Baccalauréat, de Cristian Mungiu

Ma sortie cinéma, cette semaine, a été pour voir Baccalauréat, de Cristian Mungiu, qui a reçu le prix de la mise en scène au dernier festival de Cannes.

Le film : de nos jours en Roumanie, dans une petite ville de Transylvanie. Romeo [Adrian Titieni], chirurgien à l’hôpital local, et sa femme Magda [Lia Bugnar], bibliothécaire, sont revenus en Roumanie après 1991.Ils ont tout fait pour que leur fille Eliza [Maria Drăguș] ait la meilleure vie possible, en économisant pour lui donner des cours particuliers dès son plus jeune âge. Elle doit passer son baccalauréat dans quelques jours et doit impérativement avoir une moyenne de 18 pour pouvoir aller à l’université à Cambridge, en Angleterre, avec une bourse d’étude. A la veille de l’examen, alors que son père l’a laissée à proximité du lycée, elle est agressée physiquement et sexuellement sur le chantier voisin, s’en sort avec un poignet plâtré et une grand frayeur. Pour mettre toutes ses chances de son côté, Romeo est prêt, contre tous ses principes, à accepter la solution proposée par son ami d’enfance, l’inspecteur en chef de la police [Vlad Ivanov]… Il y a sans doute une solution pour que les résultats soient bons même si Eliza n’est pas au mieux de sa forme.

Mon avis : le thème central du film, la corruption en Roumanie, est particulièrement d’actualité après le week-end électoral dans ce pays.

Si le couple a cru à la révolution et aux espoirs nés en 1989 en revenant de leur exil pour reconstruire leur pays, il a déchanté et décidé de tout faire pour que leur fille puisse partir étudier et faire sa vie à l’étranger. Cristian Mungiu a centré le scénario – et de très longues minutes de gros plans et de plans séquences parfois interminables – autour de la figure du père, qui a projeté sa vie sur sa fille, qui maintient aussi à elle seule le couple, il a une amante [Mălina Manovici] et couche sur le canapé. Il oublie de lui demander son avis, prend des décisions à sa place, sait ce qui est bien (les études, les morceaux de pommes soigneusement épluchés et découpés sur une assiette) ou mal (son petit copain motard passé par le lycée technique) pour elle. Ses certitudes vacillent quand même une fois, quand il revient là où il a heurté un chien en voiture dans la journée et finit par éclater en sanglots dans les broussailles. L’ambiance est lourde, par moment le film (presque 2h10) traîne en longueur, mais le mécanisme de la corruption, depuis la petite compromission, de la simple « magouille », jusqu’à la plus grande et aux renvois d’ascenseurs, est bien démont(r)é. Les jeunes procureurs pourront-ils mettre un terme à ces pratiques qui se reproduisent de de génération en génération? Au-delà du scénario principal apparaît en toile de fond un monde qui semble immuable, fait d’immeubles délabrés, d’habitats précaires en planches, de chiens errants, de chantiers interminables (« Na remont », en rénovation, comme j’ai pu le voir il y a plus de 20 ans dans les ex-pays de l’Est, avec même de savantes restaurations d’échafaudages plutôt que des façades).

Un film à voir malgré les quelques longueurs que j’ai ressenties…

Tours (6), la basilique Saint-Martin

la basilique Saint-Martin à ToursLe dôme de la basilique saint Martin de Tours a été restauré en 2016, dans le cadre de l’année des 1700 ans (supposés) de la naissance de saint Matin.

Tours, la basilique Saint-Lartin en mai 2016En mai 2016, quand je suis allée voir les expositions Robert Capa et la couleur et Bertrand Bellon au château de Tours et 200 ans de tourisme en Touraine à l’hôtel Gouïn, le dôme était sous des échafaudages et la statue de saint Martin déposée (depuis février 2014) dans un atelier de restauration en Dordogne, où il voisinait avec l’archange saint Michel du Mont-Saint-Michel.

Basilique Saint-Martin de Tours, dôme et statue restauréePour la saint Martin (11 novembre), le dôme était débarrassé de ses échafaudages et la statue reposée en grande pompe.

