De la douceur et du confort

Aujourd’hui, la parole est à Maryse… avec un texte qu’elle m’avait passé il y a déjà un moment et que j’ai oublié de mettre en ligne!

Snood boutonné en vert olive

Laine Katia Canada
100 % acrylique

Pour ce snood j’ai choisi cette grosse laine qui met bien en relief la torsade centrale entourée de point mousse. La laine est un peu grosse, et je pense refaire ce modèle avec un fil plus fin, car au printemps ce sera plus agréable à porter. Mais je garderai le système de boutonnage qui évite de passer par la tête et donc évite de se décoiffer, ce qui ne me gêne pas vraiment personnellement car mes cheveux sont coupés court, mais en enlevant les snoods classiques, j’ai perdu quelques boucles d’oreilles.
J’ai donc terminé le snood par trois boutonnières et choisi de jolis boutons transparents veinés de vert et noir.

Double col en coloris doux et dégradés

Laine Katia Azteca (le même coloris que pour le châle et le bonnet assortis pour la mère d’un ami)

J’ai choisi de le faire en rangées de damiers 3 sur 3 séparées par 3 rangs de point mousse, après avoir essayé d’autres points qui ne me satisfaisaient pas trop. J’aime bien l’aspect de relief qui met en valeur les couleurs. Au départ je voulais faire une écharpe, mais le gros col double bien chaud qui entoure le cou de très près, c’est très confortable quand il y a du vent comme on en a eu ces temps-ci. Prévu pour faire un cadeau, je l’ai gardé et bien utilisé, le préférant aux snoods qui laissent passer l’air froid. Ceci dit, j’ai une belle collection de snoods, écharpes, cols et bonnets et pourtant j’en ai donnés pas mal. Il va falloir que je fasse d’autres choses…et/ou que je fasse d’autres cadeaux.
Dimensions: 33cm de haut sur 60cm de tour de cou

Cache-épaules ou pèlerine

Ma grand-mère, qui vivait à la campagne, portait une pèlerine pour sortir dans la cour de la ferme et c’était le même principe que ce modèle, un peu moins sophistiqué mais très pratique, car facile à enfiler sur un pull ou tout autre vêtement, quand on veut sortir en vitesse et c’est très confortable.
Pour le faire, j’ai utilisé la laine Katia Azteca la même que celle du bonnet et de l’écharpe de mon mari. J’avais acheté plusieurs pelotes de cette laine et il m’en restait de quoi faire ce petit cache-épaules. Un simple rectangle tricoté en fausses côtes anglaises. J’ai retourné les bords pour faire un col qui se ferme avec deux boutons en bois. Une pelote et demi, 115 mailles de large et environ 45 cm de hauteur, aiguilles circulaires n° 6.

Étole

Laine Katia Broadway 50 % acrylique, 47 % laine, 3 % polyester
Aiguilles 5
5 pelotes

Il y a longtemps que j’avais envie de me faire une étole pour la demi-saison (expression bizarre qui signifie saison tempérée, mais si on décortique un peu les deux mots, on a une saison qui n’est qu’une moitié: une sorte de sous-saison?). Idéale donc pour les soirées parfois fraîches dans nos régions: à la mi-printemps, à la mi-été ou à la mi-automne…

Avant de trouver la laine, le modèle et le point, j’ai tâtonné et défait plusieurs fois l’ouvrage à la mode de Pénélope. J’ai donc choisi de faire ce point de godron, en alternant 4 rangs de jersey endroit et 4 rangs de jersey envers (au lieu de 3 et 3 pour le godron classique) encadré tout autour par du point de riz afin que les bords soient bien réguliers. La laine est très douce, mousseuse et le léger pailleté assez discret.
En fait, je vais peut-être le transformer en boléro boutonné comme pour un joli modèle que j’ai vu dans un catalogue des Éditions de Saxe: « Le tricot irlandais: pulls, capes & accessoires », où plein de tricots ont attiré mon attention. Mais les points irlandais c’est une autre histoire.
Avec cette étole j’attends de pied ferme les fraîcheurs printanières ou estivales. Et je n’ai toujours pas décidé si ce serait étole ou boléro ou la possibilité de l’utiliser des deux manières.

