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Le village de l’Allemand de Boualem Sansal

Couverture du journal de l'Allemande, de Sansal Logo des coups de coeur de la blogosphère À l’occasion du 65e anniversaire de la libération d’Auschwitz, Arte rediffuse ce soir la première partie de Shoah, de Claude Lanzmann. L’occasion aussi pour moi de vous parler d’un livre en rapport avec le sujet.

Theoma organise le challenge les coups de cœur de la blogosphère, que je regroupe pour ce qui me concerne sur cette page. J’ai commencé par un livre proposé par Amanda Meyre (qui a eu les honneurs de l’article de Télérama dont je vous ai parlé lundi et qui a parlé du livre ici). J’ai emprunté ce livre à la médiathèque.

pioche-en-bib.jpgLe livre : Le village de l’Allemand ou le journal des frères Schiller, de Boualem Sansal , Gallimard / NRF, 264 pages, 2008, ISBN 978-2070786855.

L’histoire : deux frères, de mère algérienne et de père allemand, arrivés enfants chez un oncle en France, en banlieue parisienne, sans retourner en Algérie. L’un est ingénieur, l’autre, viré de l’école en CM2, se débrouille dans la cité. Le 24 avril 1996, l’aîné, Rachel, s’est suicidé aux gaz d’échappement… Depuis deux ans, il était à la dérive et a laissé à son frère, Malrich, un journal, qui lui est remis quelques mois après sa mort par le commissaire de police. Malrich découvre alors que ses parents ont été massacrés le 24 avril 1994 à Aïn Deb, un petit village des montagnes algériennes, et enterrés pour leur mère sous son nom de jeune fille et pour son père, sous son nom hérité du maquis algérien. Rachel avait vu l’information à la télévision, s’était rendu sur place avec bien des difficultés, puis avait découvert des documents prouvant que son père avait un passé de criminel nazi, chimiste dans les camps de la mort… Rachel avait alors délaissé son travail pour aller sur les traces de son père, voulant payer le prix que celui-ci n’avait pas payé… Quant à Malrich, il fait le parallèle entre ce qu’il découvre dans le journal de son frère et l’embrigadement des jeunes de la cité par des extrémistes islamistes.

Mon avis : il y a quelque chose qui m’a gêné dans ce livre, je ne sais pas exactement quoi… Pas le suicide, ni le cheminement de Rachel puis de Malrich, que nous suivons par l’intermédiaire de deux journaux qui s’entrecroisent. Pas la forme narrative non plus, assez originale et très efficace. Plutôt sans doute la mise en parallèle de la Shoah, du GIA et de l’islamisation des cités, par le biais de l’embrigadement principalement. Ou bien le fait que l’on puisse se sentir responsables des crimes de ses parents jusqu’à se suicider soi-même ? Je ne regrette pas d’avoir lu ce livre, mais il me laisse un petit quelque chose d’inexprimable… J’ai été beaucoup plus sensible au récit précédent de Baoulem Sansal, Poste restante : Alger, que j’ai lu avant d’ouvrir ce blog.

logo tour du monde en lecture J’ai sélectionné ce livre pour le tour du monde en lecture proposé par Livresque.

Logo du challenge ABC critique de BabelioJ’ai sélectionné ce livre pour le défi ABC critique organisé par Babelio.

De la lecture…

Carnet de lecture Vous vous souvenez de mort d’un jardinier de Lucien Suel ? Mon père m’a signalé un intéressant article sur langue sauce piquante, le blog des correcteurs du journal Le Monde, dans lequel vous pourrez lire l’explication de l’auteur sur l’utilisation des (rares) ponctuations de ce livre… Et je vous conseille aussi de lire La patience de Mauricette, toujours de Lucien Suel.

Cette semaine, Télérama consacre une enquête aux blogs de lecteurs (et surtout lectrices) et à leur place par rapport à la critique  » officielle  » et le rapport aux livres… L’occasion pour moi de vous préciser quelques points. Je lis beaucoup depuis que je suis toute petite, et ne vous parle pas de tous les livres que je lis… Jusqu’à il y a quelques mois et mon ralliement au classement du classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Mes BD à moi, je ne vous parlais pas ou très peu de BD.

