Archives par étiquette : lecture

Martha Grimes, Le sang des innocents

Couverture du Sang des innocents de Martha Grimes, en édition Point J’ai lu ce matin Le sang des innocents de Martha Grimes, en édition de France-Loisirs (ISBN 978-2-298-00588-2), traduit par P. Safavi. Richard Jury, le flic récurrent de cette série, doit retrouver une fillette disparue en Cornouailles depuis 3 ans et en même temps, s’occuper du meurtre d’une autre fillette à Londres, dans le cadre d’un réseau de pédophilie. On retrouve aussi l’ami de Jury, Melrose Plant, dans le rôle d’un planteur de gazon dans la grande propriété du beau-père de la fillette disparue et où une femme a été assassinée. On retrouve aussi en pointillé son cheval acheté dans un épisode précédent.
C’est gentillet, mais m’a moins plu que les livres précédents. Juste à un moment, lors d’une visite à Newcastle, Jury visite le musée d’art contemporain… et aurait préféré voir des Millais. Jusqu’en novembre dernier, je ne connaissais pas ce peintre, mais ai vu à Londres, à la Tate Britain, une exposition qui lui était consacrée : que de portraits et de paysages plus ou mois romantiques ! J’avais beaucoup plus apprécié, dans le même musée, l’exposition… d’art contemporain autour du Turner price.

Du même auteur, j’ai aussi parlé de ce livre : Le mauvais sujet.

Bernardo Atxaga, L’homme seul

Avant de ranger le livre Espagne, ombre et lumière (Omnibus, 2002 – acheté chez un soldeur -, ISBN 2-258-05646), lu pendant les vacances de noël, je voulais vous parler du roman contenu dans cette compilation qui m’a le plus plu. Il s’agit de L’homme seul de Bernardo Atxaga (El hombre solo, traduit par André Gabastou).

L’histoire : un groupe d’anciens terroristes basques amnistiés a réalisé il y a plusieurs années un braquage pour pouvoir se payer et ouvrir un hôtel-restaurant près de Barcelone. Pendant la coupe du monde de football (quelle année ?), ils hébergent l’équipe de Pologne. Le livre retrace aussi bien la vie en vase clos de ces anciens terroristes que la délicate question du repentir. L’un d’eux est amené, presque contre sa volonté, à héberger clandestinement un couple de terroristes qui viennent de commettre un attentat mortel au Pays basque, alors que l’hôtel grouille de policiers, officiellement présents pour protéger l’équipe de foot. Je vous laisse découvrir par vous même la fin, mais c’est un superbe roman, écrit par un auteur basque que je ne connaissais pas du tout.

Un autre récit présent dans cette compilation m’a touché, mais pour des raisons complètement différentes : Arènes sanglantes par V. Blasco Ibañez (Sangre y arena, traduit par Georges Hérelle). C’est un voyage sanglant dans le monde des corridas, des taureaux et des torreadors. Un ami, décédé maintenant, allait chaque année à la corrida et voulait m’y emmener, pour me faire vivre ces moments inoubliables (selon lui)… Il est décédé, je n’irai probablement jamais, et ce n’est pas ce livre qui me donnera envie d’y aller.

Emmanuel Venet, Ferdière, psychiatre d’Antonin Artaud

Couverture de Ferdière par Emmanuel Venet Tout d’abord, merci de m’accueillir dans la communauté lecture pour tous.
Aujourd’hui, j’avais des obligations qui m’ont laissé peu de temps pour la lecture. J’ai donc lu tôt ce matin Ferdière, psychiatre d’Antonin Artaud par Emmanuel Venet, publié en 2006 aux éditions Verdier (ISBN 2-86432-469-5).
J’avais acheté ce livre il y a quelques mois, après avoir lu la réédition des Nouveaux écrits de Rodez d’Antonin Artaud, réédité cette année dans la collection l’Imaginaire de Gallimard, accompagnée d’un CD avec des extraits d’interview de Ferdière sur France Culture. Antonin Artaud se plaint du traitement inhumain de Gaston Ferdière et surtout des électrochocs, alors que celui-ci les justifie par l’état mental d’Artaud.
Emmanuel Venet tente de réhabiliter Ferdière, en montrant qu’il avait lui-même essayé de rédiger des poèmes, qu’il avait eu à subir les pressions de la hiérarchie psychiatrique sur Paris après ses positions sur la guerre d’Espagne et à s’exiler en province. Pendant la guerre, il a probablement sauvé ses malades de la famine, et Artaud en particulier en l’accueillant à Rodez, dans l’Aveyron, caché plusieurs juifs. Mais il y a quand même pratiqué une lobotomie et de nombreux électrochocs sur plusieurs patients. Le livre ne permet pas de trancher la question : les électrochocs ont-ils réellement permis à Artaud de revenir à l’écriture ?

