Je ne sais pas encore à quelle copine fan de chats (cela ne manque pas) je l’offrirai ni avec quelle finition, mais j’avais très envie de broder ce chat sur un toit, tiré de Plaisir de broder point de croix n° 17, septembre/octobre 2011. La toile est un tissu pas prévu pour la broderie, que j’utilise en ce moment pour plusieurs projets. Le fil est un rouge de Carrie’s creation, offert il y a maintenant un bon moment par Isa/Passionnée dans le cadre d’un échange en rouge organisé par Miss Fil… (vous pouvez revoir le colis que j’ai reçu et mon envoi en rouge est parti chez Angélique).
Archives de l’auteur : Véronique Dujardin
Floraison sauvage, de Aharon Appelfeld

Pour le défi Mars, mois de l’Europe centrale organisé par Schlabaya, j’ai fait une descente à la médiathèque où j’ai emprunté une dizaine de livres… L’auteur, Aharon Appelfeld, vit désormais en Israël, mais il a placé son récit dans sa région natale, la Bucovine, dans les Carpates, aujourd’hui au nord de la Roumanie.
Le livre : Floraison sauvage de Aharon Appelfeld, traduit de l’hébreu par Valérie Zenatti, éditions de l’Olivier, 2005, 259 pages, ISBN 9782879294919.
L’histoire : dans les Carpates à une époque indéterminée (après le passage de Napoléon, en tout cas). L’hiver s’annonce en haut de la montagne pour Gad et Amalia, frère et sœur, gardiens depuis six ans d’un cimetière devenu l’été lieu de pèlerinage où sont enterrés des Juifs victimes d’un pogrom. Les pèlerins ne leur laissent guère d’argent pour vivre, ils cultivent un coin de jardin, ont une vache et deux chiens, le cheval est mort il y a des années, peu après leur oncle, leurs parents et leurs frères et sœurs étaient morts de maladie. Pour se réchauffer, ils boivent, de plus en plus. En descendant au village, Gad a parfois une aventure. Mais coincés en haut par la neige et l’hiver, Gad et Amalia vont finir dans le même lit… Une descente aux enfers avant le retour de l’été…
Mon avis : un livre dont on ne sort pas indemne… La quatrième de couverture dit que l’auteur recrée le couple d’Adam et Ève… Là, je n’ai franchement pas compris. En revanche, il crée un univers clos, bien loin de tout, hostile, on sent que les juifs ne sont pas les bienvenus dans ce coin déshérité, où la maladie sévit, le typhus semble endémique et récurrent. Une écriture très efficace, qui rend bien l’isolement du frère et de la sœur, leur dur labeur (la vache à traire, le cimetière à entretenir, etc.), l’effet de l’alcool, la bascule petit à petit dans la folie et l’inceste…
Poitiers, Anne d’Autriche en sainte Radegonde…

Pour le défi Mars, mois de l’Europe centrale organisé par Schlabaya, j’ai choisi de vous présenter à nouveau la princesse allemande la plus célèbre à Poitiers… Je vous ai déjà montré le tombeau de sainte Radegonde, qui se trouve dans la crypte de l’église Sainte-Radegonde et parlé de l’histoire de sainte Radegonde. J’avais alors promis de vous montrer une autre statue…
Il s’agit d’une statue en marbre blanc, réalisée par le sculpteur parisien Nicolas Legendre. Radegonde est représentée vêtue d’un manteau fleurdelisé, avec un sceptre et un livre ouvert (représentation fréquente pour Radegonde, qui avait fait des études au palais royal après son rapt par Clotaire).
En 1649, Anne d’Autriche était entrée dans la confrérie de Sainte-Radegonde, puis venue se recueillir sur place en 1651. A cette occasion, elle avait commandé un autel et cette statue [voir article de Grégory Vouhé, en fin d’article, qui précise la date de la statue, 1653, et non 1658 comme il apparaît dans de nombreux articles].

A gauche, vous voyez la plaque de l’ex-voto posée par Anne d’Autriche en remerciement de la guérison de son fils Louis XIV en 1658. A droite, un autre des prestigieux ex-votos, daté de 1870/1871 (sainte Radegonde aurait protégé Poitiers de l’avancée des Prussiens…).
Bon, si Radegonde, princesse Thuringienne, entre bien dans le défi, je pense qu’il serait tiré par les cheveux d’y faire entrer Anne d’Autriche (1601-1666) qui, si elle a porté le titre d’archiduchesse d’Autriche, n’a pas dû y mettre les pieds… Pour rappel, elle est la fille du roi Philippe III (1578-1621), roi d’Espagne (1598-1621) et de l’archiduchesse Marguerite d’Autriche (1584-1611). Elle est infante d’Espagne, infante de Portugal, archiduchesse d’Autriche, princesse de Bourgogne et des Pays-Bas… Après son mariage avec Louis XIII, elle devient reine de France et de Navarre de 1615 à 1643. A la mort de son mari, elle devient régente de son fils Louis XIV de 1643 à 1651. Elle meurt à Paris en 1666.
Radegonde, comme je vous l’ai déjà dit, a fait l’objet de nombreuses dévotions et pèlerinages… La statue d’Anne d’Autriche en sainte Radegonde a beaucoup bougé dans la crypte, mais sur les cartes postales anciennes, elle est souvent devant le tombeau, entourée de feuillages dorés…
Elle encourage les dons…
… est mise en avant…
…même pour la restauration du tombeau et des vitraux, ici, on dirait qu’on lui a ajouté un calice entre les mains…

