Archives par étiquette : bande dessinée

Eva, J.F. se cherche désespérément d’Aude Picault

pioche-en-bib.jpgLogo BD for WomenCouverture de Eva, J.F. se cherche désespérément d'Aude PicaultUne bande dessinée trouvée dans les bacs de la médiathèque. [De la même auteure, voir aussi Transat].

Le livre : Eva, J.F. se cherche désespérément d’Aude Picault (scénario et dessins), éditions Glénat, 2008, 56 pages, ISBN 9782723462815.

L’histoire : de nos jours dans un lieu indéterminé (on ne voit que des intérieurs). Eva, bientôt la trentaine, et sa copine Olivia, cherchent un « mec », si elles en discutent souvent entre elles, la chasse est une opération en solo, lors des soirées qui se succèdent… Mais elles ne trouvent que ceux dont les autres filles ne veulent pas.

Mon avis : bof! Côté dessin, les personnages ressemblent à des dessins de mode, silhouettes très simplifiées,visages à peine ébauchées. J’avais sorti cet album en pensant passer un moment léger et futile, une parenthèse de détente. Le discours est superficiel, je n’y ai trouvé aucun intérêt et pas non plus la « touche d’humour » mise en avant par des chroniqueuses ici et là. Même la mère qui vient s’imposer chez Eva ne m’a pas fait sourire…

Pour aller plus loin: voir le site de Aude Picault.

Logo du top BD des blogueurs 2013 Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

L’usine électrique de Vincent Vanoli

pioche-en-bib.jpgCouverture de L'usine électrique de Vincent VanoliUne bande dessinée trouvée dans les bacs de la médiathèque.

Le livre : L’usine électrique de Vincent Vanoli (scénario et dessins), collection Ciboulette, éditions de l’Associaiton, 2002, pages non numérotées, ISBN 978-2844140517.

L’histoire : dans le massif des Vosges, à Orbey dans le Haut-Rhin, en hiver dans les années 1960 sans doute [après vérification, l’usine construite à la fin des années 1920 et mise en service en 1934 n’a été arrêtée qu’en 2002 suite à des inondations et doit être remise prochainement en activité après des travaux]. L’usine hydroélectrique du Lac Noir va fermer, vaincue par le développement de l’électricité nucléaire. Si la plupart des ouvriers partent résignés, Aloysus Bergeon décide de rester un peu sur place. Il se retrouve avec deux inspecteurs (« vérificateurs »), Schmit et Schmidt, dans une usine fantôme… et hantée par des fantômes, le directeur qui s’est suicidé, un ouvrier mort d’un accident du travail.

Mon avis : un album en noir et blanc qui commence comme un roman graphique social (les conditions de travail dans une usine hydro-électrique perdue dans le massif des Vosges) et dérive peu à peu vers la science fiction ou le fantasy avec des personnages aux visages déformés. Je n’ai pas totalement adhéré au graphisme ni au scénario, pensant trouver un récit plus « social » sur le fonctionnement d’une usine isolée dans la montagne, avec des ouvriers qui vivent sur place en huis-clos pour la faire fonctionner.

Pour aller plus loin : voir le site personnel de Vincent Vanoli.

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Une saga génétique de Claire Bretécher

pioche-en-bib.jpgLogo BD for WomenCouverture de Une saga génétique de Claire BretécherJ’ai trouvé cet album à la médiathèque.

Le livre : Une saga génétique de Claire Bretécher (scénario et dessin), éditions Dargaud, 2006, 67 pages, ISBN 9782505000587.

La présentation de l’éditeur : Brigitte Sevruga, actrice de 38 ans, tombe (enfin) enceinte, juste au moment où son agent et amant lui dégote (enfin) un premier rôle. Ce contretemps fâcheux la pousse à embaucher une mère porteuse – en l’occurrence, Candida, sa femme de ménage, qui accepte sans broncher : « Yé po lé faire. » Mais très vite, les choses se compliquent…

Mon avis : cet album paru en 2006 est en fait une réédition en couleur d’un album plus ancien, paru en noir et blanc en 1984 sous le titre Le destin de Monique. Je ne dois pas avoir la même notion de l’humour que la plupart des lecteurs de Claire Bretécher… je n’ai pas du tout adhéré à cette histoire, au point de ne même pas avoir eu envie de faire un résumé personnel, il est très rare que je vous propose la présentation de l’éditeur plutôt qu’un résumé maison!

