Histoire de chaussettes chiliennes

Aujourd’hui, c’est à nouveau Maryse qui prend les clefs de mon blog!

Histoire de chaussettes chiliennes

Chaussettes chiliennes de MaryseEn fait ces chaussettes sont un prétexte pour vous parler du Chili en 1985, à l’époque du régime dictatorial d’Augusto Pinochet bien en place et déterminé à rester au pouvoir manu militari.

J’étais logée à Santiago, chez une amie chilienne, Nella, connue à la fac de Poitiers quelques années auparavant. Le couvre-feu à 23h écourtait les soirées hors de la maison: pas de restos, pas de ciné, sauf en fin d’après-midi, et bien sûr, pas de réunions nocturnes. Les hélicoptères sillonnaient la ville à basse altitude dès l’heure fatidique, avec d’énormes gyrophares qui scrutaient les rues, les trottoirs, les places et qui tiraient sur tout ce qui pouvait bouger. Les rafales de mitraillettes étaient stressantes et on en entendait souvent. Les enfants de mon amie se réveillaient alors en sursaut et pleuraient. Difficile de les rendormir. Ils faisaient beaucoup de cauchemars.

Le climat était tendu et dans la journée on voyait dans les rues adjacentes aux avenues principales du centre ville les chars et les militaires armés. Il y avait de quoi susciter la crainte et l’insécurité.
Je voyais lors de ces soirées en famille, Alejandro, son mari, qui s’emparait d’un bouquin et plongeait très vite dans un sommeil profond. Il rentrait tard du lycée où il enseignait l’histoire pour un salaire dérisoire. On discutait aussi beaucoup de la situation du pays, de la France (chez nous, c’était l’époque Mitterrand). Parfois des copains venus dîner, restaient coucher: on se couchait plus tard et on buvait du pisco.

Chaussettes chiliennes de Maryse, détail du pointNella, pour s’occuper lors de ces discussions, tricotait des bonnets, des écharpes et/ou des chaussettes pour l’hiver pour toute la famille. J’ai alors eu envie de l’accompagner, et elle est allée chercher son sac à laines (équivalent à celui que Véronique nous montrait il n’y a pas longtemps). Beaucoup de pelotons de laines de toutes les couleurs!
Que faire avec tout çà?

Chaussettes chiliennes de Maryse, enversDes chaussettes bien sûr, et en m’inspirant d’une paire qu’elle faisait en grosse laine écrue et marron, j’ai commencé un dessin. En tâtonnant un peu au début pour mélanger les couleurs, ce n’était pas évident, j’ai réussi à faire cette paire qui reste pour moi un souvenir inoubliable et un témoignage d’une belle amitié. Elle m’a fait cadeau de celle qu’elle faisait avec moi et c’est mon fils aîné qui les porte le soir en guise de chaussons.

2007 l’Odyssée de l’espace vert, par Joël Polomski

Voeux 2012 par petite fée Nougat, 1, l'ensemble Avec les événements du barrage de Sivens, je voulais rééditer mon avis sur ce livre… mais je me suis aperçue que je n’avais pas rédigé d’article sauf quand je l’ai reçu dans une enveloppe dodue de Petite fée Nougat (qui n’alimente plus son blog).

Voeux 2012 par petite fée Nougat, 3, la dédicace de Polomski …Elle avait même fait dédicacé cette aventure d’Emile Adiou à son auteur, Joël Polomski (dont je vous ai déjà parlé pour deux autres albums aussi offerts par Petite fée Nougat, Le disparu de Saint-Cirq-Lapopie et Le Diable du pont Valentré)…

Le livre: 2007 l’Odyssée de l’espace vert, les aventures extraordinaires d’Emile Adiou, paysan du Quercy, par Joël Polomski, 2009, auto-édité, ISBN 9782951891661.

L’histoire: sur le Causse du Quercy, Emile Adiou, sa femme, le voisin Lucien, le filston qui n’aime pas l’école, le représentant du « crédit arboricole », les campeurs venus de la ville pour les vacances.

Mon avis: un album en noir et blanc, en petit format à l’italienne (horizontal). De nombreux aspects de la vie des paysans y sont abordés sous la forme de saynètes humoristiques, la difficulté de la vie des agriculteurs, de trouver une épouse, de résister au représentant du crédit agricole (pardon, arboricole) qui réussit à leur vendre avec un crédit de 30 ans le dernier modèle de tracteur dont ils n’ont pas vraiment besoin, juste pour ne pas avoir l’air « ridicule » sur le vieux tracteur alors que le voisin vient d’acheter le nouveau (dont il n’avait pas plus besoin)… De même, ne sera-t-il pas contraint de planter des OGM alors qu’il est contre, mais qui seraient subventionnés et lui permettraient de rembourser ses prêts? Un grand sourire quand le fils ajoute un tag dans la grotte de Pech-Merle… pour laisser la trace de son époque (et demander 10% des droits d’entrée, LOL!). Auto-éditée, cette BD ne sera sans doute pas facile à trouver, mais je vous la recommande chaudement!

Logo top BD des bloggueurs Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Un dessous de plat personnalisé

Dessous de plat en bois personnalisé sur le thème de la peintureJe poursuis ma réédition des articles de janvier 2008, en republiant avec des photographies de meilleures qualités (à l’époque, over-blog, mon hébergeur d’alors, limitait fortement le poids des images)

Article du 27 janvier 2008

Je rentre de plusieurs jours de déplacement professionnel sur Dijon, où je n’ai pas trouvé de cyber-café en centre-ville. Avant de vous faire part de mes visites de musées et expositions dans cette ville [voirla collection Magnin et le musée de la vie bourguignonne], voici un des articles que je pensais poster ces derniers jours.

Le modèle : pas vraiment de modèle prédéfini, c’était selon l’inspiration.

Les matériaux : un dessous de plat en bois brut, du paraloïd® B72 (à la place du vernis-colle, voir plus haut la boîte décorée et la fiche technique sur le produit, archivée dans mes trucs et astuces), des planches de motifs à découper, de la gouache.

La réalisation : faire les découpages, coller et vernir avec le paraloïd®, plus concentré pour le collage, très dilué pour le vernis.

Du mou et du dur…

Scène d'accouplement, sculpture gothique sur un chapiteau dans l'église de Payroux, Vienne, vue rapprochéeOh, j’entends quelques petites voix amies qui pensent à mes articles du mot-clef «  » (au Moyen-Âge – je n’ai pas résolu la question de la position pour cette photo à 😉 – ou à l’époque moderne)… mais non, ce sont juste les recommandations de la diététicienne pour reprendre un minimum de plaisir à manger malgré mon anosmie/agueusie. Parmi les exemples, elle m’a dit que les croquettes pouvaient être une bonne solution.

Les ingrédients pour la soupe de betterave et la tatin de céleriElle m’a aussi conseillé d’alterner les rares odeurs qui commencent à revenir et l’introduction de nouvelles odeurs. Cette fois, j’ai choisi une odeur revenue, la coriandre… à forte concentration, donc juste quand je coupe ou quand j’en mets vraiment beaucoup (ici un gros bouquet! sur la photo, vous voyez dans le verre de la coriandre, de la ciboulette pour la soupe froide de betterave et le persil que j’ai mis en entier dans une omelette). Les croquettes, je n’en cuisine presque jamais. Je faisais parfois des pancakes aux flocons d’avoine et lentilles, mais le goût était peu prononcé « avant ». Et puis j’ai pensé à l’une des recettes antigaspi proposées par de grands chefs pour La ruche qui dit oui et la région île de France, en partenariat avec Marmiton, dans le cadre de la semaine de la réduction des déchets : les croquettes zéro déchet, recette proposée par Gabrielle Menzeluk du restaurant l’Assiette, Paris 18e.

Les ingrédients: pour une dizaine de croquettes (2 personnes)

50g de pain rassis
1 verre (6,5 cl) de lait
1 œuf
30g de roquette (remplacée par beaucoup plus de coriandre fraîche)
20g de chèvre cendré (je me limite à 30g de fromage maxi par jour, à cause du sel, je n’ai donc mis du chèvre que sur quelques croquettes, euh, Monsieur mon producteur de chèvre, j’ai oublié de vous en prendre samedi, en plus du fromage frais, alors c’est cette fois du chèvre « industriel » de Bougon)
Sel, poivre, huile d’olive

La recette (un peu modifiée, j’avais la flemme de pétrir à la main): Croquettes au pain rassisdans le bol du robot, couper le pain en petits morceaux, verser le lait, laisser gonfler, ajuster (j’ai ajouté un peu de lait), ajouter l’œuf, la roquette (la coriandre) ciselée, assaisonner, mixer ou pétrir. Après, économie de vaisselle oblige, j’ai directement réalisé les croquettes dans la poêle chaude huilée, après retournement, j’ai baissé le feu et laissé fondre un peu plus de 2 minutes le chèvre. Puis j’ai préparé une deuxième fournée!

Verdict: je retiens cette recette, même si j’ai assez peu souvent du pain rassis, que je coupe en crouton pour les soupes en hiver, réduit en panure ou plus rarement cuisine en pain perdu…

Journal de Alix Cléo Roubaud

Couverture du journal d'Alix Cleo Roubaud

A l’occasion de l’exposition Autoportraits  organisée en ce moment à la Bibliothèque nationale de France (site François-Mitterrand, jusqu’au 1er février 2015), je réédite cet article. Je n’ai pas vu l’exposition mais ai pu feuilleter le beau catalogue, Alix Cléo Roubaud, Photographies, sous la direction d’Anne Biroleau, Hélène Giannecchini et Dominique Versavel. Il y a aussi une petite vidéo en ligne sur le site de la BnF.

Article du 9 septembre 2010 : Il y a quelques années, nous avions discuté avec mon père de Quelque chose, noir (que j’avais trouvé la première et lui avait offert). Puis je vous ai brièvement parlé du sujet dans cet article. Mon père vous en a aussi parlé en mettant sur son blog (ce lien est direct) le film de Jean Eustache (Les Photos d’Alix, 1980) édité sur youtube en deux parties. Aussi, quand il a vu dans Le Monde qu’il y avait une nouvelle édition du Journal, avec une introduction de Jacques Roubaud et toutes les photographies de Si quelque chose noir (des autoportraits d’Alix Cléo Roubaud), il l’a acheté et l’a ensuite partagé avec moi…

Le livre : Journal (1979-1983) de Alix Cléo Roubaud, collection fiction et compagnie, éditions du Seuil, 223 pages, 2009 (1ère édition 1984, mais ici, édition augmentée), ISBN 978-2-02-100209-6. Avec une préface de Jacques Roubaud, qui a aussi réalisé la transcription des journaux, et des photographies de l’auteure.

L’histoire : le Journal d’Alix Cléo Roubaud, au fil des ans un peu partout, en français et en anglais (traduit… parfois par elle-même, elle était Canadienne anglophone), de 1971 à sa mort début 1983, à l’âge de 31 ans. La forme des cahiers qui ont constitué le journal est respectée. D’états d’âmes en prise de conscience de son attitude autodestructrice (alcool, médicaments, tentatives de suicide), le récit d’une vie si difficile à vivre… même son mariage avec Jacques Roubaud, rencontré en 1979.

Mon avis : un journal terrible, avec les doutes et les tentatives de suicides évoquées au fil des pages, sans cesse répétées, les cures pour combattre son asthme… Si elle est morte le 28 janvier 1983 officiellement d’une embolie pulmonaire, il reste, comme après la lecture de Quelque chose noir de Jacques Roubaud, plutôt une impression d’attitude qui aurait dû la conduire droit vers un suicide réussi. Un texte à lire si vous êtes en bonne forme psychique, même pour voir les magnifiques mais terribles auto-portraits photographiés qui accompagnent le texte.

Pour aller plus loin : voir les articles chez terres de femmes, dans plusieurs articles, notamment un extrait du journal et un Hommage à Alix Cléo Roubaud, par Marie Fabre

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Une nappe à peine brodée retrouvée…

Une nappe brodée à peine entaméeC’est un projet commencé en 1990 et que j’ai retrouvé soigneusement plié au au fond d’un placard… Je n’ai pas vraiment mesuré, je dirais 120 ou 140 de côté… Bon, on va dire que j’ai « changé de style », mais la toile damassée me plaît bien…

Ebauche d'un motif papillon sur une nappe brodéeJe ne sais pas où j’avais trouvé ces motifs. Un genre de papillon, passé plat et point de tige…

Ebauche d'un motif floral sur une nappe brodéeEt un motif floral centré, dont seuls le contours et les fleurs sont brodés.

Je ne sais pas ce que je vais en faire, le ré-enterré sous une pile, sans doute…

La Métamorphose version androïde d’Oriza Hirata

Le théâtre et auditorium de Poitiers après l'ouverture du viaduc, février 2014Dans le cadre de ma saison 2014-2015 au  théâtre et auditorium de Poitiers / TAP, je suis allée voir la semaine dernière La Métamorphose version androïde d’Oriza Hirata (traduit par Mathieu Capel assisté de Hirotoshi Ogashiwa) d’après la nouvelle de Franz Kafka, avec l’androïde Repliee S1 créé par le Pr Hiroshi Ishiguro et l’ingénieur Takenobu Chikaraishi, manipulé par Thierry Vu Huu qui lui donne aussi sa voix. Le spectacle a été créé par le Festival d’automne en Normandie (dont c’était la dernière
édition…)

L’histoire : En 2040 quelque part dans le sud de la France. Grégoire
Samsa [l’androïde Repliee S1] se réveille un matin sous les traits d’un
robot androïde. Seul le haut de son corps est mobile, il ne peut pas se lever pour aller travailler. C’est la guerre en Méditerranée, les
départs au front se multiplient, le travail se fait de plus en plus
rare, les émigrés et les réfugiés affluent. Stupeur de sa sœur
[Laetitia Spigarelli] puis de sa mère [Irène Jacob]. Le père [Jérôme
Kircher], débordé par son propre travail menacé, refuse tout simplement d’y croire. Puis peu à peu, ils finissent par accepter cet autre Grégoire qui leur parle, et leur pose aussi problème: il ne travaille plus, l’argent ne rentre plus, d’autant que le père puis la sœur sont licenciés, ce n’est pas le bénévolat de la mère dans une association d’alphabétisation des migrants qui va faire bouillir la marmite. La présence de Grégoire menace l’acceptation d’un locataire, Monsieur Darmon, un médecin réfugié spécialiste du cerveau [Thierry Vu Huu]…

Le spectacle et mon avis: Comme un personnage principal, un lit, une fenêtre à l’arrière, un cadre qui marque le mur vers le reste de l’appartement, une porte, la porte de la chambre, les voix
off des autres membres de la famille, à l’arrière, invisibles à
certains moments. Sur le lit [je n’ai pas pu m’empêcher de repenser à  Romain Duris dans La nuit juste avant les forêts, seul en scène sur un lit dans une pièce de Koltès] un robot, corps métallique mais un masque blanc de théâtre traditionnel japonais à la place de la tête et des mains également gantées de blanc. La bouche, les lèvres, les yeux, les bras, les mains bougent, la voix est enregistrée mais parfaitement synchronisée. Je ne sais pas, mais je pensais que le robot serait plus mobile. Un questionnaire avait été distribué à l’entrée, ramassé à la fin, sur la crédibilité et l’acceptabilité des robots. Je ne sais pas ce qu’ils pourront en tirer, il y avait énormément de questions négatives, ce qui complique la compréhension de la réponse! (ex fictif: le robot n’est pas crédible, à noter sur une échelle allant de 0 « je n’y crois pas » à 10 « j’y crois »).
Il faudrait que je me replonge dans la Métamorphose de Kafka, écrite en pleine première guerre mondiale (1915), lue il y a des lustres (au
lycée?), car ici, dans la transposition, l’auteur nous invite à réfléchir sur la guerre, l’immigration, les réfugiés, le bénévolat. La brève intervention du locataire pousse la réflexion sur les états végétatifs, les organes artificiels, jusqu’où peut-on parler d’un humain? Un spectacle que je vous conseille s’il passe près de chez vous!

Maryse a-t-elle envie de manger ses nouvelles mitaines… abricot?

Je vous l’ai dit l’autre jour, Maryse alterne , et bientôt un pull! Gare aux articulations avec cet abus de tricot, LOL! Je lui laisse la responsabilité de son titre… le vrai, ci-dessous. Précision, Maryse m’avait très gentiment conduite à Moncoutant, puisque je ne peux pas encore conduire… ou en tout cas, je n’ai pas encore eu d’évaluation qui me permettrait de reprendre le volant en toute sécurité pour moi et surtout pour les autres usagers.

Mitaines abricot

Laine Fonty KipodaleFonty: Kipodale
(70°/° mohair agneau, 30°/° polyamide)
Tricotée en double fil, donc 2 pelotes.

Mitaine abricot sur la main de MaryseLors du salon de Moncoutant le 9 novembre dernier où je suis allée avec Véronique D, j’ai trouvé chez Elfie tricot ce modèle de mitaines et cette superbe laine « made in Creuse » (ouf! pas in Taïwan ou in China). Donc tentation oblige, je me suis laissé tentée :-).

Mitaines en laine mohair et détail du noeudQue du bonheur! La douceur de cette laine, la couleur (toutes les couleurs étaient superbes et le choix fut difficile), le détail du poignet fait en côtes 1/1 et qui fait un joli nœud, et le point en damiers pour la main!
Vite faites ces mitaines, elles sont confortables et élégantes.
Petit détail, sur l’étiquette, cette petite inscription: « Imprimé sur papier recyclé ». Qui dit mieux?
Prix raisonnable en fonction de la qualité de la laine: 12€.

Le complexe d’Eden Bellwether de Benjamin Wood

Logo de pioché en bibliothèqueCouverture de Le complexe d'Eden Bellwether de Benjamin WoodLogo God save the livreLogo rentrée littéraire 2014Un livre trouvé à la médiathèque et qui entre à la fois dans le défi God save the livre (littérature anglaise) organisé par Antoni / passion livres et dans la rentrée littéraire pilotée par Hérisson. Il a reçu le prix Fnac du roman 2014.

Le livre: Le complexe d’Eden Bellwether de Benjamin Wood, traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Renaud Morin, éditions Zulma, 512 p., ISBN 978-2-84304-707-7.

L’histoire : été 2003 à Cambridge. Des événements dramatiques sont annoncés. Retour quelques mois avant, en octobre. Oscar Lowe est attiré dans une chapelle par l’orgue et la chorale qui les accompagnent. Bien qu’il ait l’âge des étudiants, il travaille comme aide-soignant dans une institution auprès de personnes âgées dépendantes, rien à voir avec le milieu huppé d’Iris Bellwether, qui l’attire, et de son frère Eden, l’organiste. Le voilà attiré dans une curieuse soirée où il se retrouve objet d’une expérience, placé sous hypnose grâce à la musique… dont la passion exclusive pour la musique baroque s’accompagne d’étranges conceptions sur son usage hypnotique, et dans la maison de leur parents. Perturbé, sur la recommandation du Dr Paulsen, l’un de ses vieux patients bougon mais qu’il aime bien, il décide de demander l’avis de Herbert Crest, un spécialiste des troubles de la personnalité. Entre ce dernier et Eden se noue alors une relation de manipulé/manipulateur…

Mon avis: je crois que c’est le plus gros roman que j’ai lu en « normal » depuis un an, et c’est peut-être parce que j’ai dû le lire pour la plus grande partie avec mon visioagrandisseur que j’ai eu du mal à entrer dans les 150 premières pages. Il faut dire que le personnage principal, Eden Bellwether, n’a pas grand chose pour plaire, mis à part que c’est un excellent musicien. A partir du quart du livre environ, oui, mon cerveau est parfois lent, j’ai fini par bien retenir qui étaient les personnages d’une séance de lecture (30 à 40 minutes maximum) à l’autre… et j’ai alors mieux apprécié l’histoire et la partie d’échecs qui se joue entre Eden et les autres personnages dans cette atmosphère « so british » de Cambridge. Je vous recommande ce thriller psychologique où il n’y a pas de sang à toutes les pages mais un vrai labyrinthe à suivre pour comprendre l’histoire et les personnages.

Avec du fromage de chèvre, une tatin au céléri et une soupe froide de betterave

Les ingrédients pour la soupe de betterave et la tatin de céleriCe week-end, j’ai décidé de tester de nouvelles recettes. La tatin aux poireaux, jambon et curry d’Emmanuelle (blog cuisine) (testée et approuvée par Nini 79) me tentait bien, mais j’avais aussi envie de tester une autre tatin, au céleri rave, proposée il y a peu par l’IRQUA  (Institut Régional de la QUalité Agroalimentaire) Poitou-Charentes. J’ai réussi à sentir le céleri la semaine dernière, certes avec le nez juste au-dessus du robot qui râpait, mais c’est déjà ça et je voulais ré-essayer cette semaine. J’ai profité d’avoir du chèvre frais pour essayer aussi la recette de qui était dans la dernière proposition de menus du site manger bouger. J’ai bien sûr un peu modifié les recettes!

