Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Mini-SAL de noël 2011 par Lili HR (2)

SAL pour noël 2011 par Lili HR, deuxième étape, sapins et flocons Voici la suite du mini SAL de noël proposé par Lili HR. Au DMC 666, j’ai ajouté le blanc et une chute de fil vert qui a perdu son numéro…

Retrouvez toutes les étapes de ce SAL :

Une boule de noël au tricot

Boule de noël au tricot, avant finition Mon tricot mystère n’était pas un bonnet, ni une chaussette, ni une mitaine… Cathdragon a trouvé la première… Il s’agissait de la première boule de noël tirée du livre Boules de noël au tricot, de Arne et Carlos, paru aux éditions de Saxe en 2011. Il y a 55 modèles extras!!! Je ne les tricoterai pas tous, c’est assez long pour ce premier essai…

Boule de noël au tricot, après finition dans mon ficus Voici après rembourrage (dans mon célèbre ficus!). J’ai mis de la ouate synthétique de rembourrage, même si les auteurs conseille la laine cardée, mais je n’en avais pas sous la main…

Anna en cavale de Lucie Lomova

Couverture de Anna en cavale de Lucie Lomova pioche-en-bib.jpgLogo BD for WomenJ’ai emprunté cette bande dessinée à la médiathèque, un peu au hasard, en cherchant dans les bacs des auteures pour maintenir la parité et tenir l’alternance pour les BD de femmes. Mon critère de choix? J’ai bien aimé la couverture, et je fais confiance aux éditions de l’an 2 (qui fait maintenant partie du groupe Acte sud), dont j’ai plutôt bien aimé Questions de dessin de Edmond Baudoin, un peu moins Les fabuleuses aventures de Nasr Eddin Hodja de Pénélope Paicheler. Depuis cet album, j’ai aussi lu Les sauvages de Lucie Lomová.

Le livre : Anna en cavale de Lucie Lomová (dessin et scénario), traduit du tchèque par Arnault Maréchal et Hana Rihova, collection traits féminins, éditions de l’an 2, 2006, 78 pages, ISBN 9782848560700.

L’histoire : Prague, 1994. La désillusion après la chute du « bloc de l’est » pour Anna et son ami Zdenek. Un soir, elle sort prendre l’air et fait la connaissance d’un groupe de sans domicile fixe. Le lendemain, alors qu’elle est à la piscine avec sa mère, elle est « enlevée » par un homme qui vient de se faire tirer dessus par un groupe mafieux… Commence une cavale où elle apprend qu’elle a une sœur jumelle, Marie, que c’est celle-ci que le jeune homme, musicien, accompagnait à Prague… Elle en était partie enfant, enlevée par son père… et apprend de son côté son histoire de sa mère. En attendant, Anna et le jeune homme, en cavale, sont poursuivis par la mafia, la police… et aidés par un groupe de Roms (puis le président Havel).

Mon avis : j’ai bien aimé cet album en noir et blanc (sauf la dernière planche en noir sur fond bleu-vert). Le traitement graphique des rêves et du passé est assez intéressant, avec ses différences pour le distinguer du présent. L’histoire met aussi en avant des familles éclatées, héritage de l’histoire, l’un ayant pu passer le rideau de fer juste après le printemps de Prague alors que l’autre est restée. Mais celui qui est parti n’est pas forcément le plus heureux (difficulté de l’exil, de l’intégration, la drogue, la déchéance jusqu’à la mort en prison) alors que la mère, qui est restée parce qu’à l’époque, elle voulait s’occuper de sa mère malade, semble épanouie malgré les difficultés de la vie. La partie avec les Roms est un sujet délicat dans ce pays. Je me souviens qu’il revenait souvent dans la conversation lorsque j’avais fait mon stage de conservateur à Brno et Prague en 1993, juste avant cette histoire et après la séparation des Tchèques et des Slovaques. Ils étaient pour la plupart sédentarisés mais ghettoïsés dans des quartiers séparés, et certains voulaient carrément leur créer un état indépendant où auraient été déportés les Roms de plusieurs pays de l’Europe de l’est… Cela m’avait frappé, surtout qu’il n’y avait pas un mot chez nous de ce débat qui couvrait des pages et des pages dans la presse là-bas. Je ne pense pas que ce racisme anti-Rom s’y soit amélioré, bien au contraire, mais dans l’album, Lucie Lomová soulève discrètement le sujet en les présentant très positivement.

