Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Les dix mots de la langue française 2011, ma proposition

Affiches des 10 mots de la langue française 2011Comme je vous l’avais annoncé, voici cette semaine (du 13 au 20 mars 2011) le retour de la semaine de la langue française. Dur dur de caser cette année dans un texte les dix mots qui nous relient, soit accueillant, fil, avec, cordée, harmonieusement, agapes, réseauter, chœur, complice, main.

Je ne suis pas complètement satisfaite, mais après les avoir tournés dans tous les sens, voici ma proposition:

Le chœur de l’amicale
a décidé de réunir main dans la main
une cordée de chanteurs
autour du fil rouge du partage.
L’occasion de réunir harmonieusement
des collègues complices
pour des agapes
dont les convives accueillants
auront peut-être l’occasion de réseauter
avec un verre de l’amitié.


Vous pouvez tous jouer, en ligne, dans les médiathèques et plein d’autres lieux à découvrir sur le site officiel, etc. Vous pouvez aussi retrouver les textes que j’avais proposés en 2008, en 2009, en 2010, en 2011 et en 2012.

SAL Bienvenue 2011 de Défi de Toile (3)

SAL Bienvenue 2011, troisième étape, détail Voici déjà la fin du SAL Bienvenue organisé par Défi de toile, toujours avec des fils DMC bleu (n° 134, 145 et 162). Il me reste à réfléchir à la finition…

SAL Bienvenue 2011, troisième étape, l'ensemble Toutes les étapes de ce SAL

De briques et de sang de Régis Hautière et David François

Couverture de De briques et de sang J’avais entendu parler de ce titre à la librairie francophone sur France Inter et l’ai offert (après l’avoir lu, LOL!) à mon père qui avait déjeuné il y a un moment à l’économat du familistère de Guise, dans l’Aisne, créé par Jean-Baptiste Godin (le créateur des poêles Godin) au milieu du 19e siècle sur le modèle du Phalanstère de Fourier : un fonctionnement en coopérative autour de l’usine, avec des logements où dorment aussi bien le patron que les ingénieurs et les ouvriers, une école (mixte dès l’origine), une buanderie, un théâtre, une piscine, une cantine, etc. Attention, sur le site de l’éditeur et tous ceux qui font des copier/coller, Guise est localisé dans l’Ain, quel manque de respect, cette approximation…

Le livre : De briques et de sang de Régis Hautière (scénario) et David François (dessin et couleurs), collection KSTR, éditions Casterman, 2010, 146 planches, ISBN 978-2-203-00854-0.

L’histoire : au familistère de Guise, en 1936. Une dame revient ici à l’occasion de la mort de son père et se souvient des événements qui se sont passés au début de l’année 1914. Alors que 1500 personnes vivent au Familistère surviennent plusieurs meurtres dans cette société clause et apparemment soudée… D’abord, un ouvrier fondeur est retrouvé assassiné… Puis, quinze jours plus tard, c’est autour d’une veuve de mourir dans des conditions louches. la presse, accourue, repart aussi vite, le contexte (la montée des tensions avant la première guerre mondiale). Un couple est alors retrouvé asphyxié dans sa chambre, intoxication au monoxyde de carbone? Incroyable chez un producteur de poêles qui met en avant la sécurité et avait donc installé un système de ventilation efficace dans chaque logement. Une jeune fille, Ada, d’origine alsacienne et dont le père, Rudolf Volsheim, dit « Bismarck », dans ce contexte, est soupçonné, mène l’enquête avec Victor Leblanc, un journaliste de l’Humanité. Ils découvrent très vite que toutes ces victimes ont en commun d’avoir fait partie du même conseil de gestion du familistère il y a quelques années… Mais pourquoi sont-ils tous assassinés les uns après les autres ?

Mon avis : j’ai été un peu déroutée au départ par les tons sombres de l’encrage… mais suis vite entrée dans le scénario qui permet de découvrir le monde clos du familistère où, derrière l’utopie de la vie idéale, les hommes et les femmes qui y vivent ont les mêmes soucis, les mêmes pulsions qu’à l’extérieur, peut-être exacerbés par la promiscuité de la vie en commun permanente…

Pour aller plus loin : voir absolument le site du familistère de Guise.

