Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Orchidée fleurie…

Orchidée fleurie, 8 février 2009 Orchidée fleurie, 16 février 2009 Dimanche en huit, j’ai reçu des amis chez moi. Ils m’ont apporté des livres (le volume 1 de l’intégrale du Chat du rabbin de Joann Sfar et La Mezzanine de Nicholson Baker, promis, je vous en parlerai), du thé (mmm…), un petit plateau avec un mini bol, et une très belle orchidée (une Phalaenopsis jaune). Ouf, elle se sent bien là où je l’ai installée, une nouvelle fleur s’ouvrait lundi soir, et aujourd’hui, elle est complètement épanouie.

Orchidée fleurie, 18 février 2009 Et pour une orchidée qui ne fane jamais, vous pouvez aller revoir mon magnifique marque-page brodé d’une orchidée. Des propos bien flagorneux ? Mais on n’ai jamais aussi bien servi(e) que par soi-même !

Hal de Vavi, neuvième étape

Motifs géométriques pour mon projet en hardangerJe suis très en retard pour la neuvième étape du HAL de Vavi, qui nous a déjà livré la semaine dernière la dixième étape… à laquelle je vais m’attaquer dans la foulée.

Hal de Vavi, Le coeur découpé en attente des barrettesPour la neuvième étape, découpes et barrettes dans les grands triangles à gauche et découpe dans le grand cœur central. Je ne me suis pas trompée dans les fils à sectionner !

HAL de Vavi, les 9 premièes étapes

Toutes les étapes de ce HAL :

Donne-moi la main de Pascal-Alex Vincent

J’ai vu ce film, Donne-moi la main de Pascal-Alex Vincent, en avant-première à Poitiers, en raison de l’aide apportée par le conseil régional de Poitou-Charentes et son service Poitou-Charentes cinéma. Sortie nationale demain 18 février 2009.

L’histoire : Quentin et Antoine, deux frères jumeaux âgés de 18 ans (joués par Victor et Alexandre Carril, présents avant le film), veulent aller, à l’insu de leur père, de Charente-Maritime en Espagne, au Pays-Basque, pour aller à l’enterrement de leur mère qu’ils n’ont pas connue. Comme ils n’ont pas d’argent, ils voyagent à pied, en stop, en passagers clandestins d’un train de marchandise, etc. Les frères passent leur temps à baiser (avec des filles, branlé par une femme d’âge certain pour l’un, avec un jeune homme pour l’autre), à se cogner dessus et à se réconcilier.

Mon avis : je n’ai pas du tout adhéré, sauf peut-être à la petite séquence en cinéma d’animation au tout début du film, quelques minutes jusqu’au générique. Le choc est d’autant plus rude que j’avais vu juste avant, à 18h, Les trois singes de Nuri Bilge Ceylan. La bande-annonce de Donne-moi la main vous montre les seules scènes plus ou moins intéressantes du film, dans le désordre. Avant le film, les deux acteurs avaient demandé de se laisser porter par la déambulation plutôt que par le scénario… Parce qu’il y en a un ? Et les dialogues sont si pauvres que c’est à pleurer. Seule consolation pour l’attribution de la subvention, elle aura permis de procurer quelques cachets à des intermittents (comédiens et techniciens) du spectacle. Mais quelle image des TER, si vous allez voir le film, ne le croyez pas, nous avons des beaux trains tous neufs, financés par le Conseil Régional, responsable depuis quelques années des trains de dessertes locales et régionales (je sais, la liberté du scénario, mais quand même, si on s’ancre dans le présent, on met du matériel actuel). Quant au débat qui devait avoir lieu après,l’animateur du débat et les acteurs étaient partis dîner pendant le film (c’est de bonne guerre…) et n’étaient pas rentrés à la fin de la projection (ce n’est pas la première fois que ça arrive). Et comme il y avait une panne de chauffage, je pense que personne ne devait rester dans la salle à leur retour. Post-scriptum : un des acteurs a laissé un commentaire pour dire que le débat avait bien eu lieu, en tout cas, avec plusieurs personnes présentes sur mon rang, nous sommes partis après que la lumière a été rallumée, nous n’avons vu personne, et étions frigorifiés par l’absence de chauffage… Comm un précédent débat n’avait pas eu lieu faute de débatteurs, nous sommes partis (et étions très nombreux dans le hall à l’issue du film, il ne devait pas rester grand monde au débat…).

