Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Un hôtel particulier du 16e siècle à Poitiers

Poitiers, hôtel particulier rue de l'Ancienne comédie, 1, la façade

Des hôtels particuliers des 16e et 17e siècles se cachent un peu partout dans Poitiers, je vous en ai déjà montré quelques-uns, comme l’hôtel de Beaucé (1554) ou l’hôtel du grand prieuré d’Aquitaine (construit en 1667). Celui-ci se trouve rue de l’Ancienne Comédie, aux n° 23 et 25.

Poitiers, hôtel particulier rue de l'Ancienne comédie, 2, la lucarne sur rur En fait, il faut surtout lever la tête vers la lucarne, le reste de la façade sur rue a été assez modifié au fil des siècles.

Poitiers, hôtel particulier rue de l'Ancienne comédie, 3, détail de la lucarne avec la date 1547 Tout en haut sur le fronton de cette lucarne, vous pouvez voir un cartouche portant la date de 1547. Au-dessus de ce cartouche se trouve un ange, en-dessous, un ruban décoratif, et de part et d’autre, un petit visage.

Poitiers, hôtel particulier rue de l'Ancienne comédie, 4, l'escalier dans la cour L’hôtel particulier par lui même se trouve dans la cour. Lorsque le porche est ouvert, on peut en apercevoir l’escalier semi-hors-oeuvre, c’est-à-dire construit en partie en dehors de l’alignement des murs.

Récital Alexandre Tharaud au TAP

Le parvis du théâtre auditorium de Poitiers

Ma saison 2010-2011 au Théâtre et auditorium de Poitiers (TAP) s’est achevée il y a un peu plus d’un mois déjà, avec un concert d’Alexandre Tharaud. Elle se poursuivra quand même jeudi prochain avec une rencontre de fin de saison et un concert complémentaire qui fera l’objet d’un enregistrement (post-scriptum: l’enregistrement a été reporté, le pianiste s’étant entaillé le pouce la veille…).

Le récital d’Alexandre Tharaud se composait de sonates de Domenico Scarlatti (1685-1757) et de la trentième sonate de Ludwig van Beethoven (1770-1827). Le programme devait durer presque une heure et demie avec un entracte… et il a finalement duré plus de deux heures… Visiblement, il a été séduit par la sonorité de la salle et nous a proposé toute une série de bis, ter, etc… dont le Tic toc choc de François Couperin (1668-1733)… Cela ne vous dit rien? Les auditeurs de France inter l’entendent tous les samedis à midi, c’est le morceau du générique de début de l’émission La prochaine fois je vous le chanterai de Philippe Meyer… En bonus, voici pour vous le lien vers le Tic toc choc de François Couperin enregistré en 2007 par Alexandre Tharaud…

J’ai adoré ce concert, même si les puristes vous auraient dit qu’il convient d’avoir des pianos différents pour ces pièces, pour mieux coller à la sonorité des instruments qui ont évolué au fil des décennies.

Un projet de frivolité à long terme chez Be Stitched

Première étape de la frivolité à long terme de Be stitched, en coton rouge Grâce à Monique / Bidouillette / Tibilisfil, cela fait un moment que je suis abonnée à la lettre d’information de Be Stitched. Elle propose dans les mois à venir un projet de Tate a long (faisons de la frivolité ensemble). J’ai choisi un fil de Défi de toile rouge pour ce projet… Un motif en carré pour cette première étape.

Vous pouvez en voir une autre version chez La fée Poet.

Un tour à la brocante dimanche dernier… ça grimpe!

Poitiers, escaliers de la grotte des druides, 1, première volée dans le sens montée

Pour ceux qui n’ont pas pu suivre mes liens hier pour le jardin de Gabriel Albert: le site du conseil régional de Poitou-Charentes étant inaccessible depuis hier soir, vous pouvez voir le diaporama ici, mais avec un environnement où il peut y avoir de la publicité…

Dimanche dernier, il y avait deux brocantes à Poitiers. J’ai commencé par celle du quartier des Rocs… Départ de chez moi, je prends les escalators de l’espace Toumaï près de la gare pour rejoindre la passerelle des Rocs ou grande passerelle. De là, je rejoins les escaliers de la grotte des druides… Une première volée de marches…

