Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Amours et nymphes

Nymphe de la fontaine de Durenne, parc de Blossac à Poitiers Amour de la fontaine de Durenne, parc de Blossac à Poitiers Dimanche dernier, je vous ai montré la fontaine aux amours et aux nymphes, par Antoine Durenne dans le parc de Blossac à Poitiers. À la demande de certain(e)s d’entre vous, voici le détail d’un amour et d’une nymphe. Celle-ci est signée  » A Durenne, Sommevoire, alors que l’Amour sur une panthère dans le même jardin anglais du parc, porte la mention  » A. Durenne Paris « . Cette sculpture est peut-être un peu plus ancienne, avant l’aménagement du fondeur à Sommevoire en Haute-Marne ? Mais cela se passait en 1857, et d’après la fiche du musée, cet amour date comme la fontaine de 1880/1885. Pourquoi cette mention de Paris, alors que Sommevoire figure aussi sur l’un des deux Faunes du parc, le second ne portant pas de signature ? Comme il s’agit d’œuvres de série, les tirages peuvent être tardifs avec un moule créé des années plus tôt, le lieu porté n’a alors pas une grande signification. Quant au second Amour (sur un dauphin) qui figure dans l’inventaire du musée, n’est pas actuellement dans le jardin anglais, ou au moins, je ne l’ai pas trouvé … il se cache ici Je vous montrerai les deux faunes une prochaine fois (Post-scriptum : ils sont maintenant en ligne, le Faune soufflant dans une corne et le Faune au coquillage). En attendant, vous pouvez voir plus en détail ici l’Amour sur un griffon ou une lionne,

L'amour sur un griffon de Durenne, de face L'amour sur un griffon de Durenne, de dos L'amour sur un griffon de Durenne, signature

Exposition Planète métisse au musée du quai Branly à Paris

La façade sur Seine et le jardin du musée du quai Branly Le musée du quai Branly à Paris organise jusqu’au 19 juillet 2009 une exposition dossier (donc entrée avec l’entrée du musée) dans la galerie suspendue ouest, exposition intitulée Planète métisse : to mix or not to mix. Certes, vous avez encore du temps pour la visiter. Je l’ai vue lors de mon marathon d’expositions à Paris mi août. Alors qu’il y avait du monde dans le musée et à l’exposition Polynésie, cet espace était quasiment désert. Le pari de l’exposition est de montrer les métissages, ce que la découverte d’un peuple a apporté à l’autre et vice-versa. Par exemple, un saint Sébastien en ivoire venant de Goa en Inde, vêtu d’un pagne, ou des poires à poudre à décor orientalisant. Surtout, ne ratez pas les codex d’Amérique du Sud, qui sont des pièces rarement montrées en raison de leur fragilité (l’un d’eux devra d’ailleurs faire un séjour de quelques mois à l’abri de la lumière au milieu du temps de cette exposition). À la fin du parcours, il y a un module avec des projections de films genre arts martiaux ou conquête de l’ouest. Juste à côté, un petit module avec un dispositif que j’ai adoré. un arbre à musique. Il est composé de tuyaux aux couleurs vives avec les petits hauts-parleurs qui diffusent de la musique de type samba. Les rares visiteurs qui y sont entrés n’ont pas vu que cet arbre diffusait des musiques, alors, tentez l’expérience !

Carte reçue de Touris

La carte reçue de Touris Il y a quelques jours, j’avais participé au petit jeu proposé par Touris qui consistait à découvrir la date de naissance de sa petite Elsa… qui aura déjà un mois lundi prochain… Et surprise, j’ai gagné et elle m’a envoyé cette très jolie carte en 3D accompagnée d’empreintes de tampons. MERCI TOURIS ! Allez aussi découvrir ses autres réalisations sur son blog : Touris.

TAL marque-page celtique en frivolité, quatrième objectif

Le marque-page en frivolité terminé Pour le quatrième objectif du TAL, pour Tatte a long ou faites des frivolités (enfin, littéralement, des nœuds), mené par Bidouillette / Tibilisfil, il s’agit faire un tour composé d’ensembles de deux doubles-nœuds et de grands picots (enfin, je ne les ai pas fait très grands). Avec un peu de retard, voici le résultat. Ce n’es pas parfait, mais pour mon deuxième ouvrage en frivolité, ce n’est pas si mal…

Grâce à Bidouillette / Tibilisfil, je viens aussi de découvrir le Christcats, qui organise actuellement un petit concours. Elle propose un casier d’imprimeur en échange du paiement des frais d’envoi. Pour vous inscrire, il suffit de lui laisser un commentaire sur cet article en lien.