Lectures, Michel Quint

Couverture du coffret de Michel Quint Parmi les bonnes résolutions 2008, terminer ce que j’ai en cours, côté ouvrages, mais aussi pour la cinquantaine de livres non lus. Au cours des vacances de noël, j’ai parcouru le dossier du Point sur Lille, où plusieurs personnalités donnaient leurs adresses préférées. Parmi elles figuraient Michel Quint. Je viens donc de lire ces deux petits récits achetés il y a déjà longtemps et restés dans une pile. Ce sont deux petits livres d’une soixantaine de pages chacun, Effroyables jardins (édité en 2000, ISBN 2-84412-164-0) et Aimer à peine (2002, ISBN 2-84412-115-2), publiés aux éditions Joëlle Losfeld dans la collection Arcanes. Le premier est un récit autour du procès de Papon et du passé de jeunes adultes résistants du père et de l’oncle du narrateur. Dans le second, le même narrateur rapporte son séjour en tant que stagiaire en Allemagne, en 1972, au cours de laquelle il se confronte à la culpabilité et aux séquelles de la Seconde Guerre mondiale, avec la mort violente de sa copine allemande (pour les circonstances, lisez ce livre, ça vous prendra moins d’une heure). Pour le premier livre, ceux qui ne sont pas ch’tis risquent de se heurter à certains mots, par exemple page 40, on peut lire :  » l’ostrogoth sort son briquet, son casse-croute « . Je ne suis pas sûre que l’apposition avec la virgule permette au lecteur non initié de comprendre que le briquet, c’est le nom donné au casse-croute par les mineurs (de charbon)…

Du même auteur, Michel Quint, je vous ai parlé de Effroyables jardins et Aimer à peine (ci-dessus) ; Avec des mains cruelles ; La folie Verdier ; Close-up ; L’espoir d’aimer en chemin ; Et mon mal est délicieux ; Fox-trot
Logo du challenge ABC critique de BabelioJ’ai sélectionné ce livre pour le défi ABC critique organisé par Babelio.

J’aime les classiques

Logo du défi J'aime les classiques Le défi J’aime les classiques est proposé par les Carabistouilles de Marie. Il s’agit de lire ou relire chaque mois, de décembre 2009 à décembre 2010, un grand classique européen au choix, antérieur à 1960. Le choix est large… Une petite note de lecture à la fin de chaque mois… Et si je commençais par relire la Princesse de Clèves, de Madame de Lafayette ? Je regrouperai ces lectures sur cette page.

Les livres lus dans le cadre de ce défi :

Le deuxième livre : Confolens, Parcours du patrimoine

Un second livre, édité en même temps que le précédent par les mêmes auteurs, mais dans la collection “ parcours du patrimoine ” (qui fait suite aux itinéraires du patrimoine pour l’inventaire du patrimoine culturel depuis la décentralisation de ces services), est un petit guide de visite en quatre parcours de la ville de Confolens (enfin, toute petite ville, sous-préfecture, qui compte moins de 3000 habitants), était aussi joint à mes cadeaux. Il est aussi édité chez Geste éditions.
couverture du parcours du patrimoine sur Confolens En voici sa notice simplifiée :
Confolens. Charente / Poitou-Charentes. Communauté de communes du Confolentais et Région Poitou-Charentes – Service régional de l’inventaire ; textes Véronique Dujardin, Émilie Moinot ; photographies Gilles Beauvarlet, Raphaël Jean, Christian Rome ; cartographie Zoé Lambert. – La Crèche : Geste éditions, 2007, 72 p. – (Parcours du patrimoine, 325, ISSN 1159-1722), ISBN : 978-2-84561-362-1 : 8 euros.

Vous pouvez retrouvez aussi les dossiers documentaires établis sur la ville de Confolens sur le site de la communauté de communes du Confolentais.