Logo top BD des blogueurs 2011 Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

La grille de Noël offerte par Cloeti (3)

La grille de noël envoyée par Cloeti, 3, le père noël et autres motifs Je poursuis la broderie de la grille de noël de Anne / Tournicoton que m’a offerte Claudine/Cloeti pour mon anniversaire avec la lune, le père-noël, une maisonnette et des bonhommes de neige, j’ai mis de côté les points spéciaux sauf les points de noeud dans la barbe…

La grille de noël en quatre étapes:

– les lettres

– les rennes

– la suite avec notamment les bonhommes de neige, la luge et le père noël

– la fin avec les points spéciaux

la finition

Niort, le monument aux morts par Pierre-Marie Poisson

Niort, le monument aux morts de 1914-1918 par Poisson, 1, vue ancienne avec les ponts Je vous ai déjà montré le monument aux morts de 1870 situé place de Strasbourg à Niort et portant une Gloria Victis d’Antonin Mercié. Je vous montre aujourd’hui l’un des deux monuments aux morts, celui consacré aux morts de 1914-1918 qui se trouvait à l’origine près du donjon. A venir bientôt le monument aux soldats sans uniforme et la résistance, pour les combattants et résistants de 1939-1945.

Niort, le monument aux morts de 1914-1918 par Poisson, 2, vue ancienne rapprochée Le voici à son emplacement d’origine sur une autre carte postale ancienne.

Niort, le monument aux morts de 1914-1918 par Poisson, 3, l'emplacement du monument près du donjon Il a été déplacé en 2006 de l’autre côté de la Sèvre niortaise, près du centre culturel du Moulin-du-Roc. Son emplacement d’origine est encore visible près du donjon (peut-être pas pour longtemps, l’espace entre le donjon et la Sèvre est en cours de réaménagement).

Niort, le monument aux morts de 1914-1918 par Poisson, 4, le monument à son nouvel emplacement Le voici donc maintenant (photographie prise, comme les suivantes, au printemps 2010). Il a été commandé en 1922 et inauguré en juillet 1923. Il est dû au sculpteur d’origine niortaise Pierre Marie Poisson , dont je vous reparlerai pour le buste de Liniers et le monument Main aussi à Niort, qui a de nombreuses œuvres au musée d’Agesci à Niort (dans l’ancien lycée de jeunes filles), a aussi réalisé les monuments aux morts du Havre et d’Audruicq dans le Pas-de-Calais (Brigitte /Brigitbrode) est allée me faire il y a quelques mois de belles photographies, si elle m’y autorise, je ferai un article…) et bien d’autres œuvres.

Niort, le monument aux morts de 1914-1918 par Poisson, 5, la République Le monument aux morts de Niort est constitué d’une large stèle avec 564 noms de soldats morts pour la France en 1914-1918 qui encadre une figure féminine très rigide… Le sculpteur a joué sur la verticalité de cette figure, accentuée par les plis de sa robe, et l’horizontalité de la stèle, renforcée par la position des bras posés au-dessus. Elle se tient debout sur un socle un peu surélevé par rapport au sol de la stèle et décoré de feuilles de laurier.

Niort, le monument aux morts de 1914-1918 par Poisson, 6, détail de la République Il s’agit de Marianne l’allégorie de la République, chaussée de sandales. Elle est coiffée d’un bonnet phrygien (on le voit peut-être mieux sur la vue de profil) et porte une cuirasse fermée par une ceinture portant les chiffres RF pour République française (je sais, RF, ce sont des lettres, mais quand ce sont des initiales avec une signification, on dit des chiffres…).

Vous trouverez d’autres informations sur cette œuvre dans le Parcours du patrimoine consacré aux monuments aux morts avec une allégorie de la République, et dans le dossier documentaire réalisé par le service de l’inventaire du patrimoine culturel de la région Poitou-Charentes).

