Top BD des blogueurs, avril 2015

Logo top BD des bloggueursVoici le dernier classement classement proposé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible… Depuis six ans, il calculait les notes moyennes d’albums de BD qui avaient reçu au moins 3 avis de la part d’un groupe de bloggueurs, merci à lui pour ces savants calculs et son organisation! Chaque mois aussi, il proposait une sélection d’articles des contributeurs. Ce fut ainsi l’occasion pour moi de découvrir des titres que je n’aurais sans doute jamais lus, je pense par exemple à Yossel, 19 avril 1943, de Joe Kubert, exilé à « l’enfer » de la  médiathèque. Enfin, juste la réserve, pas l’armoire des interdits, mais du coup, aucune chance de tomber dessus « par hasard », au gré d’une recherche dans les bacs. Un grand merci à toi, Yaneck / Les chroniques de l’invisible, et retrouvez ses commentaires sur ce dernier classement dans son article!

Pendant que le roi de Prusse… de Zidrou et Roger quitte le classement, mais pour ma part, je lui avais donné une note « correcte », mais inférieure au minimum du classement. Vous retrouverez en gras avec la couverture, les albums dont je vous ai parlés.

Couverture de Yossel, 19 avril 1943, de Joe Kubert1- (=) Yossel, 19 avril 1943, 19, Joe Kubert, Delcourt, voir mon avis sur Yossel, 19 avril 1943
2- (=) Les Ogres-dieux tome 1- Petit, 18.83, Hubert, Bertrang Gatignol, Soleil
3- (=) Le journal de mon père, 18.67, Jiro Taniguchi, Casterman
4- (=) Asterios Polyp, 18.65, David Mazzuchelli, Casterman
5- (=) Persépolis, 18.64, Marjanne Satrapi, L’Association
6- (+) Le Sculpteur, 18.54, Scott McCloud, Rue de Sèvres
7- (=) NonNonBâ, 18.5, Shigeru Mizuki, Cornélius
Couverture du tome 1 de maus, de Spiegelman8- (=) Maus, 18.49, Art Spiegelmann, Flammarion, j’ai parlé ici du tome 1 : mon père saigne l’histoire, et du tome 2, Et c’est là que mes ennuis ont commencé
9- (=) Tout seul, 18.38, Christophe Chabouté, Vents d’Ouest
10- (=) Le sommet des dieux, 18.33, Yumemuka Bura, Jirô Taniguchi, Casterman, Tome 1,Tome 2,Tome 3, Tome 4, Tome 5.
11- (=) Le loup des mers, 18.32, Riff Reb, Soleil
12- (=) Daytripper, 18.27, Fabio Moon, Gabriel Ba, Urban Comics
Couverture de Un printemps à Tchernobyl d'Emmanuel Lepage13- (=) Un printemps à Tchernobyl, 18.27, Emmanuel Lepage, Futuropolis, voir mon avis
Couverture de Ceux qui me restent, de Damien Marie et Laurent Bonneau14- (=) Ceux qui me restent, 18.25, Damien Marie, Laurent Bonneau, Bamboo, voir mon avis sur Ceux qui me restent
15- (=) V pour Vendetta, 18.22, Alan Moore, David Lloyd, Delcourt
16- (=) Le Grand pouvoir du Chninkel, 18.19, Van Hamme, Rosinski, Casterman
17- (N) L’homme montagne, 18.17, Séverine Gauthier, Amélie Fléchais, Delcourt
18- (=) Un océan d’amour, 18.14, Wilfrid Lupano, Grégory Panaccione, Delcourt
19- (=) Universal War One, 18.14, Denis Bajram, Soleil, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6.
20- (=) Les ombres, 18.1, Zabus, Hippolyte, Phébus
21- (=) Abélard, 18.04, Régis Hautière, Renaud Dillies, Dargaud, Tome 1, Tome 2.
Couverture de La lune est blanche, d'Emmanuel et François Lepage22- (=) La lune est blanche, 18, Emmanuel Lepage, François Lepage, Futuropolis, voir mon avis sur La lune est blanche
23- (=) Chroniques outremer, 18, Bruno Le Floch, Dargaud
24- (=) La fille maudite du capitaine pirate, 18, Jérémy Bastian, Editions de la Cerise
