Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Cinéma : Bons baisers de Bruges

Affiche de Bons baisers de Bruges, de Martin McDonaghLe troisième film que j’ai vu dimanche dernier dans le cadre de la fête du cinéma, après Valse avec Bachir et Française, c’est Bons baisers de Bruges, réalisé par Martin McDonagh.

Deux tueurs à gages anglais, Ray (Colin Farrell) et Ken (Brendan Gleeson) se réfugient à Bruges après une affaire qui a mal tourné à Londres. Ils sont censés y attendre les ordres de leur patron, Harry (Ralph Fiennes). Le premier déteste cette ville et ses monuments alors que le second se délecte des canaux, des vieilles maisons et autre musée. Il manque un élément à ces clichés sur Bruges : aucune dentelière ni aucun marchand de souvenir en vue.

Pour la suite de l’histoire, vous devrez aller voir le film !

Encore une fois, le cinéma commercial du centre-ville de Poitiers n’a pas respecté cette œuvre en rallumant la lumière avant la fin du générique. Ce n’est pas un grand film, si ce n’avait pas été la fête du cinéma, je ne serai probablement pas allé le voir, il avait une bonne critique dans Télérama, et certaines scènes sont bien vues. À voir pour se détendre un moment, absolument à l’opposé de Valse avec Bachir d’Ari Folman, qui avait laissé en fin de séance la salle complètement muette et abasourdie bien après la fin du générique…

Expo Aux origines de Pharaon à Bougon

Pour l’expo : Le 6 juin dernier, j’étais à l’inauguration au musée départemental des Tumulus de Bougon, dans les Deux-Sèvres, entre Poitiers et Niort en gros, de l’exposition  » Aux origines de Pharaon « . Certains visiteurs semblaient s’attendre à voir de l’or, des hiéroglyphes, etc. En fait, il s’agit d’une exposition sur une période plus ou moins contemporaine à celle des tumulus de Bougon : le quatrième millénaire avant notre ère. Donc pas d’or, mais de superbes objets en silex, en poterie, etc. Magnifique ! À voir absolument si vous passez dans le secteur, jusqu’au 2 novembre 2008. Faites un petit détour, nombre d’entre vous, pour leurs vacances, passeront par l’autoroute A10, il suffit de sortir à Saint-Maixent si vous venez du nord (Paris), à Niort-Nord si vous venez du sud (Bordeaux). C’est aussi à moins de 50km du Futuroscope.

C’est un musée très agréable, ouvert il y a une quinzaine d’années, en pleine nature, dans un grand ensemble qui comprend aussi la nécropole mégalithique (tumulus/dolmen) de Bougon et des reconstitutions de maisons néolithiques et autres animations.

Sirop de menthe

Une hémérocalle en fleur Petit retour sur mon message d’hier. Merci à toutes pour l’identification de mes fleurs : ce sont donc des hémérocalles, elles sont superbes ! Je ne résiste pas à la tentation… de vous remettre l’image d’hier.

Les deux sujets du jour n’ont aucun rapport, je vous fais donc deux messages ! Un ce matin, et j’ai programmé l’autre pour cet après-midi.

Pour le sirop de menthe, suite à plusieurs questions, voici ma recette, retrouvée dans de nombreux livres. Remplir une grande passoire avec des feuilles (et éventuellement des fleurs), mais pas de tiges. La laver, la mettre dans une grande casserole (je prends en général une cocotte minute). Faire bouillir à part 2l d’eau, la verser sur les feuilles de menthe, mélanger. Quand ça a tiédi, ajouter 2 kg de sucre cristal, bien remuer, laisser macérer en mélangeant à nouveau de temps à autre, pendant 24 à 36h. Filtrer le liquide, porter à ébullition, mais pas plus pour éviter que ça tourne en caramel. Mettre dans des bouteilles préalablement ébouillantées. Je prends des bouteilles de bière ou de limonade à bouchon en céramique. Conserver au noir et au frais, genre à la cave. Les bouteilles non ouvertes se gardent longtemps. Le sirop est jaune-vert pâle, et se dilue comme le sirop du commerce.

L’année dernière, j’ai aussi fait du sirop de melon. Mais je l’ai trouvé trop sucré pour le boire, alors, je l’ai utilisé pour faire des yaourts. Il suffit de mettre une ou deux cuillères à soupe au fond du pot, puis de verser la préparation pour yaourt avant de mettre en route la machine. Il faudra que j’essaye avec la menthe…

Il est aussi possible de faire plus ou moins la même recette à la menthe avec de l’alcool de fruit : dans ce cas, je ne fais qu’un litre d’alcool et de sucre, et il faut laisser macérer beaucoup plus longtemps, genre 1 mois au frais. À servir comme digestif si vous ne reprenez pas la route après !