Dimensions finales: 150x52cm (mais l’élasticité du point fait qu’elle s’étire facilement d’une bonne dizaine de centimètres)

Il n’est pas encore minuit… par la Compagnie XY

La façade du théâtre auditorium de Poitiers après l'incendie du 21 novembre 2016Après Le grand C lors de la saison 2009-2010 au théâtre et auditorium de Poitiers / TAP, la compagnie XY est revenue pour ce noël 2016 avec son spectacle Il n’est pas encore minuit…

Le spectacle : 22 voltigeurs sur scène, pieds nus (à quelques exceptions près), avec pour seuls accessoires des planches carrées et une bascule pour certaines figures. Bagarre, danses etc. sont le prétexte à une histoire muette (en musique)… à des pyramides humaines jusqu’à quatre niveaux et des voltiges sans filet.

Mon avis : un grand moment de spectacle vivant, tant sur scène avec la pêche des voltigeurs que dans la salle, pleine d’enfants ravis. Le petit texte lu à la fin du spectacle, sur l’individualisme de la société et la casse de la solidarité et de la protection sociale, dans un art vivant où la solidarité est indispensable, prenait tout son sens alors que l’une des propulsions à la bascule avait mal été dosée, mais le voltigeur heureusement bien rattrapé par ses pairs qui assuraient la sécurité…

Voir un extrait du spectacle

Un gentil petit singe…

La vallée des singes à Romagne, juillet 2011, une maman gorille et son bébé de 3 semainesNon, pas de nouvelle visite à la vallée des singes (visite en 2011) à Romagne dans la Vienne, fermée pour l’hiver, …

Marionnette de doigt, le singe… mais une nouvelle marionnette de doigt! Elle mesure 10 cm de haut.

Marionnettes de doigt : trois souris, un potiron, un singeDans le numéro spécial Doudous et petits jouets, n° 8 avril-juin 2012 de la revue Passion crochet, j’ai réalisé:

Cigarettes et chocolat chaud de Sophie Reine

Pour ma sortie dominicale au cinéma, je suis allée voir Cigarettes et chocolat chaud de Sophie Reine.

Le film : de nos jours en région parisienne. Veuf depuis trois ans, Denis Patar [Gustave Kervern] se débat pour joindre les deux bouts entre plusieurs petits boulots et élever ses deux filles, Janis, 13 ans [Héloïse Dugas] et Mercredi, 9 ans [Fanie Zanini]. Un soir, il est encore arrivé trop tard pour aller chercher Mercredi à l’école et le policier a été obligé de faire un signalement au service d’aide sociale à l’enfance. L’assistante sociale, Séverine [Camille Cottin], est chargée de faire l’évaluation et le contraint de suivre un stage de parentalité, faute de quoi les deux fillettes lui seront retirées…

Mon avis : après un rôle de gardien un peu déconnecté de la réalité dans le film Dans la cour de Pierre Salvadori, revoilà Gustave Kervern dans un autre rôle de paumé, cette fois en papa poule, sans le sou, un peu débordé, tendre et aimant… bref un « parent défaillant » au regard de la loi! Le stage de parentalité et son absurdité sont très bien vus, et le scénario a le bon goût de faire évoluer l’assistante sociale dans sa vision de ce qu’est un « bon parent », ce qui ne doit pas arriver souvent dans la vraie vie… En parallèle, l’ainée développe avec l’adolescence un syndrome Gilles de la Tourette [télécharger la fiche maladie rare Orphanet], là encore, deux visions vont s’affronter, le neurologue très rationnel avec ses neuroleptiques et le père et la sœur qui vont organiser une thérapie comportementale « sauvage » mais semble-t-il efficace!

J’ai passé un agréable moment avec ce film touchant, parfois un peu trop empathique, avec deux jeunes actrices que l’on aimerait voir évoluer dans quelques années.