Toutes nos envies de Philippe Lioret

Affiche de toutes nos envies de Philippe LioretJ’avais bien aimé le livre D’autres vies que la mienne d’Emmanuel Carrère, alors même si j’ai parfois des déceptions avec des adaptations au cinéma (comme récemment pour Poulet aux prunes de Marjane Satrapi, dont j’avais aimé la bande dessinée et beaucoup moins le film), je suis allée voir toutes nos envies de Philippe Lioret (dont je vous ai parlé de Welcome et Le fils de Jean). Il a quand même changé pas mal de choses par rapport au livre… il manque la référence au tsunami et les prénoms ont été changés…le tribunal de Vienne en Isère est changé pour celui de Lyon… mais le thème principal de la lutte contre les abus des sociétés de crédits qui délivrent ces cartes à des taux usuraires reste.

L’histoire :de nos jours à Lyon. Claire (Marie Gillain), jeune juge à Lyon, tente d’aider Céline (Amandine Dewasmes), la mère d’une copine de sa fille. Un jour, elle la retrouve devant elle au tribunal pour une affaire de surendettement. Le jugement est annulé (Claire avait prêté 12 euros, rendus le lendemain, à Céline…). L’affaire est reprise par un autre juge qu’elle va chercher, Stéphane (Vincent Lindon), qui lui a été présenté par sa greffière comme pouvant lui aussi reprendre le flambeau contre l’abus des société de crédit. Parallèlement, Céline est expulsée de son appartement, recueillie par Claire… qui se rend chaque semaine à Valence où elle va retirer de la morphine pour une tumeur au cerveau incurable, elle a refusé le traitement qui ne lui donnerai que quelques semaines de répit, et cache son mal à son mari (Yannick Rénier). Pourra-t-elle, avec Stéphane, aller au bout de la procédure judiciaire avant de mourir?

Mon avis : j’ai bien aimé, mais une chose minime m’a gênée, le non-respect des saisons… Les arbres ne peuvent pas avoir un tel feuillage d’automne mi septembre… Un détail, me direz-vous… Mais quand la date est inscrite à l’écran, c’est gênant de ne pas avoir des arbres en accord avec cette date…

A l’origine du livre, il y avait une histoire vraie. Aujourd’hui, les sociétés de crédit continuent à favoriser le surendettement, les gens remboursent plus d’intérêts que de capital… Le seul progrès, c’est que leur carte de paiement sont maintenant par défaut à paiement comptant, alors qu’avant, c’était par défaut en crédit… et donc avec des intérêts si une personne oubliait d’envoyer un chèque. Ces sociétés continuent un lobbying actif contre la création d’un fichier qui permettrait de savoir si une personne a déjà un crédit identique chez le « concurrent », et donc engagerait enfin leur responsabilité si une personne prend un crédit chez un deuxième prêteur (à 20% de taux d’intérêt, ils sont à la limite du taux de l’usure) pour rembourser le premier prêt… en fait, juste les intérêts du premier prêt! L’interdiction de ces pratiques limiterait l’engrenage du surendettement…

SAL mystère de décembre 2011 par Hélène (1 et 2)

SAL mystère de décembre 2011 par Hélène, deuxième étape Je participe au nouveau SAL mystère proposé par Hélène avant noël… Pour la première étape, j’ai pris du DMC 800, qui doit être proche du fil recommandé (et que je n’avais pas)… sur une toile d’ameublement écrue.

Pour la deuxième étape, j’ai respecté le fil proposé, DMC 435… Affaire mystérieuse à suivre…

Retrouvez toutes les étapes de ce SAL :

La grande poste d’Angers

La poste centrale d'Angers, 1, deux vues générales de l'extérieur. La grande poste d’Angers, rue Franklin-Roosevelt, a été construite à partir de 1934 par l’architecte des PTT Gabriel Guchet (ouverte en 1937), en remplacement de l’ancienne poste qui est maintenant un café place du ralliement (je vous le montrerai…). Je tire les informations du dossier établi par le service de l’inventaire des Pays-de-la-Loire (avec des photographies des destructions de 1993), complété par ce que j’ai remarqué sur place… Je n’ai pas eu le temps de faire de recherches plus approfondies et pas trouvé le nom du sculpteur… Pas de doute, c’est un bâtiment typique des années 1930, qui a l’intérieur a été entièrement ravagé par les aménagements de la poste (comme ce qui est actuellement en train de se passer pour la grande poste de Poitiers, avec pour résultat des guichets et des mosaïques massacrés) : en 1961, puis en 1992, la poste d’Angers a perdu ses vitraux (qui étaient consacrés aux productions de l’Anjou), les mosaïques des sols et des comptoirs (ça rappelle furieusement ce qui est en train de se passer à Poitiers, je vous en reparle très vite) ainsi que les parties ouvrantes de la grille d’entrée. Nous avons donc maintenant une enveloppe qui n’a plus rien à voir intérieurement avec le projet initial. l’extérieur est préservé, l’intérieur massacré…