Poitiers, escaliers de la grotte des druides, 2, deuxième volée dans le sens montée Et surtout la deuxième, un peu plus raide et plus longue. En haut dans un square, une œuvre d’art dont je vous parlerai une autre fois…

Poitiers, 11 juin 2011, achat de tissu à la brocante des Rocs La brocante est à quelques centaines de mètres. Même s’il y avait 700m de stands, je n’ai presque rien acheté… mais suis très contente d’avoir trouvé ces soies à broder, en bon état et avec les cartons d’origine…

Poitiers, escaliers de la grotte des druides, 4, chemin d'accès Même chemin au retour, l’accès aux escaliers entre les murs en béton n’est pas trop encourageant…

Poitiers, escaliers de la grotte des druides, 3, deuxième volée dans le sens descente …mais les escaliers, c’est plus facile en descendant, non?

Poitiers, 11 juin 2011, achat de tissu à la brocante du Confort moderne De là, je reprends la passerelle, traverse le centre ville, redescends en passant par Sainte-Radegonde. Ensuite, remontée du pont neuf, direction le confort moderne. C’était la traditionnelle vente de disques couplée, depuis l’année dernière, à une petite brocante du quartier et à une présentation des commerçants. L’année dernière, j’avais acheté des tissus d’ameublement, des chutes du tapissier de la route de Nouaillé. J’ai récidivé avec tous ces tissus… juste pour 5 euros. Avant de rentrer, j’ai fait le tour de l’exposition De la neige en été (les œuvres sur le parking transformé en brocante étaient assez masquées). Bon, on va dire que j’aime beaucoup les cartes à publicité que réalisent le Confort moderne, mais beaucoup moins la plupart des expositions…

Manique pour l'anniversaire d'Anne-Lise en 2011 Avec le tissu à carreau:

Manique pour l'anniversaire de Cathdragon Avec un tissu rouge :

Rangement de rubans, 2, le dessus du couvercle avec les oiseaux

Avec le tissu marron :

L’enragé (tome 2) de Baru

pioche-en-bib.jpg Couverture du tome 2 de l'Enragé de Baru Baru avait gagné le grand prix de la bande dessinée d’Angoulême en 2010 et était donc le président de l’édition 2011 avec une exposition à la cité de la Bande dessinée (dans le bâtiment Castro). Avant d’aller au festival cette année, j’avais donc emprunté trois titres à la médiathèque, après Fais péter les basses, Bruno !, et le tome 1 de L’enragé, voici le tome 2 …

Le livre : L’enragé (tome 2) de Hervé Barulea, dit Baru (scénario et dessin), Baru et Ledran (couleurs), collection Aire Libre, éditions Dupuis, 2006, 61 planches, ISBN 978-2-8001-3800-9.

L’histoire : Anton Witkowsky, que tout le monde appelle Witko maintenant, a définitivement quitté sa banlieue de la cité de Oiseaux… qu’une seule personne lui rappelle désormais, son ancien ami beur, Mohamed Meddadi, devenu journaliste sportif. Le voici en route pour le championnat du monde à Las Vegas. Il ne fait pas le poids dans ce monde dur de la boxe : grosses voitures, belles filles, adversaire qui tente de le faire chuter… N’y a-t-il pas réussi, d’ailleurs, puisque nous voyons toujours des scènes de prétoires intercalées, jusqu’à ce que les deux récits se rencontrent…

Mon avis : je n’ai pas adhéré au style de Baru, au trait trop rageur, ni à ce scénario qui est somme toute sans doute celui de tous ceux qui brûlent les étapes, passent en quelques semaines de la banlieue au paquet de fric, par la boxe comme ici, mais ça doit être un peu pareil avec le foot… Même si Baru connaît le sujet, fils d’immigré (italien) travaillant dans une banlieue ouvrière de Lorraine, lui-même promis à une carrière scientifique quand il bifurque pour devenir prof de sport – pour avoir du temps pour lui… J’arrête ici ma découverte de Baru, pas envie de lire les albums plus anciens.

Logo top BD des blogueurs 2011 Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Le jardin de Gabriel Albert à Nantillé (Charente-Maritime)… suite

Couverture de l'Image du patrimoine sur Gabriel Albert

Je vous ai parlé il y a peu du jardin de Gabriel Albert à Nantillé (Charente-Maritime), à l’occasion de la fin de l’étude et de la publication du jardin de Gabriel Albert à Nantillé, près de Saint-jean d’Angély en Charente-Maritime, par mes collègues Thierry Allard et Yann Ourry (dans la collection des Images du patrimoine, n° 266, Geste éditions, 2011, Le jardin de Gabriel, l’univers poétique d’un créateur saintongeais, ISBN 978-2-84561-764-3, sous la direction de Fabrice Bonnifait et de Michel Valière). Il est bien sûr toujours disponible dans les bonnes librairies!

