Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Des coccinelles…

Trois coccinelles brodées d'après un modèle de MTSA Il y a quelques semaines, j’ai acheté le livre de Marie-Thérèse Saint-Aubin, MTSA pour les intimes, Petits animaux du jardin au point de croix, paru aux éditions Marabout (2008, ISBN : 978-2-501-05485-0).

Je l’ai commencé en brodant trois coccinelles sur une toile de lin, la même que j’avais utilisée pour le SAL de l’amitié, organisé par Tezca sur une grille de Blacky Rose… et qui a rejoint la pile des ouvrages pour le SAL suffit organisé par Anne. Mais les coccinelles, elles, sont bien finitionnées et même arrivées à destination chez Fany / Glycine 54, un peu de patience… pour voir le hibou et la carte.

Retour de match…

Je dois être la seule à avoir révisé les règles du volley-ball avant d’aller au match Poitiers-Avignon ce soir, et, à part la presse, à avoir pris des notes… Poitiers, qui est monté cette année en pro A, est 5e, Avignon, 16e et dernier. Si on compare le théâtre et la salle de sport, la seconde est moins confortable, carrément bruyante (noter de prévoir des protections auditives la prochaine fois), le public plus jeune mais très blanc-blanc aussi, plus masculin, et habillé plus cool. Côté folklore, c’est trop rigolo de voir les petits jeunes nettoyer le parquet lors de pauses et des temps morts, ou avec un chiffon si l’un des joueurs glisse…

Et le résultat ? Serré, serré, 3 sets à 2 pour Poitiers, 18-16 dans le dernier set. Si je ne me suis pas trompée en prenant les notes, voici le compte-rendu détaillé du match.

Premier set. Serré, serré. Poitiers ouvre le score, chaque équipe prend à tour de rôle un ou deux points d’avance. Poitiers prend jusqu’à 3 poins d’avance, mais s’incline finalement 24 à 26.

Deuxième set. C’est encore serré, équilibré jusqu’à 13-12, puis Poitiers se réveille, remonte vite, 17-13, 20-14 et remporte la manche 25-17.

Troisième set. Avignon ouvre le score, 0-1, Poitiers résiste, 3-2, puis 6-6, 9-10, 13-12, et là, passage à vide de Poitiers ou Avignon revigoré lors d’un temps mort, cinq point d’affilé pour eux, 15-20, difficile de remonter l’écart, 16-22, 18-24, 19-24, une balle de set sauvée, mais Poitiers cède le troisième set 19 à 25.

Quatrième set. Poitiers ouvre la manche, 1-0, 3-1, Avignon prend l’avantage, 3-4, 7-8, 8-11, 8-14, aïe, le speaker chauffe la salle, 12-16, Poitiers résiste, revient lentement, 14-16, 16-17, 17-18, égalisation à 18-18, la salle est en folie, score serré, serré, grosse pression sur ceux qui servent, 18-18, 20-20, 22-21, 23-22, 24-22, Avignon sauve une balle de set, 24-23, ouf, Poitiers revient à deux sets partout, avec 25-23.

Cinquième set. Avignon marque le premier point, 0-1, et s’envole, 1-5. Mais Poitiers, soutenu par le public, résiste, tente de recoller au score, 3-5, Avignon force un peu, 3-7, 4-8, aïe… La salle hurle, siffle Avignon, Poitiers ne réussit pas à remonter, 6-8, 8-10, 9-12, 10-14. C’est mal parti, mais sursaut d’orgueil, Poitiers rattrape et dépasse Avignon en marquant cinq points en suivant, 15-14, Avignon résiste et repasse devant, 15-16. Ultime sursaut de Poitiers… 18-16, Poitiers remporte in extremis le match.

Bon, je le classe où, cet article, je ne vais pas créer une rubrique sport, peut-être avec les spectacles, après tout…

Post-scriptum : à l’issue de ce match, Poitiers monte à la troisième place. Sera-t-il champion de France comme en 1999? Ce matin, la Nouvelle République titrait Retour de l’enfer, clic clic sur le lien pour avoir un avis professionnel sur ce match !

Millénium, tome 1, de Stieg Larsson

Couverture du premier tome de millenium, de Larsson Beaucoup de monde a lu la trilogie de Stieg Larsson. Je m’en méfiait un peu, n’était-ce pas dû au décès brutal de l’auteur après avoir rendu son manuscrit ? Une collègue me les a prêtés récemment… Attention, chaque tome est plus gros d’une cinquantaine de pages par rapport au précédent.