Elle reste néanmoins extérieurement très colossale… au sens propre, avec ses colonnes lisses à gros chapiteaux en fleur de lotus et ses façades en arc de cercles.

La poste centrale d'Angers, 2, relief au-dessus de l'entrée et caducée Le caducée ailé et les foudres (les éclairs terminés en flèche, en arrière-plan) rappellent Mercure, messager des dieux, et lui-même dieu du commerce et des voleurs, fréquemment représenté sur les postes… Mercure est aussi représenté sur un bas-relief imposant sur la rue Saint-Julien, encadré de l’ancien et du nouveau continent, mais oups, mes trois photos de ces reliefs sont inutilisables (ouf, je suis retournée à Angers début 2012, voir maintenant la façade rue Saint-Julien). Revenons donc sur la façade principale. Au-dessus de l’entrée, les armoiries de la ville sont encadrées de deux monuments symboliques d’Angers…

La poste centrale d'Angers, 3, reliefs au-dessus de l'entrée, la cathédrale et le château A gauche, la cathédrale, à droite, le château d’Angers, chacun avec une corne d’abondance qui part du blason central… en dépit de gros nuages qui s’amoncellent au-dessus des deux reliefs.

La poste centrale d'Angers, 4, les reliefs avec la poste ancienne

Deux séries de reliefs ont pris place à gauche et à droite de la porte principale, sur des reliefs au-dessus des fenêtres du rez-de-chaussée. Sur la gauche sont représentés les moyens anciens de faire parvenir le courrier : les pigeons voyageurs (qui eurent encore une grande importance pendant la première guerre mondiale), les ballons et le dirigeable, le voilier, la callèche qui transporte aussi des voyageurs « avec armes et bagages ».

La poste centrale d'Angers, 5, les reliefs avec la poste moderne

Sur la droite, voici les moyens modernes de transport du courrier : le train (à vapeur), le bateau façon transatlantique (aussi à vapeur, avec un minuscule petit bateau à voile sur sa droite), le camion façon croisière jaune et l’avion biplan de l’aéropostale…

Un beau décor sculpté… En prenant mes photographies, une dame d’un certain âge s’est arrêtée… elle vit près de cette poste depuis 30 ans et n’avait jamais remarqué la sculpture… Nous avons papoté un petit moment…

Photographies d’octobre 2011.

Mini-SAL de noël 2011 par Lili HR (1) : les contours

SAL pour noël 2011 par Lili HR, première étape, les contours Pour noël 2011, Lili HR nous propose un nouveau mini SAL, en cinq étapes rapides. Vite, l’étape suivante est arrivée depuis plusieurs jours! Pour les contours, j’ai choisi du DMC 666 sur une toile d’ameublement jaune, brodée en deux points sur 3, pour limiter les déformations…

Avec celui de l’année dernière, je m’étais fait une la boîte de noël.

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SAL calendrier / Galito 2011 chez Défi de Toile, août

SAL calendrier 2011 par défi de Toile, août, détail Tout au long de 2011, nous retrouverons le coq portugais (Galito) dans le cadre d’un calendrier suivi en SAL mensuel chez Défi de toile. Ce projet a pris beaucoup de retard, la plupart des participantes ayant abandonné ou traîné en cours de route… J’avais envoyé ma photo de juillet dans les délais, j’ai reçu août il y a peu, le voici brodé, j’espère pouvoir rattraper les derniers mois pour le finir dans l’année…

SAL calendrier 2011 par défi de Toile, août, tout Retrouvez toutes les étapes de ce SAL :