Comment je choisis mes lectures ? Il y a d’abord les critiques, sur celles de Télérama, du Monde des livres et du Masque et la plume sur France Inter, rarement le magazine littéraire, qui m’énerve un peu… Il y a aussi le choix des libraires et des bibliothécaires, qui peuvent mettre en avant des livres, sur des thèmes par exemple. Il y a encore les lectures, notamment pour la poésie avec la maison de la poésie de Poitiers. Enfin, il y a les lectures sur les blogs… Au fur et à mesure que je repère des livres qui peuvent m’intéresser, je les note dans le petit carnet offert par Emmanuelle (et avant, sur des petites feuilles volantes, il y en a encore dans la couverture). Mais au moment de faire mon papier sur le blog, plusieurs semaines plus tard, je ne relis pas les critiques, pour ne pas être trop influencée. Quant aux livres, j’en achète quelques-uns, j’en reçois d’autres (je vous le dis toujours), mais la majorité proviennent de la médiathèque. Ensuite, comme dit Télérama, mon avis est assez sur le mode j’aime ou j’aime pas, parfois avec des arguments. L’analyse du style ne m’intéresse absolument pas, quand des étudiants me posent des questions dans les commentaires ou par des messages, je le leur dis), l’analyse littéraire me rase depuis la prépa… et si l’on veut connaître l’intention d’un auteur, quand il est vivant, on lui pose la question ou on lit des interviews sur lui (voir plus haut) plutôt que de demander aux lecteurs, n’est-ce pas, Mimi, étudiante dont vous pouvez lire la question (et ma réponse qui n’a pas dû lui plaire, elle n’a pas remercié…) ici.

Et si certains lecteurs pourraient être tentés par monnayer leurs avis (par la publicité, un emploi de critique officiel, la réception de livres en service de presse), ce n’est pas mon cas, il n’y a pas de publicité sur mon blog, si je reçois des livres, je suis libre d’en dire ce que je veux.

Etrangère au paradis, de Rodolphe

Couverture de Etrangère au paradis, de Rodolphe pioche-en-bib.jpgAprès avoir lu Les petits meurtres, j’ai sorti de la médiathèque le second volet des enquêtes du commissaire Raffini.

Le livre : Étrangère au paradis (une enquête du commissaire Raffini), de Rodolphe, collection Grand cabinet noir, éditions les Belles Lettres, 2003, 167 pages, 978-2-251-77169-44. Il a été adapté de la bande dessinée créée par Rodolphe et Maucler, qui comprend 9 albums alors que seuls deux polars semblent être parus… J’essayerai de trouver ces bandes dessinées, à l’occasion…

L’histoire : dans un quartier chic de Suresnes, à la fin des années 1950. Une jeune fille est découverte assassinée par deux policiers en patrouille. L’enquête est confiée au commissaire Raffini. Dans la villa, un disque, Étrangère au paradis, de Gloria Lasso… et un magnétophone où une jeune fille raconte son enfance, pauvre, avec sa mère, son beau-père, puis à la filature à Audecourt. Mais voilà deux ans, elle a gagné un gros, très gros lot au loto, et s’est installée ici, rompant les ponts avec sa famille. Sauf que… très vite, un banquier se présente au commissaire, depuis deux mois, il a des doutes, certes une femme qui ressemble beaucoup à sa cliente habite la villa, mais elle ne lui ouvre pas et ne l’a pas reconnu à Paris, il y a peu. Elle a aussi demandé une forte somme d’argent en Italie, où elle serait en voyage (c’est son droit, elle a largement les moyens…). et voilà qu’un second cadavre de femme, puis un cadavre d’homme, sont découverts dans la cave. Que s’est-il passé dans cette villa cossue ?

Mon avis : j’ai trouvé ce récit moins original que le précédent, sans doute parce qu’il use des mêmes ressorts narratifs… J’ai quand même passé un agréable moment à lire cette histoire qui nous plonge cinquante ans en arrière…

La convocation de Herta Müller

Couverture de la Convocation de Herta Müller pioche-en-bib.jpgQuand Herta Müller a reçu le prix Nobel de littérature, je me suis ruée le soir même à la médiathèque mais n’avais pu que m’inscrire sur la longue liste d’attente. Il y a déjà quelques semaines que j’avais pu avoir L’homme est un grand faisan sur terre, juste avant noël c’était mon tour pour la convocation… Depuis, j’ai aussi lu Animal du cœur et La bascule du souffle.