PS : Elle fait toujours l’objet de cultes obscurs, comme on le voit sur ces photographies prises le 10 octobre 2012. Qui a mis ces rubans de satin et quels vœux ont alors été prononcés?
Pour aller plus loin : Grégory Vouhé, Nicolas Legendre, Anne d’Autriche et Radegonde, L’actualité Poitou-Charentes, n° 98, octobre-décembre 2012, p. 36.
Un gilet pour mon père (1) : le dos
Je me suis lancée dans le tricot d’un gilet pour mon père. Laine grise, aiguilles n° 3,5 (2,5 pour les côtes), modèle d’un vieux Phildar créations spécial hommes (n° 269, automne/hiver 1995), dans lequel j’ai déjà réalisé plusieurs modèles avant ce blog…
J’ai commencé par le dos…
Un projet à suivre…
– le dos
– le premier devant
– le deuxième devant
– les manches
– l’assemblage
Un buste de Goethe à Strasbourg

Pour le défi Mars, mois de l’Europe centrale organisé par Schlabaya, j’ai ressorti quelques photographies prise à Strasbourg fin octobre 2010. Je vous ai déjà montré le monument à Goethe, qui se trouve devant le palais de l’université, voici maintenant le buste qui se trouve à proximité, dans l’allée qui relie le palais de l’université au jardin des plantes. Vous apercevez le haut socle à droite de l’allée, quand on va vers le jardin des plantes.
Petit rappel déjà publié dans l’article précédent… Johann Wolfgang von Goethe a fait un bref passage à l’université de Strasbourg, de 1769 à 1771, où il a terminé son droit commencé à Leipzig de 1765 à 1768 (et est tombé amoureux de Frédérique Brion, la fille du pasteur de Sessenheim). Pour mémoire, Goethe est né le 28 août 1749 à Francfort et mort le 22 mars 1832 à Weimar, avocat puis magistrat, poète, romancier, passionné de sciences, etc.
Goethe est représenté ici déjà âgé, et donc pas lorsqu’il était étudiant à Strasbourg.

Au dos du buste se trouve une longue inscription, avec l’identification du sculpteur H[einrich] Manger (né en 1833 à Odessa, je n’ai pas trouvé sa date de décès, après 1896 sans doute aux États-Unis), la date du modèle en 1820, l’identification du fondeur Lauchhammer et la date de fonte en 1872. Pour la transcription de l’inscription, j’ai triché, je l’ai trouvée dans un article sur les traces de Goethe à Strasbourg (Auf den Spuren von Jung-Stilling und Goethe in Straßburg): » Modelliert von H. Manger / mit Benutzung von Frd. Tiecks / im Jahre 1820 nach der Natur gefertigten / lebensgroßen Büste Goethes. / Gegossen Lauchhammer 1872″ (traduction personnelle… modelé par H. Manger avec l’aide de Frd. Tiecks, achevé d’après nature en 1820, buste grandeur nature de Goethe, fondu par Lauchhammer 1872).
Sur le socle du buste est gravée une inscription difficile à lire. D’après le dictionnaire historique des rues de Strasbourg, il s’agit d’une citation de Faust de Goethe : « Es kann die Spur von meinen Erdentagen nicht in Äonen untergehen » (la trace de mes jours terrestres ne saurait disparaître au fil des millénaires).
Le déjeuner sur l’herbe de Zazimuth
Avec l’arrivée du printemps, a eu des envies de déjeuner sur l’herbe… Elle a envoyé aux copines cette carte (format à peu près carte postale), avec La Prairie magique de Betty Wittwe… Sur la base de la composition du dimanche à la Grande Jatte de Seurat, elle a intégré plein de références à l’art dans son tableau… Saurez-vous les reconnaître? Sinon, il y a une bonne partie des réponses chez Capucine O…
L’éclosion du printemps au jardin

Il y a quelques jours, Jean-Marie et Marie-José me demandaient des nouvelles de mon jardin… Voici donc des photographies prises ces deux derniers soirs, et puis, avec les jours qui rallongent, je peux y passer en débauchant le soir… Suite à la crue du Clain de décembre 2011 (environ 80 cm en partie basse), les carrés de potager vont avoir besoin d’une petite consolidation, mais pas grand chose… En revanche, il faut que j’enlève toutes les feuilles et brindilles qui se sont déposées partout, j’ai déjà ôté les branches réparties ça et là…
Il reste encore quelques crocus en fleur dans la pelouse, et les violettes offertes par Jardin zen embaument… J’ai vu depuis une semaine ici et là des tapis de violettes dans les pelouses…
Au rayon aromates, important avec mon régime sans sel, le persil est reparti, comme la menthe chocolat (qui perce tout juste, vignette en bas à droite, cadeau d’Emmanuelle), la mélisse citronnelle et l’angélique (cadeau d’un collègue). La ciboulette aussi pointe son nez (pas de photo). En revanche, la sauge ananas (cadeau d’Emmanuelle aussi), la sauge officinale, la livêche et la menthe officinale n’ont pas encore décidé que le printemps arrivait et qu’il serait temps de sortir…
Les euphorbes (aussi offerts par Jardin zen) ont résisté au gel. Côté fleurs, les campanules (cadeau d’une collègue) grandissent à vue d’œil, de même que les hémérocalles (pas photographiées) et les scilles offerts par Jean-Marie et Marie-José.
Les fruits rouges devraient aussi avoir résisté au gel… Les framboisiers, les groseilliers normaux et à maquereau, qui viennent de chez mon père sont déjà bien partis…
L’aspérule pointe aussi son nez (vous pouvez la revoir ici avant floraison). Dans un gros mois, je devrais avoir un joli tapis odorant…
Sur le coteau, les cerisiers commencent à fleurir. Gare aux gelées, hier matin, le thermomètre indiquait 2°…
Dame Gerfaut de Rosinski et Dufaux

En demandant à Yaneck / Les chroniques de l’invisible s’il pouvait me conseiller un auteur d’Europe centrale pour le mois de l’Europe centrale organisé par Schlabaya, il a tout de suite pensé à Grzegorz Rosiński, né le 3 août 1941 à Stalowa Wola en Pologne, et vivant en Suisse dans le canton du Valais. J’ai lu il y a longtemps la série Thorgal. J’ai trouvé cet album en fouillant dans les bacs de la médiathèque.
Le livre : La complainte des Landes Perdues, tome 3, Dame Gerfaut de Grzegorz Rosinski (dessin), Jean Dufaux (scénario) et Graza (couleurs), éditions Dargaud Benelux, 1996, 52 planches, ISBN 978-2-87129-100-4.
L’histoire : dans un château isolé, Kyle of Klanach et sa servante vivent seuls, entourés de Wombas, des créateurs fabuleuses et sanguinaires, le père ayant été relégué dans un précédent conflit. Un jour, deux visiteurs frappent à leur porte et demandent l’asile, il s’agit de Seamus et de Sioban, la princesse de Eruin Duléaqui cache son identité. Kyle of Klanach et Sioban tombent amoureux dans une bataille contre les Wombas. Mais Dame Gerfaut, mère du seigneur pervers et faible d’une petite baronnie de l’Eruin Duléa, entend bien marier son fils à Sioban et elle recourt à des recettes magiques pour parvenir à ses fins…
Mon avis : je ne suis pas très sensible à ce genre « fantasy ». Mais l’histoire est sombre, assez classique pour le genre, je pense, la lutte du bien et du mal, la quête de l’amour impossible, cela ne me semble pas très original, je ne pense pas lire les autres tomes de la série.
Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.
De génération en génération de Krebs à La Rochelle

Il y a quelques années (oups, le temps passe vite, c’était en 1999, mais je me souviens encore des débats, l’œuvre ayant été financée par les monuments historiques…) que cette plaque de bronze a été apposée sur le rempart de La Rochelle. il s’agit de De génération en génération de Bruce Krebs (il a aussi réalisé à La Rochelle Le globe de la francophonie, hommage à Michel Crépeau, posé en 2000 juste à côté, au bout de Saint-Jean-d’Acre). Des dizaines de personnages de tous âges qui lisent et transmettent leur savoir…
Enfin, certains, vers le centre, ne lisent pas, se rongent les ongles et ont le crâne fendu…
D’autres semblent captivés par leur livre…
Une dernière petite vue prise par dessus, pour voir les pages de ces livres…
Pour aller plus loin : voir le site officiel de Bruce Krebs.
Toutes ces photographies datent du 25 juin 2011.
Un marque-page avec des petits chats…
Pour Dalinele, qui m’a tant gâtée ces derniers temps, j’ai brodé un marque-page avec des chats, si vous allez chez elle, vous verrez ses deux minettes au fil des semaines… J’ai choisi un modèle de Plaisir de broder point de croix le mag, n° 19 janvier-février 2012). La toile est une chute, les fils des DMC 347 et 742, un peu de thermocollant au dos et une petite couture sur une feutrine assortie…
Dans la même revue, j’ai aussi brodé un bonbon à lire terminé en sac.