n’est pas mon préféré d’Indridason, loin de là. Peut-être à cause de la première scène et son écho personnel ? Ou plutôt l’imbrication improbable des histoires, les relations enlisées du commissaire avec son ex-femme et ses enfants ? Le manque de profondeur et d’analyse sociale qui m’avaient plu dans les tomes précédents ? Une phrase par ci par là sur les désastreux investissements financiers du médecin, sur la spéculation immobilière, sur les superstitions, mais rien de plus… Ah, encore une chose, le correcteur de l’éditeur s’est endormi page 114 (« Elle vous avez » pour avait..).

Du même auteur, je vous ai parlé de La voix ; la Cité des jarres ; La femme en vert ; L’homme du lac ; Hiver arctique ; Étranges rivages.

Poitiers, coeur d’agglo, l’avancée du chantier en septembre…

Poitiers, coeur d'agglo, 15 septembre 2010, 1, place d'armes Cela fait un petit moment que je ne vous ai pas montré l’avancée du chantier de cœur d’agglomération à Poitiers, mais j’ai fait régulièrement des photographies… Je vous emmène donc pour une petite visite au fil des jours, en commençant par le 15 septembre 2010. La place d’Armes (euh, il faut que je lui donne son vrai nom, place du Général-Leclerc, même si personne ne l’appelle ainsi..), le remblaiement est presque achevé.

Poitiers, coeur d'agglo, 15 septembre 2010, 2, place d'armes et façades en ravallement Les bistrots qui n’ont plus de terrasse en profitent pour faire leur ravalement de façade, obligatoire avant deux ans… mais apparemment toujours pas pour le Printemps !

Poitiers, coeur d'agglo, 17 septembre 2010, 1, rue Saint-Hilaire Rue Saint-Hilaire, nous sommes maintenant le 17 septembre à 19h, les voitures ont décidé que les trottoirs étaient très accueillants là où les places de stationnement ont été supprimées. Depuis, des boules noires empêchent le stationnement, mais gênent beaucoup les personnes âgées qui, avec leur champ visuel plus restreint, se heurtent dedans… Rien n’est parfait, pourquoi ne pas tout simplement élargir le trottoir, ainsi, les familles avec enfants en poussettes, nombreuses à cause de l’école voisine, pourraient enfin marcher en toute sécurité et pas sur la rue…

Poitiers, coeur d'agglo, 30 septembre 2010, 1, place d'armes Un petit saut dans le temps, deux semaines plus tard, le 30 septembre. Des soubassements en ciment sont réalisés place d’Armes…

Poitiers, coeur d'agglo, 30 septembre 2010, 2, place d'armes …et les dalles, enfin, peut-on parler de dalles, elles sont très étroites, en calcaire de Bourgogne, commencent à être posées.

Poitiers, coeur d'agglo, 30 septembre 2010, 3, rue Victor-Hugo Dans la rue Victor-Hugo, ce sont des travaux sur les réseaux (il y eut une grosse fuite de gaz, mais sans explosion).

Poitiers, coeur d'agglo, 30 septembre 2010, 1, place d'armes, 3, place Aristide Briand Place Aristide-Briand (encore un lieu que personne n’appelle comme ça, la place devant la préfecture), la fontaine a été détruite.

Poitiers, coeur d'agglo, 6 octobre 2010, 1, devant l'office de tourisme Cette semaine, mercredi 6 octobre, sur ces nouveaux bancs installés à côté de la bande de circulation, j’ai vu une vielle dame tomber. Blanc sur blanc, avec la réverbération, elle ne les avait pas vus… Quant à la bande de roulement, il y a encore parfois des voitures stationnées dessus (comme sur la dernière photographie de cet article, et y compris une voiture de police guettant les voitures qui prennent la rue de l’université désormais réservée aux bus et aux riverains), mais elle est pas mal pour éviter les pavés aux poussettes, aux hauts talons, aux fauteuils roulants. En revanche, étrange, les travaux sont désormais achevés sur ce secteur (et sur le côté sud de Notre-Dame-la-Grande, avec une entrée de même type dans la nef de l’église), et il n’y a pas de ligne podosensible pour les aveugles et malvoyants. un oubli??? Il faudra quand même revoir ces bancs, pas beaux et visiblement dangereux (au sud de Notre-Dame aussi).