25- (=) Le muret, 18, Pierre Bailly, Céline Fraipont, Casterman
26- (=) Il était une fois en France, 17.98, Fabien Nury, Sylvain Vallée, Glénat, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5,Tome 6.
27- (=) Herakles, 17.92, Edouard Cour, Akileos, Tome 1, Tome 2,
Couverture de Gaza 1956, de Joe Sacco28- (=) Gaza 1956, 17.92, Joe Sacco, Futuropolis, voir mon avis : Gaza 1956
29- (=) Scalped, 17.89, Jason Aaron, R.M. Guerra, Urban Comics, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6, Tome 7,
30- (=) Les vieux fourneaux, 17.88, Wilfrid Lupano, Paul Cauuet, Dargaud, Tome 1, Tome 2,
31- (=)Melvile, 17.88, Romain Renard, Le Lombard
32- (+) Les carnets de Cerise, 17.85, Joris Chamblain, Aurélie Neyret, Soleil, Tome 1, Tome 2, Tome 3,
33- (=) Manabé Shima, 17.83, Florent Chavouet, Editions Philippe Picquier
34- (=) Trois Ombres, 17.78, Cyril Pedrosa, Delcourt
Couverture de Les derniers jours de Stefan Zweig de Sorel et Seksik35- (=) Les derniers jours de Stefan Zweig, 17.75, L. Seksik, G. Sorel, Casterman, voir mon avis sur Les derniers jours de Stefan Zweig
36- (=) Anjin-san, 17.75, Georges Akiyama, Le Lézard Noir
37- (=) Joker , 17.75, Brian Azzarello, Lee Bermejo, Urban Comics
38- (=) Mon arbre, 17.75, Séverine Gauthier, Thomas labourot, Delcourt
39- (=) L’histoire des trois Adolf, 17.75, Osamu Tezuka, Tonkam
40- (N) Lone Wolf and Cub, Kazuo Koike, Goseki Gojima, Panini Manga, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 6, Tome 11, …
41- (=) Blankets, 17.73, Craig Thompson, Casterman
42- (=) Le pouvoir des innocents Cycle 3- Les enfants de Jessica tome 1, 17.73, L. Brunschwig, L. Hirn, Futuropolis
43- (=) Habibi, 17.71, Craig Thompson, Casterman
44- (=) Holmes, 17.7, Luc Brunschwig, Cecil, Futuropolis, Tome 1, Tome 2, Tome 3.
45- (=) Calvin et Hobbes, 17.7, Bill Watterson, Hors Collection, Tome 1, Tome 2, Tome 15, tome 17,
46- (=) Les seigneurs de Bagdad, 17.7, Brian K. Vaughan, Niko Henrichon, Urban Comics
47- (=) Urban, 17.69, Luc Brunschwig, Roberto Ricci, Futuropolis, Tome 1, Tome 2, Tome 3,
48- (=) Washita, 17.69, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5.
Couverture du tome 1 du photographe49- (=) Le Photographe, 17.67, Tome 1, Tome 2, Tome 3,voir mes avis sur les , tome 1, tome 2 et tome 3
50 (=) Match, 17.67, Grégory Panaccione, Delcourt

Chats et souris (Chat va vider mon placard, avril 2015)

Chats et souris... mai 2015J’ai bien avancé mon projet pour le SAL (projet de broderie en commun) « Chat va vider mon placard », dont l’organisation est passée de Luna à Minouche. J’ai poursuivi la grille W (mais je mettrai une autre lettre) parue dans Abécédaire country, Broderie créative, mains et merveilles n° 57, mai-juin 2014. Plein de souris sont venues taquiner les chats dans des positions variées… Il me reste à broder la lettrine (pas W), le tour et une bobine de fil.

J’ai gardé le fil coloris Vahibe de Anne-So / Gardanimaux. À suivre…

La Niña de fuego, de Carlos Vermut

Affiche de La Niña de fuego, de Carlos VermutJ’ai vu ce film la semaine dernière en avant-première (d’où l’affiche espagnole…) au Tap-cinéma dans le cadre du festival du film hispano-américain organisé par le comité local de France Amérique latine, l’université de Poitiers et le TAP. La Niña de fuego, magical girl, de Carlos Vermut, a reçu les prix du meilleur film et du meilleur réalisateur au dernier festival de San Sebastian.