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Entre deux averses de Marion Laurent et Arnaud Le Roux

pioche-en-bib.jpgLogo BD for WomenCouverture de Entre deux averses de Marion Laurent et Arnaud Le RouxUne bande dessinée trouvée dans les bacs de la médiathèque.

Le livre : Entre deux averses de Marion Laurent (scénario, dessins, couleur) et Arnaud Le Roux (scénario), éditions Futuropolis, 2006, 71 pages, ISBN 978-2754800549.

L’histoire : de nos jours dans une chambre… une jeune femme montre la photographie d’une jeune femme souriante à une vieille dame, sa grand-mère, Guiseppina. Au dos de la photographie, une date : 10 février 1938. Elle ne semble rien éveiller chez la vieille dame, du coup, divers témoins possibles sont appelés à la rescousse pour tenter de reconstituer l’histoire de la photographie et de la vieille dame des années 1930 (arrivée à Paris d’une orpheline venue du Piémont italien) à aujourd’hui. La photographie la représente-t-elle, d’ailleurs?

Mon avis : un album en sépia dans des tons assez sombres, bruns et orangés, avec des traits parfois épais. Un dessin découpé en cases, mais aussi des pleines pages ou des pages avec un même dessin partagé entre plusieurs cases. Un récit reconstitué avec en gros une page par témoin (famille, voisins, concierge, etc., au fil des années qui passent). Une façon originale d’aborder le thème de la vieillesse, de la reconstitution de la mémoire familiale, de la perte de la mémoire… même si je n’ai pas adhéré aux dessins trop sombres à mon goût.

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Goražde, de Joe Sacco

pioche-en-bib.jpgCouverture de Gorazde, tome 1, de Joe SaccoCouverture de Gorazde, tome 2, de Joe SaccoUne bande dessinée trouvée dans les bacs de la médiathèque. De Joe Sacco, je vous ai déjà parlé de Gaza 1956, Šoba, Palestine, une nation occupée et Le premier jour de la bataille de la Somme, 1er juillet 1916.

Le livre : Goražde, la guerre en Bosnie orientale, 1993-1995 de Joe Sacco (scénario et dessin), traduit de l’anglais (États-Unis) par Stéphanie Capitolin et Sidonie Van den Dries, éditions Rakham, 2 tomes, 227 planches au total, 2001, ISBN t. 1, 9782878270433, t. 2, 9782878270549 [republié en 1 seul volume en 2011].

L’histoire : à Goražde, l’une des trois enclaves bosniaques attaquées par l’armée serbe au début des années 1990. En 1995 et 1996, au cours de quatre voyages, Joe Sacco tente de recueillir des témoignages sur la guerre civile qui vient de détruire la ville et notamment l’attaque de l’armée serbe du 30 mars au 23 avril 1994. Rejoindre la ville est déjà compliqué, en empruntant « Route Bleue » établie par l’ONU entre Goražde et Sarajevo. Une fois sur place, Joe Sacco reconstitue grâce aux témoignages les événements qui ont précédé le massacre, puis ces terribles journées de nettoyage ethnique, l’inaction des forces internationales et notamment de l’ONU.

Mon avis : deux albums en noir et blanc très denses (sur le contenu et sur l’apparence des planches). Je trouve dommage, côté édition, que tous les signes diacritiques (comme le ž) n’aient pas été mis, ils modifient la prononciation des lettres. Le texte s’étend aussi trop près de la reliure, comme celle-ci a été renforcée par une couture par la médiathèque, le début de nombreux mots est illisible, dommage! Comme dans Gaza 1956, mais en réalisant ses entretiens juste après les événements et non avec des dizaines d’années d’écart, Joe Sacco mène un travail de journaliste et d’enquêteur et restitue le point de vue des survivants. Au fil des pages, il réussit à dresser le contexte de ce massacre dans un passé plus long de la zone balkanique. Un album à découvrir pour revenir sur l’histoire contemporaine d’une guerre qui s’est déroulée à nos portes dans une grande impuissance de la communauté internationale incapable d’intervenir efficacement pour protéger les civils.

