Confit d’oignons rouges

Confiture d'oignons rouges de Maryse, coupelle reçueA court d’idées de cadeaux?Il reste quelques heures jusqu’au réveillon. Il est trop tard pour les recettes proposées par Mamazerty (mais pas pour ses emballages originaux), mais vous pouvez encore réaliser cette recette de Maryse… pour les petits paquets du 31, peut-être? Elle m’a offert un petit aperçu en avant-première dans un joli petit contenant! Je lui passe la parole.

Confit d’oignons rouges
pour accompagner le foie gras mais aussi des viandes froides…

1,5 oignons rouges
200g (environ) cassonade ou sucre roux
Environ 100g de beurre doux
2 verres de vin blanc sec
Un verre de vinaigre blanc ou vinaigre de cidre
Un citron vert (jus et zeste)
Sel, poivre noir concassé
Raisins secs facultatifs

Confiture d'oignons rouges de Maryse, mise en potsÉplucher et émincer finement les oignons. Attention les yeux! (Prendre des lunettes de plongée pour éviter les larmes abondantes…) 🙂
Mettre les oignons avec le beurre fondu dans un récipient inoxydable, arroser du jus du citron vert et saupoudrer de sucre. Faire chauffer à feu doux et brasser régulièrement jusqu’à obtenir une caramélisation blonde. Pour stopper la caramélisation, verser le vin, le vinaigre puis ajouter le zeste du citron finement râpé le sel et le poivre concassé. Laisser mijoter environ 1h en brassant de temps en temps, les oignons ne doivent pas accrocher y fond de la casserole.
Quand le mélange est bien réduit (liquide absorbé), le mettre dans des bocaux que l’on retourne jusqu’à ce que la confiture soit refroidie.

NB: on peut ajouter les raisins secs en cours de cuisson sans les faire gonfler. Je ne le fais plus car il y a assez de sucré dans la préparation et mes amateurs de confit d’oignons n’en raffolent pas.
On peut remplacer le sucre par du miel et utiliser des vinaigre parfumés. Moi j’utilise un vinaigre de miel et je sucre avec de la cassonade.

Oignons confits de Maryse, avec de belles étiquettesJ’en fais toujours beaucoup car j’en donne à mes invités comme petits cadeaux le jour de Noël.

Le beau paquet / furoshiki de Danielle!

Paquet en tissu FuroshikiOrigami pour les pliages de papier, etegami pour les dessins aquarellés (à retrouver chez Véro bis et Capucine O), tsunami pour les raz-de-marée (de triste mémoire)… cette fois, c’est Danielle (Dalinele / Point droit) qui nous apprend un nouveau mot en japonais, furoshiki / ふろしき,  l’art des paquets en tissu! Dalinele / Point droit a déposé cette merveille chez mon gardien il y a une quinzaine de jours, j’ai hésité à défaire le nœud savant.

Le collage de Danielle pour cacher ses cadeaux!A l’intérieur, un collage très gai de Dalinele / Point droit cachait quelques cartes et papiers de récupération à passer dans ma prochaine pâte à papier.

Poitiers, MJC le Local, 2, frise sculptée de ClaroMerci beaucoup, Dalinele / Point droit! Hasard des rencontres, Danielle suit des cours de Japonais à la MJC le local (revoir la frise sculptée de Claro) auxquels assistait aussi Diego, le fils de Maryse!

 

Capitaines des sables de Jorge Amado

Couverture de Capitaines des sables de Jorge AmadoAujourd’hui, c’est Maryse qui partage l’une de ses lectures avec vous…

Le livre : Capitaines des sables, de Jorge Amado, traduit du portugais par Vanina, collection L’Imaginaire, numéro 141, Éditions Gallimard, 1984 [première parution 1952], 308 pages, ISBN 9782070702374.

