Archives par étiquette : polar

Blast tome 4, pourvu que les bouddhistes se trompent, de Manu Larcenet

pioche-en-bib.jpgCouverture de Blast tome 4, pourvu que les bouddhistes se trompent, de Manu LarcenetJe viens d’emprunter le tome 4 de Blast, de Manu Larcenet, sélectionné dans les nouvelles acquisitions de la médiathèque. Tiens, je m’aperçois que j’ai oublié de vous parler du tome 3… En attendant [voir désormais tome 3, la tête la première], vous pouvez relire Blast mes avis sur le tome 1, grasse carcasse et le tome 2, l’apocalypse selon saint Jacky.

Le livre : Blast, tome 4, pourvu que les bouddhistes se trompent de Manu Larcenet (scénario et dessin), éditions Dargaud, 2014, 202 pages, ISBN 9782205072730.

L’histoire : dans un commissariat quelque part dans une grande ville française, il y a pas mal d’années (les policiers fument dans le bureau… et les policiers qui reviennent aujourd’hui sur l’affaire pour un documentaire sont à la retraite). Confronté aux faits collectés par les enquêteurs, Polza Mancini continue à raconter sa vie jusqu’aux faits qui l’ont amené dans ce bureau. Toujours aussi obèse, il passe ses derniers mois d’hiver avec Roland et Carole, sa fille. Roland dessine des portraits pornographiques et révèle peu à peu à Blast son passé, jusqu’à ce qu’il commette le viol de trop sur sa fille… Quel est le rôle de cet emballage de barre chocolatée Funky ? Blast a-t-il bien tué Roland, Carole et quelques autres personnes croisées dans les tomes précédents?

Mon avis : comme dans les précédents albums, le noir domine, entrecoupé par quelques cases très colorées, les cauchemars, les dessins pornographiques de Roland et quelques planches de « Comics » de Jasper l’ours bipolaire, qui viennent donner comme une « respiration » dans la noirceur des planches et du récit. De même, bien que noires, certaines planches, généralement de nuit, montrent un nature de toute beauté (forêt, écureuil, rapaces, cerfs, renard, etc.) qui tranche avec la lourdeur du récit sur fond d’alcoolisme, de viol, d’inceste, de suicide. La forme narrative est aussi intéressante, avec d’un côté l’opposition interrogatoire par les flics / plongée dans la vie de Mancini  puis, dans la dernière partie, interrogatoire des flics à la retraite par le documentariste / récit des instants qui ont précédé le dénouement de l’affaire. Une série à découvrir absolument, une œuvre magistrale de près de 1000 planches au total qui ne laissera personne indifférent.

Manu Larcenet

Le combat ordinaire

Blast

Manu Larcenet et Daniel Casanave

  • Crevaisons (Une aventure rocambolesque du Soldat inconnu, tome 5)

Jean-Yves Ferri et Manu Larcenet

Le retour à la terre

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Juge Bao et l’auberge maudite, de Patrick Marty et Chongrui Nie

pioche-en-bib.jpgCouverture de Juge Bao et l'auberge maudite, de Patrick Marty et Chongrui NieAprès Juge Bao et le Phoenix de Jade, Juge Bao et le roi des enfants, Juge Bao et la belle endormie, j’ai lu le quatrième titre de la série de Patrick Marty et Chongrui Nie. Un livre emprunté à la médiathèque. [voir aussi la suite, le tome 5, Juge Bao et les larmes du Bouddha].

Le livre : Juge Bao et l’auberge maudite (tome 4 de la série Juge Bao), de Patrick Marty (scénario) et Chongrui Nie (dessins), éditions Fei, 2012, 157 pages, ISBN 978-2359660074.

L’histoire : En Chine, dans la province de He Zhong, sous la dynastie des Song du Nord au 11e siècle. Le juge Bao arrive dans une petite ville où des voyageurs disparaissent mystérieusement. Pour sortir la province de la famine, le juge propose un regroupement des silos par les notables, en payant mieux les paysans, ce qui ne plaît pas à ces notables qui complotent pour faire échouer ce projet. L’assistant du juge doit de son côté aller passer un examen à la capitale… alors que la princesse Xi revient dans l’histoire et veut faire valoir ses capacités de raisonnement.