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La guerre d’Alan, tome 2, d’Emmanuel Guibert

Couverture de La guerre d'Alan, tome 2, d'Emmanuel Guibertpioche-en-bib.jpgUne bande dessinée trouvée dans les bacs de la médiathèque, si Emmanuel Guibert a d’abord publié la guerre d’Alan, j’avais de mon côté d’abord lu L’enfance d’Alan puis le tome 1 de la guerre d’Alan (à suivre bientôt le tome 3). De cet auteur, j’avais adoré le Photographe (voir tome 1, tome 2 et  tome 3) et Des nouvelles d’Alain (Keller Alain, Guibert Emmanuel et  Lemercier Frédéric).

Le livre : La guerre d’Alan, d’après les souvenirs d’Alan Ingram Cope, tome 2, de Emmanuel Guibert (scénario et dessin), collection Ciboulette, éditions de L’Association, 2002, 94 pages, ISBN 978-2-84414-078-5.

L’histoire : février 1945. Le jour de ses vingt ans, Alan Cope débarque en Normandie… et y reste coincé deux mois, à ne quasi rien faire, car le matériel n’a pas suivi… Quand enfin arrivent les véhicules et l’armement, voici son régiment en marche pour la Tchécoslovaquie. Peu de combats… voire pas du tout, il s’agit surtout pour les Américains d’occuper le plus de terrain possible face à l’URSS…

Mon avis : Emmanuel Guibert a rencontré par hasard Alan Ingram Cope sur l’île de Ré en 1994, ils sont devenus amis, Alan est mort en 1999. De leurs rencontres, Emmanuel Guibert a tiré cette série de trois albums en noir et blanc sur la deuxième guerre mondiale puis L’enfance d’Alan.

Dans ce deuxième tome, nous avons une vision très décalée de la deuxième guerre mondiale… On nous a toujours présenté une armée américaine venue comme sauveur de l’Europe, on trouve ici une armée peu formée, peu organisée, qui peut se payer le luxe de laisser ses soldats inactifs pendant des semaines en attendant une livraison de matériel. Et la vie d’un soldat ordinaire, qui cherche aussi à rencontrer les populations qui vivent sur les territoires et les villes traversées.

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Le jardin d’hiver de Renaud Dillies et Grazia La Padula

pioche-en-bib.jpgLogo BD for WomenCouverture de Le jardin d'hiver de Renaud Dillies et Grazia La Padula Attirée par la couverture, j’ai sorti cet album des bacs de la médiathèque.

Yaneck / Les chroniques de l’invisible en avait parlé il y a un moment déjà.

Le livre : Le jardin d’hiver de Renaud Dillies (scénario) et Grazia La Padula (dessin et couleurs), collection Blandice, éditions Paquet, 2009, 72 pages, ISBN 9782878271454.

L’histoire : de nos jours dans une grande ville indéterminée mais dominée par les grands immeubles gris et pleine de gens pressés. Sam est garçon de salle dans un bar de nuit, il semble avoir du mal à communiquer avec sa petite amie ou ses amis. Un jour, dans son appartement, une goutte tombe du plafond et atterri dans sa tasse de café… bientôt suivie d’autres, l’inondation menace, il monte chez le voisin du dessus, y est accueilli par un vieil homme qui croit au retour de son fils… Sam s’enfuit, met un seau sous la fuite, jusqu’au jour où il monte à nouveau chez le vieil homme.

Mon avis : un album à l’ambiance sombre (il pleut beaucoup, dehors ou avec le goutte à goutte qui coule du plafond), déprimante, que ce soit pour la ville, la vie de Sam, son appartement… sans compter le voisin du dessus complètement sénile, enfin, pas tant que ça, finalement, parce qu’il entretient un jardin d’hiver dans une des pièces de l’appartement. Cette rencontre va redonner du sens à la vie de Sam. Un album à aborder si vous n’êtes pas déprimé et qu’il fait beau dehors, même si la dernière partie de l’album est plus optimiste…

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Top BD des blogueurs, octobre 2013

Logo du top BD des blogueurs 2013Le classement du TOP BD des blogueurs proposé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible du mois d’octobre est arrivé… merci à lui pour ces savants calculs et cette organisation. Il y a eu beaucoup de changements ce mois-ci, voir ses commentaires dans son article!