Identification des plantes inconnues…

Apparition de plantes inconnues Le feuillage mystérieux en mai, derrière les jeunes poireaux Pour ceux (celles) qui viennent d’arriver sur ce blog, un petit rappel. J’ai acheté cet automne un jardin en bord de rivière, à un petit quart d’heure à pied de mon appartement. Au printemps étaient sorties des plantes que je n’avais pas plantées. J’avais cru que ça pourrait être des iris, mais aucune fleur n’était apparue, et très vite, les feuilles n’étaient plus compatibles…
Le mystère est résolu, avec les fleurs, c’est plus facile… Ce sont des lys oranges ! En fait non, des hémérocalles, merci Emmanuelle…

Lys en fleur J’ai aussi pu récolter de la menthe pour faire du sirop de menthe. Ça macère, je le cuirai demain soir.

En juin, je prends l’air marin, un porte-clef

SAL juin, le porte-clef Avec quelques heures de retard, voici ma finition du SAL de MissFil, En juin, je prends l’air marin. Encore merci à elle pour cette organisation !

J’ai donc monté ce petit ouvrage en coussinet mais sur le porte-clef des clefs de mon jardin. En bord de rivière, je pourrai me croire en bord de mer !

Toutes les étapes du SAL :

  1. les contours ;
  2. un bateau ;
  3. deux étoiles de mer ;
  4. trois vagues ;
  5. un hippocampe ;
  6. une cabine de plage ;
  7. une promenade et un bouton ;
  8. le bon bouton.

Lecture : A genoux de Michael Connely

Couverture de A genoux de Connely Un nouveau compte-rendu de lecture, même si ceux-ci restent la plupart du temps sans commentaire et sans réaction, pas plus que ce qui concerne les expositions ou les musées… Mais que voulez-vous, je lis beaucoup (je ne rends compte que d’un livre sur deux ou trois que je lis), et par période, visite de nombreuses expositions… en lien avec mon métier ou pas. Cette fois, je vous parle d’un polar, facile et rapide à lire en ces beaux jours estivaux.

Le livre : À genoux de Michael Connely, aux éditions Seuil policiers, 2008, ISBN 978-2-02-096201-8.

Le début de l’histoire : un médecin est retrouvé mort, exécuté de deux balles dans la tête, à Los Angelès. L’inspecteur Hary (Hieronymous) Bosch (oui, comme le peintre Jérôme Bosch) est appelé sur les lieux, le FBI débarque aussi, parce que, suite aux attentats du 11 septembre, ils craignent que cela soit lié à un trafic de Césium et qu’il s’agisse d’une tentative de fabrication de bombe sale.

Mon avis : les Américains sont vraiment devenus paranos par rapport au terrorisme, et la police (surtout le FBI) se permet tout au nom de la lutte contre celui-ci, et au mépris de la liberté de chacun et du respect des procédures judiciaires. Inquiétant. Ce n’est pas le meilleur Connely, loin de là. Pas le pire non plus (ceux sans le policier Hary Bosch ne sont vraiment pas bons), c’est un honnête polar qui se lit très bien, j’étais installée à l’ombre de mon figuier, en regardant tranquillement passer l’eau de la rivière et sur fond de chant de oiseaux…

Pour aller plus loin : j’ai aussi parlé ici de Le verdict du plomb, du même auteur.

Française de Souad El-Bouhati

Vous attendiez ma finition du SAL En juin je prens l’air marin… Ça sera pour ce soir, je n’ai pas complètement achevé la finition.

Je voudrais vous parler d’abord de Française, de Souad El-Bouhati, un des films que j’ai vu hier dans le cadre de la fête du cinéma. En effet, ici, les dernières projections auront lieu demain, ailleurs peut-être aussi. Si vous avez l’occasion, profitez de ces deux jours encore de fête du cinéma pour aller le voir, il vaut le déplacement. Le public était clairsemé hier, malgré la fête du cinéma, sans doute à cause du beau temps enfin revenu… Ou du sujet qui nous renvoie aux questions de (non-)intégration ? En tout cas, un très beau premier long métrage de Souad El-Bouhati. L’héroïne est jouée par Hafsia Herzi, qui a reçu récemment un César pour La graine et le mulet de Abdellatif Kechiche.

L’histoire : Sofia, née en France de parents marocains, termine son année scolaire de primaire dans une école de Picardie lorsque son père décide de rentrer au Maroc, dans une ferme. On l’y retrouve dix ans plus tard, alors qu’elle fait de brillantes études et veut rentrer en France. Pourtant, sa famille a tout fait pour que cela se passe bien pour elle, a investi dans ses études (un pensionnat de jeunes filles comme on n’en voudrait pas…), etc.

Ce film pose très bien le problème des jeunes d’origine maghrébine, de deuxième ou troisième génération, pas toujours considérés comme des Français en France et qui ne se sentent étrangers (voire sont rejetés comme étrangers) dans leur pays d’origine. Et aussi la place de la femme dans la société marocaine, sa soif d’indépendance même si dans cette famille, personne à part la grand-mère ne porte le voile.

