Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

La hache et le fusil (2) de Servais

Couverture de La hache et le fusil, tome 2, de Servais pioche-en-bib.jpg Je poursuis la découverte du bac de la médiathèque consacré à Servais à la médiathèque. Après Le jardin des glaces, voici la suite de la hache et le fusil (le début est par là)…

Le livre : La mémoire des arbres, tome 2, La hache et le fusil, tome 2 de Jean-Claude Servais (dessin), Jean-Claude Servais, Gérard Frippiat et Jean-Claude Bissot (scénario) et Emile Jadoul (couleurs), collection Repérages, éditions Dupuis, 1994, 56 pages, ISBN 978-2800121300645.

L’histoire : dans la campagne belge, fin1964. Robert, qui avait été accusé du meurtre de sa femme, a été acquitté à la fin du volume précédent; Il revient chez lui avec l’homme rondouillard, en fait, le bedeau un peu lubrique et manipulateur. Dans sa maison, les chiens et les animaux ont disparu.. Les deux hommes tombent vite dans une vie de routine, puis d’alcool et de déchéance. Les villageois ne supportent pas le retour de Robert, qu’ils considèrent comme un meurtrier malgré l’acquittement. Menaces, calomnies, les propos haineux de l’épicière vont faire exploser Robert, suivi par le bedeau, qui lui ne s’intéresse qu’à sa bouteille et aux vêtements de la femme (décédée) de Robert…

Mon avis : une histoire de la misère humaine, mais aussi de la difficulté de cohabiter entre gens de milieux différents… Robert, jouet au début de sa femme plus âgée de 25 ans, est devenu son esclave, elle s’était réfugiée à l’étage de la maison, où elle ne le laissait plus pénétrer… La bêtise aussi des villageois, qui rejettent le Robert acquitté, mais déjà avant, le Robert venant d’une famille vivant en marge de la société, bûcherons (sa femme lui fit changer de métier) et éleveurs de chiens, vivant en roulottes… Une histoire bien mise en dessin par Servais.

De Jean-Claude Servais, j’ai lu :

Logo top BD des blogueurs 2011 Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

SAL mystère de Brodstich, janvier 2011 (1)

SAL mystère de janvier 2011 de Brodstich, première étape En ce mois de janvier, Brodstich lance un nouveau SAL mystère. J’ai pris la même toile que pour le SAL calendrier/découverte du Portugal, et des cotons de Défi de toile (qui organise aussi le SAL précédent). Je n’ai aucune idée de ce que cela va donner, j’ai juste marqué les principaux repères, mais pas préparé l’ensemble des contours. L’année dernière, j’avais bien aimé ses ouvrages mystérieux… que vous pouvez revoir ici pour la pochette, là la bannière en blackwork ou encore le quatrième étape mystère d’août… un cadre photo que je n’ai pas encore finitionné. Il est dans ma pile… il faudrait vraiment que je poursuive le bon rythme pris lors du organisé par Anne.

SAL mystère de janvier 2011 de Brodstich, première étape, détail de la broderie Voici ce que cela donne de plus près, désolée, je n’ai pas eu le temps courage de sortir le fer à repasser!

Toutes les étapes du SAL :

Merci papa pour ces jolies gravures!

Carte de voeux 2011 de Lucien (du blog réceptacle) Chaque année, mon père réalise une gravure pour la nouvelle année, allez vite voir chez lui comment il a procédé cette année (et au passage, laissez-lui un comm…)!

Gravure 2010 de Lucien (du blog réceptacle) Il y a un peu plus d’un an, j’avais participé à un stage pour encadrer celle reçue pour mon anniversaire en 2008, il me reste à concevoir un encadrement à plusieurs fenêtres pour ses gravures antérieurs ainsi que pour celle-ci, reçue pour mon anniversaire, ou encore celle de 2010 (je ne vous ai pas montré les autres).

Deux tours Eiffel…

Deux tours Eiffel brodées sur toile jaune Il y a quelques semaines, Mam’Soazic / Mamigoz nous proposait un modèle de mini tour Eiffel, par exemple à monter en porte-clefs. J’en ai brodé deux en gris DMC 169… mais cherchez les erreurs!!! En haut, il manque un point au deuxième étage, et les pattes sont trop écartées… Étant donné mon choix de toile à rideaux (version jaune cette fois) qui déforme (les fils de chaîne et de trame ne sont pas de la même grosseur), j’ai préféré que le motif soit un peu étiré en longueur et j’ai brodé en deux fils sur trois. Ces deux tours Eiffel sont parties, avec deux cartes du commerce sur le même thème, chez deux fans de la grande dame parisienne, à savoir Miss Fil et Véro 21 / On se motive encore… Non, pas dans cet état, un peu de patience, je vais regrouper plusieurs finitions

Le wagon de Arnaud Rykner

Couverture du wagon d'Arnaud Rykner logo du chalenge 1% rentrée littéraire 2010pioche-en-bib.jpgJ’ai trouvé ce livre à la médiathèque dans les nouvelles acquisitions… et poursuis ainsi ma marche vers le 2 % de livres de la rentrée littéraire 2010 (dans le cadre du challenge du 1 % rentrée littéraire 2010, repris par Schlabaya). [Depuis, j’ai aussi lu La belle image d’Arnaud Rykner].