Retrouvez mes avancées de ce TAL :

Coming out…

Carte reçue de Thalie

Sur les conseils (l’injonction ?) de ma psychologue, qui est aussi à l’origine de l’ouverture de ce blog et que j’ai vue ce matin, je vous confirme (pour celles qui le savaient ou qui avaient deviné) que mon anniversaire était bien samedi dernier 11 octobre… Depuis le suicide de ma mère le 12 mars 2007, cela fait un peu plus de 19 mois et c’était clairement lié à ses 60 ans la semaine précédente, j’ai beaucoup de mal à bien vivre des événements qui devraient être heureux. C’est normal dans le cadre d’un deuil après suicide, dit toute l’équipe du centre médico-psychologique que je rencontre régulièrement, mais ma psychologue m’a dit que publier la carte de Thalie ou le cadeau reçu d’Emmanuelle n’était pas suffisant. Certaines ont compris, mais je vous le dis désormais clairement, SAMEDI 11 OCTOBRE, J’AI EU 39 ANS. J’ai encore un long parcours à parcourir pour accepter les moments qui doivent être heureux (au moins dans les conventions sociales). Je pars pour le Nord dans quelques minutes (voir l’annonce de mon père par ce lien), je ne vous lirai que lundi, cela me permettra de prendre un peu de recul.

Onzième étape du SAL A la poursuite des souris

La onzième étape du SAL à la poursuite des souris Aujourd’hui, je suis à Saint-Jean-d’Angély en Charente-Maritime, mais j’ai terminé mes devoirs de Chantal / Artscor83, qui organise ce SAL à la poursuite des souris. Il fallait commencer le grand chat au milieu de la horde de souris… Je suppose que nous le terminerons dans l’étape suivante.

Post-scriptum : Chantal a un gros souci de famille et suspend son blog et la suite du SAL. Je continueri à vous montrer chaque quinzaine mon avancée. Pour ma part, je finirai donc ce gros matou pour le 31 octobre.

La grille est extraite du magazine Mains & Merveilles, point de croix de novembre-décembre 2007, création de Florence Grall.

Retrouvez toutes les étapes de ce SAL :

Les onzes premières étapes du SAL à la poursuite des souris

Dans la colonne de droite, retrouvez tous mes SAL en cours et mes SAL terminés.

Heinrich Böll, Lettre à un jeune catholique

La semaine dernière, le pape Benoît XVI a annoncé son souhait d’engager le procès en béatification du pape Pie XII, dans un discours prononcé lors de la messe pour le cinquantième anniversaire de sa mort. Il m’a donc semblé urgent de relire Heinrich Böll, qui m’a laissé une forte impression lorsque je l’avais lu – en allemand – en classe préparatoire.

Le livre : Heinrich Böll, Lettre à un jeune catholique suivi de Lettre à un jeune non-catholique, éditions des Mille et une nuits, n° 119, ISBN 2-84205-0726X, 1996, traduction de Josette Collas et Fanette Lepetit (et oui, je deviens fainéante, j’ai relu une traduction).

Les histoires : dans la première lettre, publiée en 1966, Heinrich Böll dénonce la passivité de l’église allemande lors de la seconde guerre mondiale, et surtout le fait que lors de sa préparation à son intégration dans l’armée, l’église l’a mis en garde contre les dérives sexuelles qui risquaient de l’atteindre lors de son service, absolument pas des atrocités de la guerre et encore moins de ses dérives. Dans la seconde, il dénonce le fait que l’église soutient la remilitarisation de l’Allemagne sous les gouvernements dépendant de la CDU (union démocrate chrétienne), sans revenir sur son rôle dans la Seconde Guerre Mondiale.

Éléments de contexte : Pie XII (1876-1958) était pape lors de la Seconde Guerre mondiale. Heinrich Böll, catholique convaincu, a progressivement quitté l’église allemande d’abord en 1968 en dénonçant l’encyclique Humanae vitae publiée le 25 juillet 1968 par Paul VI, encyclique qui condamne l’avortement la contraception dite artificielle. En 1972, il refuse de payer l’impôt religieux prélevé sur les salaires en Allemagne, et rompt définitivement avec l’église en 1973. Il a reçu le prix Nobel de littérature en 1972.