Comme d’habitude, en gras, les albums que j’ai chroniqués ici…

1- (N) Ma Révérence, 19, Wilfrid Lupano, Rodguen, Delcourt
2- (=) Le journal de mon père, 18.67, Jiro Taniguchi, Casterman
3- (=) Maus 18.66, Art Spiegelmann, Flammarion, j’ai parlé ici du tome 1 : mon père saigne l’histoire, et du tome 2, Et c’est là que mes ennuis ont commencé
4- (=) Un printemps à Tchernobyl 18.63, Emmanuel Lepage, Futuropolis, voir mon avis
5- (N) Punk Rock Jesus 18.58, Sean Murphy, Urban Comics
6- (=) Persépolis 18.55, Marjanne Satrapi, L’Association
7- (=) Asterios Polyp 18.5, David Mazzuchelli, Casterman
8- (+) Le loup des mers 18.5, Riff Reb, Soleil
9- (=) Idées Noires 18.5, Franquin, Fluide Glacial
10- (=) NonNonBâ 18.5, Shigeru Mizuki, Cornélius
11- (=) Daytripper 18.46, Fabio Moon, Gabriel Ba, Urban Comics
12 (=) Tout seul 18.38, Christophe Chabouté, Vents d’Ouest
13- (=) Le sommet des dieux 18.33, Yumemuka Bura, Jirô Taniguchi, Casterman, Tome 1,Tome 2,Tome 3, Tome 4, Tome 5.
14- (+) Universal War One 18.33, Denis Bajram, Soleil, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6.
15- (N) Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait ses chaussettes? 18.33, Zidrou, Roger, Dargaud
16- (=) Grandville 18.3, Bryan Talbot, Milady Graphics, Tome 1, Tome 2,
17- (=) Portugal 18.27, Cyril Pedrosa, Dupuis
18- (=) Les derniers jours de Stefan Sweig 18.25, L. Seksik, G. Sorel, Casterman
19- (=) V pour Vendetta 18.22, Alan Moore, David Lloyd, Delcourt
20- (=) Le Grand pouvoir du Chninkel 18.19, Van Hamme, Rosinski, Casterman
21- (-) Rouge Tagada 18.13, Charlotte Bousquet, Stéphanie Rubini, Gulf Stream Editeur
22- (=) Les ignorants 18.12, Etienne Davodeau, Futuropolis, je l’ai aussi beaucoup aimé
23- (N) Revenants 18.08, Olivier Morel, Maël, Futuropolis
24- (=) Il était une fois en France 17.98, Fabien Nury, Sylvain Vallée, Glénat, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5,Tome 6.
25- (=) Habibi 17.95, Craig Thompson, Casterman
26- (=) Abélard 17.92, Régis Hautière, Renaud Dillies, Dargaud, Tome 1, Tome 2.
27- (=) Gaza 1956 17.92, Joe Sacco, Futuropolis, voir mon avis : Gaza 1956
28- (+) Trois Ombres 17.9, Cyril Pedrosa, Delcourt
29- (=) Herakles tome 1 17.88, Edouard Cour, Akiléos
30- (+) Saga 17.88, Bryan K. Vaughan, Fiona Staples, Urban Comics, Tome 1, Tome 2,
31- (=) Une métamorphose iranienne 17.87, Mana Neyestani, Editions Ca et là
32- (=) Pinocchio 17.85, Winschluss, Les Requins Marteaux
33- (=) Manabé Shima 17.83, Florent Chavouet, Editions Philippe Picquier
34- (-) Scalped 17.83, Jason Aaron, R.M. Guerra, Urban Comics, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6, Tome 7,
35- (=) L’histoire des trois Adolf, 17.75, Osamu Tezuka, Tonkam
36- (+) Blankets 17.73, Craig Thompson, Casterman
37- (-) Les enfants de Jessica tome 1 17.73, L. Brunschwig, L. Hirn, Futuropolis
38- (=) Calvin et Hobbes, 17.7, Bill Watterson, Hors Collection, Tome 1, Tome 2, Tome 15, tome 17,
39- (+) Les seigneurs de Bagdad 17.7, Brian K. Vaughan, Niko Henrichon, Urban Comics
40- (=) Holmes 17.69, Luc Brunschwig, Cecil, Futuropolis, Tome 1, Tome 2, Tome 3.
41- (=) Urban 17.69, Luc Brunschwig, Roberto Ricci, Futuropolis, Tome 1, Tome 2,
42- (+) La petite famille 17.67, Loïc Dauvillier, Marc Lizano, Editions de la Gouttière
43- (=) Anjin-san 17.67, Georges Akiyama, Le Lézard Noir
44- (=) Lorenzaccio 17.67, Régis Peynet, 12 Bis
45- (=) Alice au pays des singes 17.62, Tébo, Nicolas Keramidas, Glénat
46- (=) Voyage aux îles de la Désolation 17.58, Emmanuel Lepage, Futuropolis
47- (+) Elmer 17.58, Jerry Alanguilan, Editions Ca et là
48- (=) Moi, René Tardi, prisonnier au Stalag IIB, 17.58, Tardi, Casterman
49- (=) L’enfant cachée 17.56, Loïc Dauvillier, Marc Lizano, Le Lombard
50- (=) Pyongyang 17.55, Guy Delisle, Delcourt, j’en ai parlé ici