Logo top BD des blogueurs 2011 Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Emmanuelle m’a gâtée pour le printemps

Pochette de printemps offerte par Emmanuelle, fermée Grosse surprise en fin de semaine dernière… Une grande enveloppe en provenance de chez Emmanuelle m’attendait dans mon appartement (mon gardien monte le courrier qui n’entre pas dans ma minuscule boîte aux lettres). Elle contenait une superbe pochette avec ces petites violettes qui annoncent le printemps!

Pochette de printemps offerte par Emmanuelle, détail des violettes Regardez la comparaison entre cette fine broderie et les violettes de Ligugé il y a quinze jours (je vous en ai aussi montrées chez moi).

Pochette de printemps offerte par Emmanuelle, ouverte avec graines Regardez le beau tissu à pois de la doublure… Et en plus, dans la pochette, plein de petits sachets de graines à planter dans mon jardin. Vous reconnaissez les petits sachets ? C’est à eux que l’on reconnaît les archéologues, gros consommateurs (nous les achetons par 100 pour même pas le prix de 10 en magasin de loisirs créatifs)… De mon côté, j’y range mes fils ! Un grand merci à toi, Emmanuelle.

Cette année pour le printemps, Véro bis m’a aussi gâtée ici et Capucine O également par là.

Mettez vos chaussures et sortez votre APN, en avant les fourches!

Poitiers, 12-15 mars, 1, fourche de vélo Cette semaine, le thème choisi par Monique / Bidouillette / Tibilisfil pour la promenade, c’était d’enfourcher nos appareils photographiques… Non, juste de trouver des fourches…

Bon, vais-je enfourcher cette bicyclette ? En plus, elle pose juste comme il faut pour montrer sa fourche… C’est un vélo du service de location proposé par la ville, et qui était garé samedi dernier juste à côté de la médiathèque… de Poitiers, bien sûr (le point 1 sur le plan).

Poitiers, 12-15 mars, 2, carrefour des Trois-Bourdons Bon, fourchons, fourchons… et retour au carrefour des Trois-Bourdons, qui est le point où, la semaine dernière en rentrant de Ligugé (je ne remets pas la carte, c’est le point où le trait rouge rejoint le trait mauve sur l’article en lien, c’est dans la direction de la flèche 2 sur le plan d’aujourd’hui, c’est aussi la bonne direction pour aller acheter un scofa)… C’est bien une fourche, non, ce genre de carrefour ? Bon, dangereux de prendre la photographie à l’heure de débauche des bureaux, en profitant d’un passage du feu au rouge… Vous pouvez aussi voir des lampadaires un peu différents de ceux du centre-ville.

Alors, rentrons en ville, d’autant que le ciel menace (c’était hier soir), aller en bus, mais retour à pied (quand même!).

Poitiers, 12-15 mars, 3, jardin des plantes, fourche d'un érable On repart du marché Notre-Dame, on descend la pénétrante pour aller au jardin des plantes (le point 3 sur le plan), je n’y étais pas allée depuis un moment… Voici une première fourche, un érable sycomore…

Poitiers, 12-15 mars, 4, jardin des plantes, nids de corneilles, étiquette d'un érable … et l’occasion de vous montrer la nouvelle signalétique à hauteur d’enfants et de fauteuils roulants, avec le nom des espèces en braille (mais beaucoup de reflets pour les gens qui voient bien… pas facile, l’accessibilité pour tous).

Poitiers, 12-15 mars, 5, jardin des plantes, arbre fourchu Quelques mètres plus loin, en voici une autre…

Poitiers, 12-15 mars, 6, jardin des plantes, nids de corneilles Mais ça hurle dans les airs… Une vraie invasion de corneilles, de chaque côté du boulevard (au bout des flèches)…

Poitiers, 12-15 mars, 7, jardin des plantes, nids de corneilles …et aussi juste à côté de la voie d’accès à la pénétrante. Cette fois, ce ne sont plus des nids douillets ni même un HLM de corneilles, mais carrément une cité dortoir!

Poitiers, 12-15 mars, 8, face au jardin des plantes, nids Surtout qu’il y a une banlieue… juste de l’autre côté du parking, de l’autre côté de la bretelle… (point 4 sur le plan).