Vous pouvez maintenant en faire sa visite grâce au diaporama illustré accessible directement à cette adresse (environ 5 minutes au format vidéo). L’occasion de découvrir ce jardin de sculptures sous tous ses aspects.

Edit du 17 juin: le site du conseil régional de Poitou-Charentes étant inaccessible depuis hier soir, le lien précédent et les suivants ne fonctionnent pas, j’espère que ça sera réparé rapidement… En attendant, vous pouvez voir le diaporama ici, mais avec un environnement où il peut y avoir de la publicité…

Des visites seront par ailleurs organisées le samedi 18 juin 2011 de 14h à 17h (dans le cadre des journées du patrimoine de pays). Les auteurs du livre assureront la visite… et peut-être des dédicaces?

Et toujours en ligne : la visite virtuelle du jardin à partir du plan interactif (clic sur chaque point pour voir la statue et avoir accès à son dossier documentaire) des quelque 400 sculptures réalisées entre 1969 et 1989 et d’autres ressources en ligne sur le site de la Région Poitou-Charentes / service de l’inventaire général du patrimoine culturel.

SAL coquelicot de juin de Brodstitch (2)

SAL coquelicot de juin 2011, deuxième étape, une deuxsième fleur tête bêche En ce mois de juin 2011, Brodstitch organise un nouveau SAL pour réaliser un porte-clef aux coquelicots. Voici la deuxième étape, avec un deuxième coquelicot de l’autre côté et tête-bêche par rapport au premier. Pour les points arrière, j’ai finalement tout mis en noir…

Retrouvez toutes les étapes de ce SAL :

Défi photo : un petit coup de propreté?

Petite publicité personnelle pour commencer… Je serai dans les Deux-Sèvres à Parthenay (musée municipal, 1 rue de la Vau Saint-Jacques vendredi 17 juin 2011 à 18h30) à Parthenay pour parler à nouveau, comme à Saint-gelais il y a quelques semaines, de la représentation de la femme dans l’art roman en Poitou-Charentes. Vous pourrez aussi y voir l’exposition réalisée par la Région Poitou-Charentes / service de l’inventaire général du patrimoine culturel, exposition qui est aussi disponible en pdf à partir de cette page, avec un livre-jeu pour les enfants et un formulaire pour les communes, lycées, collèges et autres établissements scolaires ou associations qui souhaitent l’emprunter – gratuit à condition de venir la chercher et de la rapporter à Poitiers. Elle circulera également au cours de cet été en Poitou-Charentes, avec d’autres expositions, dans le cadre du festival des nuits romanes.

Poitiers, poubelles, juin 2011, 1, campagne de civisme

Le défi photo proposé par Monique / Bidouillette / Tibilisfil cette semaine est en pleine actualité à Poitiers, un petit coup de propreté? En effet, il y a ici un manque de civisme flagrant. Depuis quelques semaines, la ville de Poitiers a lancé une grande campagne de publicité sur le sujet (pas de bruit dans les rues le soir, utiliser les poubelles, ne pas se garer sur le trottoir, etc.), avec des affiches, des publicités dans la presse et des cartes à publicité… mais sans grand succès je trouve (oups, j’en ai envoyées avec l’ATC de mai, mais impossible de remettre la main sur celle des déchets…). Et cette semaine, la nouvelle interrogation vient des chewing-gums qui risquent d’envahir la place Leclerc avant même son ouverture officielle après les travaux… et réfléchit à des sortes de papier, support de publicité, à jeter dans la poubelle la plus proche avec le chewing-gum… Je suis dubitative, car si les gens n’utilisent pas les poubelles, pourquoi le feraient-ils plus avec ces papiers???

