Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Le disparu de Saint-Cirq-Lapopie de Joël Polomski

La BD (le disparu de Saint-Cirq-Lapopie de Polomski) envoyée par la petite fée Je vous avais montré le contenu de l’enveloppe rebondie envoyée par Petite fée Nougat. J’ai lu la bande dessinée… et te remercie beaucoup de m’avoir fait découvrir ce petit village du Lot, je connaissais Pech-Merle et Cougnac, il faudra que je fasse un détour quand je repasserai dans le secteur… [voir aussi 2007 l’Odyssée de l’espace vert et Le Diable du pont Valentré].

Le livre : Joël Polomski (scénario et dessin), Le disparu de Saint-Cirq-Lapopie, édité à compte d’auteur, 2007, 64 pages (54 planches et un texte illustré de présentation de la commune), ISBN 978-2-9518916-3-0.

L’histoire : Saint-Cirq-Lapopie, dans le Lot. Frédéric, un jeune peintre, a disparu. Un de ses amis reçoit un jour un manuscrit où il raconte son aventure… Il a suivi un jour un nain qui lui proposait d’améliorer sa peinture en l’emmenant dans ce charmant village. Grâce à un sablier, il peut remonter dans le temps, une seule fois pour chaque sablier (et donc chaque période), s’il l’utilise une seconde fois, il restera dans cette période… L’idée est qu’il y découvre sa femme, LA femme qui sera son égérie… Il s’aventure donc au tout début du 20e siècle, chez des tourneurs sur bois qui fabriquent des robinets, participe au halage à bras de gabarres dans un passage difficile sous la Révolution, trahit le village pendant la Guerre de Cent-Ans et participe à une fête pendant la préhistoire, la grotte de Pech-Merle étant tout près de là…

Mon avis : Un récit très intéressant, un bon moyen de retracer l’histoire d’un village sur fond d’une charmante histoire. J’aime bien les tons sépias qui ont été choisis par Emmanuel Cassier et Bernard Veyri pour mettre en couleur les dessins de J. Polomski. J’ai beaucoup aimé cette BD. Et le petit clin d’œil à Rahan avec le coutelas en ivoire, les petits détails comme un écureuil qui observe de sa branche les lavandières… Juste deux petits bémols, trop de fautes dans le texte final et un petit (enfin gros quand même) anachronisme dans une scène. Les contemporains de Pech-Merle (vers 26.000 ans) n’ont pas pu chasser le sanglier… à 15.000 près.

Pour aller plus loin : le site de la commune de Saint-Cirq-Lapopie, le site de la grotte de Pech-Merle sur la commune de Cabrerets et celle voisine de Cougnac, que j’aime beaucoup aussi, moins connue mais avec des signes et des animaux très intéressants. Ce sont deux des rares grottes ornées encore ouvertes au public…

Logo du classement BD de Yaneck Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

La quinzaine du biscornu…

Biscornu de noël avant assemblage En ce moment et jusqu’au 8 novembre (vous pouvez encore vous inscrire), Anne-Marie/Brodstich organise la  » quinzaine du biscornu « . Il suffit de broder un biscornu aux couleurs de noël et de lui envoyer la photo… Je suis allée picorer des grilles sur la toile, et ai choisi celles-ci, créées par Sablaise en 2007.

Biscornu de noël assemblé, première face Voici mon biscornu assemblé…

… l’autre face…

…et la tranche.

Cygne en dentelle ou dentelle du cygne ???

Cygne en dentelle offert par Monique L’autre jour, je voulais me renseigner sur les cygnes en dentelle, en raison de celui-ci, offert par Monique / Bidouillette / Tibilisfil lors de notre rencontre… Mais impossible à trouver sans ajouter d’autres mots-clefs, je tombais systématiquement sur des sites d’astronomie… Je vous passe ceux qui parlent de position (coordonnées), de matériel pour photographier … les dentelles du Cygne…

Les dentelles du cygne (grande dentelle, petite dentelle) sont un rémanent de supernova, qui a explosé disons… pendant le Moustérien – ce qui n’est guère plus clair pour la plupart d’entre vous, j’en conviens… Donc, vers 45000 ans selon certains astronomes, entre 100 000 ans et 30 000 ans si je prends toutes les données que j’ai trouvées. Pour les amateurs d’astronomie il s’agit de SNR G074.0-08.6 et Sh2-103. Vous pouvez voir cette bulle de gaz en expansion sur le site de Cosmovision (vers le bas de la page) ou chez J.-P. Brahic (la deuxième image). Avec le temps couvert, je n’ai même pas essayé de la chercher dans le ciel, même si elle est visible avec de simples jumelles… Et en attendant, je m’entraînerai à la dentelle avec un tuto plus simple de Monique / Bidouillette / Tibilisfil !