Fête du cinéma, 20000 prod et Valse avec Bachir

Aujourd’hui et jusqu’à mardi, c’est la fête du cinéma, premier billet au tarif habituel (réduit si vous y avez droit d’habitude, pour la première fois cette année), puis toutes les places à 2 euros. L’occasion de vous rappeler le pari de 20000 prod dont je vous ai parlé l’autre jour. Nous sommes toujours loin des 20000 participants pour lancer ce projet de production collective de film. Deux nouvelles vidéos présentent le projet à l’occasion de la fête du cinéma, l’une sur Dailymotion, l’autre sur Canal plus.

Sinon, je suis allée à la première et unique séance du jour (10h15) du film Valse avec Bachir de Ari Folman, metteur en scène israélien. Il n’y avait pas beaucoup de spectateurs (une quarantaine), mais il va encore passer ici pendant un mois, espérons que ce film trouvera son public. Présenté à Cannes, il en est revenu bredouille, ce qui me semble injuste. Il a été présenté dans la catégorie documentaire, c’est un dessin animé pour adultes. Vous pouvez en trouver des extraits sur le site officiel du film. Il commence par une scène très forte, le cauchemar récurrent d’un soldat israélien qui a participé la guerre au Liban au début des années 1980. Petit à petit, l’auteur et narrateur replonge dans son passé, en 1982, retrouve peu à peu son passé dont la mémoire s’était effacée, comme celle de ses anciens camarades. L’histoire de fond, vous la connaissez probablement, pour moi, ce sont des flashs à la télévision dans la véranda de ma nounou (probablement le soir en allant chercher mon petit frère, puisque le midi, je mangeais alors au collège). Il s’agit des massacres des Palestiniens des camps de Sabra et Chatila par des challengistes (chrétiens) que laissent perpétrer (voire encouragent ou au moins facilitent) les autorités israéliennes dont les troupes sont stationnées tout près, après l’assassinat du président chrétien libanais Bachir Gemayel… Mais c’est surtout un film sur la guerre, le suivi des soldats, ou plutôt son absence… qui est toujours d’actualité aujourd’hui par exemple pour les soldats américains de retour d’Irak. C’est aussi une réflexion sur les souvenirs refoulés, leur retour en cauchemars, hallucinations et autres visions. La musique est aussi extraordinaire.

Après Persepolis de Marjane Satrapi l’année dernière, voici un second dessin animé pour adultes très fort, à voir absolument.

Bonne fête du cinéma à tous, quels que soient les films que vous irez voir.

Il a reçu le César 2009 du meilleur film étranger.

Pour les 15 films du festival Télérama, ils se partagent en quatre catégories :

Ceux que j’ai vus et dont je vous ai parlé (pas beaucoup cette année)

Ceux que j’ai ratés et que je vais essayer de voir cette semaine au théâtre

Ceux que j’ai ratés et que je vais essayer de voir cette semaine au Dietrich

Ceux que je n’irai pas voir, sauf si vous avez des arguments pour me convaincre d’y aller…

  • À bord du Darjeeling Limited de Wes Anderson
  • L’heure d’été d’Olivier Assayas
  • Home d’Ursula Meier, finalement vu au Dietrich
  • Into the Wild de Sean Pen
  • Juno de Jason Reitman
  • There will be blood de Paul Thomas Anderson

Bienvenue sur la blogosphère au marquoir d’Elise!

Coeur brodé offert par Emmnuelle Cosmos bientôt en lur Les plus perspicaces d’entre vous ont remarqué un nouveau lien dans mes sites préférés. Il s’agit du Marquoir d’Élise, ouvert par mon amie Emmanuelle, dont vous avez pu lire de nombreux commentaires ces derniers mois. Elle a fini par craquer… et ouvrir son propre blog.

Elle était venue me voir pour visiter ensemble un salon des loisirs créatifs. Pour l’occasion, elle m’avait offert ce très beau cœur brodé, avec la grille si je veux le refaire ! En plus, elle a employé de rubans ! Elle m’avait aussi apporté des graines de cosmos. Elles ont levé et les fleurs vont bientôt arriver !

Bonne soirée, pour moi, je retourne au cinéma : d’abord Française de Souad El Bouhati (j’ai mis mon avis ici), au théâtre (salle d’art et essai, comme tout à l’heure pour Valse avec Bachir), puis si ça se combine bien, Bons baisers de Bruges, de Martin McDonagh, au cinéma commercial.

Quatrième étape du SAL A la poursuite des souris

La quatrième étape de A la poursuite des souris Comme promis hier, voici le résultat de la quatrième étape du SAL à la poursuite des souris organisé par Chantal / Artscor83. La grille est extraite du magazine Mains & Merveilles, point de croix de novembre-décembre 2007, création de Florence Grall. J’ai brodé cette étape tranquillement installée dans mon jardin samedi dernier… La suite dans une quinzaine de jours.

Les quatre premières étapes de A la poursuite des souris

Pour retrouver les autres participantes, voir le blog de Chantal / Artscor83 ou la liste sur mon blog.

Retrouvez toutes les étapes de ce SAL :