Poitiers, poubelles, juin 2011, 2, point de collecte de secours, place de la Liberté Côté propreté, si vous êtes absents aux jours de ramassage, il y a des points « propreté » en ville, comme celui-ci place de la Liberté… Propreté, ça reste à voir car il y a toujours plein de déchets à côté des conteneurs enterrés… et plein les rues en dehors des jours de ramassage, que ce soit pour le tout venant ou le recyclage…

Poitiers, poubelles, juin 2011, 3, poubelles pour le tri au parc de Blossac Dans les parcs, ici à Blossac, mais vous pouvez apercevoir les mêmes au jardin des plantes (voir le défi sur des bancs publics), il y a des poubelles pour le tri sélectif…

Poitiers, poubelles, juin 2011, 4, échantillon des poubelles publiques... Bon, je n’allais pas vous faire faire le tour de la ville pour vous montrer chaque poubelle… chaque type de poubelle plutôt, j’ai fait ce grand tour pour vous, et voici un montage de ce mobilier urbain… Tiens, je n’ai pas trouvé le nouveau modèle choisi pour Cœur d’agglo… elles ne sont pas encore en place (il va falloir faire vite, la place Leclerc dite place d’Armes est censée être ouverte pour la fête de la musique…).

Poitiers, poubelles, juin 2011, 5, Centre Presse où M. Echo parle des girouettes Désolée, M. Echo, l’article de la semaine doit vous paraître moins rigolo que celui de la semaine dernière sur les girouettes et les paratonnerres… Depuis la fusion des rédactions deux titres locaux, Centre Presse et la Nouvelle République, c’est M. Echo qui fait la différence en faveur du premier titre, je le lis toujours en premier, quitte à feuilleter le journal plusieurs fois, il n’a pas de place fixe… mais il a parlé de mon article la semaine dernière… un grand merci, ainsi notamment qu’à Philippe de Tout Poitiers, qui sélectionne certains de mes articles pour sa revue de presse web quotidienne, à Philippe de Coccinelle Poitiers et à tous ceux qui mettent des liens vers chez moi!

Le navigateur endormi de Abilio Estévez

Couverture de Le navigateur endormi de Abilio Estévez logo du chalenge 1% rentrée littéraire 2010pioche-en-bib.jpgJ’ai trouvé ce livre à la médiathèque dans la sélection des nouveautés.

Le livre : Le navigateur endormi de Abilio Estévez, traduit de l’espagnol (Cuba) par Alice Seelow, éditions Grasset, 2010, 488 pages, ISBN 978-2246749813.

L’histoire : sur une plage à l’ouest de La Havane (Cuba), en 1977, dans l’attente du cyclone Katherine. Dans un vieux bungalow (enfin, avec une salle de bain, où la vache est enfermée dans l’attente du cyclone), héritée d’un médecin américain, la famille Godínez se barricade en espérant que le cyclone ne sera pas trop violent. Trois générations vont vivre enfermés ensembles mais chacun de son côté cette nuit d’attente: les grands-parents (quatre-vingts-ans passés), les parents, la bonne de 90 ans, la fille de la bonne, les petits-enfants. Dans le calme avant la tempête, le jeune Jafet prend le large à bord du Mayflower, une méchante barque (barque et vaches étant détenus clandestinement et formellement interdits à Cuba), direction plein nord, la liberté aux États-Unis. Dans cette attente, chacun revit sa vie et celle des siens, y compris une partie de la famille partie aux États-Unis et une autre en France, l’esclavage, la guerre, la dictature de Batista, la révolution, etc. Tout de Cuba des années 1890 à 1977… et aussi de la vie intime des personnages (jusqu’aux diarrhées hémorragiques du grand-père, héritées de sa mère…)

Mon avis : « Le Proust des Caraïbes », dit Qué Leer sur la couverture… Je dirais roman fleuve et ch…t comme certains Proust! Si je ne l’avais pas sélectionné car entrant dans deux défis… je l’aurais sans doute abandonné vers la page 100. Je l’ai lu en entier, mais avoue avoir passé quelques pages ici et là… et renouvelé mon emprunt à la médiathèque pour arriver au bout. Je sais, il y a des fans de Proust… et de ce livre d’Estevez. Mais je ne suis pas entrée dans cette histoire immobile face à la mer en attendant l’arrivée d’un cyclone et en passant en revue l’histoire de Cuba et des habitants de ce bungalow (en vrai bois bien solide… c’est suffisamment répété…).

logo tour du monde en lecture Ce livre entre dans le cadre du défi du tour du monde des livres, organisé par Livresque, au titre de Cuba.