Couverture de l'image du patrimoine sur le Confolentais Couverture du parcours du patrimoine sur Confolens Ce film a été en grande partie tourné dans la région Poitou-Charentes, dont, d’après le dossier de presse, à Confolens et Ansac-sur-Vienne, communes dont j’ai mené l’inventaire dans le cadre de l’inventaire de la communauté de communes du Confolentais mené par cette collectivité et le service de l’inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes, mais comme on ne voit pas une maison ou une ferme, impossible à reconnaître. Mais si cela vous intéresse, vous pouvez, par l’intermédiaire des dossiers de présentation de la commune d’Ansac-sur-Vienne ou celui de Confolens, voir la plupart des maisons et des fermes… La photo que j’ai choisi en tête de la présentation d’Ansac-sur-Vienne vous rappellera quand même quelques scènes du film si vous allez le voir… Et les deux livres publiés sont toujours disponibles, un Parcours du patrimoine sur Confolens et une image du patrimoine intitulée Le Confolentais : entre Poitou, Charente et Limousin (toutes les informations utiles sur les articles liés).

Carré en frivolité…

Carré en frivolité Enfin, pas vraiment un carré mais un ensemble de boucles dont le résultat final est presque un carré. Dans le modèle initial, que j’ai pris dans le livre de Bernadette Baldelli, Frivolité, accessoires de mode (éditions Le temps apprivoisé, 2007, ISBN 978-2-299-00009-1), il est monté en broche avec un tissu dessous et un motif en métal au centre… Je l’ai réalisé avec un coton harlequin de DMC.

J’ai monté ce carré en frivolité avec une couronne en broderie suisse sur une grande pochette qui est partie chez Leti.

Jean-Claude Pirotte, Plis perdus

Le livre : Plis perdus, de Jean-Claude Pirotte, édition de La Table Ronde, collection Vermillon, 1994, 186 pages, ISBN 978-2710306306. Il a reçu le Prix du livre en Poitou-Charentes en 1994, c’est un prix qui récompense le livre d’un auteur originaire de la région ou vivant en Poitou-Charentes. Oui, je sais, vous me l’avez fait remarqué, ça fait beaucoup de livres qui ont eu ce prix dont je vous parle depuis quelques semaines, mais je les ai lu pour la bonne cause de mon travail au sein du service de l’inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes, nous cherchions des auteurs régionaux pour un projet, alors, autant vous faire profiter de ces lectures.

L’histoire : une accumulation de textes, d’impressions, le premier chapitre, très court, concerne Barbezieux, au sud du département de la Charente, il y des souvenirs, des impressions à l’occasion de voyages, des lettres… envoyées ou non.

Mon avis : bof… Franchement, je ne suis pas entrée dans ce texte. Il m’a rappelé, en beaucoup moins bien, les deux livres de Gil Jouanard que j’ai lus l’année dernière (Le jour et l’heure et Le goût des choses). Si vous voulez lire des impressions au jour le jour d’un écrivain plein de poésie, vraiment, ne lisez pas ce livre de Pirotte (même si certains passages sont mis en page comme des poèmes en vers libres), filez à la bibliothèque pour lire Jouanard. Mais ce n’est que mon avis. Florence Trocmé, de Poezibao – le journal permanent de la poésie, a l’air de l’adorer et en a proposé récemment un extrait… D’habitude, je partage assez les avis de Florence Trocmé, mais là, décidément, non.

Pour aller plus loin, voir les prix du livre en Poitou-Charentes.

 

Les trois singes de Nuri Bilge Ceylan

La salle devait contenir moins d’une quinzaine de personnes, pour une séance à 18h (certes, la tempête était annoncée pour plus tard dans la soirée). Dommage pour ce film, Les trois singes (Uç Maymum), de Nuri Bilge Ceylan, prix de la mise en scène au festival de Cannes en 2008. Les acteurs principaux : Yavuz Bingol, Hatice Aslan, Ahmet Rifat Sungar, Ercan Kesal.

L’histoire : une route déserte – ou presque, la nuit. Le candidat aux prochaines élections à la chambre des députés s’endort au volant et heurte un piéton. Délit de fuite (et aussi d’une voiture qui fuyait, qui décide de prévenir la police, mais sans porter assistance à la victime). Il demande à son chauffeur de s’accuser à sa place, lui promet un bon avocat (il fera moins d’un an de prison, la vie humaine n’a donc aucune valeur en Turquie ?), le salaire poursuivi pendant la détention, et une forte somme à la sortie. Il est quand même battu aux élections. Quand la femme du chauffeur (l’actrice Hatice Aslan) va le voir pour obtenir une avance afin de payer une voiture au fils, il lui fait des avances…

Mon avis : la musique et la photographie, avec de nombreux clairs-obscurs (à l’extérieur et dans l’appartement), sont magnifiques, surtout les nombreuses scènes d’orage. Vraiment, si vous avez l’occasion, allez voir ce film. Mais est-ce si facile de se payer un remplaçant en prison en Turquie, comme autrefois en France un remplaçant à la conscription (système de remplacement mis en place sous le Consulat et l’Empire et jusqu’à la défaite de 1870) ?