Le livre : Le wagon de Arnaud Rykner, collection La brune, éditions du Rouergue, 2010, 139 pages, ISBN 978-2-8126-0163-7.

L’histoire : Compiègne, le 2 juillet 1944, Dachau, le 5 juillet 1944. Dans le dernier train de déportés qui partit de Compiègne, le narrateur, enfermé dans un wagon, fait le récit de ce terrible wagon. Ils étaient 100 hommes par wagon au départ, 22 wagons au total. Sous une chaleur étouffante, sans eau, sans nourriture. Entassés au point de ne pouvoir tenir tous debout ensemble. Quelqu’un réussi à organiser le wagon, alternativement, la moitié debout, la moitié assis. Ils ont de plus en plus chaud, de plus en plus soif, les premiers meurent, puis vient un vent de folie, ils s’entretuent, une quarantaine meurent, le wagon pue, les déjections, les corps en décomposition… Comment vont-ils survivre dans cette fournaise? Cela ne vaut-il d’ailleurs pas mieux de mourir tout de suite?

Mon avis : un terrible roman, inspiré d’un travail d’historien, à cheval sur le documentaire et le roman. Un texte court, très beau, terrible, les riverains témoins, les Allemands et leur organisation (pour vider les morts et les regrouper dans les deux wagons de tête, par exemple), la Croix Rouge impuissante (les infirmières distribuent une soupe claire à une « escale »). Un livre à lire pour ne pas oublier qu’après le débarquement en Normandie, il y eut encore des trains de déportés. Sur celui dont il est question ici, 500 sur plus de 2000 sont morts en trajet. L’introduction ne dit pas combien reviendront, quelques mois plus tard, de Dachau ou des camps où les rares survivants ont dû être évacués. Un livre à lire absolument, mais peut-être pas le soir avant de vous coucher si vous souhaitez dormir après…

Un étui à stylos pour Anne-Lise

Etui à stylo mauve, la broderie Voici un autre étui à stylo, le premier est parti chez Véro bis. J’ai d’abord choisi un noeud celte proposé en marque-page par Mam’Soazic / Mamigoz, brodé en mauves DMC 327 et 209.

Etui à stylo mauve, monté Puis j’ai appliqué son tuto pour étui à stylo, et voilà le résultat… Ah, je l’ai donné à Milkinise / Anne-Lise lors du salon de Moncoutant, avec consigne de le faire patienter sous son sapin jusqu’à noël… Il était accompagné de scrap-bidouilles et de bonbons régressifs, comme tous mes autres cadeaux cette année… Vous pouvez revoir ici son envoi.

Merci à Odine, Patrice et beaucoup d’autres ami(e)s

Noel 2010 par Odine et Patrice, 1, l'ensemble emballé La semaine dernière, ma BAL s’est bien remplie! J’ai reçu d’abord une enveloppe bien protégée de la part de Odine et Pat-à-Bois (oui, Patrice qui m’a réalisé la magnifique lucette dont je ne peux plus me passer…).

Noel 2010 par Odine et Patrice, 2, l'ensemble ouvert J’ouvre vite les petits paquets. Dans l’enveloppe, une belle carte au format marque-page…

Noel 2010 par Odine et Patrice, 3, la pendouille hivernale … une bannière hivernale dans de jolis tons…

Noel 2010 par Odine et Patrice, 4, la pochette et les navettes à frivolité … et dans la petite pochette en tissu… merveilles des merveilles… deux navettes à frivolité anciennes, qui sont même encore chargées de fil avec un début de frivolité. Bravo à tous les deux, vous m’avez trop gâtée!!!

Cartes de voeux 2011 reçues, première série J’ai aussi reçu plusieurs cartes de vœux ces derniers jours, de la part de Lili HR (accompagnée d’une ATC que je vous montrerai prochainement, dans la catégorie ATC), de Valérie / Au fil des fées, de Deroowse et d’autres ami(e)s sans blog. Merci à vous tous!

Noël à la mer et autres ATC

ATC, série noël à la mer Voici une petite série de quatre ATC (une pour Monique / Bidouillette / Tibilisfil, une pour Zazimuth, la troisième… je n’ai pas noté chez Véro bis, la dernière pour moi) intitulée noël à la mer… Pour le fond, une image récupérée dans un magazine, sable authentique de La Rochelle et algues rouges nettoyées et séchées après mon week-end aux Sables-d’Olonne, un peu de colle à paillettes pour relever le tout…

Trois ATC pour noël Puisque nous sommes dans les ATC, en voici trois autres réalisées avec des découpages, de la colle à paillette et pour la dernière, un tissu imprimé… La vache est partie chez Marquise la Vache, celle avec le pont, chez des amis sans blog de Poitiers, et la troisième avec des nounours chez les Mumu qui brode.