Crème de betteraves au chèvre

Crème de betterave au chèvreJe l’avais envoyée à Maryse, qui l’a testée avant moi et à trouvé qu’il y avais trouvé que ça avait trop le goût de chèvre, bien qu’elle est mis mi-chèvre, mi crème. Étant donné mes problèmes d’odorat, j’ai laissé le chèvre (sans doute plus « frais » que celui utilisé, j’ai pris un fromage blanc de chèvre à mon producteur préféré, car il n’est pas salé) et forcé sur la dose de ciboulette, je prendrai la suite avec de la coriandre fraîche, dont j’ai retrouvé l’odeur (mais pas celle du persil, acheté en même temps…). Par ailleurs, je ne sais pas où ils prennent leurs betteraves pour avoir « des » betteraves avec 500g! Sans doute au supermarché, car la « petite » betterave crapaudine cuite au feu de bois pesait quand même 650g!

Ingrédients
500 g de betterave rouge cuite
80 g de chèvre frais
Sel, poivre
1 cuiller à soupe de vinaigre balsamique et 1 d’huile d’olive
1 cuiller à soupe de ciboulette

La recette

Couper les betteraves (cuites) en petits morceaux (vraiment en petits morceaux, sinon, ça coince) et émietter le fromage de chèvre frais directement dans le blender (inutile d’ajouter de la vaisselle!), ajouter l’huile et le vinaigre. Mixer jusqu’à obtenir une texture bien lisse. (Inutile de transvaser dans un saladier comme dite la recette!). Ajouter la ciboulette ciselée, un peu de poivre, mélanger puis rectifier l’assaisonnement en sel si nécessaire (pas pour moi!).
Répartir dans des verrines (gourmande, j’ai carrément pris un verre), les recouvrir de film alimentaire et réserver au réfrigérateur jusqu’au moment de servir.
Servir bien frais.

Tatin au céleri rave

La recette force beaucoup trop sur les matières grasses:  » 2 dl d’Huile vierge de tournesol Signé Poitou-Charentes et 50 g de Beurre Charentes-Poitou AOP », d’accord, c’est l’IRQUA  (Institut Régional de la QUalité Agroalimentaire) Poitou-Charentes qui propose, mais c’est trop. Et pour ma part, il est hors de question que j’utilise du beurre Charentes-Poitou tant que l’AOP (définie par le décret du 29 août 1979 publié au Journal officiel du 31 août 1979) n’est pas revue! Elle demande juste que les vaches soient vaccinées (c’est la moindre des choses) et élevées (sans contrainte) dans une très large zone de production. Rien ne les empêche de se repaître de tourteau de soja OGM, burk, j’en veux pas (voir dans mon précédent article).

Les ingrédients

– 1 boule de céleri-rave
– 2 cuiller à soupe d’huile
– 200 g de miel (celui de la récolte 2013 de la ruche que je parraine), j’ai mis 175g, je trouvais que ça faisait beaucoup
– 1 chabichou (pour moi le reste de la barquette de 250g de fromage frais, donc un peu moins de 200g)
– un peu de sel (pas pour moi…)
– 1 pâte feuilletée
– du papier sulfurisé

Découpe du céleri raveÉplucher et couper le céleri-rave en 4 et en fines lamelles (si comme moi, vous prenez un céleri bio, brossez le bien et réservez les épluchures pour faire du céleri en poudre (à mélanger éventuellement avec du sel). Gare aux doigts, pour ma part, j’épluche et coupe sur une planche à découper en poussant le couteau, une méthode plus sûre.

Faire revenir le céleri en deux ou trois fois dans un peu d’huile dans une poêle, jusqu’à les colorer légèrement (j’ai poursuivi 8 minutes à couvert, histoire de pré-cuire le céleri).

Pendant ce temps, tapisser le fond du moule à tarte avec le papier
sulfurisé pour pouvoir le déposer au fur et à mesure de la pré-cuisson (j’aurais pu couper les angles…). Saler, poivrer et verser le miel par dessus. Couper le chabichou en rondelles ou comme moi émietter le fromage frais. Couvrir de pâte feuilletée, bien fermer les bords. Enfourner à 200°C pendant 30 min (pour moi un peu plus fort pendant les 10 premières minutes car je mets toujours un cake à cuire à côté de la tarte, question de rentabilisation de la chaleur du four).

Tarte tatin au céleriA la sortie du four, retourner la tarte sur un plat et retirer le papier… attention, pour moi, ça a coulé un tout petit peu.