Rencontre avec Monique / Bidouillette / Tibilisfil (3)

Carte réalisée par Monique Après les objets en rapport avec la dentelle et le fil, voici ce qui concerne le papier parmi ce que m’a offert Monique / Bidouillette / Tibilisfil l’autre jour à Mouchin, dans le nord, chez mon père.

Je commence par la très belle carte qu’elle a réalisée au cours de l’un des ateliers auxquels elle participe. Vous avez vu, du tout bleu !

Les livres offerts par Monique Et puis des livres… Le premier, d’Adrien Goetz, Intrigue à l’anglaise, que ni Monique / Bidouillette / Tibilisfil ni sa fille Catherine n’ont aimé, nous en avions discuté, je le lirai et vous dirai ce que je’en pense…

Modèle avec du papier enroulé Et puis, un livre avec plein de techniques sur le papier, j’en ai d’autres sur ce thème, mais pas celui-ci… Il s’intitule Créations en papier du monde entier, 23 idées pratiques expliquées pas à pas, ouvrage collectif paru chez Casterman… Au cas où je manquerais d’idées , dit Monique dans sa dédicace… J’ai déjà repéré cette technique que je n’ai jamais essayée.

Marque-page offert par Monique Et parce que je lis beaucoup, ce beau marque-page… que j’étrennerai avec le livre de Goetz.

La patience de Mauricette de Lucien Suel

Couverture de la patience de Mauricette, de Lucien Suel Il y a quelques mois, mon père m’avait fait découvrir le premier roman de Lucien Suel, Mort d’un jardinier. En lui rendant visite l’autre jour, j’ai lu le second, paru récemment…

Le livre : La patience de Mauricette, de Lucien Suel, éditions de La Table ronde, 333 pages, 2009, ISBN 9782710331452.

L’histoire : à Deûlémont et à Armentières, pour l’essentiel, dans le nord de la France donc, aujourd’hui. Mauricette, âgée de 75 ans, institutrice à la retraite, vient de disparaître de l’hôpital psychiatrique d’Armentières. Il y a vingt ans, elle avait fait connaissance dans un club informatique de Christophe Moreel. Puis avait déjà été hospitalisée en hôpital psychiatrique, avait disparu pendant une dizaine d’années. Ils s’étaient retrouvés, elle était toujours suivie en consultation dans un centre médico-psychologique (CMP)… Le livre alterne le point de vue de Christophe Moreel, d’une mystérieuse amie, reconstitue en fait en un long récit la vie de Mauricette, et un cahier abandonné par Mauricette où l’on apprend très vite que sa mère est morte en couches, à la naissance de son frère, et qu’il est arrivé malheur à son frère et à son père…

Mon avis : j’ai dévoré ce livre… Très différent de Mort d’un jardinier. Cette fois, nous plongeons à la fois dans le monde de la psychiatrie, et dans le récit reconstitué d’une malade, avec sa syntaxe très particulière. L’alternance avec le récit de la vie de Mauricette et de ses amis, dans un ordre non chronologique, est très réussie. En parlant de réussite, le titre joue sur la patience (le jeu de cartes, ici sur un ordinateur), la patiente, au sens de malade comme au sens de personne qui attend longtemps. La vallée de la Lys est un fil que l’on suit au long des chapitres… Le fait que le livre ait été écrit au cours d’une résidence d’écrivain à l’hôpital d’Armentières est sans doute pour beaucoup dans la justesse de ton. À lire absolument !
Maintenant, j’ai vu que la médiathèque propose de la poésie de Lucien Suel, affaire à suivre, donc…

Pour aller plus loin : sur le blog de Lucien Suel, liens vers des lectures et d’autres avis.

Logo du challenge du un pour cent rentrée littéraire 2009 Cette lecture entre dans le challenge du 1 % rentrée littéraire 2009, organisé par la Tourneuse de page.

Logo des coups de coeur de la blogosphère Je l’ai sélectionné pour les coups de cœur de la blogosphère, challenge organisé par Theoma et regroupé sur cette page.

Voyage en Corse (3) : les calanche

Le port de Piana Petite erreur de programmation, vous n’avez pas eu le droit à mon article sur la Corse la semaine dernière…

Chose rattrapée aujourd’hui. Après Sartène et Bonifacio, je vous emmène d’abord sur le petit port de Piana. À la sortie du village, vous pouvez vous stationner près du stade et vous rendre à pied pour voir les Calanche, ou vous engager sur la route en corniche… Interdite aux poids lourds, mais pas aux campings-cars ni aux bus… En automne, c’était parfois limite pour passer, je n’ose pas imaginer en été…

Les Calanche et la mer Mais la vue vaut vraiment le déplacement, les formations de granites et de porphyres sont magnifiques…

Les Calanche et la mer … et nous avons échappé à l’orage que vous voyez monter ici… Nous reviendrons dans ce secteur pour une autre visite… par la mer cette fois.