A la guerre comme à la guerre de Tomi Ungerer

Couverture de A la guerre comme à la guerre de Tomi Ungerer pioche-en-bib.jpgEn allant à Strasbourg en novembre 2010, j’ai visité le musée Tomi Ungerer. En passant ensuite à la médiathèque voir s’il y avait des livres de Sigrid Undset (sans succès, ils sont tous à la réserve, voire à lire sur place au fonds ancien), je suis tombée par hasard sur ce livre de Tomi Ungerer… Je le feuillette et l’emprunte illico.

Le livre : A la guerre comme à la guerre, dessins et souvenirs d’enfant de Tomi Ungerer, collection Medium, éditions l’école des loisirs, 2002, 115 pages, ISBN 978-2211066488.

L’histoire : près de Colmar. 1934. Âgé de 3 ans, petit dernier de la famille, Tomi Ungerer devient orphelin de père. Sa mère part habiter à Logelbach, dans la banlieue industrielle, avec la grand-mère. Et quelle grand-mère, dans ce portrait du jeune Tomi, elle déteste les enfants! Tomi est mis par sa mère fantasque au lycée (enfin, le petit lycée, notre collège actuel) à Colmar, où il vit en semaine chez son oncle et sa tante. Quand survient la guerre, Tomi dresse un portrait très drôle des soldats français qui semblent s’ennuyer. Mais très vite, c’est la débâcle. Il doit aller à l’école près de chez lui, avec les petits Alsaciens voisins… que jusqu’à présent, sa mère empêchait de fréquenter. Il apprend à parler l’Alsacien, l’Allemand devient la langue de l’école, il doit apprendre à écrire en gothique, faire un dessin raciste pour son premier devoir nazi (il est reproduit dans le livre, avec l’annotation du prof). Il continue néanmoins à tenir un journal en français (approximatif), ce qui vaut à sa mère une convocation à la police. Automne 1944, libération par les Américains (qui pillent plus que les Allemands…), retour au français à l’école, nouvelle épuration de la bibliothèque au lycée.

Mon avis : j’ai adoré cette vision de la guerre de l’intérieur par Tomi Ungerer, et ses petits dessins très drôles, qu’il a gardés et illustrent le volume au fil des pages… Quelle force dans ceux-ci, alors qu’il n’a que 10-12 ans… Le récit est plein d’humour, d’auto-dérision même. Tomi Ungerer revient sur des déclarations qu’il a faites plus tôt, les nuance, les annote. Je ne sais pas pourquoi ce livre est classé dans la littérature pour adolescents, tout le monde devrait le lire pour mieux comprendre ce qu’a été la vie en Alsace-Lorraine de 1940 à 1945. Et surtout méditer cet épisode, à la fin… Un groupe de jeunes enrôlés de force dans les troupes allemandes, tout juste 17/18 ans, sont contraints de retourner au lycée, leur Abitur allemand n’étant pas valable. Alors qu’ils reviennent de Russie, un prof de français, planqué lui pendant la guerre, leur demande de réciter Waterloo de Victor Hugo… Extrait de la page 109″ San enthousiasme, celui-ci annôna les vers de Victor Hugo. Scandalisé, le professeur rugit :  » Vous êtes donc totalement insensible à la beauté de ce poème ?  »
Le survivant se leva, attrapa le prof par le collet et lui dit :  » Je rentre de Russie, foutez-moi la paix avec votre littérature de batailles, s’il vous plaît ! « 
. Et oui, à méditer, un livre à lire absolument par tous…

Pour aller plus loin : visiter le site du musée Tomi Ungerer à Strasbourg. ET pour découvrir les dessins qui illustrent le livre, vous pouvez aller voir ce dossier pédagogique du CRDP de Strasbourg pour voir des extraits de ces dessins réalisés par Tomi Ungerer (qui, né en 1931, je le rappelle, était encore bien jeune de 1940 à 1944).

Deux broderies alsaciennes…

Noël 2010 alsacien, vase pour Zazimuth Au cours de mon grand week-end à Strasbourg, j’avais acheté le livre Broderies au point de croix et traditions en Alsace édité pour le centenaire du musée alsacien par Fabienne Bassang en 2008 (éditions Artelibris). J’ai choisi deux modèles pour ces petits cadeaux de noël, brodés sur une étroite bande de toile Aïda. Le premier, un motif végétal qui s’échappe d’un vase, est parti chez Zazimuth). Comme pour les petits chanteurs que je vous ai montrés l’autre jour, je l’ai brodé en fil rouge à variation passion de brodeuse de coeur à prendre, que m’avait offert… Emmanuelle, si, si, c’était pour mon anniversaire !

Noël 2010 alsacien, fleur pour Dianou Le deuxième, plus petit, a été brodé en DMC marron clair 977, c’est un modèle avec une fleur stylisée à l’origine pour coussinet à épingles, il est parti chez Dianou / Claudiane.

Noël 2010 alsacien, les deux finitionnés Côté finition, comme j’ai pris une bande à broder, j’ai juste mis du thermocollant au dos pour rigidifier et un petit bout de biais en haut et en bas…

Couverture de Broderies au point de croix et traditions en Alsace de Bassang

Dans ce livre, j’ai déjà réalisé: