Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Vive le vent d’hiver, Hiver

La troisième étape du SAL vive le vent d'hiver Le SAL Vive le vent d’hiver a commencé début septembre. Il est organisé par Natou / le ch’ti monde de Natou, la grille est d’Isabelle Vautier. La troisième étape consitait à broder le mot Hiver à droite de l’alphabet et les étoiles au-dessus.

Toutes les étapes de ce SAL :

Les trois premières étapes du SAL vive le vent d'hiver

Promenades électromagnétiques de Poitiers

Deux promeneurs électromagnétiques sur le toit du parking Carnot Depuis le 6 octobre et jusqu’au 25, si vous passez par Poitiers, vous pouvez croiser des gens affublés d’un gros casque audio et qui font des choses étranges, comme lever et baisser la tête, s’approcher des distributeurs de billet, des portiques de sécurité des magasins, ou les fuir à grands pas, par exemple à la médiathèque. Ils ne sont pas devenus fous. J’ai fait l’expérience samedi après-midi, par un très bel été indien.
Il s’agit en fait de promenades électromagnétiques organisées par l’artiste Christina Kubisch. Artiste en résidence à Poitiers il y a quelques mois, elle a concocté ces promenades, avec un parcours qu’elle recommande, mais chacun peut aller où il veut en 45 minutes. L’expérience vaut vraiment la peine. Certains passants vous demanderont ce que vous faites, intrigués.
En fait, le casque capte les ondes électromagnétiques et les transforme, suivant les fréquences et les intensités, en sons, graves, aigus, pulsatiles, etc. Un excellent moyen pour voir que nous sommes assaillis par ces ondes, les antennes relais du toit du parking Carnot bien sûr sont source de ces ondes, mais aussi toutes les bornes wifi, tous les portiques de sécurité (c’est aussi le moyen de voir ceux qui ne marchent pas, je ne vous dirai pas lesquels, et ceux qui sont terrifiants, par exemple au magasin du Printemps). Le plus étonnant, c’est au cinéma du théâtre : le casque capte le système radio pour les sourds et malentendants dans la salle, et vous pourrez ainsi assisté au film (enfin, à sa bande son) dans le hall ! Une expérience à faire absolument, les casques sont prêtés gratuitement (contre le dépôt d’une pièce d’identité) à l’office de tourisme, à ses heures d’ouverture, du lundi au samedi. C’est une autre manière de découvrir la ville… Il devrait aussi y avoir un CD prochainement. L’artiste a enregistré le parcours sonore capté par plusieurs personnes, ce sont eux qui seront restitués.

Le contexte : Les cérémonies de l’inauguration du TAP/théâtre auditorium de Poitiers ont rebondi sur une manifestation autour de Patrimoine et création, dont une première avait eu lieu il y a deux ans à Poitiers. Dans le cadre de cette opération, je vous ai déjà montré la reconstitution de l’amphithéâtre romain sur une bâche sur la façade du parking Carnot, par Jean-Claude Golvin, chercheur au CNRS et grand spécialiste de ces reconstitutions. vous pouvez encore la voir sur place jusqu’au 30 octobre. Lors des journées du patrimoine, à côté des visites de l’amphithéâtre de Poitiers, des cris d’ambiance étaient diffusés depuis le toit du parking, eux aussi réalisés par Christina Kubisch (son site personnel, en allemand, n’a pas été mis à jour depuis 2006). Il doit encore y avoir une exposition de photographies de Marc Deneyer, annoncée mais sans date et sans lieu pour l’instant.