Exit wounds de Rutu Modan

pioche-en-bib.jpgLogo BD for WomenCouverture de Exit wounds de Rutu ModanUne bande dessinée trouvée dans les bacs de la médiathèque.

Le livre : Exit wounds de Rutu Modan (scénario et dessins), traduit de traduit de l’hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech, éditions Actes sud BD, 2007, 176 pages, ISBN 978-2-7427-7107-3.

L’histoire : Tel-Aviv, janvier 2002. Koby, chauffeur de taxi, est abordé par Numi, une jeune femme qui effectue son service militaire: elle pense que le père de Koby, dont elle est l’amante, est la victime non identifiée d’un attentat kamikaze. Koby n’a plus de relation avec son père, sa sœur n’en a que de loin en loin. Une visite dans l’appartement montre qu’il n’y est pas venu depuis un moment. D’abord réticent, Koby finit par accepter de mener l’enquête avec elle.

Mon avis : un album en couleur avec des dessins aux traits assez simplifiés pour les personnages et très détaillés pour le paysage urbain. Le scénario est le prétexte pour explorer la vie d’une famille israélienne qui a explosé: la sœur est partie du pays depuis longtemps et vit à New-York, le père et le fils ne se voient plus depuis des années. Le volet attentat et terrorisme est finalement peu développé, comme si ceux-ci s’étaient banalisés, une victime non identifiée enterrée après un mois dans l’indifférence générale et hors cimetière juif (des fois qu’elle ne soit pas juive) – elle finira quand même par être identifiée, ce n’est pas le père recherché par la jeune amante. Je trouve que l’album manque de profondeur en n’abordant pas à fond un sujet (terrorisme) ou l’autre (qui est vraiment ce père mystérieux).

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Suite paradisiaque de Ville Ranta

pioche-en-bib.jpgCouverture de Suite paradisiaque de Ville RantaJ’ai trouvé ce livre à la médiathèque, parmi les nouvelles acquisitions de bandes dessinées il y a déjà un moment, j’ai du retard dans mes chroniques BD… , un auteur dont je vous ai déjà parlé pour L’exilé du Kalevala et Papa est un peu fatigué. [voir aussi Sept saisons]

Le livre : Suite paradisiaque de Ville Ranta (scénario et dessin), traduit du finnois par Kirsi Kinnunen, éditions Rackham, 2012, 72 pages, ISBN 9782878271454.

L’histoire : au Paradis terrestre… tentée par le serpent, Ève croque le fruit défendu, l’accès à l’arbre de vie est défendu par des anges armés (à tendance SS), Dieu est un peu égocentrique et surveille « ses » créations/créatures, Adam, guère enclin au travail après l’expulsion du paradis, préfère vivre une histoire d’amour avec Ève…

Mon avis : après les illustrations de la Genèse entamées par mon père qui a montré lors des dernières portes ouvertes des ateliers d’artistes dans le Nord ses travaux sur le troisième chapitre (voir des détails en cliquant sur les vignettes dans ses articles Ma pomme, Jardin clos ou Et le serpent…), voici une autre version proposée par  de l’expulsion d’Adam et Ève du paradis. Une version tout en mouvements, déstructurée par rapport au rendu de bande dessinée (pas de cases), des couleurs tendres rendues par un joli travail d’aquarelle. Le « fruit défendu », interprété dans l’art médiéval occidental sous l’apparence d’une pomme (voir les représentations de différentes périodes d’Adam et Ève présentées sur mon blog) est remplacé de manière très explicite par… le gland d’Adam, la main de Dieu (symbole fréquent pour Dieu) devient un doigt tendu accusateur (comme sur la couverture) Dieu a du mal à « couper le cordon » avec ses « enfants » qui ont désobéi, Adam et Ève vivent une vraie passion. Une version drôle et pleine d’humour de l’expulsion du Paradis.

Pour aller plus loin : voir le site officiel de Ville Ranta.

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