Le livre : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, Millénium 1, de Stieg Larsson, traduction Lena Grumbach et Marc de Gouvenain, collection Actes noirs, Actes Sud, 2006, 576 pages, ISBN : 978-2742761579.

L’histoire : Stockholm. Le journaliste Mickael Blomkvist vient de publier dans sa revue un texte mettant en cause un riche industriel suédois… et est condamné pour diffamation. Au même moment, il est appelé par un autre industriel, âgé, qui officiellement lui demande de rédiger sa biographie, mais qui souhaite en fait savoir de qui est arrivé il y a fort longtemps à sa nièce, disparue un jour alors que la petite île où ils habitent étaient bloquées à cause d’un accident sur l’unique pont. Il trouve de l’aide auprès de Lisbeth Salander, une hacker (pirate informatique) classée par la société comme asociale et à moitié débile (elle a été internée, mystérieusement, à l’âge de 12 ans et à 25 ans, est placée sous tutelle).

Mon avis : prévoyez un grand week-end pour le lire, sans autre obligation, car il est difficile d’en sortir… J’ai commencé un matin, avant d’aller travailler (je lis chaque matin ou presque), j’ai failli arriver en retard au bureau… Aller, encore une petite page… Bref, je l’ai dévoré, les deux tomes suivants aussi, mais je vous en parlerai une autre fois… (voir le tome 2 et le tome 3, et l’adaptation au cinéma de Fincher David, Millenium : les hommes qui n’aimaient pas les femmes).

Max et les Maximonstres

Affiche de Max et les maximonstres Vendredi soir, je suis allée voir Max et les Maximonstres, réalisé par Spike Jonze, en VO dans une salle déserte… Entre la neige et Avatar, le petit Max ne faisait pas le poids.

L’histoire : Max est un petit garçon qui supporte mal la séparation de ses parents, sa mère qui ne s’occupe pas autant qui le voudrait, sa sœur adolescente dont les copains vont détruire son igloo. Il préfère rêver, jouer dans son monde, vit comme terrifiant le cours où le professeur explique la fin du système solaire avec l’absorption des planètes dont la terre par le soleil en expansion. Un soir, il se dispute avec sa mère et s’échappe de chez lui. Il embarque sur un petit bateau et se retrouve, après avoir essuyé une tempête, sur une île habitée par de drôles de monstres, mi peluches, mi animaux. Il y est couronné roi et chargé de créer un monde où chacun trouvera sa place et son bonheur… Y parviendra-t-il ?

Mon avis : j’ai bien aimé cette fable, très en accord avec ce qui sort souvent avant noël, à moitié fantastique, mais avec une certaine profondeur, une réflexion sur le monde, l’amitié, les haines, la cohabitation de tous… À voir absolument, en version française si vous avez des enfants, je crois que l’une des voix est celle de Charlotte Gainsbourg.

Assemblage du biscornu à quinze faces, bonne et année

Le SAL biscornu à 15 faces, assemblage de BONNE Jusque là, l’assemblage se passe bien, voici Bonne et Année qui devienent… biscornus.

Le SAL biscornu à 15 faces, assemblage de ANNEE Mais Véro 21 / On se motive encore nous a prévenu, c’est maintenant que cela devient sportif, il faut intercaler les cinq faces avec des étoiles… En parlant de sport, la fin de l’assemblage ne sera pas pour ce soir, car j’assisterai pour la première fois de ma vie à un match professionnel, ça sera du volley, Poitiers contre Avignon… Il paraît qu’il y a une bonne ambiance salle Lawson Body, je vous raconterai…

Retrouvez toutes les étapes de ce SAL :

C’est l’hiver…

L'hiver de Mausimom Pour fêter l’hiver, je vous montre l’hiver de Mausimom que je viens de broder dans le cadre d’un échange, en fait, la suite de l’échange d’automne… Avec les mêmes participantes, Mariette, Amandine et moi… Pour le colis complet, un peu de patience… il n’est parti que ce matin et arrivé ici avec une carte.

Pour le fil de l’oiseau et du mot hiver, j’ai choisi le fil bleu Mille et une nuits des fils de morphée, que j’ai acheté il y a déjà plus d’un an au salon de Moncoutant.

Une Vie de Maupassant

Couverture de Une vie de Maupassant Je commence aujourd’hui le défi J’aime les classiques proposé par les Carabistouilles de Marie avec Une vie de Maupassant. J’ai déjà lu ce livre, mais c’était il y a fort longtemps et dans un contexte bien différent, il faisait partie des œuvres à étudier pour le bac de français, et je suis d’ailleurs tombée dessus à l’oral.