Mon avis: Comme les autres titres de la série, cet album en noir et blanc est dans un format « à l’italienne » (horizontal), de 13 sur 18 cm. Le dessin au trait à l’encre est toujours aussi détaillé et rend très bien les visages, les détails d’architecture etc. Ce volume mélange savamment plusieurs histoires qui se déroulent en parallèle et s’entrecroisent parfois. Derrière l’enquête sur les disparitions de voyageurs apparaissent la grande misère des paysans, la cupidité des notables… et la grande justesse de jugement de Bao! Vite, je suis sur liste d’attente pour le tome 5 à la médiathèque!

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A la grâce des hommes, de Hannah Kent

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.comCouverture de A la grâce des hommes, de Hannah KentJ’ai reçu ce livre dans le cadre d’une opération Masse critique de Babelio, merci à eux et aux éditions des Presses de la Cité!

Le livre : A la grâce des hommes, de Hannah Kent, traduit de l’Anglais (Australie) par Karine Reignier, éditions des Presses de la Cité, 2014, 396 pages, ISBN 9782258104501.

L’histoire :  1828, dans la péninsule de Vatnsnes en Islande. Un homme et deux servantes ont été condamnés à mort pour le meurtre de deux hommes. En attendant la confirmation de la peine par la tutelle danoise, les prisonniers sont confiés à la garde de fermiers et un pasteur doit les assister dans leurs derniers mois. Agnes Magnúsdóttir se retrouve donc à travailler comme durant toute sa vie dans une ferme, peu à peu acceptée par le couple qui en a la garde et leurs deux filles. Elle a choisi comme directeur de conscience un jeune pasteur, Tóti. Au lieu d’écouter son enseignement (et celui du Christ), elle lui raconte sa vie, depuis sa naissance et son abandon par sa mère…

Mon avis: même si ce livre n’est pas en large vision, ce qui reste le plus confortable encore pour moi, j’aurais préféré qu’il soit vraiment imprimé en noir, pas en gris foncé… cela fait certainement peu de différence pour quelqu’un qui voit bien, mais cela m’a contrainte à ne pas pouvoir lire plus de 10 pages d’affilée… C’est peut-être à cause de cette lecture hachée que j’ai eu du mal à entrer dans le livre au début, puis au fil des pages, les passages à la première personne dans la bouche d’Agnes Magnúsdóttir (ou Jonsdóttir, qui est son vrai père?) se font de plus en plus nombreux pour entrecouper et vivifier la narration à la troisième personne. Quelques poèmes s’intercalent également, ainsi que des lettres officielles (rapports de police, échanges avec Copenhague). La forme est assez originale, le blizzard moins présent que dans d’autres livres sur l’IslandeL’histoire m’a rappelé Nuage de cendre, de Dominic Cooper, qui se passe aussi en Islande, quelques années plus tôt (1783). Des jeunes gens y étaient aussi condamnés à mort, mais avec un mode de jugement sans doute plus juste que celui proposé ici: comme je l’ai étudié en ethnographie, dans l’Islande sous tutelle du Danemark, les jugements de peine de mort étaient rendus par l’assemblée populaire annuelle traditionnelle, pas par un tribunal cantonal comme ici, puis confirmés à Copenhague. Un livre agréable et intéressant!

Ni chaud ni froid, de Minette Walters

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Couverture de Ni chaud ni froid, de Minette WaltersCela faisait longtemps que je n’avais pas lu de polar de Minette Walters, je n’en ai d’ailleurs jamais parlé sur mon blog… Un titre trouvé au rayon large vision (qui reste bien plus confortable pour moi) à la médiathèque.

Le livre: Ni chaud ni froid, de Minette Walters, traduit de l’anglais par Philippe Bonnet, éditions Stock, 2000 (lu en édition A vue d’œil, 2001, 256 pages).