Le film : à Madrid de nos jours. Alicia [Lucía Pollán], une fillette d’une douzaine d’années, atteinte d’une leucémie, est chouchoutée par son père, Luis [Luis Bermejo], ex-professeur devenu chômeur avec la crise. Il a absolument besoin de trouver de l’argent pour lui offrir la robe, inspirée de la série japonaise « Magical Girl Yukiko », dont elle rêve sans même lui avoir demander. Alors qu’il réfléchissait au moyen de faire un casse à la bijouterie voisine, une jeune femme, Bárbara [Bárbara Lennie], vomit par la fenêtre… . Invité à aller se changer, il finit dans son lit et enregistre les ébats à son insu, l’argent du riche mari psychiatre devrait permettre de faire face. Mais pour Bárbara, impossible de faire appel à son argent, elle décide de renouer avec une ancienne connaissance interlope. Pendant ce temps, Damiàn [José Sacristán], un vieil homme, ancien professeur de mathématiques, essaye de retarder le moment de sortir de prison, il ne voudrait surtout pas revoir une certaine Bárbara, qui fut son élève et l’envoya en prison quand elle avait 12 ans…

Mon avis: j’ai trouvé que ce film avait une forme assez originale, avec un rôle important de la bande musicale. Du passé de Bárbara, on apprend peu de choses, par petites touches, mais Luis a fait le mauvais choix en la faisant chanter pour satisfaire le plaisir de sa fille malade. Bárbara, psychiquement perturbée (à cause de son passé?), n’hésite pas à plonger dans un curieux enfer de débauche dont on ne voit que le résultat final (elle est devenue une sorte de momie bandée sur un lit d’hôpital) et sa vengeance des hommes, jadis contre son professeur de mathématiques, qui a fait de la prison (beaucoup de prison!) à cause d’elle mais sans plus de précisions et qui va cette fois basculer lui-même dans la violence pour la vengeance de celle-ci. Un thriller qui aurait pu tourner au bain d’hémoglobine à l’écran à la fin, mais ici, le réalisateur préfère la suggestion, le bruit, le résultat final, pas la scène elle-même, et c’est sans doute encore plus efficace! A ne pas rater quand il sortira en salle (pour l’instant prévu le 12 août 2015) ou s’il passe aussi près de chez vous en avant-première.

En route pour Nans 2015 (6)

Nans 2015, alphabet Ugarit, premiers essaisLe salon de Nans-sous-Sainte-Anne aura lieu le week-end prochain. Le thème de l’année déclinait le thème du marquoir, sans préciser l’alphabet. J’avais d’abord pensé à un alphabet du sud-est asiatique, plusieurs sont très graphiques. Et puis, mon côté « archéologue » et les événements récents en Irak m’ont fait changer d’avis et essayer un alphabet cunéiforme. Il était reporté à l’aide de petits poinçons (petit triangle, triangle allongé etc., combinés avec plusieurs positions) sur des plaquettes d’argile, mises ensuite à cuire. La plupart des tablettes conservées sont des comptes commerciaux. C’est pourquoi on y trouve beaucoup de nombres, avec un système décimal pour les chiffres, sans le zéro (1 à 10, puis un signe pour les dizaines, 1 fois pour 11 à 20 + chiffre des unités, deux fois pour 21 à 30, etc.). J’ai finalement choisi la transcription d’une tablette provenant d’Ugarit, dans l’actuelle Syrie, datée entre le 13e et le 15e siècle… avant notre ère! Cette tablette présente un abécédaire de 30 lettres mis en regard avec les syllabes en Akkadien. L’ordre de ces lettres a donné l’ordre des alphabets hébreu, phénicien, araméen, arabe, grec, latin, etc. Les lettres sont présentées de gauche à droite (comme nous) sur cette tablette.