Le livre : Le Confolentais : entre Poitou, Charente et Limousin

Le livre est paru en août dernier, après bien des péripéties, chez Geste éditions.

couverture-image-confolentais-250pts.jpg Pour n’oublier aucune information utile, voici sa notice bibliographique extraite de la bibliographie nationale de la bibliothèque nationale de France (c’était dans le numéro 20 de 2007, en ligne par ce lien) :
Le Confolentais [Texte imprimé] : entre Poitou, Charente et Limousin / Inventaire général du patrimoine culturel, [Poitou-Charentes] ; [Communauté de communes du Confolentais] ; textes, Véronique Dujardin, Émilie Moinot, Yann Ourry ; avec la participation de Thierry Allard, Pascale Moisdon-Pouvreau ; photographies, Gilles Beauvarlet, Raphaël Jean, Christian Rome ; cartes et dessins, Zoé Lambert. – La Crèche : Geste éd., DL 2007 (17-La Rochelle : Impr. rochelaise). – 1 vol. (167 p.) : ill. en noir et en coul., cartes, couv. ill. en coul. ; 30 cm. – (Images du patrimoine, ISSN 0299-1020 ; 243).
Bibliogr. p. 167. – DLE-20070724-37390. – 720.944 65 (21). – ISBN 978-2-84561-361-4 (br.) : 24 euros. – EAN 9782845613614.

En clair, ce livre édité par Geste éditions est le résultat de trois ans d’inventaire du patrimoine sur les 26 communes de la communauté de communes du Confolentais (Abzac, Alloue, Ambernage, Ansac-Sur-Vienne, Benest, Le Bouchage, Brillac, Champagne-Mouton, Chassiecq, Confolens, Epenède, Esse, Hiesse, Lessac, Lesterps, Manot, Montrollet, Oradour-Fanais Pleuville, Saint-Christophe, Saint-Coutant, Saint-Germain-de-Confolens, Saint-Maurice-des-Lions, Turgon, Vieux-Ruffec, Le Vieux-Cérier). Publié dans la collection des Images du Patrimoine, il respecte sa charte graphique avec une introduction historique d’une vingtaine de pages et une grosse partie “ patrimoine en images ” qui présente de courts textes illustrant de nombreuses photographies réalisées par les photographes professionnels du service régional de l’inventaire, Région Poitou-Charentes.
Pour en savoir plus sur ce service, voir le site internet du service régional de l’inventaire de Poitou-Charentes.
Pour en savoir plus sur l’inventaire du Confolentais, voir le site de la communauté de communes du Confolentais, où est également disponible une exposition itinérante sur l’eau et les paysages, réalisée en septembre 2006 et qui peut être réservée auprès de la communauté de communes.

Post scriptum : voir l’emboîtage réalisé pour ce livre et le second livre édité sur Confolens.

Lecture: Carnet de voyages de Champlain

Couverture de Samuel de Champlain, Carnet de voyages au Canada Ce soir, je viens de lire ce livre : Samuel de Champlain, Carnet de voyages au Canada, une bande dessinée du XVIIe siècle interprétée par Patrick Henniquau et Bernard Mounier, éditions Bonne Anse, Vaux-sur-Mer, 2007, 20 euros.
2008 est l’année du Québec, avec le quadricentenaire de la fondation de la ville de Québec par Champlain. Ce livre en est l’une des manifestations. Sur le site internet de l’éditeur, je n’ai pas réussi à trouver le livre, peut-être un problème de mise à jour du site ou un manque de patience de ma part pour un chargement lent d’éléments multimédias inutiles (et inaccessibles selon les normes W3C).
Ce site est un peu pénible, avec des flash média minuscule et un texte quasi illisible… Commandez plutôt le livre directement chez votre libraire, en voici le ISBN : 978-2-916470-02-3.

À partir des carnets de voyage réalisés entre 1608 et 1635, d’illustrations agrandies et mises en valeur et de textes extraits des récits de Samuel Champlain, ce livre nous permet d’accéder à la Nouvelle-France. Les illustrations des peuples premiers, surtout Hurons et Montagnais, sont superbes !

Pour aller plus loin, ou pour ceux qui ne pourraient acheter ce livre, sur le site de la bibliothèque nationale de France (BnF), voici les liens directs vers une carte et les principaux récits utilisés par Patrick Henniquau et Bernard Mounier. Pour les titres complets, voir p. 42 du livre ou sur la notice complète de la BnF.

– Carte de la Nouvelle-France de 1632 (Carte de la Nouvelle-France augmentée depuis la derniere, servant à la navigation faicte de son vray meridien) par Samuel de Champlain. Lien direct vers la carte.

– Des sauvages, ou Voyage de Samuel Champlain, de Brouage, fait en la France nouvelle l’an mil six cens trois… : contenant les moeurs, façons de vivre, mariages, guerres, & habitations des sauvages de Canadas [sic]…, par Samuel de Champlain, 1603. Lien direct vers le livre.