Mon avis : ce n’est pas parce qu’un livre est bref qu’il ne peut pas avoir une profondeur énorme (même si l’inverse peut être vrai, voir Le fiancé de la lune de Eric Genetet, lu dimanche dernier). Ce livre m’a beaucoup marquée en seconde année de classe préparatoire, et à sa relecture, je n’ai pas été déçue ! Je ne résiste pas à la tentation de vous citer cette phrase (p. 52 de mon édition française) :

Il ne s’agit pas de contester la crédibilité de théologiens aussi éminents que Rahner, RATZINGER [c’est moi qui souligne] et Küng, mais la couche de terre où cette théologie pourrait prendre racine n’est pas seulement mince, en Allemagne elle est fertilisée par le pire des engrais, l’obéissance  » politique  » .

Tiens, Ratzinger, mais c’est cet homme qui est devenu Benoît XVI… Ce livre doit impérativement être relu d’urgence… Je posterais bien sa version allemande au pape, en guise de participation au débat avant le procès en béatification de Pie XII, pape qui a au moins tu le génocide des juifs, s’il ne l’a pas ouvertement soutenu…

Post-scriptum : désolée pour le lapsus sur l’encyclique… Vous pouvez en lire la traduction officielle en français sur le site du Vatican. Ne ratez pas les paragraphes sur La maîtrise de soi et Créer un climat favorable à la chasteté.

Et il y a eu un rappel récent de la condamnation de l’avortement ET de la contraception (et l’euthanasie) en 1995 dans l’encyclique Evangelicum vitae de Jean-Paul II (à lire aussi sur le site du Vatican par ce lien direct). En mai 2008, pour les 40 ans de l’encyclique Humanae vitae, dans un discours à l’université pontificale du Latran, le pape Benoît XVI a réaffirmé ces principes.

logo tour du monde en lecture J’ai sélectionné ce livre pour le tour du monde en lecture proposé par Livresque.

Voyage en mer Egée (3) : Ephèse (2)

Le théâtre d'Éphèse Le mur de scène du théâtre d'Éphèse J’ai eu beaucoup de choses à vous montrer ces derniers jours. Mais je n’ai bien sûr pas oublié mon voyage en Grèce. À Éphèse, il n’y a pas que la bibliothèque, il y a aussi des quartiers riches (l’une des riches maisons a été restaurée et se visite avec un billet supplémentaire, mais le temps de l’escale ne permet pas de la voir), des temples, un théâtre… un quartier administratif, des latrines publiques, des thermes qu’on ne nous a pas montré, une nécropole. La visite était très confuse, et il faudrait envisager de  » dérestaurer  » certains éléments, dont le remontage est vraiment probablement très loin de la réalité.

Le nymphée de Trajan à Éphèse
Par exemple, ce nymphée dit de Trajan est vraiment un remontage invraisemblable ! Voici donc en vrac quelques photographies, je reviendrai peut-être dessus une prochaine fois, quand j’aurai compris le fonctionnement du site. Par exemple, le théâtre nous a été présenté comme un lieu où saint Jean a essayé de convertir la foule, a failli être lynché et s’est retrouvé emprisonné, sauvé par le gouverneur. Mais cela mérite d’être vérifié, vues les autres âneries que nous a servi le guide, comme un égout (d’après ce que j’ai observé) qui a été présenté comme un passage creusé par les prostituées du bordel voisin de la bibliothèque pour la commodité de leur emploi… Mais ces deux édifices ne sont pas contemporains ! Le théâtre a une origine bien plus ancienne. Son mur de scène semble remonté à peu près correctement. Éphèse, stèle

Quant au site, espérons qu’il supportera encore un certain temps la pression des touristes et surtout des guides, comme cette pauvre stèle…

Admirez quand même certains détails, comme ce sarcophage…

De toute façon, je retournerai probablement dans ce secteur de Turquie si riche en sites d’époque romaine.

Désolée pour la mise en page, je n’arrive pas à faire ce que je veux…

Petit récapitulatif des articles que j’ai publiés sur ma croisière en mer Égée (octobre 2008) :

  1. le départ du Pirée
  2. Mykonos ;
  3. Éphèse, la bibliothèque ;
  4. Éphèse (2) ;
  5. Patmos ;
  6. le port de Rhodes ;
  7. les remparts de Rhodes ;
  8. vieilles rues de Rhodes ;
  9. l’hôpital des hospitaliers et le musée archéologique de Rhodes ;
  10. l’acropole du Mont Smith à Rhodes ;
  11. Rhodes, la rue des Chevaliers et le Palais des Grand-Maîtres ;
  12. Rhodes, une villa ;
  13. Rhodes, le départ
  14. et bientôt la suite…