L’histoire: entre juin 1998 et mars 1999 à Sowerbridge, en Angleterre. Une vieille dame et sa garde-malade ont été sauvagement assassinées, un voisin, Patrick O’Riordan, a été arrêté, les bijoux de la vieille dame ayant été retrouvés chez lui. Il est Irlandais, handicapé d’un bras depuis que son père l’a frappé il y a longtemps, vit avec sa mère elle aussi handicapée, clouée dans un fauteuil roulant. A l’approche du procès, la mère est l’objet de nombreuses menaces, Siobahn Lavenham, une voisine irlandaise aussi, s’en inquiète et s’en ouvre à la police, qui ne la prend pas au sérieux jusqu’à ce que le jour de l’ouverture du procès, leur maison, évacuée le matin même, prend feu, et un cadavre est retrouvé à l’intérieur…

Mon avis: un polar beaucoup moins sanglant que d’autres que j’ai lus de la même auteure! Je ne sais pas si c’est l’état de mon cerveau, mais j’ai eu beaucoup de mal à suivre le récit non linéaire. Même si la date est indiquée au début de chaque changement (24 juin 1998, 8 mars 1999 23h30, 10 février 1999, 8 mars 1999 23h45 pour le début), le suivi temporel m’a semblé bien compliqué… Le récit est pourtant bien ficelé, avec un dénouement inattendu, mais il manque un petit je ne sais quoi, peut-être l’approfondissement des relations entre Anglais et Irlandais, au-delà de quelques clichés? Un roman court (250 pages en large vision, 160 en Pocket), mais qui n’est pas, et de loin,le meilleur que j’ai lu de Minette Walters!

Logo God save the livre Ce livre entre dans le défi God save the livre, saison 3, organisé par Antoni / passion livres. Il s’agit de lire un ou plusieurs livres anglais d’ici fin février 2014 et atteindre l’une de ces catégories : « Duty Harry » (1 livre lu), « Prince Charles » (5 livres), « Prince William » (10 livres), « Lady Di » (15 livres), « The Beatles » (20 livres et plus), « Queen Mom » (au moins un livre en VO)…

La chambre bleue de Mathieu Amalric

Affiche de La chambre bleue de Mathieu AmalricSortie cinéma samedi dernier avec un film court (1h15), La chambre bleue de Mathieu Amalric, adapté d’un roman de Georges Simenon dont je ne me souvenais pas.

Le film: de nos jours dans un petit village, Saint-Justin dit un panneau entraperçu. Julien Gahyde [Mathieu Amalric], entrepreneur d’engins agricoles, marié à Delphine [Léa Drucker], une charmante petite fille, est rentré depuis 4 ans dans son village natal après un séjour à Poitiers. Il y retrouve une amie d’enfance, Esther Despierre [Stéphanie Cléau], la pharmacienne, et noue avec elle une relation adultère passionnée. Le voici arrêté, dans un commissariat puis dans le bureau du juge d’instruction [Laurent Poitrenaux], qui est mort? Que s’est-il passé?

Mon avis: deux lieux principaux, la chambre d’hôtel (bleue…) et la salle d’interrogatoire du commissariat, quelques autres lieux, la plage et les rues (avec les murs ornés des coquillages de Danielle Aubin-Arnaud sur l’île Penotte) des Sables-d’Olonne, une belle villa à l’architecture contemporaine, un palais de justice au décor intéressant (celui de Baugé dans le Maine-et-Loire), La Flèche dans la Sarthe qui figure Saint-Justin-du-Loup. Mais surtout une intrigue bien menée (je ne me souvenais plus du tout de l’histoire, dont il y a pourtant eu de nombreuses adaptations), un choc de deux personnages formidablement joués par Mathieu Amalric et Léa Drucker.

Bibliothèque polars avec la série des SimenonLa transposition des années 1960 du roman à nos jours est réussie, il faut que je regarde si ce titre figure dans les Simenon qui sont soigneusement rangés dans ma bibliothèque… mieux que l’étagère du dessous où vous pouvez revoir mes serre-livres chats!

Juge Bao et le roi des enfants, de Patrick Marty et Chongrui Nie

pioche-en-bib.jpgCouverture de Juge Bao et le roi des enfants, de Patrick Marty et Chongrui NieAprès Juge Bao et la belle endormie et Juge Bao et le Phoenix de Jade, j’ai lu le deuxième titre de la série de Patrick Marty et Chongrui Nie. Un livre emprunté à la médiathèque. [Voir aussi la suite: Juge Bao et l’auberge maudite, le tome 5, Juge Bao et les larmes du Bouddha].