Le livre : Une vie, de Guy de Maupassant, paru en 1883 d’abord en feuilleton dans le Gil Blas du 27 février au 6 avril 1883 puis en recueil. Il est désormais dans le domaine public et existe dans de multiples éditions… (247 pages dans la dernière édition du livre de poche, en 2009, ISBN 9782253004240). Vous pouvez aussi le lire en ligne, par exemple ici.

L’histoire : mai 1819, à Rouen. Le baron Simon-Jacques Le Perthuis des Vauds vient chercher au couvent sa fille Jeanne, âgée de 17 ans. Il se propose de lui faire découvrir la vie, et a pour elle vendu une ferme pour réparer et aménager pour elle le château des Peuples, situé près d’Yport. Très vite, elle fait, par l’intermédiaire du curé, connaissance de Julien, un nobliau voisin à moitié ruiné. En quelques mois, ils sont mariés, partent en voyage de noce en Corse, Julien devient avare, puis trompe sa femme avec la bonne (elle le découvre alors qu’il vient de lui faire un bâtard), Jeanne tombe elle-même enceinte, surprotège son fils Paul alors que Julien continue à la tromper, cette fois avec une voisine de « la bonne société », le mari trompé de celle-ci finira par assassiner son épouse et l’amant (qui passeront pour un accident), le jour même, Jeanne, qui vient de perdre sa mère, met au monde une fille mort-née. Paul, couvé, bien que mis au collège au Havre, tourne mal…

Mon avis : je ne vais pas donner un avis littéraire sur un grand classique… De même que ce résumé n’est pas celui que vous trouverez dans les livres de français. Je ne me souvenais absolument pas d’un personnage secondaire, la tante Lison, pourtant si important, cette vieille fille qui devient invisible à la famille, toujours là pour aider mais qui n’est jamais remerciée.

Plusieurs réflexions me sont venues à l’esprit… Et tout d’abord, je ne vois pas comment j’ai pu comprendre certains passages en classe de première. Dès le premier chapitre, il y a une allusion aux chansons populaires de Pierre-Jean Béranger. Je ne pense pas qu’à l’époque, cette petite phrase et ses conséquences nous aient été expliquées. Béranger, je l’ai découvert en classe de prépa Chartes, deux ans plus tard… d’un point de vue de son rôle historique, mais aussi de quelques textes, que voulez-vous, nous étions dans une classe pleine de royalistes et d’intégristes catholiques, et notre professeur d’histoire contemporaine se faisait un plaisir de lire des passages anticléricaux… Vous pouvez découvrir ses chansons à la bibliothèque nationale / Gallica.

Quelques pages plus loin, la description de la chambre à coucher me laisse perplexe… Si je me la représente parfaitement maintenant, je me demande bien comment j’ai pu l’imaginer à l’époque… Ou bien nous n’étudiions que l’aspect littéraire des descriptions ? Non, je sais que l’on nous a aussi parler de la condition de la femme au 19e siècle, de la petite noblesse sous la Restauration, etc. Mais Une vie pourrait aussi s’étudier en histoire des arts, serait-ce que pour ce court passage :

 » Tout le reste du mobilier unissait les styles les plus divers. C’étaient ces meubles que chaque génération laisse dans la famille et qui font des anciennes maisons des sortes de musées où tout se mêle. Une commode Louis XIV superbe, cuirassée de cuivres éclatants, était flanquée de deux fauteuils Louis XV encore vêtus de leur soie à bouquets. Un secrétaire en bois de rose faisait face à la cheminée qui présentait, sous un globe rond, une pendule de l’Empire « .

Elle pourrait aussi se voir du point de vue du voyage, par le voyage de noce en Corse, arrivée par les Sanguinaires, bref séjour à Ajaccio, départ pour Cargèse, la cité grecque, puis Piana et les Calanche, découverte d’un aigle pêcheur, puis séjour dans une famille où sévit la vendetta.

Il y a plein de façon de relire ce livre, cette fois, j’y ai pris beaucoup de plaisir…

Logo du défi J'aime les classiques Le défi J’aime les classiques est proposé par les Carabistouilles de Marie. Il s’agit de lire ou relire chaque mois, de décembre 2009 à décembre 2010, un grand classique européen au choix, antérieur à 1960. Je regroupe ces lectures sur la page du défi.