– Voyages et découvertes faites en la nouvelle France, depuis l’année 1615 jusques à la fin de l’année 1618 ; par le sieur de Champlain, par Samuel de Champlain, 1619. Lien direct vers le livre.

– Les voyages du sieur de Champlain, xaintongeois, capitaine ordinaire pour le roy, en la marine, divisez en deux livres, ou Journal très-fidèle des observations faites és découvertures de la Nouvelle France : tant en la description des terres, costes, rivières, ports… qu’en la créance des peuples, leur superstition, façon de vivre et de guerroyer, par Samuel de Champlain, 1613. Lien direct vers le livre.

– Les voyages de la Nouvelle-France occidentale, dicte Canada, faits par le Sr de Champlain,.. : où se voit comme ce pays a esté premièrement descouvert par les François… ; avec un traitté des qualitez et conditions requises à un bon et parfaict navigateur…. ensemble une carte… et un catéchisme ou instruction / [par le P. J. Ledesma] ; traduicte du françois au langage des peuples sauvages de quelque contrée [par le P. J. de Brébeuf]. et suivi de l’Oraison dominicale traduite en langage des Montagnars du Canada / [par le RP Massé,…], par Samuel de Champlain, 1632. Lien direct vers le livre.

Coups de coeurs de la blogosphère

Logo des coups de coeur de la blogosphère Theoma organise le challenge les coups de cœur de la blogosphère . Les participants proposent leurs livres préférés, et s’engagent à en lire au moins deux parmi ceux proposés par les autres. Parmi ceux-ci, il y en a que j’ai déjà lus, bien sûr… Le Petit Prince de Saint-Exupéry, L’écume des jours de Boris Vian, etc.

Dans un premier temps, j’ai choisi de lire quelques œuvres de Romain Garry, proposé par Pralineries (le volume édité cette année par Quarto sous le titre Légende du je, qui regroupe des œvres publiées sous le nom de Romain Garry et d’Émile Ajar, est dans ma PAL/pile à lire depuis quelques semaines :

J’ai aussi sélectionné Le village de l’Allemand de Boualem Sansal, proposé par Amanda (j’avais été très marquée par de ses précédents ouvrages, Poste restante, Alger, lu avant d’ouvrir ce blog).

Puis j’ai ajouté Un territoire fragile de Éric Fottorino, proposé par Antigone.

De mon côté, j’ai proposé La patience de Mauricette de Lucien Suel. Je regrouperai ces lectures sur la page Coups de cœur de lecture.

J’ai décidé de poursuivre ce défi avec la lecture de tous les livres publiés par Romain Gary sous son nom de naissance, Roman Kacew, et ses divers pseudos

Roman Kacew

  • Le vin des morts (1937)

Romain Gary

  • Éducation européenne (1945)
  • Tulipe (1946)
  • Le grand vestiaire (1949)
  • Les couleurs du jour (1952)
  • Les racines du ciel (1959)
  • La promesse de l’aube (1960)
  • Johnie Cœur (1961)
  • Gloire à nos illustres pionniers (nouvelles, 1962)
  • Lady L. (1963)
  • The Ski Bum (1965)
  • Pour Sganarelle (Frère Océan I, essai) (1965)
  • Les mangeurs d’étoiles (La Comédie américaine I) (1966)
  • La danse de Gengis Cohn (Frère Océan II) (1967)
  • La tête coupable (Frère Océan III) (1968)
  • Adieu Gary Cooper (La Comédie américaine II) (1969)
  • Chien blanc (1970)
  • Les trésors de la mer Rouge (1971)
  • Europa (1972)
  • Les enchanteurs (1973)
  • La nuit sera calme (1974)
  • Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable (1975)
  • Clair de femme (1977)
  • Charge d’âme (1977)
  • La bonne moitié (1979)
  • Les clowns lyriques (1979)
  • Les cerfs-volants (1980)
  • Vie et mort d’Émile Ajar (1981, posthume)
  • L’homme à la colombe (1984, version posthume définitive)

Émile Ajar

  • Gros-Câlin (1974)
  • La vie devant soi (1975)
  • Pseudo (1976)
  • L’angoisse du roi Salomon (1979)

Fosco Sinibaldo

  • L’homme à la colombe (1958), version définitive posthume en 1984

Shatan Bogat

  • Les têtes de Stéphanie (1974)