Depuis quelques semaines, chaque jeudi après-midi (quand je ne me trompe pas de date de publication…), je vous emmène à Chaumont-sur-Loire. Je vous rappelle que j’y suis allée avec Jardin zen le vendredi 11 juin 2010. Aujourd’hui, un jardin que j’ai moyennement aimé, le jardin n° 15, Cupidon s’en fout, conçu par Didier Courant, Phillip Robert, Gilles Pujol, Ronan Séné et Yann Bruneau. Sans doute parce qu’il y a beaucoup de décor et peu de plantes.
Ce jardin comprend au centre une sorte de tourniquet assez lourd à faire tourner…
… mais ce groupe d’enfants a réussi sans problème.
Les concepteurs ont voulu démystifier le secret de la naissance, par l’observation de la nature pour qu’ils découvrent « le pot aux roses » (les piquets en plus du message?) :
… les enfants ne naissent ni dans les roses, ni dans les choux…
Des tableaux (soft) dévoilent la vérité.
Si j’ai bien compris, ces flèches viennent du carquois de Cupidon… En grandissant, d’aventure en aventure, ils découvrent que les vérités se succèdent les unes aux autres, qu’elles se complètent aussi et bâtissent nos intimes convictions. Parfois une intuition apparaît au cœur de nos cartésiennes certitudes et suffit pour tout remettre en question, de notre conception de l’Univers jusqu’aux volées de flèches de Cupidon.
Si vous souhaitez déjà faire un tour, je vous conseille d’aller sur le site du domaine de Chaumont-sur-Loire, vous y trouverez toutes les informations pratiques et une description de chaque jardin du concours 2010, sur le thème Jardins corps et âmes.
Pour retrouver les articles de 2010 / Jardins corps et âmes :
- un premier aperçu
- le premier jardin, Métempsycose , conçu par Timothée Blancpain et Philippe Caillaud
- le deuxième jardin, Hommage à Lady Day, Anne Zaragoza, Jasper Springeling, Berno Strootman et Matthijs Willemsen
- le troisième jardin, Ma terre, mater, conçu par Olivier Hostiou, ingénieur paysagiste, Marie Forêt et Laurent Weiss
- le jardin 4, Signes de vie, conçu par Flavio Pollano et Maurice Kanah
- le jardin 4 bis, Le Labyrinthe de la Mémoire, de Anne et Patrick Poirier
- le jardin n° 5, Jardi-nez, conçu par Guylaine Piketty et Sylvie Polo, pas chroniqué
- le jardin n° 6, le carré des simples, une alchimie du corps à l’âme ?, conçu par Jean-Claude Charlet, Anne Ribes, Elaine Jarvis et Cécile Halley des Fontaines.
- le jardin 7, jardin de la terre gaste, conçu par Jean-Pierre et Tangi Le Dantec Le Dantec, avec l’aide de Julien Fleischl
- le jardin 8, Rêverie dans la nature, conçu par Francesca Fornasari et Elisabetta Fermani
- le jardin 9, rêve de Pantagruel, conçu par Carlotta Montefoschi, Niccolo Cau, Elsa Pandozi, Maria Cecilia Villanis Ziani, Nelda Tripicchio et Ricardo Walker Campos
- le jardin 10, Un divan au jardin, conçu par Emeline Escats, Raphaël Beuchot, Fanny Perrot, Camille Picot et Leila Si Moussa
- le jardin 11, Phi
locephalus Hortus, conçu par François Laborie, Jérôme Fortin, Sibila Jaksic, Alain Cousseran, Philippe Borderieux, Patrick Latour et Alain Weiss - le jardin 12, Hortithérapie sensorielle, conçu par Stefano Marinaz, Francesca Vacirca et Daniela Tonegatti
- le jardin 13, L’arbre à prières, conçu par le collectif First republik
- le jardin14, Contactez-moi, conçu par Loic Nys, Sébastien Roussel, Cécile Larcher et Sébastien Migné
- le jardin15, Cupidon s’en fout, conçu par Didier Courant, Phillip Robert, Gilles Pujol, Ronan Séné et Yann Bruneau
- le jardin 16, Bon thé bon genre, conçu par PiP Partnership – George Richardson et Jules Arthur
