Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

La lettre de Buenos Aires de Hubert Mingarelli

Couverture de La lettre de Buenos Aires de Hubert Mingarelli

pioche-en-bib.jpgIl y a quelques mois, Télérama avait décerné la plus haute distinction (le bonhomme qui sourit avec une étoile) à ce recueil de nouvelles… et j’avais noté le titre dans mon carnet. Je l’ai trouvé à la médiathèque dans une sélection de nouvelles acquisitions.

Le livre : La lettre de Buenos Aires de Hubert Mingarelli, éditions Buchet Chastel, 2011, 181 pages, ISBN 9782283024867.

L’histoire : neuf nouvelles sans repère chronologique ni lieu : un marin rentre de Buenos Aires dans la nouvelle qui a donné son titre au recueil, mais on ne sait pas dans quel port il a débarqué), sauf pour Port-au-Prince, qui se passe au large de cette vile où des émeutes ont eu lieu, un homme mort gît sur le quai, l’équipage ne peut pas descendre. Un homme pauvre vit seul au bord de la mer avec une souris pour compagne (pourvu qu’elle ne lui mange pas ses maigres provisions) dans Un seul est parti, un autre homme seul s’exile dans la forêt avec des provisions pour tenir un hiver (et voir l’ours dans pas d’hommes pas d’ours, etc. Des hommes, isolés, souvent marins ou ex-marins, la pauvreté, le bord de mer, la rivière, la forêt pour cadre de vie…

Mon avis : je ne suis pas du tout aussi enthousiaste que Télérama. Des textes lents, reposants avec peu d’action, mais je n’ai pas été particulièrement séduite par ces textes, lus pourtant au bord de la rivière, dans mon jardin par un beau dimanche de fin septembre… avec un poulet rôti, poires à la grenadine et purée de pâtisson dans le ventre… Une bonne condition en théorie pour lire des nouvelles calmes…

La cité Gabillet à Poitiers

Poitiers, cité Gabillet, 1, la plaque de la cité

A Poitiers près de la porte de Paris, sur le boulevard de l’Abbé-Frémont mais aussi rue Honoré-Gabillet et rue du Général-sarail se trouve la cité Gabillet, un ensemble de 20 maisons de type HBM (habitations à bon marché, concept créé en 1894 par la loi Siegfried), un peu comme celle de la cité Auguste Maître à l’extérieur de la ville, dans le quartier de la Pierre-Levée.

Poitiers, cité Gabillet, 2, la plaque de l'inauguration La plaque témoigne de ce passé : « Office public d’H.B.M. / de la ville de Poitiers / les bâtiments de l’office / ont été inaugurés / en MDCCCCXXXIII et MCCCCXXXVI / Mr Guillaume Roulle président / Mrs A. Baffrey (MDCCCCXXXIII) et / H. Moulonguet (MDCCCXXXIV) / préfets de la Vienne / G. Moraix et P. Umeau maires / J.M. Boudouin arch. D.P.L.G. ». Elle fut donc construite au début des années 1930 par l’architecte Marcel Boudouin (Poitiers, 1906 – Poitiers, 1986), qui avait des préoccupations hygiénistes, en construisant le sanatorium mais aussi ces habitations plus salubres et aérées que ce qui existait auparavant. Je vous reparlerai de cet architecte, qui est aussi l’auteur à Poitiers de l’église Saint-Cyprien, de la première partie du boulevard du Grand-Cerf, la cité de Bel Air et de la clinique des Hospitalières (ces deux derniers détruits ou remaniés ces dernières années). Dans le domaine hospitalier, il a aussi travaillé pour les hôpitaux de Montmorillon et de Lusignan dans la Vienne et de Cadillac en Gironde. Il est aussi l’auteur de l’ancien sanatorium et d’une partie du CHU de la Milétrie à Poitiers (qui a remplacé l’hôtel-Dieu du centre-ville).

Poitiers, vue aérienne des années 1950, le quartier de Montierneuf Pour mieux comprendre l’implantation de cette cité Gabillet, rien ne vaut une vue aérienne. J’ai trouvé une carte postale des années 1950-1960, que j’ai annotée avec les principaux monuments présents autour, le pont de Rochereuil, l’ancien château de Jean le Bon à la confluence de la Boivre et du Clain, l’église Saint-Jean-de-Montierneuf et son cloître qui a l’époque abritait encore la caserne Dalesme, transformée en bâtiments pour l’ENSMA (école d’aéronautique) et qui accueille aujourd’hui entre autres le rectorat.