Choisir cet alphabet m’a semblé un beau symbole pour terminer mon marquoir! J’ai donc attaqué en imprimant l’alphabet à la taille de ma toile et en le brodant en points avant avec un remplissage en passé empiétant, en DMC 732…

Nans 2015, alphabet Ugarit, deux premières lignesCela m’a semblé trop grossier, j’ai donc démonté et recommencé sans remplissage!

Alphabet Ugarit pour mon marquoir de Nans 2015J’ai donc terminé la troisième ligne, et après une bonne séance de repassage, voici ce que ça donne. J’ai juste mis un thermocollant au dos et fais un petit ourlet, je compte plus tard l’intégrer dans un ensemble de broderies, affaire à suivre donc…

Affiche pour le salon de Nans 2015Le salon de  Nans-sous-Sainte-Anne s’annonce, les 2 et 3 mai 2015 (par ici le programme) avec son concours d’idées organisé par l’association Anim’à Nans et surtout Maddy et Marlie.

Gigny-sur-Suran, exposition autour du fil 2012, 3, marquoir de 1867Vous pouvez toujours commander le livret du marquoir (suivre le lien qui vous emmènera chez Marlie), même s’il n’est plus possible de s’inscrire au concours.

Pour Nans 2015, voir:

Le torchon de Véronique D pour le concours d'idées de Nans-sous-Sainte-Anne 2014

Revoir mes participations précédentes :

Le retour de la saison des asperges

Asperges 2012 bien salesJe réédite un article d’actualité saisonnière… Pour information, les asperges de calibre étaient entre 4,5 et 6 € le kg suivant le calibre, début de saison à prix déjà bas, la chaleur de ces derniers jours a dû leur plaire, la pluie annoncée la semaine prochaine sera moins propice…

Sinon, grande première samedi, j’ai senti pour la première fois un plat mis à mijoter depuis l’entrée de la cuisine et non la tête penchée sur le jet de vapeur. Il faut dire que j’avais forcé sur ce que je suis capable de percevoir et que le plat, à peine avec un peu de goût pour moi, doit être immangeable pour quelqu’un d’autre! Poulet mariné la nuit à la bière avec clémentines, gingembre frais (beaucoup), thym, sarriette, oignons, estragon frais (la moitié d’une botte), laurier. Dans le bac vapeur, du riz basmati, des carottes et des poireaux coupés en petits morceaux, un quart de l’estragon restant, j’ai utilisé le reste ciselé dans l’assiette. Bref, je ne vous conseille pas la recette, mais ce n’est plus le désert total côté odorat. Je me passerais bien du diesel mal brûlé, je perçois beaucoup d’huiles essentielles au sortir du flacon ou du stick, quelques unes dans l’eau bouillante. Bref, il faut beaucoup de principes aromatiques pour que le nerf olfactif transporte un message et je passe encore l’essentiel du temps dans un monde sans odeurs. Ce fut zéro pointé dimanche pour les asperges…

Article du 30 avril 2012… La saison des asperges est de retour. En Poitou, elles sont surtout produites, dans le nord du département, entre Loudun et Lencloître en gros. Cette semaine, elles avaient bien baissé en prix sur le marché, 4 euros le kilogramme pour ce calibre, j’en ai pris 500g. Bon, comme il a beaucoup plu ces deux dernières semaines, elles sont bien sales, premier lavage à la main, deuxième lavage à la brosse…

… car j’ai décidé de tout cuisiner cette fois encore… à part le tout petit bout de la base [attention, il faut vous assurer auprès de votre fournisseur que les asperges n’ont pas été traitées, pas de problème ici, comme pour les autres épluchures que je cuisine, voir pour le céleri en poudre, la confiture d’épluchures et de trognons de pomme, le un pesto aux fanes carottes, une quiche ou une soupe aux fanes de radis]. J’utilise mes casseroles à deux niveaux, cela permet aussi des économies d’énergie, et de récupérer tous les sels minéraux. Mais vous pouvez aussi préparer en deux fois.

Asperges 2012, à gauche, épluchures et à droite, bac vapeur Donc, dans le bac du dessous, j’ai mis deux pommes de terre moyennes (épluchées et coupées en petit morceaux), les épluchures d’asperges, le bout qui peut être plus dur (en fait, j’ai encore ajouté après cuisson un autre morceau de chaque asperge, qui restait un peu fibreux), un peu de poivre (du sel pour ceux qui salent), un glaçon de bouillon concentré maison (vous pouvez aussi mettre un cube du commerce, dans ce cas, ne pas saler). Recouvrir d’eau (juste au ras des pommes de terre, la soupe ne sera pas trop liquide).

Porter à ébullition à couvert à feu moyen/fort.

Ajouter alors le bac vapeur avec les asperges bien allongées.

Cuire à feu moyen 15 minutes (contrôler la cuisson avec la pointe du couteau, adapter selon la grosseur des asperges).

Pendant ce temps, préparer votre sauce préférée (pour moi, un sabayon citronné, mais j’ai oublié de prendre la photo…).

Asperges 2012, soupe aux asperges Mouliner la soupe, la passer au chinois pour enlever les parties fibreuses des asperges… Et voilà, deux bons bols de soupe maison pour la semaine, il restera à la réchauffer et à ajouter au dernier moment des herbes fraîches (persil, coriandre), éventuellement une cuiller de crème fraîche…

Pull pour Danielle

Aujourd’hui je cède ces lignes à Maryse… sans censure 😉 Mon blog est en train de devenir un « site de rencontres ». Mais nous nous sommes aperçues avant cette rencontre que Danielle / Point droit 2.5 fréquente le même cours de japonnais que le fils de Maryse… Poitiers est bien petit!

Le pull tricoté par Maryse pour DaniellePull pour Danielle

Laine Katia Azteca
5 pelotes; aiguilles 5 et 4,5

Ce pull est un peu la suite de la veste que j’ai faite cet hiver et que Danielle / Point droit 2.5 (lectrice du blog de Véronique) avait bien aimé. Cette dernière a fait l’entremetteuse et je lui ai fait la proposition (honnête) de lui tricoter un pull. Rendez-vous pris, et nous sommes allées chez Bleu Framboise à Poitiers pour choisir la laine, toujours de l’Azteca mais dans un autre coloris.
Pas de modèle particulier pour ce pull, simplement les dimensions de celui que Danielle portait ce jour-là et c’était parti. Jersey pour le corps et les manches; les poignets et le bas en côtes 3/2, l’encolure en côtes 2/2.
Le dos et le devant devant ont été vite faits, tout droit. Mais dame Pénélope a encore frappé. Les manches, je les ai faites DEUX fois, trop étroites! Et l’encolure aussi, trop lâche la première fois. J’ai donc opté pour des aiguilles plus petites: 3 rangs en n° 4,5 et 3 en n°4.
Véronique m’a montré comment faire des coutures invisibles: et voilà le tour est joué, ça fait des finitions très nettes et le résultat est sympa, les dégradés de la laine font la fantaisie.
La saison n’est plus trop propice pour le porter car il commence à faire plus chaud mais ce sera pour l’automne et l’hiver prochains, ça mettra des couleurs dans la grisaille et le froid.
À quand un pull coloré pour Véronique? Ceci dit, ces temps-ci de fortes chaleurs, je lui ai vu porter des t-shirts à manches courtes rose bonbon ou mandarine… On y vient, le soleil donne des envies et la persévérance commence à porter ses fruits 😉

Le monde d’Aïcha de Ugo Bertotti

pioche-en-bib.jpgCouverture de Le monde d'Aïcha de Ugo BertottiAprès l’Iran au cinéma avec Taxi Téhéran de Jafar Panahi, je continue dans la région avec cette bande dessinée… Un album emprunté à la médiathèque.

Le livre : Le monde d’Aïcha, luttes et espoirs des femmes du Yemen de Ugo Bertotti, inspiré des impressions de voyage d’Agnès Montanari, éditions Futuropolis, 144 pages, 2014, ISBN 9782754811163.

L’histoire : dans plusieurs lieux du Yemen, aujourd’hui (disons avant les récents et tragiques événements de ces derniers mois), une petite équipe parcourt le pays.

Dans un petit village à 60 km au nord de Sana’a, Sabiha, à peine adolescente, a été vendue par sa famille à un home qui a 12 ans de plus qu’elle. Un jour, elle a ôté son voile pour sentir le vent à sa fenêtre, mais est rouée de coups par son mari… survivra-t-elle?  En ville, Hamedda est laissée entièrement libre par son mari. Refusant de porter la niqab, elle tient de main de maître un restaurant célèbre, mais pourtant, elle a dû vivre avec les brimades du voisinage, quand elle ne tenait qu’une cantine ou un petit restaurant fréquenté par des soldats pendant la guerre civile…

Mon avis : la situation au Yémen est complètement dégradée ces dernières semaines. En noir et blanc, sous la forme de courtes histoires transcrites à partir des témoignages de la photographe Agnès Montanari, qui avait rejoint son mari en mission pour le comité international de la Croix Rouge. Si la première histoire est tragique, d’autres sont plus optimistes, avec la scolarisation de certaines femmes, qui permet ensuite plus facilement qu’elles trouvent un travail et que, autonomes financièrement, elles puissent tenter d’échapper au poids de la tribu et de la société… Pas toujours facile, même pour celles qui, comme Hamedda (illettrée mais elle a envoyé à son tour ses enfants à l’école), ont bien réussi. Au final, le tableau de la société est contrasté, de la fille littéralement vendue à 12 ans et violentée par son « mari » à la jeune fille urbaine et émancipée, qui reçoit les photographies sur son ordinateur. Un livre plein d’espoirs… mais qui risquent de s’évanouir très vite si la situation politique n’est pas rétablie au Yémen.

Logo top BD des bloggueurs Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

En route pour Nans 2015 (5)

Le D en cours de broderie pour le concours de Nans 2015Alors que le salon de Nans-sous-Sainte-Anne s’approche à grands pas (pas d’inquiétude, mon ouvrage terminé est arrivé à bon port), je continue à partager avec vous mon avancée… Et oui, j’ai failli reculer sur cette étape, mais j’ai décidé de ruser. J’avais choisi une grille de D majuscule cursive tirée des Idées de Marianne, n° 161, février 2010, toujours avec le vert à variation de la bordure (coloris Aventurine, de l’Atelier du Pic Vert, offert par Flo). Arrivée aux deux-tiers environ, je me suis aperçue que je n’étais pas « raccord ». Vérification faite, j’ai oublié trois lignes sur la hampe, j’avais donc un décalage en hauteur et de 1 ou deux points en largeur. J’ai alors décidé de caler la base de la boucle, puis de remonter en trichant un peu par rapport à la grille plutôt que de démonter, ce qui se serait vu et m’aurait demandé encore plus d’efforts que pour broder…

Le D pour le concours de Nans 2015Finalement, qui n’a pas la grille ne peut pas se rendre compte de mon erreur 😉

Affiche pour le salon de Nans 2015Le salon de  Nans-sous-Sainte-Anne s’annonce, les 2 et 3 mai 2015 (par ici le programme) avec son concours d’idées organisé par l’association Anim’à Nans et surtout Maddy et Marlie.

Gigny-sur-Suran, exposition autour du fil 2012, 3, marquoir de 1867Vous pouvez toujours commander le livret du marquoir (suivre le lien qui vous emmènera chez Marlie), même s’il n’est plus possible de s’inscrire au concours.

Pour Nans 2015, voir:

Le torchon de Véronique D pour le concours d'idées de Nans-sous-Sainte-Anne 2014

Revoir mes participations précédentes :

Taxi Téhéran de Jafar Panahi

Affiche de Taxi Téhéran de Jafar PanahiCe film a reçu l’ours d’or au dernier festival de Berlin. Interdit de tournage et de sortie d’Iran, Jafar Panahi a réussi à déjouer le régime, à réaliser un film et à le faire sortir d’Iran!

L’histoire : à Téhéran, de nos jours. Au volant de son taxi, Jafar Panahi accueille une série de passagers, un homme et une femme débattent de la peine de mort, un revendeur nain de DVD de films interdits en Iran (dont Il était une fois en Anatolie de Nuri Bilge Ceylan et Magic in the Moonlight de Woody Allen), un blessé d’un accident de deux roues et sa femme larmoyante, deux dames qui veulent relâcher des poissons rouges dans une fontaine, sa nièce qu’il va chercher (en retard) à la sortie de l’école, Nasrin Sotoudeh, dans son propre rôle d’avocate militante des droits de l’homme (et de la femme)… Piètre chauffeur, il ne sait pas bien se diriger dans la ville mais celle-ci se révèle au fil des scènes!