Le livre : la convocation, de Herta Müller, traduit de l’allemand par Claire de Oliveira, éditions Métailié, 208 pages, 2001, ISBN 978-2-86424-742-5.

L’histoire : dans une dictature, dans les années 1980-1990, le récit est assez intemporel et ne précise pas non plus le lieu exact. La narratrice travaillait dans une usine de confection. Un jour, elle a glissé des messages dans des pantalons en partance pour une maison de haute couture italienne. Elle a été convoquée à la Securitate, elle reçut un avertissement, puis fut accusée, à tort semble-t-il, d’avoir envoyé d’autres billets vers la Suède. Le récit se passe entièrement dans le tramway, qu’elle a pris tôt le matin car elle est à nouveau convoquée. Elle craint le commandant Albu, qui va sans aucun doute à nouveau l’humilier par un baise-main humiliant, tout baveux en lui écrasant les doigts… Tout au long du parcours, elle repasse sa vie et celle de ses proches en revue, sans ordre chronologique, son premier mari reste un mystère, son second mari a aussi été viré de sa boîte (il y a volé du métal pour fabriquer des antennes de télé) et est devenu alcoolique, son amie Lilly a tenté de fuir du pays avec un officier et a été abattue. Son mari a été renversé en moto, simple accident ou pression sur lui ? Qui moucharde ? Au passage, le lecteur apprend qu’elle est un enfant de remplacement. Le tramway avance vaille que vaille, le chauffeur s’arrête pour aller s’acheter des bretzels. Soumise à une telle pression, deviendra-t-elle folle comme certains de ses voisins ? Arrivera-t-elle à la Sécuritate, et à l’heure ?

Mon avis : un livre extrêmement fort, avec des phrases courtes, bien ciselées, très belles pour raconter un quotidien et une vie sordide… Je comprends pourquoi l’auteure a reçu le prix Nobel. Je trouve que le titre allemand original est plus parlant : Heute wär ich mir lieber nicht begegnet. Ni le lieu (on reconnaît certes assez bien la Roumanie) ni la date ne sont précisés, car il s’agit plus de dénoncer la dictature en général qu’une dictature en particulier.

Le troisième livre traduit en français de Herta Müller n’est pas encore disponible à la médiathèque, les autres seront maintenant sans doute vite traduits en français, j’espère… Sinon, je me les ferai livrer en allemand…

logo tour du monde en lecture J’ai sélectionné ce livre pour le tour du monde en lecture proposé par Livresque.

Les petits meurtres, de Rodolphe

Couverture de Petits meutres, de Rodolphe pioche-en-bib.jpgVoici un petit polar pour commencer la semaine, je l’ai choisi à la médiathèque… intriguée par sa couverture.

Le livre : Les petits meurtres (une enquête du commissaire Raffini), de Rodolphe, collection Grand cabinet noir, éditions les Belles Lettres, 2001, 174 pages, 978-2-251-77156-4. Il a été adapté en bande dessinée en 2002 par Rodolphe et Maucler, aux éditions des 400 coups. À moins que ce ne soit l’inverse, adapté de la BD en polar, car j’ai trouvé une première édition en BD chez Néo édition en 1999…

L’histoire : dans la France des années 1950. Le commissaire Raffini rentre de Normandie et décide de rendre visite à un vieil oncle dans sa maison de retraite. Ancien cheminot, veuf et sans enfant, il se consacre à sa peinture et a une certaine cote dans le milieu de l’art. Surprise, L’oncle a quitté la maison de retraite il y a un mois sans le prévenir, pour aller habiter avec un ami à une cinquantaine de kilomètres de là. Arrivé sur place, il s’aperçoit que la villa qui avait été louée par l’ami a été remise la veille sur le marché de la location. Le commissaire a un très mauvais pressentiment, retrouve à la poubelle des affaires ayant appartenu à son oncle… Très vite, il découvre que d’autres personnes âgées, sans famille, ont quitté des maisons de retraites dans toute la France ces dernières années. Que sont-elles devenues ? Est-il tombé sur un tueur en série particulièrement doué ?