Poitiers, vue aérienne des années 1950, le quartier de Montierneuf, détail de la cité Gabillet

En zoomant dans le scan, on voit très bien la structure de cette cité. Le long du boulevard de l’abbé Frémont et le long de la rue Gabillet, et au centre, des maisons toujours jumelles (deux habitations sous le même toit) séparées par des jardinets ou des espaces plus restreints du côté du boulevard. Les maisons accolées les unes aux autres au fond ne font pas partie de la cité.

Poitiers, cité Gabillet, 3, la maison double centrale Au centre, dans l’axe de l’entrée principale, se trouve une maison jumelle à laquelle un soin particulier a été donné. A chaque extrémité se trouve un avant-corps avec un toit en demi-croupe. Sur ce mur pignon est installée une pergola (bon, il n’y a plus de plantes grimpantes) avec un décor de colonnes encadrant une arcature aveugle.

Poitiers, cité Gabillet, 4, les maisons sur l'anneau central Les autres maisons, toutes jumelles, s’organisent autour d’une voie en forme d’anneau…

Poitiers, cité Gabillet, 5, maison sur le boulevard …et le long des rues.

Poitiers, cité Gabillet, 6, maisons sur le boulevard Voici le long du boulevard. Vous noterez les avancées qui permettent de protéger du froid, et à l’arrière (pas visible ici, mais sur la quatrième photographie) étaient prévus des jardins séparés de la voirie par un enclos en béton.

Poitiers, rue Gabillet, vue 1, la cité Passons rue Gabillet…

Poitiers, rue Gabillet, vue 2, la cité Vous voyez, c’est la même structure de maisons.

Poitiers, rue Gabillet, vue 3, alignement de maisons En revanche, de l’autre côté de la rue, l’alignement de maison jumelles (deux sous le même toit) mais accolées ne font pas partie au sens strict de la cité Gabillet.

Un carnet avec Sissota

Sissota terminée en protège cahier Lors du tsunami au Japon, Lili HR avait créé une grille vendue exclusivement pour l’aide au Japon, avec un fil Anne-So / Gardanimaux. Je vous ai montré l’autre jour sa broderie, voici maintenant sa finition en protège cahier… Elle est partie avec un collier Kokechi chez Leti’s et ses bêtises. Elle a été rejointe à noël 2011 par une mini pendeloque kokechi et une ATC sur le même thème.

Chaumont-sur-Loire, festival 2011 (20) : les derniers jardins

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 23, 1, l'entrée

Cette année, je suis allée visiter le festival des jardins de Chaumont-sur-Loire (sur le thème Jardins d’avenir ou l’art de la biodiversité heureuse) le 10 juin 2011, en train comme d’habitude (jusqu’à Onzain), avec Dalinele. Vous retrouverez les liens vers les articles de cette année avec ceux des années précédentes, sur cette page, et au fur et à mesure de leur publication en bas de chaque article. En attendant la suite, vous pouvez aussi faire la visite sur le site du domaine de Chaumont-sur-Loire). J’essayerai de mettre des liens vers les sites des concepteurs ou les sites créés pour ce festival, n’hésitez pas à suivre les liens…

Je vous présente cette semaine les derniers jardins, il me restera encore la semaine prochaine les jardins expérimentaux puis les dernières œuvres d’art, ensuite, il faudra patienter quelques mois pour le prochain festival en 2012… sans doute en juin aussi, après une dizaine d’années de fréquentation, je pense que c’est vraiment la meilleure période… Je commence par le jardin n° 23, Le pollen exubérant, conçu par Yekaterina Yushmanova et Ruth Currey.

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 23, 2, les bacs en bois Un jardin au sol blanc avec de grands bacs carrés en bois de différentes hauteurs, plein de fleurs…

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 23, 3, plein de butineurs sur les fleurs Réussi côté biodiversité, les butineurs s’en donnent à cœur joie…

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 23, 4, le lit dans ses bulles... Au fond, un lit sous des bulles de plastique…

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 23, 5, une mare au pied du lit Attention, ne pas descendre par le bout, sinon, plouf dans le bassin…

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2011, deux vues du jardin 23 en automne (30 septembre) Voici ce qu’il était devenu le 30 septembre 2011.

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 24, 1, l'entrée La sieste finie, on passe à table avec le jardin n° 24, La salle à manger, conçu par un groupe d’étudiantes japonaises, Eri Okuma, Manami Oyakawa, Mika Shiotani et Yumi Nakao, encadrées par leurs professeurs Yoshinori Kitamura et Yoshikatu Zaha. Le site du jardin est en anglais dans un environnement des pages en japonais…

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 24, 2, la table est mise... et servie en fruits Plus d’excuse pour ne pas mettre la table, assiettes et couverts sont peints… Il n’y a plus de fraises (oui, des fraisiers au milieu de la table), mais cela va être très sympa en fin d’été, le raisin directement à portée de main… Cette table devrait être inscrite au livre des records dans la catégorie « circuits courts »!

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 24, 3, un parterre Les animaux façon nains de jardin jouent à cache-cache ou se montrent bien en vue sur la table, dans les allées et dans les parterres.

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 24, 4, fleurs, légumes et fruitiers Un jardin qui allie avec harmonie fleurs, légumes et arbres fruitiers…

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2011, deux vues du jardin 24 en automne (30 septembre) En automne (30 septembre), la vigne avait pris place à table…

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 19bis, 1, l'entrée du jardin Je continue avec le jardin n° 19 bis La biodiversité bleue, sans concepteur identifié, juste indiqué comme réalisé avec le concours d’Agrocampus Ouest à Angers… En bleu certes, mais loin d’être mon préféré…

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 19bis, 2, les parterres bleus Un sol de cailloux blancs et de tessons de verre poli bleu (ou de pierres colorées?) dans lequel les plantes n’ont pas très bonne mine…

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 19bis, 3, des cailloux et des fleurs bleues … une grande impression de désordre…

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2011, le jardin 19bis en automne (30 septembre) … et ce n’était pas mieux fin septembre…

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 21, 1, l'entrée Passons dans le jardin n° 21, Le jardin des marées, conçu par Sarah Foque, Roland Horne, Jeremy Clark, Jos Gibson, Olly Hurst (ces quatre derniers de l’agence Aquarium Architecture) et Stan Van Der Laan…

Je n’ai vraiment rien dû comprendre à ce jardin qui, d’après sa présentation officielle, « évoque la beauté cachée et méconnue des jardins sous-marins, jardins d’avenir à préserver ». Dans des grillages façon grillages de soutien des digues sur la côte, les plantes ont l’air mal à l’aise et se battre pour survivre… sans doute une mauvaise impression due au sol grisâtre…

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 21, 3, les graviers et quelques sièges colorés Sur le bord, le tas de graviers représente sans doute la zone d’estran découverte à marée basse… Heureusement que de petits sièges viennent mettre une petite touche de couleur…

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 21, 4, des arbres pas en forme Les deux arbres ne sont pas très vaillants non plus…

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 21, 5, de l'eau pas propre Seul espace où il y a un peu de vie dans ce jardin, la mare. Cela ne se voit pas avec l’eau trouble et le reflet des feuilles, mais il y avait quelques têtards et insectes aquatiques… mais beaucoup moins que dans les autres espaces en eau des jardins voisins… il doit y avoir un problème ici…

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2011, deux vues du jardin 21 en automne (30 septembre) Voici ce qu’il donne fin septembre…

Pour retrouver les articles de 2011 / Jardins d’avenir ou l’art de la biodiversité :

  • en préalable, le puits avec des archers et les gargouilles du château
  • le jardin n° 1, Le laboratoire, conçu par Méryl Fanien, Philippe Guillemet et Cyrille Parlot
  • le jardin n° 2, Sculptillonnages, conçu par Corinne Julhiet-Detroyat et Claude Pasquer
  • le jardin n° 3, Tu me manques, conçu par Jacob Vilato et Marc Cunat
  • le jardin n° 4, La transparence du ver, conçu par Anne Blouin et Alessandra Blotto
  • le jardin n° 4bis, La bibliothèque du souvenir, conçu par Gaétan Macquet, Oreline Tixier et Pierre-Albert Labarrière
  • le jardin n° 5, L’envers du décor, conçu par Cathy Viviès et Vanessa Farbos
  • le jardin n° 6, Le jardin bijou, conçu par Loulou de La Falaise avec le concours de Paul-Antoine Penneau
  • le jardin n° 7, la sève à la croisée des chemins, conçu par Ernesto Neto et Daisy Cabral Nogueira
  • le jardin n° 8, La biodiversité en question, conçu par Olivier Chardin, Anaïs Brochiero, Philippe Verigno et Anaïs Brochiero,
  • le jardin n° 9, Le jardin pixélisé conçu par Mattéo Pernigo et Claudio Benna
  • le jardin n° 10, Le jardin méditerranéen conçu par les équipes du festival en liaison avec les étudiants de l’Institut national d’horticulture d’Angers
  • le jardin n° 11, Manier avec précaution, conçu par Jeroen et Maarten Jacobs
  • le jardin n° 12, Le jardin des plantes disparues, conçu par Olivier Barthélémy et Denis Valette
  • le jardin n° 13, La nature des choses, conçu par Soline Portmann, Aurélie Zita et Mioko Tanaka.
  • le jardin n° 14, Célébrons et tissons la [bio]diversité, conçu par Manon Bordet-Chavanes
  • le jardin n° 15, Entre ciel et terre, conçu par Wang Xiangrong
  • le jardin n° 16, Lucy in the sky, conçu par Chilpéric de Boiscuillé, Raphaëlle Chéré, Pauline Szwed et Benjamin Haupais,
  • le jardin n° 17, Les bulbes fertiles, conçu par Xavier Bonnaud, Stéphane Berthier, Clément Bouchet, Fabien Gantois, Etienne Panien, Olivier Duraysseix et Guillaume Pezet
  • le jardin n° 18, Le jardin à la rue, conçu par Julien Maieli et Germain Bourré
  • le jardin n° 19, le jardin de Madame Irma, conçu par Gladys Griffault, Clara Juncker, Emmie Nyk et Pascale Trouillet
  • le jardin n° 19bis, La biodiversité bleue, sans concepteur identifié
  • le jardin n° 20, Le jardin à emporter, conçu par Steve Papps, Jo Chapman et Jackie Bennett
  • le jardin n° 21, Le jardin des marées, conçu par Sarah Foque, Roland Horne, Jeremy Clark, Jos Gibson, Olly Hurst et Stan Van Der Laan…
  • le jardin n° 22, Graines d’espoir ou le jardin d’un regard partagé, conçu par des étudiants de l’école Du Breuil et de l’école Boulle
  • le jardin n° 23, Le pollen exubérant, conçu par Yekaterina Yushmanova et Ruth Currey
  • le jardin n° 24, La salle à manger, conçu par un groupe d’étudiantes japonaises
  • les jardins zen : le jardin de méditation d’Erik Borja et Simon Crouzet et le jardin 7
  • les murs végétaux : le jardin 8 et les murs de Patrick Blanc
  • des oeuvres dans le château : La soupe verte de Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger, Jardins engloutis et Carnivores de Helene Schmitz, Atmosphère de Shin-Ichi Kubota
  • les oeuvres de Dominique Bailly dans le parc et les écuries et celles de Bob Verschueren (Dominique Perrault, Herman de Vries, Manfred Menz)
  • Colorès dans le vallon des brumes
  • les oeuvres de Tadashi Kawamata, de Dominique Perrault (avec de nouvelles photographies des oeuvres de Anne et Patrick Poirier, François Méchain, Victoria Klotz et Rainer Gross), dans le parc

La grille de Noël offerte par Cloeti (2)

La grille de noël envoyée par Cloeti, 2, les rennes Je poursuis la broderie de la grille de noël de Anne / Tournicoton que m’a offerte Claudine/Cloeti pour mon anniversaire avec le corps des trois rennes, j’ai mis de côté les points spéciaux…

La grille de noël en quatre étapes:

– les lettres

– les rennes

– la suite avec notamment les bonhommes de neige, la luge et le père noël

– la fin avec les points spéciaux

la finition

Le fils de Rembrandt de Robin

Couverture de Le fils de Rembrandt de Robin

pioche-en-bib.jpgJ’avais lu il y a quelques semaines l’avis de Zazimuth et l’ai emprunté à la médiathèque… La prolongation d’octobre en L’automne Fritissime me l’a fait programmé plus tôt que prévu…

Le livre : Le fils de Rembrandt de Robin (dessin et scénario), éditions Sarbacane, 2010, 300 pages, ISBN 978-2848654003.

L’histoire : Amsterdam, 1675. Une petite fille demande à une femme, Cornelia, qui semble être sa mère (en fait, sa tante) de lui raconter l’histoire de son père, Titus. Retour en arrière, toujours à Amsterdam, Rembrandt Van Rijn et sa femme Saskia viennent d’avoir un fils, Titus. Au travers du petit garçon se trace l’histoire de son père, Rembrandt, pour qui la peinture passe avant tout et même les créanciers. Ses apprentis non seulement préparent son travail, mais en plus payent pour pouvoir le côtoyer… Titus a à peine un an quand sa mère meurt de la tuberculose. Geertje Dircks est chargée d’élever Titus, elle devient vite le modèle et la maîtresse de Rembrandt, qui va bientôt la remplacer par une autre femme… Parallèlement, Titus grandit, joue avec ses cousines dont Magdalena, un peu garçon manqué, doit surmonté la réputation de son père, coureur, poursuivit par les religieux (calvinistes) pour son concubinage, acculé par ses dettes…

Mon avis : un gros album avec un dessin aux traits très simples, seuls les tableaux de Rembrandt sont traités de manière différente). J’ai beaucoup aimé ce récit qui nous plonge dans l’Amsterdam du milieu du 17e siècle, avec un Rembrandt amateur de femmes, colérique, mais aussi tendre, négligeant avec ses affaires. La peste, qui n’épargne pas Hendrickje Stoffels, la bonne qui a succédé à Geertje, mère de Cornelia, la demi-sœur de Titus. Les jeux d’enfant de Titus et Magdalena, qui vont finir par s’aimer et se marier (avec une belle manipulation de Magdalena pour faire accepter Titus par sa famille)… Un récit tantôt grave, tantôt léger, que j’ai dévoré…

Pour aller plus loin : le blog de Robin, l’auteur.

Logo de Octobre, le mois Fritissime Cet article entre dans le cadre de L’automne Fritissime, organisé par Schlabaya / Scriptural et Elizabeth Bennet, à retrouver sur Facebook : Le lion des Flandres, Tintin, Max Havelaar : vive le mois des 17 provinces! Il s’agit au cours du mois de parler de tout ce que l’on veut en rapport avec les 17 anciennes provinces annexés par Charles Quint et les états de Bourgogne… et qui constituent aujourd’hui à peu près le Nord-Pas-de-Calais, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg.

Logo top BD des blogueurs 2011 Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Un Poilu victorieux de Eugène Bénet, 3: partout en France

Saint-Benoît, le monument aux morts, 5, le côté gauche du soldat En vous présentant le Poilu victorieux de Eugène (Paul) Bénet (Dieppe 1863 – Paris 1942) à Civray et à Saint-Benoît (la photographie ci-contre), je vous avais expliqué que cette statue se trouvait dans le catalogue des monuments aux morts d’Antoine Durenne (au moins pour 1921, sous le n° 5, comme on peut le voir dans la base de données Monumen). Comme toutes les œuvres de catalogue, la mise en scène était réalisée plus ou moins différemment selon les communes. Cette œuvre connut un grand succès et fut commandée à plusieurs dizaines voire centaines d’exemplaires. Je vais essayer de poursuivre ce récapitulatif dans les prochaines semaines. Avec son profil particulier, il est assez facile à reconnaître parmi des dizaines de photographies de monuments aux morts. La peinture en bleu horizon, qui fait tant parler à Sanxay, était une option disponible au catalogue et il a été restauré ainsi par exemple à Cattenières (Nord), à Pierre-la-Treiche (Meurthe-et-Moselle), à Revigny-sur-Ornain (Meuse), à Randan (Puy-de-Dôme) ou encore à Roquetoire (Pas-de-Calais). J’ai essayé de faire un récapitulatif des monuments aux morts portant une statue de Bénet en France. Il avait réalisé plusieurs modèles, même si le Poilu victorieux a eu le plus grand succès, je vous mets aussi les autres, avec des liens vers des pages où vous pouvez voir les photographies. J’ai fait une présentation par modèle et par département, si vous en connaissez d’autres, n’hésitez à me les signaler, je les ajouterai… mais je n’ai mis que des liens où la photographie est présente… en privilégiant des sites officiels et/ou réputés pour leur sérieux sur le sujet (la source des liens est précisée pour chacun en info bulle).

