En vue d’un cadeau de naissance (je ne vous montre pas bavoirla finition avant de l’envoyer…), j’ai adapté deux grilles de la revue Réalisations au point de croix, n° 5, février-mars 2010. La toile est la toile de lin jaune de chez Toto que je vous ai déjà montrée plusieurs fois, et le fil, DMC 333.
Archives de l’auteur : Véronique Dujardin
Les murmures du mal de Bernard Manciet
Après avoir lu jardins perdus sur les conseils de Véro bis, j’ai emprunté le tome deux des nouvelles à la médiathèque.
Le livre : Les murmures du mal, jardins perdus deux, de Bernard Manciet, traduit de l’occitan par l’auteur, éditions de l’Escampette, 94 pages, 2006 (posthume), ISBN 978-2914387750.
L’histoire : toujours dans les Landes, plutôt dans l’après seconde Guerre mondiale, même si certaines nouvelles se passent avant… Où l’on découvre qu’il y a de nombreux secrets dans un village, de nombreuses relations extra-conjugales, de nombreux décès brutaux (accidents, suicides)…
Mon avis : j’aime beaucoup ces petits textes qui dressent en deux ou trois pages un tableau de la vie rurale ordinaire… ou presque.
J’ai sélectionné ce livre pour le défi ABC critique organisé par Babelio.
Une passion pour Delacroix
Je n’avais jamais visité le musée national Eugène Delacroix, situé dans l’appartement où il est décédé en 1863, juste à côté de l’église Saint-germain-des-Prés à Paris, dans une arrière-cour (et pas du tout accessible au public handicapé moteur, sans doute pas non plus aux aveugles et malvoyants). Lors de mon dernier séjour à Paris, l’exposition Une passion pour Delacroix, La collection Karen B. Cohen (jusqu’au 5 avril 2010) a été l’occasion de visiter l’appartement et l’atelier sur jardin… bien frisquet ce jour là, j’y retournerai un jour au printemps ou en été, aussi pour voir la collection permanente, démontée pour l’occasion de cette exposition. J’ai eu la chance d’arriver avant une invasion par les amis du musée pour une visite guidée… bien plein de personnes âgées malgré l’escalier bien raide.
Les dessins préparatoires et études ont été une vraie révélation. Je n’aime pas particulièrement les grands formats de Delacroix (dont la célèbre Liberté guidant le peuple (28 juillet 1830), présentée au salon de 1831). J’ai particulièrement apprécié les études pour des animaux (chevaux, chats, chèvres, tigres, perroquets, etc.), costumes de théâtre, mais aussi les nombreuses copies d’après les maîtres… Pas de doute, le graphite, l’encre, la sanguine ou la craie se prêtent très bien aux tracés vifs.
En ligne, vous retrouvez la carte présentée dans le musée, avec tous les appartements et ateliers de l’artiste. Si vous souhaitez découvrir ses œuvres près de chez vous ou partout dans le monde, il y a une page sur les musées et églises où vous pouvez les voir.
Deux ATC de Véro bis
Je vous ai montré vendredi les deux ATC reçues de Zazimuth. Le même jour, je recevais cette enveloppe pleine de promesses de Véro bis… Dites, les filles, je vous avais trouvé quelques cartes à publicité, mais ce n’était pas en attente d’un retour si rapide
… Mais c’est si sympa de les recevoir, si joli que vous êtes entièrement pardonnées, et remerciées
…
Voici le dos de l’enveloppe tout en récupération et tampons…
Et dans l’enveloppe, deux ATC…
La première a pour titre hors-série n° 26, tout mignon, le contour en velours noir…
La seconde, c’est Fruits n° 1, j’ai pu vérifier que Véro bis variait ses approvisionnements en fruits et légumes . Un grand merci à toi !
SAL étude botanique, l’iris (5)
En février, je me suis concentrée sur les racines de mon iris…
Allez voir chez Milkinise / Anne-Lise si les autres participantes ont fait plus de petites croix !
Toutes les étapes du SAL étude botanique :
- début novembre 2009, la préparation du matériel
- début décembre 2009, la première étape de l’iris
- début janvier 2010, la deuxième étape de l’iris, une petite avancée
- début février 2010, la troisième étape de l’iris, les feuilles à droite
- début mars 2010, la quatrième étape de l’iris, les racines
- début avril 2010, la cinquième étape de l’iris, le début de la fleur centrale
- début mai 2010, la sixième étape de l’iris, le fin de la fleur centrale
- début juin 2010, la septième étape de l’iris, le début de la fleur à gauche
- début juillet 2010, la huitième étape de l’iris, la fin de la fleur à gauche
- début août 2010, la neuvième étape de l’iris, la fin de la broderie
- et bientôt la finition
Peur noire de Harlan Coben
Voilà quelques semaines que je ne vous ai pas parlé de livres lus dans le cadre du challenge du 1 % rentrée littéraire 2009, organisé par la Tourneuse de page, et qui prévoit de lire et chroniquer d’ici juillet 2010 au moins 7 livres (celui-ci est le cinquième). Mais que voulez-vous, pour les nouveautés, il y a une longue queue électronique à la médiathèque. Depuis, j’ai aussi lu Sous haute tension et Sans laisser d’adresse de Harlan Coben.