Maintenant, je me permets de poser une question qui fâche… Le golfe de Porto est l’un des rares sites naturels protégés par l’Unesco en France au titre du patrimoine naturel. La protection couvre les calanche (sans s) de Piana, le golfe de Girolata et la réserve de Scandola. Si cette dernière est bien interdite aux véhicules, des dizaines de visiteurs y débarquent par bateau chaque jour… Quant aux calanche, est-ce une bonne idée de permettre la circulation sur la route de centaines de voitures qui circulent au pas, en polluant un maximum, comme les car de tourisme ? ne pourrait-on pas envisager de réserver la visite aux piétons (quelques kilomètres à pied ne font pas de mal) ou, pour les gens qui ont des difficultés à marcher ou sont pressés, dans des navettes électriques ?

Et pour retrouver le voyage de 2009 en Corse, suivez les liens…

Un nouveau pot pour mon yucca…

Le yucca dans son ancien pot Le grand yucca sur mon balcon avait eu un coup de froid l’hiver dernier malgré ses protections, et n’avait plus de terre dans son pot… Impossible de lui laisser passer un nouvel hiver ainsi.

Le matériel pour le rempotage J’ai étrenné mon abonnement otolis (voiture partagée) il y a quinze jours pour aller lui acheter un nouveau pot, des billes d’argile et du terreau.

Mais j’avais eu la flemme de m’attaquer à son ancien bac à réserve d’eau, en plus, ses feuilles sont très coupantes, il faut donc prendre des précautions. Dimanche, la pluie ayant cessé, j’ai attaqué l’ancien bac à la scie à métaux, découpe en deux des bords, puis casser le tout. Ensuite, j’ai dû attaquer au sécateur les racines qui avaient envahi la réserve d’eau pour réussir à dégager celle-ci. Après presque une heure d’efforts, j’ai enfin réussi à dégager complètement la plante.

Le yucca rempoté et l'ancien pot en morceaux Zut, la photo après rangement est floue, et maintenant, il fait nuit le soir et pas assez clair le matin pour reprendre une photographie… Vous verrez le tout quand je nettoierai le reste du balcon à fond, avant l’hiver… Voici donc la photo juste après l’avoir mis dans le nouveau pot, avant le ménage et le rangement… mais en ayant enlevé les feuilles morts, nettoyé les autres (ah la pollution de la ville). Je le laisse un peu comme ça, qu’il s’habitue à son nouvel environnement, je lui mettrai un voile d’hivernage quand le temps se refroidira…

PS: il a gelé pendant l’hiver 2012

Merci Liliane et Véro bis!

Garçonnet de Sarah Kay par Liliane À peine arrivée à Mouchin, une grande enveloppe y est déposée pour moi chez mon père. Qui donc peut m’écrire là-bas ? C’est Liliane qui m’envoie une très jolie reproduction de sa main d’un garçonnet de Sarah Kay.

En rentrant à Poitiers, ce n’est pas un mais deux courriers de Véro bis qui m’attendent. D’abord une carte postale qu’elle m’a envoyée lors de son récent voyage à Saint-Pétersbourg, cela me rappelle mon voyage Zellidja, quand la ville s’appelait encore Leningrad…

Tasse et dé de Véro bis Et puis une enveloppe rebondie pour mon anniversaire. Une tasse en tissu, très colorée, et un dé peint en bois russe m’y attendent…

Tasse et dé de Véro bis, l'autre face Voici l’autre face… La tasse me servira pour transporter du thé de qualité lorsque je pars en déplacement (j’en prends toujours, au cas où il n’y aurait que du lipton yellow à l’hôtel…).

Cartes de Véro bis Et pour accompagner le tout, une carte à pub et une autre carte de Saint-Pétersbourg, avec une fontaine…

Merci à Liliane et à Véro bis pour ces jolies surprises !

Dossier Benton, de Patricia Cornwell

Et voilà, j’ai repris la lecture des aventures de Kay Scarpetta là où je les avais abandonnées, avec Combustion et Cadavre X.

Le livre : Dossier Benton, de Patricia Cornwell, traduit de l’anglais par Hélène Narbonne, Le livre de poche n° 17220, 542 pages, 2002, ISBN 978-2-253-172208.