- le jardin 17, Dix pieds sous terre, conçu par Tony Balmé, Ingrid Saumur, David Fabien, Franck Boulanger et Fabrice Ramalinghom,
- le jardin 18, Le jardin qui chante, conçu par Rosalie Zeile et Amalia Besada
- le jardin 19, jardin de la terre gaste, conçu par Christophe Marchalot et Félicia Fortuna
- le jardin 19bis, Main dans la main, conçu par aroline Bourgeois, Virginie Brana, Marie Carayon, Annabelle Guehria, Nicolas Houdin, Christophe Lemoing, Cécile Mercat, Marcos Sampaio et Marie-France Taudière
- le jardin 20, Le vilain petit jardin de Jean-Michel Vilain, conçu par Arno Denis, Pauline Robiliard et Xavier Coquelet
- le jardin 21, calligrâme, conçu par Hélène Le Merdy, Michaël Ripoche, Jean-Michel Letellier et Miki Nakamura
- le jardin 22, Des racines du corps à la bulle de l’âme, conçu Géraldine Gerin-Bougrain, Caroline Foulonneau et Julie Colin
- le jardin 23, Igloolik ultima, conçu par Julien Lachal, Julie Bernard et Agathe Faure
- le jardin n° 24, Le creux de la main, conçu par Juliette Berny, Fanny Cassat et Renaud Le Creff
- le vallon des brumes
- les oeuvres de Anne et Patrick Poirier
- les oeuvres de Marc Deneyer, Patrick Blanc, Benoît Mangin et Marion Laval-Jeantet
- les oeuvres de François Méchain, Rainer Gross, Erik Borja et Simon Crouzet
- le Bob Verschueren, Karine Bonneval, Marie-Jésus Diaz
- le Marie Denis
- Colorès, de Michel Racine et Béatrice Saurel, qui a été complété depuis l’année dernière.
- et les liens vers les articles des années précédentes
Samedi dernier, avec
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Un peu conceptuel, ce jardin, les allées forment l’idéogramme de l’âme : « Tamashi » (en rapport avec le thème annuel du festival, jardin corps et âme). D’après la notice du festival, le gravier des allées symbolise l’eau de la rivière, en résonance avec la vie qui passe…
Les concepteurs ont voulu joué sur le thème du papier et du mot « Kami », qui veut dire à la fois « papier » et « Dieu » en japonais. C’est pourquoi ils ont choisi des plantes qui servent habituellement à la fabrication du papier (bambous, chanvre, graminées, peuplier, papyrus). Et ils ont enfermé dans des vitrines de très esthétiques œuvres en papier (ou en liber / partie extérieur de l’écorce de l’arbre? je n’ai pas bien compris… mais très jolies!).
Mais heureusement, ils n’ont pas publié les petits sièges, des billes de bois juste équarries…
À l’occasion de mon
L’imposant balcon du premier étage est soutenu au rez-de-chaussée par
Voici le premier à gauche…
… le suivant…
… le troisième…
… et celui le plus à droite.
Chacun de ces atlantes porte la signature L. Sicard sur le support sous le buste, à gauche pour les deux les plus à gauche et à droite pour les deux plus à droite.Je vous reparlerai de cet artiste pour le buste du poète
Pendant mes vacances au Grand-Bornand, je n’ai pas seulement vu l’
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…mais un peu plus loin, sur ces chaises longues en osier (très à la mode à Chaumont cette année), pourquoi pas ?
Ce jardin est conçu comme quatre jardins, sauna, potager, massage et parfumé. Côté parfum, ces petites bouteilles à « sniffer », si, si, je vous assure…
Et la table est déjà servie avec plein de bonnes plantes aromatiques…
Comme je vous le disais il y a quelques semaines, le centre du Grand-Rond a connu de nombreuses évolutions… Je vous invite à une petite visite en cartes postales anciennes, toutes ne sont pas datées, je n’ai pas eu le courage de rechercher les dates d’activité des différents éditeurs…
Sur la seconde vue, le jet d’eau est tout petit, le bassin est toujours entouré de fleurs.