PS : Gustave Kervern a aussi réalisé Saint-Amour avec Benoît Delépine

 

Col trop large puis pas assez…

Dans la foulée de mon dernier article sur mon pullover gris de mi-saison, (revoir mon  nouveau pullover, les manches avec le corps) je l’avais terminé mais je trouvais que le col était trop large. Nous étions en plein été et il faisait trop chaud, pas le courage d’attaquer du tricot!

Il y a une quinzaine de jours, j’ai attaqué le taureau par les cornes, ou plutôt le col façon Pénélope… Mais en Pénélope mal organisée et fainéante, j’ai compté le nombre de mailles à enlever (une vingtaine)… au lieu de compter celui qu’il fallait garder (ça faisait beaucoup plus à compter!), pensant que je verrai toujours les mailles relevées, mais que nenni! J’étais alors avec Maryse, et n’avais pas non plus pris le modèle de Passion tricot n° 3 (4e trimestre 2015). Je relève donc approximativement, commence 5 tours en côtes torses aiguilles circulaires 4, puis 5 rangs en 3,5. Je trouve alors que ça semble large, et décide de terminer avec mon jeu de quatre aiguilles 2,5. Je ferme, ça ne passe pas, je refais le rang de finition plus lâche, ça ne passe toujours pas, je redémonte le rang de finition et le remplace par un fil… et là, oups! ça ne passe pas non plus ;-(

Je démonte donc les 5 rangs les plus fins, remets un fil (grrr! il faut remonter ensuite les mailles), ouf, ça passe! Je remonte 5 rangs sur les aiguilles circulaires 3,5, puis décide d’ajouter encore 3 rangs. Je referme avec les mêmes aiguilles et… la tête ne passe à nouveau plus! Je redémonte le dernier rang, ferme avec des aiguilles 4, et ouf, la tête passe et le col n’est pas trop large!

Merci à Maryse et à N… pour les photos!

Le quartier de la cathédrale de Poitiers illuminé

Pour une semaine et jusqu’au 21 décembre 2017 de 18h à 22h, en complément des polychromies sur la façade de Notre-Dame-la-Grande, la ville de Poitiers a commandé au Kolektif Alambik la projection d’images sur les façades de la cathédrale, du baptistère Saint-Jean et du musée. Vous pouvez voir les polychromies de Notre-Dame de 18h à 18h30, puis descendre la grand’rue accompagné d’un guide et regarder la quarantaine de tableaux sur la cathédrale et autant sur le baptistère et la façade du musée… Compter une grosse demi-heure pour chacune des deux séries si vous voulez tout voir. L’ambiance est très agréable, alterne des mises en lumière colorées…

… géométriques …

… ou en lien avec le décor de la cathédrale, ici une représentation simplifiée de la crucifixion de saint Pierre du grand vitrail central, vous en découvrirez d’autres, ainsi qu’une jolie proposition avec le labyrinthe. Le tout est accompagné de musique classique et de bruitages (sonneries de cloches – en plus des vraies cloches de la cathédrale -, sabots de chevaux sur des pavés, etc.).

Mêmes ambiances (images, pas de son) sur les façades du baptistère et du musée…

Une version « urbaine »…

… et une autre plus « graphique » / BD!

Dommage que les voitures ne soient pas averties, c’est d’ailleurs pour cela qu’à la fin des années 1990, les images projetées avec les peintures murales du baptistère avaient été arrêtées. Malgré la diminution du trafic avec cœur d’agglomération, cœur de pagaille…, vendredi soir, une voiture a freiné pour laisser passer un piéton sur le passage protégé, alors que le taxi qui la suivait de trop près accélérait dans la montée et s’est arrêté dans un grand crissement de pneu à quelques centimètres de son pare-choc.

Des paillettes pour les fêtes de Noël

Aujourd’hui, c’est au tour de Maryse de partager ses réalisations avec vous… Snoods et serre-tête (bandeau) au bout de ses aiguilles!

Des paillettes pour les  fêtes de Noël

Quelques petits cadeaux prévus pour les fêtes.