L’histoire : Kay Scarpetta vient d’être sauvagement attaquée par le tueur en série Jean-Baptiste Chandonne, atteint d’hyper-trichose (il lui pousse plein de longs poils presque partout). Sa maison est envahie par la police, elle doit se réfugier chez une amie, lors que sa nièce Lucy, qu’elle a élevée comme sa fille, est contrainte de démissionner de son poste à l’ATF après avoir tiré peut-être pas en état de légitime défense… De victime, la légiste devient accusée, ne serait-elle pas responsable de la mort (épisode précédent) de la chef de la police qu’elle ne pouvait pas supporter ? Qui est à l’origine de cette machination ? Et Benton, que fait-il ici alors qu’il a été assassiné il y a deux volumes ?

Mon avis : un polar bien ficelé, difficile quand même à lire d’une traite (plus de 540 pages…). Je ne suis toujours pas d’accord avec les positions sur la peine de de mort (mais Scarpetta n’est pas vraiment pour non plus, contrairement à tous les autres protagonistes), ni avec ces légendes de loups-garous autour de l’hypertrichose… une forme génétique rare et sévère d’hirsutisme. Il en existe plusieurs variantes, à découvrir de préférence sur la plate-forme des maladies rares Orphanet… comme pour toutes les maladies rares.

Pour aller plus loin : le site officiel en français de Patricia Cornwell.

Les aventures de Kay Scarpetta :

Et j’ai lu aussi la série Judy Hammer et Andy Brazil, il y a déjà longtemps : La ville des frelons, La griffe du Sud et L’île des chiens.

Les restes du cloître de Notre-Dame-la-Grande

Avant d’attaquer le sujet du jour, voici quelques nouvelles de Poitiers.

Pendant mon absence, il y a eu la manifestation des agriculteurs le 16 octobre, vous pouvez en suivre le fil, d’abord la mise en place (Chez Coccinelle), puis la basse-cour sur la rue Victor-Hugo, entre la préfecture et l’hôtel de ville (chez Belvert/l’ethnoblogue ou chez coccinelle), et enfin le nettoyage, toujours chez coccinelle. Il faut vraiment revoir notre façon de consommer, essayer si possible de privilégier les circuits courts, la vente directe à la ferme (voire dans un magasin comme celui qui regroupe de nombreux producteurs à Niort), les AMAP pour les plus engagés, au moins les marchés en achetant au producteur (pas au marchand qui s’approvisionne à Rungis…). Dans mon panier aujourd’hui, du lait frais (pour le petit déjeuner et les yaourts), des légumes de saison (poireaux, potiron, etc., les carottes et les pommes viennent du jardin) ou produits localement (champignons blancs cultivés dans d’anciennes carrières souterraines), du mouton « Charente-Poitou » pour un ragoût, du fromage de chèvre. Je n’exclus pas les produits lointains quand ils ne sont pas produits ici, le thé, le chocolat… Je ne fais pas partie des adeptes de cette nouvelle mode qui voudrait qu’on ne consomme rien qui soit produit à plus de 50 km de chez soi. Je privilégie juste, quand c’est possible, l’achat direct au producteur.

Jeudi matin, invasion de gendarmes mobiles en ville : trois personnes (deux étudiants et un titulaire de l’allocation adulte handicapé de 51 ans) arrêtées à l’issue de la violente manifestation du 10 octobre passaient en cours d’appel pour une demande de mise en liberté… Le premier procès (pour violences policières, ce ne sont pas les casseurs qui comparaissaient) avait donné lieu à une manifestation, que vous pouvez voir chez la coccinelle. Les deux étudiants poitevins ont finalement été libérés vendredi, le troisième homme reste incarcérée alors qu’il a juste jeté un projectile sur les forces de l’ordre sans atteindre personne et sans se rendre compte, apparemment, de son acte. Le débat sur la mise en place de caméras de vidéosurveillance est ouvert, je ne savais pas qu’elles permettaient de reconnaître les gens sous des masques… Côté réparation, il n’y a plus que France Télécom et la Caisse d’épargne qui n’ont pas encore réparé leurs vitrines…

Puisque nous sommes place du marché… qui s’appelle en réalité place du Général-de-Gaulle, entrons dans la cours de la faculté de droit… Dans la cour, vous trouverez des éléments remontés de l’ancien cloître de la collégiale Notre-Dame-la-Grande (retrouvez les liens vers tous les articles sur la page consacrée à Poitiers). Il se trouvait du côté nord de l’église…

Le voici d’un peu plus près. Pas de grande sculpture sur les chapiteaux… et aucune explication pour le visiteur (en tout cas, pas à côté de ces ruines mises en scène).

Et avant d’avoir des questions, les photographies datent de l’été dernier… Les couleurs d’automne sont en train de s’installer ici aussi .