Poitiers, coeur d'agglo, 6 octobre 2010, 2, place Aristide Briand Place Aristide-Briand, les arbres ont presque tous disparu, seuls quelques jeunes individus ont été épargnés. Sans doute des arbres pas plus malades que ceux de la place d’armes… La communication de la ville sur le sujet est nulle, pourquoi ne pas dire qu’ils veulent de nouveaux arbres (et si possible pas des espèces invasives, voir le même article)? Au lieu de cela, un article maladroit dans le Poitiers magazine (gratuit produit par la municipalité) pour dire qu’il y a beaucoup d’arbres à Poitiers et que les arbres d’alignement ont une faible durée de vie…

Poitiers, coeur d'agglo, 6 octobre 2010, 3, rue Victor-Hugo Dans la rue Victor-Hugo, difficile pour les piétons de se faufiler entre les trous et les lycéens qui envahissent les trottoirs pendant la pause méridienne, sans compter les voitures sur un tronçon en principe fermé à la circulation… Il me semble qu’il y a bien beaucoup de riverains, ces derniers temps…

Poitiers, coeur d'agglo, 6 octobre 2010, 4, place d'armes Sur la place d’armes, la pause des dalles se poursuit…

Maintenant, je voudrais aussi rebondir sur d’autres articles parus dans la presse ces derniers jours. Le maire semble se plaindre du coût des horodateurs, 9000 euros pièce, ceux des stationnements enlevés récupérés, tant mieux, mes impôts ne cessent pas d’augmenter, 1000 euros de taxe foncière et 1200 euros de taxe d’habitation -il faut enlever la redevance TV, mais quand même- pour 95 m² pas en plein centre, contre 800 euros il y a deux ans. Mais il ne va quand même pas nous faire pleurer le prix des horodateurs neufs. Chaque horodateur dessert environ 8 voitures, parfois plus (10 pour l’un de ceux installés récemment dans la ruelle derrière le bureau). S’ils sont utilisés 8h par jour à 1,3 ou 1 euro de l’heure, ils sont amortis en trois à six mois selon les quartiers. Je
sais bien qu’il y a du stationnement résidentiel beaucoup moins « rentable » pour la commune (16 euros par mois, contre 92 euros pour les professionnels), mais quand même… Sur cette affaire, je suis contente de ne pas avoir de voiture, et quand j’utilise Otolis, le service d’autopartage, c’est pour aller en dehors du centre-ville, je ne suis donc pas taxée sur mon stationnement…

Je ne comprends pas non plus la communication municipale sur le « déficit colossal des parkings ». Le maire a parlé de 400.000 euros, mais il faut relativiser. Si l’on enlève les parkings Effia et Cordeliers, pas gérés par la ville, et l’arrêt minute du parking Toumaï à la gare, où peu de personnes payent, il reste un peu plus de 3000 places. Il suffit que chaque place soit utilisée une bonne centaine d’heures de plus sur l’année (en fait, 20 minutes par jour à 1 euro de l’heure) pour combler ce déficit… Rien que le transfert des abonnements de surface des résidents vers un abonnement en parking (quasi obligatoire vers Blossac par exemple, où la plupart des places ont été supprimées) doit combler une bonne partie de ce déficit… à condition que ces habitants ne choisissent pas de fuir le centre-ville, ce qui n’est pas gagné avec un supplément de stationnement de 30 euros par mois entre le parking en surface et celui en parking (tarif pour les riverains… pas pour les autres).

Retrouvez le feuilleton de cœur d’agglomération : Poitiers cœur d’agglomération, cœur de pagaille…, avant et après le grand bouleversement du 30 août 2010, puis cinq jours plus tard

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Un bonnet pour prématuré…

Ensemble pour prématuré : le bonnet Il y a quelques mois, Valérie / Au fil des fées avait lancé un appel pour la réalisation de layette pour l’hôpital de Perpignan, a ouvert un blog à part et proposait même des modèles spécifiques… Après la brassière, voici le minuscule bonnet… J’ai aussi assemblé le pantalon, pas encore les riquiquis chaussons, affaire à suivre.

Cinq monuments aux morts identiques de Maxime Réal del Sarte

Monument aux morts du Tréport par Réal del Sarte, carte postale ancienne Selon Annette Becker (Les Monuments aux Morts – Mémoire de la Grande Guerre, collection Art et Patrimoine, éditions Errance, 1991, notamment pages 24-29), Maxime Réal del Sarte a dressé 38 monuments aux morts et 16 monuments commémorant des faits d’arme, ainsi qu’une quarantaine de Jeanne-d’Arc. Je vous ai déjà montré les monuments de Sommières-du-Clain (Vienne) et de Briey (Meurthe-et-Moselle), sur lesquels je reviendrai prochainement. Je vous présente aujourd’hui ceux qui portent le groupe sculpté Je t’ai cherché est une œuvre qui fut exposée au Salon des Artistes Français en 1920 sous le n° 3396. Le sculpteur, Maxime Réal del Sarte, lui-même amputé de l’avant-bras gauche suite à une blessure près de Verdun le 29 janvier 1916, aurait pris comme modèle pour le soldat gisant Charles Eudes, un de ses camarades mort au front. J’en ai trouvé cinq pour le moment.