L’auteur: Jorge Amado est né en1912 à Ferradas, dans une plantation de cacao du sud de l’état de Bahia au nord-est du Brésil. Son enfance a été marquée par la rudesse de cette terre que les planteurs disputent. A l’âge de 13 ans, il fuit l’école religieuse pour courir la campagne. Il part ensuite à Rio de Janeiro et publie son premier roman « Le pays du carnaval » à l’âge de 19 ans. Un an après son roman « Cacao » le classe parmi les écrivains les plus populaires du Brésil. Engagé politiquement, devenu docteur en droit en 1936, à la veille de la dictature de l’Estado Novo, ses livres sont interdits et il est emprisonné. Contraint de s’exiler en Argentine, il ne regagne son pays que lorsque celui-ci se range aux côtés des Alliés de l’Axe. Il reprend alors son activité politique et littéraire et en 1945 devient membre du parti communiste. Ce parti est interdit en 1945, il doit donc à nouveau s’exiler et part en France où il côtoie Picasso, Aragon, etc… puis va en Tchécoslovaquie, en URSS. Il rentre au Brésil en 1953 et publie de nombreux romans.

J’ai lu plusieurs livres d’Amado grâce à un ami brésilien étudiant à Poitiers, dont « Les pâtres de la nuit », « Cacao », « Bahia de tous les saints », « Gabriela, Girofle et Cannelle » et « Capitaines des sables ».

J’ai choisi ce dernier titre car il fallait bien commencer par l’un d’entre-eux.

Présentation du livre: Dans un coin abandonné et désert des entrepôts de Bahia, grand port brésilien, vivent en marge de la société de nombreux gamins surnommés les « capitaines des sables ». Vêtus de guenilles, sales, quasi affamés, lâchant des jurons et fumant des mégots, ils sont en vérité les maîtres de la ville, ceux qui la connaissent totalement, ceux qui totalement l’aiment, ses poètes. Ils volent, participent à toutes sortes de mauvais coups, et si habilement, que la police ne peut jamais les prendre sur le fait.

Leur chef s’appelle Pedro Bala. Ses lieutenants sont le Professeur (parce qu’il aime lire), Patte-Molle, etc… Un jeune prêtre , l’abbé José Pedro, s’intéresse à eux, essaie de les ramener à une vie meilleure. S’il réussit à se faire aimer d’eux, il ne parvient pas à les amender et n’aboutit qu’à se faire très mal voir se ses supérieurs. C’est l’existence mouvementée, dramatique et poétique à la fois, de cette bande de petits chenapans qui unissent la ruse et l’audace des hommes à l’innocence et au charme des enfants qu’évoque le roman de Jorge Amado.

Mon avis: Tous les livres d’Amado parlent de la misère des populations défavorisées du nord-est du Brésil dans la région de Bahia. L’écriture est poétique, engagée, jamais misérabiliste. Au contraire, il y a toujours de l’humour, de la fantaisie. Le style d’Amado est très différent des écrivains latino-américains hispaniques que je vous ferai découvrir. La misère des « favellas » (bidonvilles) n’empêchent pas de montrer l’intensité de la vie, les anecdotes quotidiennes qui font sourire, rire et qui rendent la vie « vivable »… Noirceur, tristesse, mais malgré tout les gens font la fête, font des pieds de nez à la vie qui ne leur fait pas de cadeaux.
L’histoire commence dans l’entrepôt où dorment des enfants. L’entrepôt est vide car il n’y a plus d’activité, la mer s’est retirée et le sable a tout envahi. Les enfants règnent sur cet espace où ils se réfugient. Ils sont tous là, Patte-Molle, Chéri-du-Bon-Dieu, Sucre-d’Orge, le Chat, Coude-Sec, le Professeur, S’la-Coule-Douce, des noms savoureux qui font sourire et pourtant, ils mijotent des mauvais coups, boivent, fument, parlent grossièrement. Et l’aîné n’a pas 16 ans. C’est leur chef, Pedro Bala. Il organise et programme comme un « grand »: aujourd’hui il est prévu de voler un chapeau en feutre pour Gonzales alors il faut aller dans un endroit « rupin » pour en trouver. Au cinéma par exemple. C’est Patte-Molle qui s’en chargera avec le Professeur qui en veut un aussi.
Et la police? « Tu t’en fais pour les flics? Si encore c’était les bourres… Les gardes c’est rien que pour jouer à cache-cache. »
L’organisation est parfaite et si l’un d’entre-eux se fait surprendre il doit s’enfuir et ne pas revenir à l’entrepôt.
Leur vie passe ainsi de rapines, et il est impossible de décrire toutes leurs activités tant elles sont variées et multiples, violentes aussi : « …une autre fois, il donna un coup de rasoir à un garçon de restaurant afin de lui voler uniquement un poulet rôti ». Difficile de dire qu’il y a une histoire, car c’est la vie, une vie quotidienne très dense et dangereuse.