Champniers, peinture murale du 15e siècle, un diable Ah, j’ai eu la flemme d’aller photographier une fourche-bêche au jardin (le chemin glisse avec l’humidité de ces derniers jours), mais je me suis souvenue de cette photographie prise il y a quelques mois au retour de chez Jardin zen… et que je ne vous ai pas encore montrée… Elle n’est pas belle, la fourche de ce petit diable peint à la fin du 15e siècle (une inscription de 1491 témoigne d’une grande campagne de travaux) dans l’église de Champniers??? Bon, ce n’est pas très visible sur ma photo, désolée…

Poitiers, 12-15 mars, plan de situation des photographies Et pour terminer, voici le plan…

En ce sanctuaire de Ken Bruen

Couverture de En ce sanctuaire de Ken Bruen pioche-en-bib.jpglogo du chalenge 1% rentrée littéraire 2010 J’ai emprunté ce livre à la médiathèque, où je l’ai fait venir d’une annexe.

Le livre : En ce sanctuaire de Ken Bruen, traduit de l’anglais par Pierre Bondil, collection Série Noire, éditions Gallimard, 2010, 200 pages, ISBN 978-2-07-012576-0.

L’histoire : à Galway en Irlande, de nos jours… Pour cette septième aventure, Jack Taylor, le détective privé, ex-flic viré pour son alcoolisme, sobre depuis quelque temps, boiteux et devenant sourd (il porte maintenant une prothèse auditive), a décidé, après sa dernière aventure, de partir en Amérique, il a vendu sa maison, trouvé un nouveau minuscule appart’, mais reporté son départ pour soutenir une amie, Ridge, victime d’un cancer. Il reçoit à sa nouvelle adresse, qu’il croit secrète, une lettre signée Benedictus annonçant la mort de deux flics, d’un juge et d’un enfant. Il avertit son ex-chef, le surintendant Clancy, qui l’envoie promener. Mais voilà, dans le journal, il apprend la mort d’un juge réputé laxiste, qui est supposé s’être suicidé. Il est intrigué, mais à plus urgent à régler: une affaire de cheval enlevé (qu’il confie à Ridge, pour lui éviter de sombrer à son tour dans l’alcoolisme) et son voisin qui est victime d’actes homophobes. Quand une jeune femme qui devait prononcer ses vœux disparaît à son tour, il prend conscience que les prédictions de la lettre sont en train de se réaliser… Il se jette dans l’enquête (et à nouveau l’alcool), sauvera-t-il l’enfant et trouvera-t-il ce Benedictus? [petit clin d’œil à la fête du jour, sainte Bénédicte?].

Mon avis : une écriture particulière qui m’avait fait abandonner la série après le premier tome (Delirium Tremens)… Mais cette fois, je suis mieux entrée dans ce style particulier et ce personnage anti-héros, violent et alcoolique qui finit toujours par sombrer à nouveau après un temps d’abstinence. Je ne suis quand même pas devenue fan… Et s’il ne s’agissait pas d’une nouveauté de la rentrée littéraire 2011 (défi repris par Schlabaya) je ne l’aurais sans doute pas lu…

De cet auteur, j’ai aussi lu Le gros coup, une enquête des inspecteurs Roberts & Brant (R&B, tome 1), ; Le mutant apprivoisé (R&B, tome 2), Les Mac Cabés (R&B, tome 3), Calibre (R&B, tome 6) ; Delirium Tremens, une enquête de Jack Taylor (tome 1), En ce sanctuaire (Jack Taylor tome 7).

Pour aller plus loin : le site officiel de Ken Bruen (en anglais).

Statue de François Rabelais à Tours

Tours, la statue de Rabelais, 1, vue de loin Comme pour les autres statues de Tours, je me suis servie pour cet article du dossier établi par le service régional de l’inventaire de la région Centre, que vous pouvez consulter directement ici. Suite à la construction du parking souterrain près de l’université, la statue a été déplacée en 2006. Elle se trouve maintenant place Anatole France, non loin du pont de pierre sur la Loire.

Tours, les statues de Rabelais et Descartes à leur ancien emplacement Elle fut réalisée pour faire pendant à la statue de Descartes sculptée par le comte de Nieuwerkerke, ainsi qu’on peut le voir sur cette carte postale ancienne, sur l’article précédent consacré à Tours.