Le Poilu victorieux de Eugène (Paul) Bénet (119 retrouvés, sur plusieurs centaines probablement…)

Sauf mention contraire (par exemple pour le monument de Senonnes en Mayenne, fondu par les établissements Cochin frères à Angers), la fonte est des fonderies d’Antoine Durenne (à Sommevoire ou Paris)

Ain

Aisne

Ardèche

Ardennes

Ariège

Aube

Aveyron

Calvados

Cantal

Charente-Maritime

Côte-d’Or

Creuse

Doubs

Drôme

Eure

Gironde

Ille-et-Vilaine

Jura

Loire

Haute-Loire

Loiret

Lozère

Maine-et-Loire

Marne

Haute-Marne

Mayenne

Meurthe-et-Moselle

Meuse

Morbihan

Nièvre

Nord

Oise

Orne

Pas-de-Calais

Puy-de-Dôme

Pyrénées-Atlantiques

Haute-Saône

Saône-et-Loire

Haute-Savoie

Seine-Maritime

Seine-et-Marne

Deux-Sèvres

Somme

Vendée

Vienne

Vosges

Yonne

Seine-Saint-Denis

  • Tremblay-en-France

Île de la Réunion

Le buste de Poilu

Il figurait aussi au catalogue de Durenne.

Un soldat le fusil à ses pieds et sans brandir de palme

Modèle au catalogue des ateliers Rombaux-Rolland à Jeumont dans le Nord

Ille-et-Vilaine

Un soldat arme au pied au sommet du monument, une mère avec son enfant au pied du monument

Seine-Maritime

Œuvres autres que des monuments aux morts

À Dieppe, sa ville natale (Seine-Maritime)

  • au musée de Dieppe
  • le monument du souvenir français (monument aux morts de 1870), fondu par Gruet : sur des cartes postales anciennes et sur des vues récentes

Ailleurs en France

SAL de noël 2011 chez Défi de Toile (4)

SAL de noël 2011, quatrième étape, l'ensemble Voici la quatrième étape du SAL pour noël 2011 organisé par Défi de toile, j’ai choisi de prendre le kit proposé, avec une toile à plus ou moins 12 fils par cm et un fil rouge et doré, et un fil de coton perlé rouge acheté à l’AEF en début d’année 2010.

Toutes les étapes de ce SAL

Des nouvelles de l’accessibilité à Poitiers…

Poitiers, ville inaccessible au handicap, 12, le parvis de l'hôtel de ville, au secours Dimanche, il ne faisait pas très beau, j’ai cependant profité d’une petite éclaircie pour aller me promener vers 15h. Arrivée sur la place d’Armes (place du général Leclerc), une famille arrive par la droite de la photographie en bas à droite que je vous remets, elle venait de la rue Magenta et visait tout droit vers la rue des Grandes-Ecoles, tout en continuant à papoter. Et bien sûr, ce qui devait arriver arriva… Les deux premières personnes du groupe ont trébuché sur la marche (elle est pile dans l’axe, invisible si on ne fait pas attention). Le premier a dit « attention à la marche », la deuxième « c’est crétin cette marche »… Sans commentaire, je les ai déjà mis dans mon article sur Poitiers ville inaccessible.

Poitiers, les bandes de guidage de la gare dégagées du tapis En revanche, une chose a progressé. Vous me direz, c’était le plus facile… Mais le signalement en gare avait été sans effet, je ne sais pas si c’est l’article ou le mél envoyé au service d’accessibilité de la SNCF, mais le tapis qui était posé sur les bandes de guidage pour aveugles et mal-voyants (je vous le remets en fin d’article) a été enlevé depuis plusieurs jours… Je suis passée vérifier plusieurs fois, cette fois, cela a l’air acquis, on ne cache pas des bandes de guidage (si elles pouvaient être réparées et continues, ça serait mieux quand même…). La nouvelle photographie date du 5 novembre 2011. Si le tapis revenait sur les bandes, je ne manquerai pas de le signaler (d’abord à l’accueil de la gare, puis dans ces lignes…).

Poitiers, ville inaccessible au handicap, 01, sortie de la gare pour les aveugles

Pour mémoire, la photographie prise mi octobre 2011. PS: les bandes extérieures ont été déposées, celles à l’intérieur ont été refaites, voir en février 2013.