Merci Emmanuelle…

Le contenude l'enveloppe d'Emmanuelle Voici le contenu la grosse enveloppe reçue de mon amie Emmanuelle, dont je vous ai déjà présenté le blog du Marquoir d’Élise. Elle a montré hier le contenu du colis, mais je ne résiste pas à le développer ici. Bon, je vous ouvre les paquets…

Le pinkeep est très joli, et je ne résiste pas à vous montrer aussi le joli tissu du dos… Emmanuelle l’a brodé à partir d’un free de l’Atelier des fées brodeuses. Ce hérisson en ballade dans un jardin est trop craquant.
Le contenu ouvert du colis d'Emmanuelle
Le pinkeep d'Emmanuelle Le coton à broder est un joli fil en dégradés de couleurs d’automne, il s’appelle d’ailleurs Vent d’automne et vient de l’atelier du pic vert. Quant au tissu, il est magnifique, j’en soupçonne la provenance d’une petite boutique dont Emmanuelle m’avait parlé dans le 11e arrondissement de Paris…

La carte est une carte de Mécénat chirurgie cardiaque, vous savez, cette association qui permet soit d’envoyer des chirurgiens opérer des enfants du tiers-monde et former sur place des chirurgiens, soit, quand l’opération sur place est impossible, de faire venir les enfants en France pour l’opération, ils sont ensuite en convalescence chez des bénévoles avant de rentrer chez eux. Pour le transport, souvent, il est fait appel à Aviation sans frontière, avec qui j’ai déjà eu des contacts pour acheminer des échantillons de sang pour un diagnostic de maladie rare. Et tant que j’y suis, si vous êtes sensible au sujet des maladies rares, n’oubliez pas de signer la pétition de la fédération des maladies orphelines, pour protester contre la fin du plan maladies rares, qui a permis de nombreuses avancées ces dernières années, que ce soit (un peu) pour la recherche et (beaucoup) pour la reconnaissance des maladies rares. Et pour la carte, au dos, il y a la grille du cœur qui figure en première page. Je file en commander, Emmanuelle les a trouvées dans la boutique de Cousines et compagnie.
Le dos du pinkeep
En plus, Emmanuelle a obtenu le meilleur score au jeu des dragons asiatiques, avec un très beau 9/10, suivie par Zazimuth puis à Cath / Cathdragon

Fontaine par Antoine Durenne à Poitiers

Fontaine de Durenne au parc de Blossac à Poitiers, vue 1 Fontaine de Durenne au parc de Blossac à Poitiers, vue 2 Cette semaine, Bidouillette/Tibilifils nous présentait sur son blog la fontaine avec la parabole des aveugles à Bruxelles.

Pour ce dimanche, Poitiers, midi pile, j’ai donc aussi choisi une fontaine. Pour cela, je vous emmène à nouveau au parc de Blossac. Cette fontaine se trouve dans le jardin anglais. Il s’agit de la Fontaine aux amours et aux nymphes, fondue par Antoine Durenne (Sommevoire) à la fin du 19e siècle, entre 1880 et 1885 d’après la fiche de la base Joconde de cette œuvre. Cette fontaine figure dans la planche n° 385 du catalogue des Fontaines à boire et de cour du fondeur Antoine Durenne (à Paris et à Sommevoire).

[info complémentaire : La base de données Joconde du ministère de la Culture regroupe les inventaires des différents musées de France, chacun versant ses données petit à petit].
Signature du fondeur A Durenne Sommevoire D’autres sculptures du même fondeur Antoine Durenne sont présentes dans le jardin anglais du parc de Blossac à Poitiers : le Faune soufflant dans une corne, le Faune au coquillage, un Amour sur un griffon ou une lionne, et un Amour sur un dauphin. Le sculpteur semble inconnu, du moins n’est-il pas inscrit dans la base de données. Mais une petite recherche rapide m’a livré cette page consacrée au fondeur Antoine Durenne et à Sommevoire, commune de Haute-Marne où il avait son atelier. Vous y découvrirez ses œuvres, par exemple les sculptures du pont Alexandre III à Paris et de nombreuses autres sculptures monumentales, mais j’aime bien les petites réalisations du parc de Blossac… Tout le monde passe à côté d’elles sans y faire attention, mais si vous passez par là, regardez un peu plus attentivement la fontaine et les autres sculptures.

Je vous en montrerai des photographies des amours et des faunes une prochaine fois… Je dois maintenant préparer les articles pour la semaine prochaine.

Le fiancé de la lune de Eric Genetet

Couverture du Fiancé de la lune, de Eric Genetet Comme je vous l’ai dit lundi dernier, j’ai reçu pendant mon absence un autre livre de Chez les filles.com (j’avais déjà reçu il y a quelques semaines La fausse veuve, de Florence Ben Sadoun).