Il représente un soldat mort, allongé, en train d’être enveloppé dans un linceul par une femme penchée sur lui. Cette femme, qui porte une couronne végétale au-dessus d’un voile de veuve, représente la République en deuil. Elle tient dans la main droite une couronne végétale et maintient de la main gauche le linceul.

Celui de Ressons-sur-Matz a sans doute été commandé par l’intermédiaire de l’écrivain Jean Binet-Valmer (Jean-Auguste-Gustave Binet de son vrai nom, auteur de romans dit de mœurs, dont un intitulé Lucien, sur l’homosexualité, publié en 1910 ; Georges Simenon fut son secrétaire en 1922…), ami de l’artiste, qui participa à la reprise du village pendant la guerre 1914-1918 et y fut inhumé en 1940. J’aurais bien essayé de lire un roman de cet écrivain, mais il n’y en a aucun ouvrage à la médiathèque de Poitiers… Encore que le personnage de Binet-Valmer ne soit guère plus sympathique que Maxime Réal del Sarte, tous deux militants dans les ligues d’extrême-droite royaliste entre les deux guerres. Voici un récapitulatif des cinq monuments du même modèle que j’ai pu trouvés, il y en a peut-être d’autres (pour ceux d’autres modèles ou uniques, je vous les présenterai peut-être un jour…). Il me manque quelques données, en particulier sur les dates d’inauguration, mais voici un premier point.

Commune Date d’inauguration Lien externe Carte postale ancienne
Cérisy-la-Salle (Manche) Pas trouvée Relevé avec photographie sur Genweb. Désolée, je n’ai pas trouvé de carte postale ancienne…
Ressons-sur-Matz (Oise) 6 avril 1924 Relevé avec photographie sur Genweb, sur un site consacré aux monuments aux mortset dans un dossier établi par l’office du tourisme de l’Oise (voir page 34). Monument aux morts de Ressons-sur-Matz par Réal del Sarte, carte postale ancienne
Saint-Chély-d’Apcher (Lozère) 24 septembre 1922 Dossier sur un site consacré aux monuments aux morts et relevé avec photographie sur Genweb Monument aux morts de Saint-Chély par Réal del Sarte, carte postale ancienne
Sare (Pyrénées-Atlantiques) Pas trouvée Relevé avec photographie sur Genweb Monument aux morts de Sare par Réal del Sarte, carte postale ancienne
Le Tréport (Seine-Maritime) Pas trouvée Relevé avec photographie sur Genweb Monument aux morts du Tréport par Réal del Sarte, carte postale ancienne

Merci à tous et à toutes!

Cartes postales reçues de Vincent et Naina, Bidouillette et Jacky Ces dernières semaines, j’ai reçu plein de cartes et de cartes à publicité, ainsi que d’autres cadeaux… Je vais répartir votre générosité sur plusieurs articles, mais surtout, que chacun et chacune soient remerciés, n’hésitez pas à leur rendre visite sur leurs blogs! Et merci aussi à chacun de mes lecteurs, plus nombreux chaque mois, qui laissez ou non des commentaires.

Un petit montage de cartes postales. En haut à gauche, mon frère et sa femme Naïna m’invitent à visiter des grottes à Madagascar, Monique / Bidouillette / Tibilisfil, à droite, m’envoie un coucou de Paris et Jacky, qui a ouvert un nouveau blog, à la Bourboule…

Envoi de Véro Bis, septembre 2010, 1, lensemble Véro bis m’a envoyé des tas de cartes, voici la première livraison, les autres suivront dans un prochain article… qui rassemblera des envois de Virjaja, Capucine O et Véro bis. Demain, je passerai la journée au jardin (j’ai du bois à brûler), mais dimanche, j’ai prévu de préparer des tas d’envois en retard!

Envoi de Véro Bis, septembre 2010, 2, cartes et ruban gourmand Elle y avait ajouté un ruban très gourmand…

Envoi de Véro Bis, septembre 2010, 3, cartes à publicité … et plein de jolies cartes!