Le livre : Juge Bao et le roi des enfants de Jade (tome 2 de la série Juge Bao), de Patrick Marty (scénario) et Chongrui Nie (dessins), éditions Fei, 2010, 156 pages, ISBN 978-2359660012.

L’histoire : En Chine, sous la dynastie des Song du Nord au 11e siècle. Le juge Bao et sa troupe font escale dans une petite ville gouvernée par un juge ami de Bao, veuf depuis quelques amis et plus poète que juge… La prison est vide, et pourtant, au pied des remparts, une jeune fille vient d’être trouvée morte et les marchands sont rackettés par des groupes d’enfants, même s’ils s’en plaignent en privé mais préfèreraient ne pas mêler le juge à leurs affaires. Deux jeunes filles protégées par une riche tenancière de bordel disparaissent, un autre cadavre de jeune fille est retrouvé, que se passe-t-il dans cette ville? Qui est cet individu masqué qui dirige les enfants?

Mon avis: Comme les autres titres de la série, cet album en noir et blanc est dans un format « à l’italienne » (horizontal), de 13 sur 18 cm. Le dessin au trait à l’encre est toujours aussi détaillé et rend très bien les visages, les détails d’architecture etc. Très documenté sur le fonctionnement de la justice et les costumes, ce tome aborde la corruption, mais aussi les mariages arrangés et  la prostitution « de luxe ». Le personnage du vieux marchand de soie aveugle est aussi intéressant, le jeune assistant fougueux du juge est plus calme que dans le tome précédent. Vite, il faut que je trouve la suite à la médiathèque!

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96 heures de Frédéric Schoendorffer

Affiche de 96 heures de Frédéric SchoendorfferUn temps épouvantable dimanche, pluie et vent… Du coup, avec des amis, la sortie promenade s’est transformée en sortie cinéma. Au méga cinéma où je ne vais jamais seule, les salles ont plus de visibilité qu’en ville, mais l’ambiance du hall genre supermarché (où je ne vais jamais) ne me sied guère… Et ceux qui disent qu’on s’y stationne mieux qu’en ville ont tort! Gratuit certes, mais quelle pagaille sur le parking et pour en sortir! Nous avons donc vu 96 heures de Frédéric Schoendorffer, dans une salle quasi vide (les spectateurs choisissaient d’autres films plus populaires…).

Le film: en région parisienne de nos jours. Gabriel Carré (Gérard Lanvin), commissaire de la brigade de répression du banditisme, doit aller assister ce soir soit boire un coup avec son assistante, Camille Kancel (Laura Smet), qui passe aujourd’hui son concours de commissaire de police, soit assister avec sa femme,  Françoise (Anne Consigny) à l’anniversaire de mariage d’amis. Cela ne sera ni l’un ni l’autre, au petit-déjeuner, un trio de truands fait irruption chez eux. L’un garde la femme, les autres embarquent le flic pour aller « extraire de prison » Victor Kancel (Niels Arestrup). Les documents sont en règle, son avocat maître Francis Castella (Cyril Lecomte), présent sur place, ne s’y oppose pas. Et voici Gabriel Carré emporté pour 96h de garde à vue prisonnier dans une villa, où les truands, Abdel (Slimane Dazi) en tête, tenteront d elui faire avouer qui a dénoncé Victor, surtout pour savoir qui a volé l’argent l’année précédente chez l’avocat. Ca se complique, la fille de Victor, Marion Reynaud (Sylvie Testud) est l’amante de Gabriel Carré, qui refuse d’avouer alors que son adjointe sent que quelque cloche et se met à sa recherche…