Le livre : Le fiancé de la lune de Éric Genetet, aux éditions Héloïse d’Ormesson, ISBN 978-2-35087-8. Je l’ai lu rapidement (moins d’une heure au jardin cet après-midi), il ne fait qu’une centaine de pages en gros caractères… Enfin, 124 pages, mais il commence page 11 et il y a beaucoup d’espaces blancs entre les chapitres courts.

L’histoire commence par un court chapitre en 2027, sur la lune. Un simple prétexte pour introduire l’histoire du père de ce premier narrateur, Arno Reyes, un quadragénaire qui place son récit en 2004 (et les trois années qui suivent). Le texte reprend alors à la première personne, et met en scène un singe, un de ces voltigeurs qui vole de pays en pays pour faire des travaux d’altitude, sur les gratte-ciel par exemple. Il passe son temps entre deux hôtels, deux avions, deux filles, rarement à Meudon, dans la maison de ses parents, enfin, son père est mort d’un accident le jour de ses quarante ans. Un jour, il tombe amoureux de Giannina, jeune chanteuse de jazz. C’est le coup de foudre… La suite, vous pouvez probablement l’imaginer.

Mon avis : après ma dernière lecture (La montagne de l’âme, de Gao Xingjian, le choc est rude. Quel contraste entre le lent récit en Chine profonde et les phrases courtes, dans un style horriblement pauvre, de Éric Genetet. Les échanges de SMS sont d’une banalité affligeante, en plus avec de vrais textes, pas en langage texto (ça m’aurait aussi agacé, mais aurait été plus juste). L’histoire est elle aussi sans surprise… Bon, ce livre n’est sûrement pas pour une croisière, à la rigueur pour un petit parcours en RER, en train de banlieue ou en TER. Vous pouvez interrompre la lecture n’importe où, perdre la page, vous ne raterez rien à l’histoire.

Je n’ai pas eu le temps d’aller voir sur les autres blogs de lecteurs qui sont susceptibles d’avoir reçu ce livre ce qu’ils en pensent, j’essayerai de le faire dans une semaine.

Logo de Chez les filles Le site Chez les filles.com (merci à eux et notamment à Suzanne) m’ont déjà envoyé ces autres livres, que j’ai parfois aimés, parfois pas du tout. Retrouvez-les sur la page des livres reçus pour critique.

HAL organisé par Vavi, deuxième étape et la semaine prochaine

Deuxième étape du HAL de VaviHAL… Hardanger a long… organisé par Vavi. Pour la deuxième étape, il s’agissait de remplir les trois grands carrés. Comme ma toile est d’une épaisseur moyenne, j’avais commencé les barrettes avec du coton perlé n° 8. Pour le point en étoile, il aurait donc fallu un coton plus fin, du n° 10 voire du 12, mais ma mercière n’en avait pas dans le coloris choisi. J’ai donc gardé le n° 8, mais du coup, comme il est un peu gros, j’ai un peu modifié le motif des chevrons et pas repli les petits carrés entre les grands carrés.

La suite très bientôt, je vais essayer d’aller voir ce soir les réalisations de toutes les participantes, car je serai à nouveau absente la semaine prochaine, d’abord à l’université d’automne des animateurs du patrimoine sur l’art roman (à Saint-Jean-d’Angély, Melle et Saint-Amant-de-Boixe), organisée par la Région Poitou-Charentes et le Centre de Culture européenne. Puis de jeudi à dimanche, je serai dans le nord, où mon père ouvrira son atelier de vendredi à dimanche, voir son annonce ici. Si vous habitez dans le secteur, n’hésitez pas à passer… ainsi que dans plein d’autres ateliers dans le département du Nord.

Toutes les étapes de ce HAL :

Les princesses

Le TAP le jour de son inauguration

Hier soir, je suis donc allée à une soirée au TAP/théâtre auditorium de Poitiers, pour voir Les Princesses, création de Odile Azagury.