Petite promenade dominicale à Poitiers

Poitiers sous la neige, le 20 décembre 2009 au matin : le marché de la ZUP Ce matin à 8h, la neige tombait bien. Un peu plus tard, surprise, les bus fonctionnent, je monte au marché de la ZUP, sur la colline de l’autre côté du Clain. Le marché est tout petit, là où vous voyez les voitures, il y a d’habitude de nombreux étals.

Poitiers sous la neige, le 20 décembre 2009 au matin : la ville vue d'en haut Vite, je fais quelques courses, et je redescends à pied. Une fine pluie tombe, j’espère qu’elle ne va pas se transformer en verglas. Mais elle s’arrête vite. Une petite vue sur la ville, le clocher blanc sur fond blanc au centre de la photo, c’est Notre-Dame-la-Grande.

Poitiers sous la neige, le 20 décembre 2009 au matin : le chevet de Saint-Jean-de-Montierneuf Un peu plus loin, voici la vue sur le chevet de Saint-Jean-de-Montierneuf, il faudra que je vous parle de cette église, un de ces jours…

poitiers 2009 12 20 04 banc Au passage, un banc pour admirer la ville…

Poitiers sous la neige, le 20 décembre 2009 au matin : un garde-mager pour les oiseaux … un garde-manger pour les oiseaux…

Poitiers sous la neige, le 20 décembre 2009 au matin : le chemin des crêtes … et je continue sur le chemin des crêtes que j’aime bien car il longe le rebord du plateau.

SAL Suffit (1 bis)

La trousse mystery sampler terminée, fermée Je m’aperçois que j’ai oublié de vous montrer la vraie finition du SAL suffit organisé par Anne.

La trousse mystery sampler terminée, ouverte J’ai finalement opté pour deux petits pressions aux angles, qui ferment discrètement cette pochette, je n’avais pas de bouton assez discrets et assez petits pour suivre la suggestion d’Emmanuelle, je vous rappelle que nous faisons nos finitions sans nouvel achat…

Toutes les étapes du SAL Suffit :

Chaumont (16) : les jardins que j’ai moins aimés

Le jardin n° 1 Je termine la visite du festival des jardins 2009 de Chaumont avec les jardins que j’ai le moins aimés…

Le jardin n° 1, Le jardin des couleurs captives, de Anna Santacreu Felis, Armelle Renard, Dorothée Fischer, Louis Sicard et Sergio Garcia Gasco. Des carrés de petits jardins sensés offrir des découvertes olfactives et visuelles.À retrouver aussi sur le site de Louis Sicard ou celui de l’équipe espagnole.

Le jardin n° 3 Les odeurs, enfin, celle entêtante des œillets d’Inde, se dégageaient du jardin n° 3, dit Le jardin tableau, de Mona Braathen-Robert, Xavier Marié et Emmanuel Besnard. Conçu comme un jardin méditatif, avec une zone consacrée à des bancs à l’entrée, il a évolué au fil des mois tel un palimpseste (? je n’ai pas vu où était le texte gratté sous le parchemin réécrit…).

Le jardin n° 4 Le jardin n° 4 s’intitule La couleur des éléments, il a été par une équipe allemande composée de Stefan Laport et Joachim Würster. Il est sensé jouer avec les éléments et en particulier les reflets du ciel dans l’eau…

Le jardin n° 9 Le jardin n° 9, À chacun ses couleurs a récupéré une structure des années passées et en particulier « Fragment’ère » de 2008. Il s’organise en principe en  » quatre chambres végétales, évoluant au cours des saisons, font référence à différents milieux aux conditions climatiques variées « . Il a été réalisé avec le concours du Service des Espaces Verts de la Ville d’Angers.

Le jardin n° 12 La ligne jaune (jardin n° 12), conçu par Gaylord Le Goaziou, Maythinie Eludut et Julien Viniane, s’organise autour d’une ligne jaune… jaune que l’on retrouve sur les tuteurs. Plus d’information sur le site Maythinie.

Le jardin n° 18 Le jardin n° 18 est un Poème coloré créé par Daniel Lopez, Erika Yosimura, Saori Kamiyama, Yuki Kimura, Mami Ino, Yayori Nakatake et Yoshinori Kitamura et l’Université des Arts de la Préfecture d’Okinawa au Japon. Il est sensé évoquer les bords de Loire et changer au grès des heures (et des saisons).

La semaine prochaine, nous partons à Tours…

Retrouvez mes visites à Chaumont en 2009…, les liens sont peut-être plus à jour sur la page consacrée à Chaumont