Statue de saint Martin redorée au sommet de la basilique Saint-Martin à ToursLa ville de Tours aurait voulu la dorer entièrement, mais l’État s’y est opposé, aucune source n’indiquait qu’elle avait été ainsi dorée… la ville avait trouvé un projet de qui le montrait ainsi, mais il n’a sans doute jamais été réalisé (c’est très fréquent dans les projets).

Quatre vues de la statue de saint Martin, sur la basilique à ToursUne solution intermédiaire a été trouvée, dorer les attributs liturgiques, le pallium, la couronne, la crosse, le pectoral et l’anneau, ainsi que le bas des manches, de l’étole et de la chasuble et le bout des chaussures, ce qui donne déjà un effet assez « bling-bling ». Cette statue de 4,25 m de haut est une œuvre du sculpteur Jean [Baptiste] Hugues, fondue par Thiébaut frères.

basilique Saint-martin de Tours, statue de saint Martin au-dessus de la coupole, vue rapprochéeLa statue de saint Martin qui domine la coupole menace de tomber depuis un moment (premier élément de plomb tombé en 2011)… revoir mon article de 2014, la statue de saint Martin menace Tours.

Réédition de l’article du 23 janvier 2010

Tours, novembre 2009, basilique Saint-Martin : la rue des Halles

La première basilique (encore un terme à vous expliquer un jour, disons pour simplifier une grande église construite sur un plan hérité de l’Antiquité romaine et qui abrite le tombeau d’un saint ou des reliques importantes dites reliques insignes) fut construite vers 437 par saint Brice, évêque de Tours, à l’emplacement du tombeau du troisième évêque de la ville (de 371 à 397), saint Martin, mais si vous le connaissez, c’est celui qui a partagé son manteau avec un pauvre. Le tombeau était situé en dehors de la ville, comme il était de tradition jusqu’à la fin de l’époque romaine. C’est la même chose à Poitiers pour le tombeau d’Hilaire et la création de l’abbaye de Saint-Hilaire, hors les murs, et aussi pour le tombeau de sainte Radegonde. Vous trouverez ainsi des exemples dans toutes les anciennes cités romaines. Très vite, l’édifice doit être agrandit et l’évêque Perpet consacre en 482 une nouvelle basilique, vite trop petite elle aussi, le tombeau prestigieux (pare que riche de miracles) de saint Martin attirant les foules. En 818, elle devient collégiale avec un très important chapitre de 200 chanoines. L’histoire est ensuite mouvementée, avec des incendies qui endommagent plus ou moins gravement l’édifice en 853 et 903. Une nouvelle basilique est consacrée en 917, et les chanoines fortifient le faubourg qui devient Châteauneuf. Je vous passe ensuite les détails, que vous pourrez retrouver par les liens en bas de ce papier. Convertie en écurie pendant la révolution, mal entretenue, la nef s’écroule en 1797. En 1802, l’église est éventrée par la nouvelle rue des Halles, seuls les deux tours sont conservées :

Tours, novembre 2009, basilique Saint-Martin : la tour Charlemagne … la tour Charlemagne …

Tours, novembre 2009, basilique Saint-Martin : la tour de l'horloge … et la tour de l’horloge.

Tours, novembre 2009, basilique Saint-Martin : la façade de la basilique contemporaine Dans le renouveau catholique du 19e siècle, il était hors de question d’abandonner le si célèbre tombeau de saint Martin. Dès 1822, des projets de reconstruction, ou plutôt d’une construction neuve et plus modeste, sont établis. Il faudra près de 50 ans pour que le projet aboutisse. C’est finalement l’architecte Victor Laloux qui le mène à bien, la crypte avec le tombeau est inaugurée en 1889, et la nouvelle basilique, de style néo-classique, l’année suivante. L’achèvement des travaux donne lieu à une bénédiction en 1902, mais la basilique n’est finalement consacrée qu’en 1925. En raison des contraintes liées aux terrains qui ont pu être achetés et à l’emplacement du tombeau, le chœur de cette nouvelle basilique n’est pas orienté (tourné vers l’est), mais au nord de l’édifice. Comme je suis allée à Tours la semaine suivant la saint Martin (11 novembre), il y avait de nombreux pèlerins en prière dans la basilique et dans la crypte, je n’ai donc pas pris de photographie pour ne pas les déranger.