Mon avis: un polar mené avec lenteur, très peu d’hémoglobine (enfin, quelques assassinats quand même, mais montrésrapidement). Impossible de ne pas penser à son rôle dans Quai d’Orsay quand Niels Arestrup tourne les pages de son dossier judicaire. Sa confrontation avec Gérard Lanvin tourne au duel de deux grands acteurs, tournant en dérision le style convenu du polar. Le Canard enchaîné et Télérama (entre autres) avaient beaucoup de réserves sur ce film, mais c’est un instant de divertissement sympathique, à défaut d’être un grand film. La villa où est séquestré Gabriel Carré me disait quelque chose, mais impossible de la retrouver dans mon « catalogue mental ». Et puis la nuit portant conseil, au réveil le lendemain, mais oui mais c’est bien sûr… une villa de l’architecte Robert Mallet-Stevens. Un petit tour sur le site de l’architecte et j’ai trouvé, c’est celle du couturier Paul Poiret à Mézy-sur-Seine dans les Yvelines, construite en 1921-1923 et laissée inachevée et rachetée en 1934 par vicomtesse Elvire Foy (née Popesco) qui a complété les travaux (suivez les deux liens qui aboutissent à des pages différentes, la première avec photographie, la seconde avec des explications architecturales).

Juge Bao et le Phoenix de Jade, de Patrick Marty et Chongrui Nie

pioche-en-bib.jpgCouverture de Juge Bao et le Phoenix de Jade, de Patrick Marty et Chongrui NieAprès Juge Bao et la belle endormie, j’ai lu le premier titre de la série de Patrick Marty et Chongrui Nie (voir aussi le tome 2, Juge Bao et le roi des enfants et le tome 4, Juge Bao et l’auberge maudite, le tome 5, Juge Bao et les larmes du Bouddha). Un livre emprunté à la médiathèque.

Le livre : Juge Bao et le Phoenix de Jade (tome 1 de la série Juge Bao), de Patrick Marty (scénario) et Chongrui Nie (dessins), éditions Fei, 2010, 156 pages, ISBN 978-2359660005.

L’histoire : En Chine, sous la dynastie des Song du Nord au 11e siècle. Le juge Bao est envoyé par l’empereur pour enquêter sur l’usage de subsides qu’il y a envoyé pour reconstruire une partie de la préfecture du nord-est détruite par un incendie. A peine arrivés, ils sont interpellés par une vieille femme mourante qui veut attirer leur attention sur son fils qui croupit depuis trois ans en prison, accusé d’un meurtre qu’il nie. Après avoir envoyé son adjoint comme infiltré dans la prison, le juge Bao acquiert la certitude que le juge local, le préfet et les notables ont mis en place un système pour incarcérer des innocents et s’accaparer leurs biens…

Mon avis: Cet album en noir et blanc est dans un format assez inhabituel, 13 sur 18 cm « à l’italienne » (horizontal). Le dessin au trait à l’encre est très détaillé et rend très bien les visages, les détails d’architecture etc. Côté scénario, entre meurtres, corruption et arts martiaux, le lecteur ne s’ennuie pas! Vite, il faut que je trouve le deuxième tome à la médiathèque!

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Dans la tête, le venin, de Andrea Japp

Logo de pioché en bibliothèqueCouverture de Dans la tête, le venin, de Andrea JappJe commence à avoir du mal à trouver des livres qui m’intéressent au rayon « large vision » de la médiathèque. Cette fois, j’ai opté pour un polar [de la même auteure, voir aussi La femelle de l’espèce].

Le livre: Dans la tête, le venin, de H. Andrea Japp [Lionelle Nugon-Baudon], éditions Calmann-Lévy, 2009, 266 pages, ISBN 9782702139677 (lu en large vision aux éditions Libra Diffusio).

L’histoire: en 2008, à Neuilly et Paris, deux adolescents gothiques à tendance satanisque sont assassinés à quelques heures d’écart, la fille égorgée, le garçon sauvagement écorché encore vivant. La villa où la fille a été retrouvée appartenait à un homme, un pédophile, lui aussi assassiné il y a quelques mois mais à New-York. Yves, un profileur français formé il y a quelques années par Diane Silver à Quantico, aux Etats-Unis, fait appel à sa mentor, toujours en pleine déprime, qui boit et fume trop, 15 ans après le meurtre sauvage de sa propre fille, Leonor. Un quatrième meutre est rapproché des autres, un homme également écorché, également pédophile, au Mexique cette fois. En parallèle, elle est confrontée à un tueur en série qui tue des prostituées à Boston et doit supporter un étrange stagiaire, un avocat d’affaire qui dit vouloir se convertir au droit pénal. Qu’est-ce qui relie toutes ces affaires?

Mon avis: Un polar noir et violent, moins néanmoins que ceux de . Les premières victimes sont des « salauds », pédophiles ou adolescents qui envisagent le meurtre de leurs proches (le garçon a déjà étouffé un bébé dans sa poussette). La profileuse est désagréable, alcoolique, déprimée, favorable à la peine de mort voire au meurtre pur et simple des psychopathes. Malgré l’inefficacité de la peine de mort sur la prévention de la criminalité et les erreurs judiciaires, les Etats-Unis ne semblent pas près d’y renoncer, Claude Gueux de Victor Hugo reste une lecture à recommander à chacun! Ce polar est bien mené et j’aime bien la fin qui reste ouverte, au lecteur d’interpréter la dernière page… en attendant de lire la suite, Une ombre plus pâle. J’ai bien envie de lire d’autres titres de cette auteure française que je découvre (finalement, les problèmes de vue  n’ont pas que du mauvais), s’ils sont disponibles en large vision à la médiathèque. Sinon, il faudra que j’attende quelques mois de plus!

Petit clin d’oeil à Zazimuth, le chat de la flic qui annonce à Sara la mort de sa fille s’appelle Mousse (p. 89 de l’édition que j’ai lue)! Par ailleurs, j’ai relevé des expressions bizarres. Un exemple parmi d’autres, je n’ai jamais entendu parler de bleu bébé mais plutôt de bleu layette. Par ailleurs, Victor a l’âge d’être au collège, pas au lycée… Mais bon, ce sont des détails!

L’arbousier de Ruth Rendell

Logo God save the livreLogo de pioché en bibliothèqueCouverture de L'arbousier de Ruth RendellUn livre trouvé au rayon large vision de la médiathèque. Il y a plusieurs éditeurs en basse vision, celui-ci est très confortable!

Le livre : L’arbousier de Ruth Rendell, traduit de l’anglais par Martine Leroy-Battistelli et Yves Sarda, éditions Denoël, 1992 (lu en basse vision aux éditions encre bleue, collection Grands caractères basse vision corps 18, 1999, 234 pages).

L’histoire: au début des années 1990, Petra, la narratrice, retourne pour la première fois aux Baléares, à Majorque. Retour quarante ans plus tôt. Une famille anglaise, les parents, les deux enfants, Petra, 13 ans et Piers, 16 ans, et une cousine espagnole, Rosario, du même âge que Piers, passent des vacances sur l’île, qui n’est pas encore touristique. Les enfants font la connaissance de Will, un autre anglais, 13 ans aussi, qui s’ennuie. Après des jours à la plage, ils décident d’aller visiter une maison réputée hantée. Le lendemain, alors que les quatre parents partent en excursion avec les deux plus jeunes, les deux aînés ont décidé de rester ensemble… au retour, ils ont disparu. Que leur est-il arrivé? Fugue, meurtre?

Mon avis: Un rythme très lent, une histoire dévoilée peu à peu par la narratrice. D’un côté des vacances de rêve dans un lieu pas encore touristique (mais qui le sera bientôt… et son père y est pour quelque chose en étant devenu investisseur de travaux publics), de l’autre, une ambiance lourde, l’emploi de l’imparfait pour Piers et Rosario, on devine qu’il leur est arrivé quelque chose, mais leur disparition n’est annoncée qu’à la moitié du livre. Plus que l’énigme de cette disparition, c’est sa conséquence sur les parents, la narratrice qui prend de l’importance, jusqu’au dénouement final… Ça fait du bien, parfois, de lire un polar psychologique lent sans effusion de sang!

Logo God save the livre Ce livre entre dans le défi God save the livre, saison 4, organisé par Antoni / passion livres. Il s’agit de lire un ou plusieurs livres anglais d’ici février 2015 et atteindre l’une de ces catégories : « Duty Harry » (1 livre lu), « Prince Charles » (5 livres), « Prince William » (10 livres), « Lady Di » (15 livres), « The Beatles » (20 livres et plus), « Queen Mom » (au moins un livre en VO)…