Mon avis: le dispositif de prise de vues est composé d’une caméra triple cachée dans la boîte à mouchoirs du taxi, qui permet de filmer le chauffeur, l’avant de la voiture et les passagers. Le toit ouvrant du taxi laisse entrer la lumière tout en gardant une grande discrétion. Qu’est-ce qui a été écrit, qu’est-ce qui constitue des vraies scènes, écrites avec et pour des acteurs (même si ce sont des proches du réalisateur qui ne voulait pas impliquer d’autres personnes dans son projet pour ne pas les mettre en danger, la « nièce » est en fait sa fille), de « vrais » clients se cachent-ils parmi les passagers du taxi? Assurément non, toujours pour des questions de sécurité, mais il doit y avoir une bonne part d’improvisation dans ces dialogues… Ces petites ou longues scènes sont l’occasion de voir Téhéran aujourd’hui, au moins les passants aperçus au loin sont vrais, les rues pas si dégradées que cela (parfois moins même qu’à Poitiers!). Les sujets abordés permettent de dénoncer la peine de mort (très appliquée en Iran), le mariage, l’inefficacité de l’interdiction des films, qui entrent quand même en DVD, le tout traité avec beaucoup de légèreté et d’humour. Jusqu’à la scène finale et au générique (ou plutôt son absence), tout est traité avec le sourire, Jafar Panahi est souriant d’un bout à l’autre du film alors qu’il a traversé une période de grande déprime après son interdiction de tourner en 2010. Un film à découvrir!!!

 

Les notes de la mousson de Fanny Saintenoy

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.comCouverture de Les notes de la mousson de Fanny SaintenoyJ’ai reçu ce livre dans le cadre d’une opération Masse critique de Babelio, merci à eux et aux éditions Versilio!

Le livre : Les notes de la mousson de Fanny Saintenoy, éditions Versilio, 117 pages, 2015, ISBN 9782361321208.

L’histoire : à Pondichéry, de nos jours. Kanou a une dizaine d’années. Fils unique, il est élevé par Ahmma, la vieille servante qui est sa nounou après avoir été celle de sa mère. Son père, Lalchen, est un musicien célèbre, en voyage permanent à travers le monde. Sa mère, Galta, est étrangement absente, elle s’interroge, qui était cette Angèle qui était sa mère adoptive et qu’elle a laissé rentrer en France il y a fort longtemps en refusant de l’accompagner? Elle même se sent rejetée, aucun invité n’était venu à son mariage, à part un couple d’amis, ses beaux-parents n’ont jamais accepté cette femme choisie par leur fils à la place de celle qu’il lui destinait. Un jour, elle décide d’aller à Paris… en commençant par ouvrir un coffret à secrets!

Mon avis : un livre court, dense. Longue nouvelle, court roman? Le prologue retrace le mariage désastreux, ajoute des détails (la servante est veuve depuis quelques jours) qui tentent de rendre une consistance aux personnages en ouverture du livre. En une centaine de pages, Fanny Saintenoy arrive ainsi à glisser de nombreux détails, mais peut-être au détriment d’une certaine épaisseur à donner aux personnages et surtout à l’histoire centrale, le secret de famille qui a été caché à Galta et qui va exploser à nouveau à la figure d’Angèle. La partie « indienne » est peut-être plus fouillée que la partie « parisienne ». je pense que le format choisi n’est pas le bon: en enlevant ces détails, on arriverait à une nouvelle dense et bien ficelée… en ajoutant des pages, le livre aurait atteint la taille d’un roman en donnant plus de consistance aux personnages et au secret de famille. La fin est curieuse aussi, comme inaboutie, avant les retrouvailles d’Angèle et de Galta, avant celles du gamin avec son père au cours de sa tournée européenne… même si le secret est révélé.

J’ai bien aimé le style, mais la forme bâtarde entre nouvelle et roman me laisse un peu perplexe.