Tours, novembre 2009, basilique Saint-Martin : le côté est de la basilique contemporaine et au fond, la tour Charlemagne Ici et là, des vestiges de l’ancienne basilique restent visibles ou perceptibles [voir en débit d’article une photographie similaire de novembre 2016, avec les dorures].

En sortant de la basilique, empruntez la rue Rapin et admirez les maisons canoniales (maisons des chanoines), du 15e siècle pour certaines. Allez jusqu’au musée Saint-Martin.

Tours, novembre 2009, basilique Saint-Martin : la façade du musée Saint-Martin En saison (j’y suis passée le dernier jour d’ouverture pour 2009), juste à côté, dans l’ancienne chapelle Saint-Jean, construite au 13e siècle à l’emplacement supposé d’un baptistère fondé par Grégoire de Tours, vous pouvez visiter le musée municipal Saint-Martin, inauguré en 1990. Dans un espace dense, très serré, vous pourrez découvrir la vie de saint Martin, le culte qui lui est rendu, mais surtout admirer quelques vestiges des fresques de l’ancienne église détruite, et une copie du chapiteau avec Daniel dans la fosse aux lions si difficile à voir en vrai.

Tours, novembre 2009, basilique Saint-Martin : la tour Charlemagne, chapiteau historié Daniel dans la fosse aux lions est un grand thème traité par les artistes de l’époque romane, je vous en ai montré plusieurs représentations à Poitiers, vous trouverez sur ce précédent article des liens utiles sur ce thème. Ici, il est plus ou moins visible sur le vestige de la tour dite tour Charlemagne. Il se trouve sur la colonne supportant la tribune du pavillon nord.

2Tours, novembre 2009, basilique Saint-Martin : la tour Charlemagne, chapiteau historié, Daniel dans la fosse aux lions caché par la végétation Mais il est largement caché par la végétation pour la face où on devrait le voir le mieux…

Tours, novembre 2009, basilique Saint-Martin : la tour Charlemagne, chapiteau historié avec Daniel dans la fosse aux lions Si vous voulez mieux le voir, il vaut mieux aller sur le trottoir opposé de la rue des halles et vous munir de vos jumelles… car bien sûr, vous avez toujours une paire de jumelles quand vous allez visiter des édifices romans (ou autres). Je blague, mais c’est bien pratique de les avoir toujours à portée de main, le décor est parfois caché bien haut… ou bien loin.

Tours, la tour Charlemagne et ses abors en novembre 2016En novembre 2016, la végétation a été enlevée, mais la tour n’est toujours pas restaurée.

Pour aller plus loin : mes collègues du service de l’inventaire de la région Centre ont numérisé et mis à la disposition de chacun les dossiers sur l’ancienne basilique (ne pas rater l’abondante iconographie ancienne).

Invasion de souris!

Marionnette de doigt, souris blanche au crochet avant assemblageLe numéro spécial Doudous et petits jouets, n° 8 avril-juin 2012 de la revue Passion crochet, attendait patiemment que je ressorte mon crochet et mes restes de laine (plus ceux de quelques amies, dont Maryse) pour être largement rentabilisé! J’ai commencé par me laisser tenter par les petites marionnettes de doigt, avec la souris réalisée en blanc…

Marionnettes de doigt, souris blanche et deux souris grises au crochetUn peu de couture et trois perles noires, et voici le résultat. J’ai refait la même deux fois avec de la laine grise, et une nouvelle fois avec le museau et les yeux brodés, mieux pour un enfant. Elles mesurent 11 cm de haut (sans la queue).

Ma saison 2016-2017 au TAP

La façade du théâtre auditorium de Poitiers après l'incendie du 21 novembre 2016Ma saison 2016-2017 au théâtre et auditorium de Poitiers / TAP a déjà bien commencé… et même failli s’interrompre avec le gros coup de chaud du 21 novembre 2016, lorsqu’un ouvrier a accidentellement mis le feu à un important stock de polystyrène. Que faisait une si grande quantité de matériau inflammable dans un lieu accueillant du public??? Grosses flammes et gros nuages de fumée sur la ville, explosion d’une bouteille d’acétylène, mais au final, plus de peur que de mal, il ne reste plus qu’à changer quelques dalles de verre bien noircies…

Voici donc les spectacles que j’ai choisis, par catégorie:

Revoir mes avis sur les saisons 2015-2016, 2014-2015, 2013-2014, 2012-2013, 2011-2012, 2010-2011 et 2009-2010.

Chasuble mexicaine verte

Aujourd’hui, je laisse la parole à Maryse pour l’une de ses dernières réalisations au tricot.

Chasuble mexicaine verte

Chasuble verte de MaryseEn fait elle n’a rien de mexicain sauf la laine achetée sur place et le fait que je l’ai en partie faite au Mexique cet été.

Donc sans modèle (j’ai d’ailleurs dû défaire deux fois, le dos étant trop étroit), je me suis lancée dans cette chasuble en pensant que ce serait un compromis pour l’inter-saison, mais le brusque passage de l’été à l’hiver ne m’a pas encore permis de l’étrenner.

Chasuble verte de Maryse, détailsJ’ai fait des doubles torsades inversées au centre et sur les côtés et j’ai fait le bas et les bordures au point de riz pour que ça se tienne bien. Pour joindre les deux morceaux j’ai fait des brides fixées par des boutons dans les tons de la laine.

M au tricot

N, D, F et M au tricotJ’ai poursuivi mes petits carrés au tricot… cette fois j’ai choisi le M en version jaune sur orange. Le modèle est toujours tiré des grilles dans Lettres tricotées, de Catherine Hirst et Erssie Major, aux éditions Marabout (2013).

Le dos de mes initiales au tricotJ’ai oublié de faire la photographie avant couture du fond… mais c’est aussi l’occasion de vous montrer les dos en polaire (des chutes du fond du ).

Voir le V, le S, un deuxième V, le E et le G, le F, le N, le D, à suivre…

Martin de Tours, le rayonnement de la Cité, au musée des Beaux-Arts de Tours

tours_musee_ockeghemComme je vous le disais dimanche dernier, je suis allée voir l’exposition Martin de Tours, le rayonnement de la Cité, au musée des Beaux-Arts de Tours, réalisée à l’occasion du 1700e anniversaire (supposé) de la naissance de Martin de Tours (316-397), et présentée jusqu’au 8 janvier 2017. Sous le grand cèdre a été installée une sorte de boîte avec la musique de Jean de Ockeghem, compositeur flamand et trésorier de la basilique Saint-Martin de Tours de 1459 à 1497. Il s’agit d’une déclinaison du projet Cubiculum Musicae, développé par le Centre d’études supérieures de la Renaissance, qui permet de s’immerger dans la musique d’une époque. Je trouve que l’effet est très réussi. En plus, l’accès est gratuit (pas plus de 6 personnes à la fois dans la boîte).

Affiche de l'exposition Martin de Tours, 2016, à ToursEntrons dans l’exposition… Après une salle d’introduction, une grande carte retrace le périple de Martin à travers toute l’Europe, en passant par Ligugé 😉 Les salles suivantes sont consacrées aux deux édifices tourangeaux en grande partie détruits, la basilique Saint-Martin et l’abbaye de Marmoutier. Une vidéo montre la réalisation de la restitution en trois dimensions de la basilique dans son état du 15e siècle, couplée au projet du laboratoire de musicologie dont je vous ai parlé plus haut, baptisé RéVisMartin, Renaissance en musique de la collégiale Martin de Tours. La maquette virtuelle 3D est très réussie, il resterait maintenant à faire l’évolution de la collégiale / basilique, depuis sa construction, les phases romanes, et jusqu’à sa destruction après la Révolution et la construction de la nouvelle basilique par Victor Laloux.

Cette partie de l’exposition comprend aussi les cartons du verrier Lobin à Tours avec les scènes de la vie de saint Martin réalisés dans la basilique actuelle.

La seconde partie de l’exposition est consacrée à la naissance du culte de saint Martin, aux scènes les plus fréquemment représentées, comme la charité de Saint-Martin (le partage de son manteau à Amiens) ou la messe miraculeuse, sont expliquées aussi bien que les représentations moins fréquentes, comme la résurrection du catéchumène, puis à la construction d’un « mythe » (c’est moi qui souligne) au 19e siècle, à l’aide d’exemples venus de toute la France, à travers des tableaux, reliquaires, manuscrits, broderies, etc. Quelques écrans permettent de feuilleter la version numérique de manuscrits, il est un peu dommage que la cote des autres n’est pas inscrite sur les cartels, ce qui permettrait de noter au fil de l’exposition les références pour aller chercher les versions numériques en ligne. Il y a des QR-code sur certains cartels (mais mon téléphone ne permet pas leur lecture), peut-être que les pages vers lesquels ils mènent donnent plus d’informations. Ces cotes figurent dans le catalogue, on peut donc aller naviguer de chez soi en prenant pas mal de temps pour chercher les sites de chaque bibliothèque qui a prêté un manuscrit (bibliothèque de Tours, Bibliothèque Nationale, bibliothèque Sainte-Geneviève et bibliothèque mazarine à Paris, etc.).

Couverture du catalogue Martin de ToursLe catalogue est riche, bien illustré et à un prix raisonnable (35€)… peut-être parce que c’est un éditeur italien! Martin de Tours, le rayonnement de la Cité, Éditions Silvana Editoriale, 352 pages, 200 illustrations, ISBN : 9788836634118. Il est organisé en six parties : Saint Martin, de Sabaria à Candes ; La geste martinienne, la Charité et les miracles ; Les hauts-lieux martiniens, en Poitou et en Touraine ; Saint Martin source d’inspiration intellectuelle et artistique ; Le renouveau du culte martinien au XIXe siècle ; Sur les chemins de saint Martin.

Je ne vous recommande pas le site sur l’année Saint-Martin, complètement inaccessible en navigation large vision, mais si vous passez par Tours ou à proximité, n’hésitez pas à aller voir cette exposition!

Pour aller plus loin :

Sur le musée des beaux-arts de Tours, vous pouvez en attendant mon nouvel article (re)voir mes articles précédents sur le cèdre et l’éléphant, le monument à François Rude par Becquet, les expositions Max Ernst et Richelieu.

Voir aussi la chapelle du catéchumène, l’église et l’abbaye de Ligugé.

 

 

Abécédaire chat, dixième et dernière étape

Anécédaire chat, les dernières lettresEt voilà! J’ai terminé mon abécédaire chat! J’ai brodé les dernières lettres, G, M, N, Y et Q…

Abécédaire Chats d’Isabelle Haccourt-Vautier terminé… puis les points arrières pour les cœurs et quelques détails sur les chats. C’est un modèle d’abécédaire pris dans le livre Brodez-moi chat d’Isabelle Haccourt-Vautier et Adeline Cras.

Il n’y a plus qu’à lui trouver une finition.

Ce chat participe toujours au SAL (projet de broderie en commun) « Chat va vider mon placard » (étendu aux broderies d’autres animaux), coordonné par Minouche…

Revoir: la première étape, la deuxième, la troisième,  la quatrième, la cinquième, la sixième, la septième, la huitième, la neuvième et la dernière étapes…

Petit tour à… Tours!

tours_musee_ockeghemIl y a une dizaine de jours, je suis allée à Tours pour voir au musée des Beaux-Arts l’exposition sur saint Martin, à l’occasion des 1700 ans (supposés) de sa naissance, je vous en parle très vite! En attendant, voici la « boîte » où le visiteur peut s’immerger dans la musique de Jean de Ockeghem, compositeur flamand et trésorier de la basilique Saint-Martin de Tours de 1459 à 1497. Sur le musée, vous pouvez en attendant mon nouvel article (re)voir mes articles précédents sur le cèdre et l’éléphant, le monument à François Rude par Becquet, les expositions Max Ernst et Richelieu.