Le livre : Peur noire, de Harlan Coben, traduit de l’anglais par Paul Benita, éditions Fleuve Noir, 342 pages, 2009, ISBN 978-2265076723.
L’histoire : New-York, à la fin des années 1990. Myron Bolitar se traîne dans son métier d’agent sportif, son agence décline. Un jour surgit son ex-petite amie, Emily Downing, qui l’avait plaqué pour aller épouser Greg, son pire ennemi, un joueur de basket qui n’avait pas hésité à le faire blesser lors d’un match. Seulement voilà, Jérémy, fils d’Emily (et finalement de Myron Bolitar), 13 ans, a une anémie de Franconi et doit recevoir une greffe de moelle osseuse. La base de données a bien trouvé un donneur compatible, mais n’arrive pas à mettre la main dessus. Emily demande donc à Myron de le retrouver coûte que coûte, pour sauver Jérémy.
Mon avis : bof… Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de livre de cet auteur et les aventures de Myron Bolitar. J’avais bien aimé certains titres, comme Balle de match. C’était peut-être aussi l’avis de l’éditeur… Paru en 2000 aux États-Unis, il n’a été publié en France que fin 2009.
Un mouton rue Carnot à Poitiers (enseigne)

Beaucoup de passants s’interrogent sur ce mouton inclus dans une façade d’un immeuble sans caractère au 61 rue Carnot à Poitiers. Ce mouton est rigolo d’ailleurs, il tient entre ses pattes avant un animal à longue queue qui ressemble à un rat. Il s’agit en fait de l’enseigne Au mouton, un ancien hôtel de voyageurs du 17e siècle qui a été détruit… Hôtel de voyageurs? Ce genre d’hôtel que vous appelez un hôtel en langage courant, en langage de chercheur de l’inventaire, l’hôtel est ce que vous appelez un hôtel particulier. Pas simple… Le plus surprenant, c’est que du coup, l’immeuble est protégé (inscrit) au titre des monuments historiques par arrêté du 30 août 1956. Même si l’arrêté dit l’enseigne Au Mouton en pierre datant du 17e siècle se trouvant au-dessus de la porte (cad. I 485), je trouve cette protection étrange, en jargon, nous ne pouvons pas dire qu’il s’agit d’un immeuble par destination, vu que cette enseigne a déjà été déplacée… Une protection au titre des objets mobiliers serait probablement plus logique. Mais bon, tant pis pour les copropriétaires de cet immeuble, ils ont une servitude supplémentaire… Et aussi tant pis pour ceux du 42 rue Rabelais, un autre arrêté du même jour (30 août 1956) a protégé l’enseigne Au Phénix en pierre datant du 16e siècle se trouvant au-dessus de la porte sur rue (cad. I 781)… je vous la montrerai un jour, promis.
Sinon, le 61 rue Carnot est juste à côté de la galerie Hilaria, que je vous avais montrée très sale il y a quelques mois, elle est maintenant tenue au jour le jour par un artiste qui l’a soigneusement aménagée et redynamisée.
Je vous ai déjà montré plusieurs enseignes des 16e et 17e siècles à Poitiers :
– rue du Colonel-Denfert, l’enseigne du noyer inversé, du 16e siècle, avec un retour sur le conte de tord chêne,
– rue de la Cathédrale, l’enseigne du coq
– rue Rabelais, l’enseigne au phénix (16e siècle)
– et l’enseigne au Mouton rue Carnot, provenant d’un hôtel de voyageurs du 17e siècle.
Indignez-vous! de Stéphane Hessel

Stéphane Hessel est décédé aujourd’hui. je réédite l’article publié il y a deux ans, et vous renvoie aussi à son message lors du procès en appel des faucheurs volontaires d’OGM à Poitiers…, vous pouvez le voir directement sur le site de la Nouvelle-République.
Article du 25 décembre 2010
Je sais que l’on parle beaucoup de ce livre ces derniers jours… Il m’a été offert il y a quelques semaines par un ami, avec comme recommandation de le faire circuler comme un livre voyageur… Je l’ai envoyé avec l’enveloppe de noël chez Zazimuth…
Le livre : Indignez-vous! de Stéphane Hessel, Editions Carnets Nord, octobre 2010, 32 pages, ISBN 9782911939761.
L’histoire : pas de récit, il s’agit d’un engagement et de l’indignation de Stéphane Hessel, 93 ans, résistant de la première heure, qui dénonce la casse actuelle des grands principes mis en place par le conseil national de la résistance (et en premier lieu la sécurité sociale), le traitement réservé aux Roms, aux sans-papiers, aux immigrés. Lui, interné et évadé d’un camp de concentration, dénonce l’attitude d’Israël par rapport aux Palestiniens.