Les dialogues sont pleins d’humour, de réalisme, de finesse. Ils sont retranscrits tels que les personnages peuvent les dire en vrai!

« Où a-t-on vu un gamin de cette taille parler poitrine à une vieille ratatinée comme moi?
– Ne fais pas de chichis, la tante. Tu le fais encore bien…
– J’ai fermé la boutique […] J’ai passé l’âge. »

Les personnages sont hauts en couleur, ils parlent un langage fleuri, plein de verve. Ils connaissent tout de la vie. Ils traînent en ville et discutent entre-eux, cherchant les moyens de manger pour survivre. Ils volent, font du troc et sont les maîtres, les capitaines de la ville, ils se moquent bien de la police.

Dans toute cette misère humaine, il y a José Pedro, le prêtre, qui veut aider ces enfants et sauver leur âme. Il a beaucoup de mal à être entendu. Certains n’échappent pas à la maison de correction mais ils n’en sortent pas guéris pour autant. Ils ont soif de vengeance et veulent « tuer les soldats de la police ». Ils s’exilent alors quelque temps chez les Indiens Maloqueiros d’Aracaju qui sont les équivalents des Capitaines des sables de Bahia et reviennent plus tard à l’entrepôt. Les autres font de même, c’est un jeu de chaise musicale pour se faire oublier des autorités, une partie de cache-cache.

Dans cet univers tourmenté il y a place aux sentiments, à l’amour, à la tendresse, mais Amado ne s’y attarde pas beaucoup, car eux, les gamins, les durs, ne veulent pas y donner de l’importance, même si…

Histoire sans histoire mais belle histoire!
Et une très belle rencontre avec le Brésil.

Les Mères Noël d’Arthur Djoroukhian dans la Grand-Rue à Poitiers

Grand-Rue à Poitiers, décembre 2014, mère Noël de Arthur Djoroukhian, Hélios coiffureEn quelques années, le haut de la Grand-Rue à Poitiers (revoir la grand-rue glacée en janvier 2009, l’hôtel du grand prieuré d’Aquitaine, l’hôtel Barbarin, la ciergerie Guédon, le 48 Grand’Rue, …) s’est transformé, en accueillant artistes, galeries et ateliers. A l’initiative de Jean-Yves Allemand, patron de la galerie du 20e siècle, un artiste installé dans cette rue, Arthur Djoroukhian, a donné une unité aux boutiques en les agrémentant d’une Mère noël. La polémique est née, relayée par la presse, elle serait « dégradante pour l’image de la femme ». Il faut dire que la Nouvelle République avait choisi une des plus plantureuses pour illustrer son article, alors certes, c’est une image de la femme qui n’est pas la plus positive (que pensez-vous de celle donnée par l’Origine du monde de Gustave Courbet?), mais cela donne une belle impression d’unité à la rue, et pendant la semaine où l’artiste a peint, les passants trouvaient l’idée originale et positive pour ce que j’ai entendu. La quasi totalité des réalisations comprend un cadeau (comme ici chez Hélios et Christelle la coiffeuse)…

Grand-Rue à Poitiers, décembre 2014, mère Noël de Arthur Djoroukhian, Pach'inti et buralisteou un objet en lien avec la boutique, comme la pile de journaux surmontée de Centre-Presse chez le marchand de presse ou le petit lama chez Patch’inti

Grand-Rue à Poitiers, décembre 2014, mère Noël de Arthur Djoroukhian, Fanny LaugierJ’ai un faible pour celle qui présente sa tasse chez la céramiste Fanny Laugier… dont la boutique mérite aussi une petite visite si vous cherchez encore une idée originale de cadeau!