Une fois n’est pas coutume, j’ai choisi de la laine Phildar pailletée, Phil diamant, à laquelle j’ai ajouté la laine Phil light pour l’adoucir et lui donner un peu de moelleux. D’autre part, n’étant pas très « paillettes », j’ai trouvé que l’aspect mohair de la Phil light atténuait légèrement le brillant.

À la Phil diamant noire, j’ai joint la Phil light écrue. À la Phil diamant rose j’ai ajouté la Phil light rose poudré et à la Phil diamant caramel, la Phil light beige clair.

J’ai donc fait un double snood noir avec des torsades et le serre-tête assorti…

… un snood rose simple mais large avec 3 torsades centrales et un snood beige au point de blé.

Le snood rose étant assez large, je l’ai cousu dans le sens de la longueur pour en faire un tour de cou très doux et très confortable.

Pour chaque cadeau j’ai utilisé une pelote de chaque ou presque, car il reste toujours de la Phil light: soit 8€ environ, ce qui fait des cadeaux pas très chers.

Sur les photos on ne voit pas bien l’aspect brillant, dommage.

Chatons violents, d’Océanerosemarie

Ma saison 2016-2017 au théâtre et auditorium de Poitiers / TAP se poursuit avec Chatons violents, d’Océanerosemarie, mis en scène par Mikaël Chirinian. Le spectacle passe à la Gaîté Montparnasse les dimanches et lundis à 20h30 jusqu’au 30 janvier 2017 et se déplace en tournée pour toute la saison en Europe (dates en suivant le lien Océanerosemarie). J’aimais bien sa chronique du vendredi sur France Inter en 2013-2014, ses vœux 2016 (voir en fin d’article) m’avaient réconciliée avec ce genre d’exercice.

Le spectacle : une chaise au milieu de la grande scène du théâtre… Inquiétude, seule en scène assise sur la chaise??? Non! L’actrice se déplace sur toute la scène! Exil de deux parisiens (pas en couple) à Marseille suite à deux déboires amoureux, retour à Paris, avec la vie des BBB, les « Bons Bobos Blancs », 1h20 d’humour autour de la politique (état d’urgence avec assignation à résidence de militants écolos, ventes records d’armes par la France, etc.) , du racisme, du vivre-ensemble ou du vivre côté à côte, en communauté, de la laïcité, mais elle n’a pas souligné que nous étions le 9 décembre, date anniversaire de la loi de 1905 sur la séparation DES ÉgliseS et de l’État et non de l’Église, comme elle l’a dit, à la suite de beaucoup de monde, c’est plus qu’une nuance.

Mon avis : le public comme d’habitude très « blanc blanc » du théâtre et auditorium de Poitiers / TAP, pourtant en très grande majorité BBB, avec des militantes féministes, des écolos – je ne sais pas de quelle tendance maintenant, Verts ou plus rouges via Osons Poitiers  mais le personnage du spectacle vote EELV 😉 -, le public donc a bien ri tout le long du spectacle. Les questions posées sont sans doute en grande partie bonnes et ont en tout cas provoqué de grandes discussions entre groupes de spectateurs qui continuaient à discuter dans le hall à la sortie, ou plusieurs jours plus tard… J’ai entendu des commentaires jusque sous les halles samedi!

S’il passe près de chez vous ou, ami(e)s parisien(ne)s, si vous avez besoin d’une parenthèse dans votre vie trépidante, n’hésitez pas à aller le voir! Ah, et pour les ami(e)s des chats, en dépit du titre, aucun chaton n’est maltraité, même si les pompiers ne sont pas coopératifs!

Si vous ne connaissez pas son humour, je vous propose de voir ses vœux 2016, juste élue « présidente de la République » après la démission surprise de l’actuel président… C’était il y a presque un an chez Médiapart, mais tout reste d’actualité!

C au tricot

initiale_10Après avoir envoyé mes diverses initiales (voir le V, le S, un deuxième V, le E et le G, le F, le N, le D, le M), il est apparu que le C serait aussi le bienvenu… Le voici donc, en vert clair sur vert foncé, le modèle est toujours tiré des grilles dans Lettres tricotées, de Catherine Hirst et Erssie Major, aux éditions Marabout (2013).