Gare de Tours, panneaux en céramique déposés en 2016Dès l’arrivée à la gare, une petite surprise, les céramiques peintes ont été déposées et remplacées par des photographies faisant appel à un financement participatif pour leur restauration. Vous pouvez revoir en suivant les liens celles  du côté nord (Carcassonne, Langeais, Chinon, Arcachon, Cahors, Luchon et, pas photographiés, Vicq-sur-Cère et Amboise), du côté sud (Azay-le-Rideau, les gorges du Tarn, Loches, Biarritz, Belle-Isle-en-Mer, Josselin, Erdeven, Saint-Jean-de-Luz et Fontarabie) et leurs signatures (Utzschneider et Compagnie, Alexandre de Geiger, Digoin, Paris, Sarreguemines, Simas, Mothes), ainsi que l’ancien embarcadère, la façade par le sculpteur Henri Varenne et le projet de l’architecte Victor Laloux, les allégories de Limoges et Nantes par Jean Hugues, les allégories de Bordeaux et Toulouse par Jean-Antoine Injalbert.

Basilique Saint-Martin de Tours, dôme et statue restauréeJe suis aussi bien sûr allée à la basilique Saint-Martin, avec son dôme restauré…

Statue de saint Martin redorée au sommet de la basilique Saint-Martin à Tours… où trône la statue restaurée et redorée de saint Martin, qui était déposée lors de ma précédente visite à Tours pour voir les expositions Robert Capa et la couleur et Bertrand Bellon au château et 200 ans de tourisme en Touraine à l’hôtel Gouïn. Elle a été reposée en grande pompe pour la saint Martin, le 11 novembre 2016 (revoir aussi la statue de saint Martin menace Tours).

Tours, la tour Charlemagne et ses abors en novembre 2016La tour Charlemagne n’a pas été restaurée, juste nettoyée des végétaux envahissant pour la construction d’un modèle numérique virtuel… Quelques panneaux explicatifs ont été apposés sur le mur voisin.

La charité de saint Martin par Henri Varenne devant la basilique Saint-Martin à ToursEn revanche, la charité de Martin par Henri Varenne semble flambant neuve : je vais mettre les nouvelles photographies sur l’article que je lui ai consacré.

Tours, dans la basilique, la messe de St Martin par Alaphilippe, 01, vue générale A l’intérieur de la basilique, vous pouvez aussi revoir la messe miraculeuse de saint Martin par Camille Alaphilippe.

 

 

Chèche tricolore de Maryse

Voici un nouveau projet tricoté par Maryse, je lui laisse la plume!

Chèche tricolore

Chèche tricolore de MarysePour changer des écharpes et des châles, j’ai trouvé cette idée de chèche très sympa chez Phildar, mais ce n’est pas dans un catalogue. Donc avec 4 pelotes de Partner 3,5 j’ai fait ce chèche dans des coloris qui ne sont pas les miens, pour une amie dont l’anniversaire est passé depuis quelques semaines. J’ai mis plus de temps que je ne pensais car j’ai changé de troisième couleur en cours de tricot.

Voici donc la réalisation en Mûre (une pelote), Bengale (rose) (une pelote) et Écru (2 pelotes). Initialement c’était une couleur Lilas très clair que j’ai trouvée très fade et que j’ai changée pour l’Écru. J’ai utilisé des aiguilles droites numéro 4 pour commencer, mais le nombre de mailles augmentant très vite, j’ai opté pour des aiguilles circulaires ensuite. Au final je n’ai pas compté les points mais ça faisait pas mal.

On commence par 4 mailles et on tricote en point mousse en augmentant une maille d’un côté tous les rangs, et en diminuant de l’autre côté une maille tous les deux rangs. Ça donne cet effet légèrement courbe et on le porte en l’entourant autour du cou comme un chèche. On utilise toute la laine des quatre pelotes.

La couleur qui se voit la mieux est celle du milieu donc il faut bien y penser quand on choisit les couleurs. La laine Partner offre une gamme de coloris très variée et il n’y a que l’embarras du choix. Je réfléchis à un autre avec mes couleurs favorites. On peut le faire uni bien sûr, mais ça doit être assez lassant. Le modèle se terminait par un gland à chaque extrémité mais je n’aime pas trop, tout comme les pompons, alors j’ai fait un nœud que l’on peut défaire éventuellement.