Grand-Rue à Poitiers, décembre 2014, mère Noël de Arthur Djoroukhian, Plaisirs dévoilésMême celle des Plaisirs dévoilés (un sex-shop soft, je dirai…, lingerie fine et sextoys en vitrine) est plutôt retenue…

Grand-Rue à Poitiers, décembre 2014, mère Noël de Arthur Djoroukhian, A/A créationsCelle de A/A créations tenait en première semaine l’un des sacs en tissu qu’offrent les commerçants de la Grand-Rue et la semaine dernière le fil d’une lampe…

Grand-Rue à Poitiers, décembre 2014, mère Noël de Arthur Djoroukhian, le Loup BlancBrrr, un petit pingouin au Loup Blanc (dont je vous ai montré il y a longtemps l’enseigne), clin d’œil au passé canadien du propriétaire? [Amis poitevins, là aussi vous trouverez des cadeaux et des jouets originaux si vous êtes encore à la recherche de cadeaux].

Grand-Rue à Poitiers, décembre 2014, mère Noël de Arthur Djoroukhian, la p'tite FabrikToujours à cours d’idée de cadeaux? Essayez encore à la P’tite fabrik!

Grand-Rue à Poitiers, décembre 2014, mère Noël de Arthur Djoroukhian, huit vitrines

Je trouve que c’est une initiative qui permet de créer du lien dans la Grand-Rue, entre les commerçants et les passants, les habitants et ceux qui empruntent la rue chaque jour pour aller travailler… Ça change quand même, à côté de toutes les vitrines non décorées, alors bravo à Arthur Djoroukhian pour avoir mis de la couleur dans la rue! Et suivez le lien, pour découvrir son univers très différent de ce qu’il a réalisé ici!

Pull multicolore suite… Et snood!

En attendant que je rédige quelques articles, la parole est à nouveau à Maryse! Plutôt qu’au pain et au fromage, elle me fait penser à la moustache du Dictateur de Chaplin… je vous laisse lire pour comprendre!

Pull multicolore suite… Et snood!

Snood multicolore de MaryseTelle Pénélope de l’Odyssée je n’hésite pas à recommencer un travail qui ne me satisfait pas et j’ai défait les manches de mon pull multicolore car je les trouvais trop étroites. Donc je les ai décousues et détricotées. Et refaites bien sûr. Mais, il manquait de la laine. Après avoir refait les manches, il me restait de la laine…

(C’est l’histoire du pain et du fromage, il reste du pain, on reprend du fromage, puis il reste du fromage, alors on reprend du pain).

Snood multicolore de MaryseDonc j’ai fait un snood avec cette laine, en fait, il s’agit plutôt d’un col roulé amovible que je peux mettre ou non selon la température. Très pratique. Il tombe pile poil sur l’encolure bateau du pull. Pas fait exprès! mais vraiment j’apprécie par ces températures variables de le mettre et de l’enlever à ma guise, quand je rentre chez moi par exemple. Et je peux le mettre avec d’autres vêtements. Ceci dit il me reste de la laine, alors je cherche des idées pour l’utiliser…. Des mitaines par exemple ?

Le nouveau pull de Maryse, quatre détailsRevoir le pull multicolore.

Extension par le Cirque inextrémiste au TAP

Le théâtre et auditorium de Poitiers après l'ouverture du viaduc, février 2014Nouvelle sortie au  théâtre et auditorium de Poitiers / TAP, dans le cadre de ma saison 2014-2015, avec le Cirque intextrémiste mardi soir, j’avais sélectionné le spectacle à 19h30, pour que ça ne soit pas trop tard et que je ne m’endorme pas une nouvelle fois au spectacle… La compagnie était venue au festival des expressifs en 2009, avec une annulation partielle à cause de la manifestation violente contre le déménagement de la prison.