Mon avis : voilà un polar qui change radicalement des autres… La France des années 50, le contexte musical, sont particulièrement bien décrits. J’ai beaucoup aimé ce petit livre (ben oui, petit, après les 600 pages de Millénium), où des horreurs sont racontées sur un ton détaché, sans effusion de sang, un roman plus axé sur la psychologie, peut-être une certaine influence des Simenon ?

Et un autre livre de Rodolphe, étrangère au Paradis.

Millénium, tome 1, de Stieg Larsson

Couverture du premier tome de millenium, de Larsson Beaucoup de monde a lu la trilogie de Stieg Larsson. Je m’en méfiait un peu, n’était-ce pas dû au décès brutal de l’auteur après avoir rendu son manuscrit ? Une collègue me les a prêtés récemment… Attention, chaque tome est plus gros d’une cinquantaine de pages par rapport au précédent.

Le livre : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, Millénium 1, de Stieg Larsson, traduction Lena Grumbach et Marc de Gouvenain, collection Actes noirs, Actes Sud, 2006, 576 pages, ISBN : 978-2742761579.

L’histoire : Stockholm. Le journaliste Mickael Blomkvist vient de publier dans sa revue un texte mettant en cause un riche industriel suédois… et est condamné pour diffamation. Au même moment, il est appelé par un autre industriel, âgé, qui officiellement lui demande de rédiger sa biographie, mais qui souhaite en fait savoir de qui est arrivé il y a fort longtemps à sa nièce, disparue un jour alors que la petite île où ils habitent étaient bloquées à cause d’un accident sur l’unique pont. Il trouve de l’aide auprès de Lisbeth Salander, une hacker (pirate informatique) classée par la société comme asociale et à moitié débile (elle a été internée, mystérieusement, à l’âge de 12 ans et à 25 ans, est placée sous tutelle).

Mon avis : prévoyez un grand week-end pour le lire, sans autre obligation, car il est difficile d’en sortir… J’ai commencé un matin, avant d’aller travailler (je lis chaque matin ou presque), j’ai failli arriver en retard au bureau… Aller, encore une petite page… Bref, je l’ai dévoré, les deux tomes suivants aussi, mais je vous en parlerai une autre fois… (voir le tome 2 et le tome 3, et l’adaptation au cinéma de Fincher David, Millenium : les hommes qui n’aimaient pas les femmes).

Une Vie de Maupassant

Couverture de Une vie de Maupassant Je commence aujourd’hui le défi J’aime les classiques proposé par les Carabistouilles de Marie avec Une vie de Maupassant. J’ai déjà lu ce livre, mais c’était il y a fort longtemps et dans un contexte bien différent, il faisait partie des œuvres à étudier pour le bac de français, et je suis d’ailleurs tombée dessus à l’oral.

Le livre : Une vie, de Guy de Maupassant, paru en 1883 d’abord en feuilleton dans le Gil Blas du 27 février au 6 avril 1883 puis en recueil. Il est désormais dans le domaine public et existe dans de multiples éditions… (247 pages dans la dernière édition du livre de poche, en 2009, ISBN 9782253004240). Vous pouvez aussi le lire en ligne, par exemple ici.

L’histoire : mai 1819, à Rouen. Le baron Simon-Jacques Le Perthuis des Vauds vient chercher au couvent sa fille Jeanne, âgée de 17 ans. Il se propose de lui faire découvrir la vie, et a pour elle vendu une ferme pour réparer et aménager pour elle le château des Peuples, situé près d’Yport. Très vite, elle fait, par l’intermédiaire du curé, connaissance de Julien, un nobliau voisin à moitié ruiné. En quelques mois, ils sont mariés, partent en voyage de noce en Corse, Julien devient avare, puis trompe sa femme avec la bonne (elle le découvre alors qu’il vient de lui faire un bâtard), Jeanne tombe elle-même enceinte, surprotège son fils Paul alors que Julien continue à la tromper, cette fois avec une voisine de « la bonne société », le mari trompé de celle-ci finira par assassiner son épouse et l’amant (qui passeront pour un accident), le jour même, Jeanne, qui vient de perdre sa mère, met au monde une fille mort-née. Paul, couvé, bien que mis au collège au Havre, tourne mal…

Mon avis : je ne vais pas donner un avis littéraire sur un grand classique… De même que ce résumé n’est pas celui que vous trouverez dans les livres de français. Je ne me souvenais absolument pas d’un personnage secondaire, la tante Lison, pourtant si important, cette vieille fille qui devient invisible à la famille, toujours là pour aider mais qui n’est jamais remerciée.

Plusieurs réflexions me sont venues à l’esprit… Et tout d’abord, je ne vois pas comment j’ai pu comprendre certains passages en classe de première. Dès le premier chapitre, il y a une allusion aux chansons populaires de Pierre-Jean Béranger. Je ne pense pas qu’à l’époque, cette petite phrase et ses conséquences nous aient été expliquées. Béranger, je l’ai découvert en classe de prépa Chartes, deux ans plus tard… d’un point de vue de son rôle historique, mais aussi de quelques textes, que voulez-vous, nous étions dans une classe pleine de royalistes et d’intégristes catholiques, et notre professeur d’histoire contemporaine se faisait un plaisir de lire des passages anticléricaux… Vous pouvez découvrir ses chansons à la bibliothèque nationale / Gallica.

Quelques pages plus loin, la description de la chambre à coucher me laisse perplexe… Si je me la représente parfaitement maintenant, je me demande bien comment j’ai pu l’imaginer à l’époque… Ou bien nous n’étudiions que l’aspect littéraire des descriptions ? Non, je sais que l’on nous a aussi parler de la condition de la femme au 19e siècle, de la petite noblesse sous la Restauration, etc. Mais Une vie pourrait aussi s’étudier en histoire des arts, serait-ce que pour ce court passage :

 » Tout le reste du mobilier unissait les styles les plus divers. C’étaient ces meubles que chaque génération laisse dans la famille et qui font des anciennes maisons des sortes de musées où tout se mêle. Une commode Louis XIV superbe, cuirassée de cuivres éclatants, était flanquée de deux fauteuils Louis XV encore vêtus de leur soie à bouquets. Un secrétaire en bois de rose faisait face à la cheminée qui présentait, sous un globe rond, une pendule de l’Empire « .

Elle pourrait aussi se voir du point de vue du voyage, par le voyage de noce en Corse, arrivée par les Sanguinaires, bref séjour à Ajaccio, départ pour Cargèse, la cité grecque, puis Piana et les Calanche, découverte d’un aigle pêcheur, puis séjour dans une famille où sévit la vendetta.

Il y a plein de façon de relire ce livre, cette fois, j’y ai pris beaucoup de plaisir…

Logo du défi J'aime les classiques Le défi J’aime les classiques est proposé par les Carabistouilles de Marie. Il s’agit de lire ou relire chaque mois, de décembre 2009 à décembre 2010, un grand classique européen au choix, antérieur à 1960. Je regroupe ces lectures sur la page du défi.

Baton rouge de Patricia Cornwell

Couverture de Baton Rouge de Patricia Cornwell pioche-en-bib.jpgAprès le Dossier Benton, je poursuis les aventures de Kay Scarpetta par Baton Rouge, emprunté à la médiathèque (mais non, je n’achète pas tout ce que je lis, heureusement pour mes bibliothèques…).

Le livre : Baton rouge, de Patricia Cornwell, traduit de l’américain par Hélène Narbonne, collection Crime, éditions Calmann-Lévy, 440 pages, 2004, ISBN 9782702134153 (existe aussi en format poche).

L’histoire : alors qu’elle donne un cours de police scientifique, le docteur Kay Scarpetta soupçonne l’existence d’un tueur en série dans la ville de Baton Rouge en Louisiane, d’où vient justement l’une des stagiaires. Parallèlement, le juge de cette ville fait appel à elle, pour enquêter sur plusieurs disparitions de femmes. Très vite, elle se trouve plongée dans un cauchemar, voyant réapparaître le spectre des frères psychopathes qu’elle poursuit depuis longtemps, et dont l’un vient de réussir à s’échapper du couloir de la mort…

Mon avis : un récit assez embrouillé entre les différentes histoires emmêlées, où réapparaît Benton, mort officiellement il y a quelques volume… L’ambiance des marécages est d’autant plus poignantes que je garde un souvenir très net du dernier film de Bertrand Tavernier, Sous les brumes électriques qui se passait dans la même région. La position sur la peine de mort me gêne toujours autant…

Pour aller plus loin : le site officiel en français de Patricia Cornwell.

Les aventures de Kay Scarpetta :

Et j’ai lu aussi la série Judy Hammer et Andy Brazil, il y a déjà longtemps : La ville des frelons, La griffe du Sud et L’île des chiens.

Du côté des hommes de Marie Rouanet

couverture de Du côté des hommes de Marie Rouannet pioche-en-bib.jpgIl y a quelques semaines, j’ai lu Nous les filles pour tenter de lever le voile sur le secret de l’antipetitserpentigraphe, un vrai mystère soulevé par Michel, responsable de Belvert/l’ethnoblogue… Il me fallait lire aussi son point de vue sur les hommes, direction donc la médiathèque

Le livre : Du côté des hommes, Marie Rouanet, éditions Albin Michel, 234 pages, 2001, ISBN 9782226126634 (a aussi été publié en livre de poche).

L’histoire : cette fois, Marie Rouanet nous présente le monde des hommes, notamment de son enfance, mais vu depuis l’intérieur des maisons, le domaine des femmes. Les hommes, c’est l’extérieur, la chasse, la pêche, les mystères de certaines cérémonies (lors du carnaval ou de fêtes religieuses). Les hommes, c’est aussi le travail, les odeurs (de sueur, du bleu de travail, de l’extérieur, en un mot), des histoires que les femmes (et encore moins les filles) ne doivent entendre.

Mon avis : ce livre est plus construit comme un récit que nous les filles, qui est plus un livre d’observation sociologique ou ethnographique, avec un appareil de notes sur les variantes de jeux d’enfants par exemple. Ici, nous vivons la vie des hommes vue par la lorgnette de la petite fille devenue mère et épouse, même si parfois, l’observation ethnographique prend le pas, comme vers la fin du livre, les récits de fêtes populaires. Je suis sûre que ce monde séparé d’hommes et de femmes, avec chacun son territoire, n’est pas si loin que cela malgré mai 1968 et la libération sexuelle…

Noël approche… pensez aux beaux livres de l’inventaire !

Couverture de l'image du patrimoine Autour de Poitiers, les communes de l'agglomération Les services régionaux de l’inventaire du patrimoine publient, dans toute la France, des livres dans plusieurs collections. De petits guides de visites, Parcours du patrimoine (qui s’appelaient avant la décentralisation Itinéraires du patrimoine), à moins de 10 euros, des Images du patrimoine, qui sont de beaux livres richement illustrés (en général vendus entre 20 et 30 euros), et des synthèses moins grands publics, plus gros et plus chers (compter 35 à 50 euros), les Cahiers du patrimoine. Beaucoup de régions ont choisi l’éditeur Lieux-dits. De bonnes idées de cadeaux…

La Région Poitou-Charentes a actuellement pour éditeur Geste. Vous pouvez retrouver sur le site de la Région Poitou-Charentes / service de l’inventaire du patrimoine culturel la présentation des titres parus dans ces collections… Je vous ai déjà parlé de nos derniers titres parus : le tout dernier, l’image du patrimoine Autour de Poitiers, les communes de l’agglomération (attention, ne comprend pas la ville de Poitiers), dans la même collection, plus ancien, celle sur le Confolentais à laquelle j’ai contribué en 2007 comme au Parcours du patrimoine sur la ville de Confolens, dans cette collection, il y a aussi celui sur les allégories de la République en Poitou-Charentes. En 2008, deux cahiers du patrimoine dans la région, l’un sur les traces de la Nouvelle-France en Poitou-Charentes et au Québec, l’autre, Regards sur le patrimoine industriel de Poitou-Charentes et d’ailleurs. En 2006, il y avait eu un Itinéraires du patrimoine sur Mirebeau, et deux images du patrimoine, l’une sur le canton de Celles-sur-Belle, l’autre sur Melle (édition revue et complétée).