Tours, la statue de Rabelais, 2, vue de face La statue en marbre, de grande taille (3m de haut sur 0,98 m de large) présentée au salon des artistes français de 1880 sous le n° 6290, …

Tours, la statue de Rabelais, 6, la signature …est l’œuvre Étienne Henri Dumaige (sur la signature de l’œuvre, henri (tout en minuscule) DUMAIGE (en majuscule) et à la ligne, 1880. Elle avait été commandée par la ville de Tours (voir le catalogue du Salon, sélectionner l’année 1880 puis la page 584) où elle est placée sur un haut socle (piédestal) sur lequel est inscrit en grand  » François Rabelais « . Vous trouverez plus d’informations sur cet artiste ici (en anglais, désolée, mais c’est la page plus complète que j’ai trouvée, sauf que d’après son acte de décès consulté sur les archives en ligne du département de la Vendée, page 54 du registre numérisé des décès de 1884 à 1892, s’il est bien décédé le 31 mars 1888 à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, il est né à Paris le 16 janvier et non le 30 mars 1830).

Tours, la statue de Rabelais, 5, la citation Sur le socle également, sur la face, se lit cette citation :  » Mieulx est de risque de larmes escribre [? mot non reporté dans le dossier d’inventaire? L DE LARMES NON VISIBLE] / pour ce que rire est le propre de l’homme  »

Tours, la statue de Rabelais, 3, vue de trois quarts Je vous fais quand même faire le tour de la statue…

Tours, la statue de Rabelais, 4, vue de dos … et de dos, avec des livres et un rouleau de parchemin.

Dans les bases de données, vous pouvez voir ici le dossier documentaire établi par le service de l’inventaire de la région Centre et là un dossier établi par le service de l’inventaire de Poitou-Charentes pour une reproduction en miniature fondue en 1887 et se trouvant aujourd’hui dans les Deux-Sèvres (canton de Lezay, collection particulière).

SAL mystère de Brodstich, janvier 2011 (5)

SAL mystère de janvier 2011 de Brodstich, étape 5, détail Je suis en retard pour la cinquième étape du SAL mystère organisé par Brodstich. Je continue à le broder avec des cotons de Défi de toile. Je reviendrai très vite vous montrer la sixième étape.

SAL mystère de janvier 2011 de Brodstich, étape 5, l'ensemble Toutes les étapes du SAL :

SAL Mary Glover (4)

SAL Marie Glover, quatrième étape, détail Je suis à jour pour la quatrième étape du marquoir de Marie Glover, SAL organisé par Emmanuelle / le Marquoir d’Élise

SAL Marie Glover, quatrième étape Retrouvez toutes les étapes de ce SAL :

Les demeures sans nom et autres nouvelles de Zariâb

Couverture des demeures sans nom et autres nouvelles de Zariâb pioche-en-bib.jpglogo du chalenge 1% rentrée littéraire 2010 J’ai emprunté ce livre à la médiathèque, où il avait été mis en avant parmi les nouvelles acquisitions.

Le livre : Les demeures sans nom et autres nouvelles de Spôjmaï Zariâb, traduit du persan (Afghanistan) et postface par Didier Leroy, collection Regards croisés, éditions de l’Aube, 2010, 254 pages, ISBN 978-2-8159-0089-8.

L’histoire : une série de nouvelles assez courtes qui a pour cadre l’Afghanistan dans des cadres chronologiques pas toujours bien définis. La tragédie des hommes et surtout des femmes. Ainsi, cette prof de persan qui s’escrime inutilement à essayer de faire progresser ses élèves ignorants, une femme qui erre dans un village à la recherche de quelqu’un pour écouter l’histoire de sa vie, celle qui attend désespérément le retour de son fils parti combattre les Anglais, celle qui, sur le point d’accoucher, ne veut pas que son enfant vienne au monde pour subir les mêmes sévices qu’elle, etc.

Mon avis : des nouvelles fortes, avec une écriture pas toujours facile à suivre mais qui, par exemple, pour les personnages errants marque bien l’errance. La condition de la femme afghane y est décrite avec un grand pessimisme, aucun espoir pour un avenir meilleur n’apparaît dans ces textes… Et pourtant, dans la « vraie vie », l’auteure a pu fuir les Talibans en 1991 et se réfugier dans le sud de la France.

logo tour du monde en lecture Ce livre entre dans le cadre du défi du tour du monde des livres, organisé par Livresque, au titre de l’Afghanistan.

Il entre aussi dans le cadre du 1% rentrée littéraire est repris par Schlabaya,