Le spectacle: des bouteilles de gaz, deux planches, trois amis sur scènes. Au départ, une mauvaise blague faite à Rémy, paraplégique [suite à un accident de cirque], abandonné dans une poubelle sur scène, sans son fauteuil. Puis alors que ss deux amis viennent de construire un « échafaudage » avec les planches et les bouteilles de gaz, le voici qui revient sur scène aux commandes d’une mini-pelle mécanique, et le voilà qui propulse ses deux compères dans les airs en équilibre instable sur leur planche.

Mon avis: si le début est un peu glauque, avec une mauvaise blague sur le handicap, j’ai assisté ensuite à un grand numéro d’équilibre, parfait même si la musique est parfois un peu forte pour moi. Je trouve cependant que ce n’est pas vraiment un spectacle de noël, comme c’était annoncé. Les collégiens qui avaient préparé cette représentation en atelier avec les artistes ou les handicapés (sourds et handicaps mentaux) présents ont certes ri, mais les enfants accompagnés de leurs parents à côté et derrière moi étaient perplexes et avaient beaucoup de questions sur le handicap (« c’est pour de vrai qu’ils l’ont abandonné? »), sans profiter visiblement du spectacle. Prendre une mini-pelle mécanique comme un fauteuil roulant géant, pilotable par ss manettes, est une bonne idée, mais le spectacle manque un peu de « récit », d’histoire à côté de la performance pour la performance.

Les spectacles de fin d’année précédents étaient plus adaptés au jeune public et aux adultes; revoir  El Niño Costrini de Sebastiàn Guz, le Slava’s Snowshow, Pierre et le loup, etc… Amis poitevins, vous pouvez encore voir ce spectacle ce soir et demain après-midi, amis d’ailleurs, il passera peut-être un jour près de chez vous, sinon, allez voir le site de la compagnie du Cirque intextrémiste. Pour ma part, j’ai prévu demain d’aller à la sieste acoutisque… sur la scène de l’auditorium, euh, le TAP conseille d’apporter oreiller et doudou! J’aurai fait la sieste (au sens propre) juste avant, je devrais donc réussir ensuite la « sieste acoustique », je vous raconte très vite cette nouvelle expérience qui s’annonce.

Modèles, de Pauline Bureau

Le théâtre et auditorium de Poitiers après l'ouverture du viaduc, février 2014Je poursuis ma saison 2014-2015 au  théâtre et auditorium de Poitiers / TAP, avec Modèles, de Pauline Bureau et la Compagnie La Part des Anges. Un spectacle créé en 2011 à Montreuil.

Le spectacle: cinq jeunes femmes (Sabrina Baldassarra, Laure Calamy, Sonia Floire, Gaëlle Hausermann, Marie Nicolle ) et un musicien (Vincent Hulot) sur scène, encadrées par Pauline Bureau, sur un texte collectif (les mêmes plus Benoîte Bureau, Sophie Neveux, Emmanuelle Roy, Alice Touvet) et avec des vidéos des mêmes actrices recréant des interviews de Pierre Bourdieu, Marie Darrieussecq, Virginie Despentes, Marguerite Duras, Catherine Millet, Virginia Woolf. Plus quelques mannequins de cire sur les côtés. Elles racontent leur enfance dans les années quatre-vingts, les premières règles, la « première fois », l’avortement, la vie de femme entre boulot et tâches ménagères, etc.

Mon avis: l’ouverture du spectacle par la reconstitution d’une interview de Bourdieu m’a fait un peu peur, entrée en matière par un grand classique… Puis le rythme s’accélère, avec une alternance de saynètes, interviews et passages en musique.