Mon avis : Stéphane Hessel nous appelle à une «insurrection pacifique» contre le monde d’aujourd’hui, comme lui hier contre le nazisme. Pas seulement en parole, aussi en actes… Alors, je m’indigne contre les banques qui ont récupéré en France (et ailleurs) le microcrédit pour pratiquer des prêts à des taux bien supérieurs à la moyenne, argant du fait que ces crédits leur coûteraient plus en frais… Honte à elles! Je continue de mon côté à soutenir par le micro-crédit des organisations non gouvernementales par l’intermédiaire de Kiva. C’est simple, vous prêtez 25 dollars sur un des projets en cours de soutien (vous pouvez mettre plusieurs fois 25 dollars, il est recommandé de les mettre sur plusieurs projets différents), quand le total est réuni (quelques centaines de dollars, souvent), Kiva remet la somme à une ONG, le bénéficiaire du prêt rembourse peu à peu… Quand vos 25 dollars sont entièrement remboursés, vous pouvez les investir sur un autre projet ou les récupérer. Aucun intérêt pour vous, mais aucun non plus pour celui qui reçoit la somme pour un projet précis, sur lequel vous êtes informé au fur et à mesure. Par exemple si vous prêtez pour acheter une machine à coudre, vous verrez l’atelier dès que celle-ci est achetée… Aucune banque ne s’enrichit dans l’affaire, vous pouvez faire en même temps un don à Kiva, pour les frais de gestion, mais vous pouvez désactiver ce don.
Côté discriminations, roms, sans papiers, chacun peut agir au quotidien. De petits gestes, qui peuvent être assimilés à de l’aide aux clandestins, peuvent aider beaucoup, ne serait-ce que d’aider à remplir les papiers pour la préfecture (si vous n’avez jamais vu le CERFA – document normalisé – réservé aux demandes de papiers, allez le lire pour vous rendre compte, il est carrément impossible à remplir même quand vous connaissez le charabia de l’administration), invitez les à des sorties, au cinéma, à des ballades (sans leur faire prendre de risque…), aidez-les à la mesure de vos moyens… Payer une heure de travail avec un CESU peut constituer une précieuse preuve de présence sur le territoire, par exemple. Je vous conseille un site très bien fait, celui du comité de vigilance d’Aubervilliers contre les expulsions des familles et élèves sans-paiers ou bien sûr le réseau éducation sans frontières.
Paru en octobre 2010 et donc dans la rentrée littéraire, en tant qu’essai, il n’entre pas dans le cadre du challenge du 1 % rentrée littéraire 2010, repris par Schlabaya, mais je le mettrai quand même en lien sur la page.
Soulages à Beaubourg
Vous avez jusqu’au 8 mars 2010 pour voir l’exposition Soulages, à Beaubourg – centre Pompidou (et le dossier pédagogique) à Paris (vu lors de mon dernier séjour).
L’exposition s’organise en deux parties, avant et après l’invention de l’outrenoir par Pierre Soulages en 1979. Il était assez rigolo d’écouter le public, en cette veille de Saint-Valentin (quand j’ai fait la visite), c’était presque une cause de nombreuses scènes de ménage, l’un aimant, l’autre restant complètement insensible… C’est vrai que si l’on n’est as sensible, tout ce noir peut lasser. Je n’ai pas pris le catalogue, car il ne peut pas rendre les jeux de lumières sur les noirs mats ou brillants, ou les épaisseurs de peinture. Les éclairages en revanche permettaient bien ces variations de lumière. Mais pourquoi avoir peint en orange le long mur en arrière de l’exposition, pour regagner la sortie ? Cette couleur devient ici carrément agressive.
Pour ceux qui sont plus près de Millau ou Rodez que de Paris, vous pouvez aller voir les vitraux réalisés il y a quelques années dans l’abbaye Sainte-Foy de Conques, qui s’intègrent très bien, je trouve, à l’architecture romane (naviguez à partir du lien précédent pour le découvrir)…
Sinon, avec un peu de vent dehors (et de froid…), vous vous rendrez compte que l’isolation est catastrophique. Grand courant d’air au sixième étage du centre, je n’ose pas imaginer son bilan énergétique…
Des frivolités pour Défi de toile (7)
Retour à la revue Burda travaux manuels n° 20 de mai 2009, pour trois petites fleurs en forme de coupelles bleues (fil variation bleu n° 8, coloris PM 36 de Défi de toile, en vente chez eux). Le modèle utilise ces frivolités en marque-verres, montées sur de petites épingles à linge avec une perle au milieu, il suffit alors de varier les couleurs des fils et des perles pour différencier les verres dans une soirée.
Retrouvez toutes les frivolités réalisées pour Défi de toile :
- 1. un cercle décoratif
- 2. deux champignons et un hibou
- 3. un cristal
- 4. des cœurs accolés et un papillon
- 5. une bordure
- 6. des roseaux
- 7. trois coupelles bleues
- 8. deux papillons
- 9. une fleur double
- 10. des fleurs
- 11. un motif décoratif
- 12. un trèfle
- 13. une fleur double
- 14. une étoile
- 15. le récapitulatif