Sur la vue suivante, légendée statue de Clémence Isaure ou Izaure (dont je vous ai parlé pour une
Sur d’autres vues, comme ici, le même groupe sculpté porte la légende » monument à la gloire de Toulouse « , ce qui est un peu la même chose, si Isaure symbolise la ville. Vous remarquerez qu’ici, il n’y a pas de bassin, le monument se dresse juste au centre du Grand-Rond.
Depuis quelques semaines, chaque jeudi après-midi (quand je ne me trompe pas de date de publication…), je vous emmène à
Il est construit comme les jardins médiévaux de plantes médicinales et comestibles, avec des petites parcelles carrées ou rectangulaires surélevées, comme mon
D’autres parties sont plus hautes, pour faciliter la cueillette…
De grandes jarres pour recueillir l’eau…
Et un banc génial, avec des plantes dans les bacs des accoudoirs… Dans quelques mois, ce jardin sera installé à l’hôpital du Vésinet.
L’association Acte organise sur 12 communes des vallées des Aravis (Haute-Savoie) la 3e édition biennale de sa manifestation d’art contemporain, Art et vie en Aravis, acte 3, 2009-2010, qui inclut des résidences d’artistes dans les communes, la création d’œuvres dans chaque commune et des travaux avec les habitants et les élèves des écoles. Si vous voulez voir des images de la mise en place des projets et des réalisations avec les écoles, vous pouvez aller au showroom de Mobalpa à Thônes ou sur le site internet de la manifestation. En revanche, je trouve qu’ils auraient pu mettre sur le site le lien vers les sites des artistes sur la page des communes et des oeuvres, pas seulement sur la page des artistes, ajouter quelques liens supplémentaires n’est pas bien compliqué…. De même, les cartels et panneaux auraient pu être mis à jour, difficile de lire « dimensions approximatives » (sans doute celles données lors de la maquette) juste à côté d’une oeuvre finie… Ce n’est pas toujours facile de trouver les lieux, il n’y a pas de vrai plan d’accès, et seul quelqu’un du village ou des environs peut trouver certains coins bien cachés… La manifestation est visiblement faite pour les habitants et pas pour les visiteurs… Quoique, côté habitants et même communes, il n’y a pas un grand respect des œuvres. Témoins les barrières entreposées par la mairie de Serraval devant l’œuvre, mairie qui laisse aussi un riverain se stationner sous le préau (ben oui, quoi, il fait moins chaud dans la voiture après, tant pis pour les rares personnes qui veulent voir et si c’est un préau d’école, après tout, il n’y a pas d’enfants en août…). Et puis, regardez sur cette image du Bouchet-Mont-Charvin, la réappropriation des œuvres de l’édition précédente, qui étaient des genre de bacs à fleurs rouges… dont l’un est devenu un bac à sable! Bref, quelques bonnes idées, et beaucoup d’œuvres très limites, qui relèvent du « j’men foutisme » (enfin, c’est juste un avis personnel), qui ne pourront guère engager les visiteurs, locaux ou pas, à s’approprier l’art contemporain. Je vous ai classé les ouvres par ordre décroissant de l’intérêt ou du ressenti que j’ai eu… un classement subjectif, sans doute celui de 












Ces trois monuments se trouvent en Haute-Savoie, à quelques kilomètres les uns des autres,
… et probablement de l’entrepreneur, ce n’est pas très lisible, c’est un euphémisme. Impossible de déchiffrer la première ligne (?LUOUE?), sur la seconde, je devine
En revenant de plus près sur le relief des Clefs, vous voyez que l’artiste a choisi un concentré de symboles Républicains…
…une couronne de laurier sur la tête, un pectoral (armure protégeant la poitrine) portant une tête de Méduse (rappelant l’égide à tête de Gorgone de la déesse Athêna), bien maladroite ici…
… et les pieds nus dans ses sandales.