Il y a, comme l’avaient annoncé la presse et des amis qui y étaient allés avant, des choses qui m’ont plu et d’autres beaucoup moins…

Parmi ce qui m’a plu : l’investissement de tous les lieux du théâtre, les escaliers, la salle de débarquement du matériel, le restaurant, le plateau technique, en passant par les loges ou le patio. Le principe, avoir invité différents chorégraphes et danseurs sur le thème des princesses, des parcours différents et des moments communs à tous les spectateurs. La plupart des costumes, des installations vidéo, de la danse à la limite de la performance. Parmi les séquences courtes, Destinity de Dominique Boivin, donné en bas de l’escalier, vraiment extraordinaire, dans une sorte de cage où est enfermée une princesse (en fait un homme), où sont projetées des images, magique… Dans un style très différent, la blancheur du sang de Karina Saporta, donné sur le plateau technique, avec de grandes photographies de quartier de viande à Rungis, parmi lesquels se cachent des mariées (princesses) et aussi un accouchement etc., le tout dans une ambiance de frigo qui renferment des bouteilles de lait et des poupées barbie. Un univers intrigant, une réflexion sur le monde, l’existence, qui n’a pas plu à tout le monde. Et le petit encas à l’entracte, réservé à l’avance, un peu bobo, pas très développement durable vus les déchets, une salade, des bouchées amusantes, du pain, de l’eau… Sauf qu’il n’y avait guère de place pour s’installer. L’idée aussi d’avoir fait travaillé chacun des artistes présent en résidence dans toutes la région, ce qui a permis de faire découvrir la danse contemporaine à un large public.

Ce qui m’a moins plu, les deux spectacles plus longs dans la salle d’auditorium et dans la salle de théâtre (soit 45 et 70 minutes quand même…), sans doute à cause de la musique de Luis Naon, à laquelle je n’ai pas trop adhéré.

Pour le TAP lui-même : des odeurs de peinture dans certains couloir, trop chaud dans le hall, frais à d’autres endroits, surtout des lieux, même dans le hall, où les annonces sont inaudibles… Et un retard de 25 minutes pour le départ du spectacle, ce qui est vraiment pénible et en plus, pour un spectacle qui dure 3h30 plus l’entracte, cela nous a fait vraiment sortir trop tard à 0h40…

Un livre est prévu pour garder une trace de cette création… Un DVD rendrait certainement mieux l’ambiance.

Tournoi de Thalie, cinquième objectif, le carnet dénaturé

Carnet avant modifications Le carnet avec sa nouvelle couverture Pour le cinquième et dernier objectif du tournoi de carterie organisé par Thalie sur son forum scrap et les cartes diverses, il fallait réaliser un carnet dénaturé. Il ne s’agit pas de prendre un carnet, de le réduire en miette et de le reconstruire en sculpture ou autre (je m’amuserai sans doute à ça prochainement), mais juste de lui refaire la couverture… J’ai pris un carnet à couverture horrible dans lequel je note les recettes à base de plantes et de fleurs que je trouve, genre sirop de menthe, fleurs de capucines confites, sortes de câpres en boutons floraux de capucine, etc. (voir les boutons de pâquerette au vinaigre) J’ai fait sécher des fleurs et des pétales, mis une autre couverture en kraft vert foncé, et collé le tout au vernis-colle, avec une petite étiquette en papier maison, et enfin ajouté un signet. Ce carnet est maintenant dans ma bibliothèque de livres de poche.

Et merci à Thaliepour la carte et les éléments de scrap qu’elle m’a envoyés, je vous les montrerai demain, il faisait trop sombre pour la photographie ce matin, le brouillard est dense, le jour a vraiment du mal à percer…

Une boîte à photos… enfin la broderie

Broderie pour boîte à photo Il y a quelque temps, j’avais flashé pour la grille de Miss T sur la boîte à photographie. Elle propose de nombreuses grilles diverses, dont une série de boîtes. J’avais déjà réalisé il y a plusieurs mois un marque-page sur le thème du thé.

Alors, j’ai choisi… mon tissu et mon fil préféré, bien sûr ! Il me reste à fabriquer la boîte, maintenant. Avant d’y ranger mes dernières photographies, bien sûr !