PS : Depuis, j’ai aussi vu de ce réalisateur Il était une fois en Anatolie et Winter sleep.

Février selon Jo

Le mois de février du SAL calendrier de Jo Voici le mois février du SAL calendrier organisé par Jo du Québec / les fantaisies de Jo, un joli petit Amour… où je me trompe ?

Les mois de janvier et février du SAL calendrier de Jo Comme pour le mois de janvier, j’ai gardé le fil 815 de DMC et la toile Edinburgh 14 fils en ton bis. J’ai accolé les deux mois, je ferai un panneau de quatre mois de large et trois de haut…

Toutes les étapes de ce SAL :

Un joli coq…

Stalles de la cathédrale de Poitiers, dosseret, coq Ce midi au menu, coq au vin c’est encore un plat de saison… pour moi toute seule, j’en congèlerai quelques parts. Mais je ne résiste pas, du coup, à vous montrer le coq du deuxième écoinçon des stalles nord de la cathédrale de Poitiers, qui datent du XIIIe siècle mais ont subi des restaurations, notamment les miséricordes (repose-fesses si vous préférez). N’est-il pas adorable ?

Les écoinçons des dorsaux des stalles nord, rangée supérieure de la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers, numérotés à partir de l’ouest (à gauche quand on les regarde), je vous les montrerai tous un jour ou l’autre :

Les écoinçons des dorsaux des stalles sud, rangée supérieure de la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers, numérotés à partir de l’est (à gauche quand on les regarde)

  • écoinçon 1 et tous les écoinçons impairs, des anges, le premier à gauche porte une seule couronne, le dernier à droite a été coupé lors du rétrécissement des stalles, les autres portent deux couronnes, comme sur la rangée nord
  • Stalles de la cathédrale de Poitiers, un lion terrasse un dragonécoinçon 2 : un lion mange un dragon
  • écoinçon 4 : deux avants-corps de chien
  • écoinçon 6 : deux lutteurs
  • Stalles de la cathédrale de Poitiers, dosseret, tuerie du cochonécoinçon 8 : un charcutier avec ses outils et une tête de cochon
  • Stalles de la cathédrale de Poitiers, architecteécoinçon 10 : un architecte
  • Stalles de la cathédrale de Poitiers, l'avariceécoinçon 12 : l’avarice
  • Stalles de la cathédrale de Poitiers, l'orgueilécoinçon 14 : l’orgueil
  • Stalles de la cathédrale de Poitiers, la gourmandiseécoinçon 16 : la gourmandise
  • écoinçon 18 : un basilic ou un cocatrix
  • écoinçon 20 : un homme assis et un animal fantastique

Pour aller plus loin :

  • un schéma de stalles et un vocabulaire normalisé de description des stalles en français et en anglais, ont été établis par l’université Paris 4-Sorbonne (mais il manque les écoinçons…).
  • Un article ancien, mais intéressant : Amédée Boinet (1913) – Les stalles de la cathédrale de Poitiers, Compte-rendu du LXXVIIIe Congrès archéologique de France tenu en 1912 à Angoulême, 1913, p. 325-338. Consultable dans la bibliothèque numérique / Gallica de Bibliothèque nationale de France par ce lien
  • un beau livre récent avec quelques éléments sur les stalles : Collectif (Claude Andrault-Schmitt, Christian Barbier, Yves Blomme, Jean-Pierre Blin, Bernard Brochard, Marie-Thérèse Camus, Robert Favreau, François Jeanneau, Françoise Perrot, Yves-Jean Riou, Albert Rouet, Jean-Pierre Roussel), La cathédrale de Poitiers, éditions Le Temps qu’il fait, 2007, 176 pages (ISBN : 978-2-86853-415-6).

Petit tour au jardin

Premier crocus fleuri Après la tempête, il y avait quelques branches à ramasser au jardin, rien de méchant. Aussi les orties qui ont décidé de redémarrer, aussi vite que le persil, la ciboulette, etc. Les narcisses sont justes sortis mais pas fleuris. Le noisetier est couvert de chatons.

Quelques crocus ont devancé les autres et sont en fleur, alors que d’autres voient juste les feuilles pointer.

Reprise de la salade rouge La trévise (salade d’hiver à feuille rouge), qui avait gelé, redémarre bien.

Débourrage d'un groseiller à maquereau Et les feuilles commencent à poindre sur l’un des groseilliers à maquereau.

En février, j’ose le rose, troisième étape

Troisième étape du SAL en février j'ose le rose Hier, Miss Fil nous a proposé pour le SAL En février, j’ose le rose, des fleurs stylisées dans la toute petite bande étroite. Sitôt rentrée du cinéma (Ricky de Ozon, je n’ai pas trop aimé), j’ai brodé cet objectif très court… La suite dans une semaine.

Toutes les étapes de ce SAL :