Chacune peut se retrouver dans ces textes, visiblement beaucoup moins le monsieur qui était assis à ma gauche. Est-ce qu’il oublierait de laver son bol le matin, de faire les courses et de préparer le repas en s’occupant du bébé pour laisser le temps à sa femme de traiter les derniers dossiers urgents au bureau? Certains passages peuvent être crus (reconstitution d’une entrevue de Virginie Despentes sur un viol subi, les premières règles, etc.), mais avec un rythme soutenu, elles abordent tous les aspects de la vie d’une femme, y compris d’un point de vue idéologique (l’héritage des féministes, de mai 1968) ou intime (la brutalité du gynécologue et l’avortement incomplet). Pas de leçon de morale, juste des constats, chaque actrice retraçant la vie d’une femme à la personnalité très différente. Certains passages musicaux sont trop forts pour moi (oui, j’ai encore du mal à gérer le bruit), mais sinon, j’ai passé une excellente soirée! S’il passe près de chez vous, n’hésitez pas à y aller, avec Monsieur et les enfants (enfin, pas trop petits, les enfants)!

Pour rebondir, voir ou revoir Apocalypse bébé de Virginie Despentes et La douleur de Marguerite Duras, mise en scène de Patrice Chéreau, avec Dominique Blanc.

Merci Marlie!

Enveloppe déchiquetée et reconditionnée par la PosteJ’ai reçu une grosse enveloppe de la part de Marlie… déchiquetée par la poste et reconditionnée avec humour par la poste « qui fait tout pour nous livrer malgré tout le courrier »! Les robots des centres de tri ont trop tendance à tout détruire, c’est la troisième enveloppe reçue ainsi en un mois! Avec les tarif qui vont exploser en janvier et des délais d’acheminement très longs (une semaine pour aller de Poitiers à Lille pour une lettre 20g postée en tarif rapide!), sans compter les courriers perdus, merci la poste!!!

Cartes à publicité envoyéées par Marlie, décembre 2014, 1Marlie fait du rangement et me fait profiter de cartes à publité! L’école d’arts graphiques de Glasgow a carrément édité un port folio avec un texte dense au dos pour présenter son activité.

Cartes à publicité envoyéées par Marlie, décembre 2014, 2Tiens, des pommes encore qui inspirent les graphistes! Cette fois, la pomme n’est pas grignotée mais coupée en deux pour promouvoir la revue suisse Hémisphères. Je suis allée découvrir leur site, du coup, elle semble bien alléchante dans son abord de thèmes autour de la recherche dans tous les domaines (y compris graphiques ou artistiques).

Cartes à publicité envoyéées par Marlie, décembre 2014, 3L’image que vous voyez pour la Saône-et-Loire est un portfolio de plusieurs cartes avec le slogan « Créative Labourgogne », avec la roche de Solutré, un spectacle de création artistique et un cavalier dans les vignes, oui, bon, je trouve que ce n’est pas ce qui donne vraiment envie de découvrir ce département… qui, comme la Bourgogne et tous les départements et une bonne partie des régions, va en plus disparaître dans quelques mois de son périmtre actuel (le tourisme doit passer aux nouvelles régions).

Un grand merci à Marlie… allez vite découvrir les dernières nouveautés sur son blog!

La cité de l’immigration à Paris

Paris, le palais des colonies de l'exposition coloniale de 1931A la suite de Exhibit B, je vous avais annoncé une série d’articles sur Ce qui reste de l’exposition coloniale de 1931 à Paris. Je pensais prendre mon temps, vous présenter d’abord le palais colonial et seulement à la fin la Cité de l’immigration. Son inauguration aujourd’hui par le président de la République, 7 ans après son ouverture, m’encourage à écrire plus tôt cet article. Je suis allée la visiter seulement en août 2014. Je voulais voir par moi-même ce lieu qui n’est pas un musée (il n’y a pas de conservateurs, en tout cas, il n’y en avait pas au début) qui a été longtemps occupé par les sans-papiers. C’est encore moins un musée de l’histoire de l’immigration, comme j’ai pu l’entendre depuis quelques jours, mais quelque chose qui mélange de la documentation, de l’histoire, de l’actualité.

Lors de ma visite à Paris, je cherchais un lieu où il n’y aurait pas grand monde car je dois encore éviter les bousculades. Je voulais surtout voir la restauration du palais, dont on me disait le plus grand bien, mais j’y reviendrai une prochaine fois.

Paris, entrée de l'ancien palais des colonies, aujourd'hui cité de l'immigrationLaissons donc l’aquarium au sous-sol et entrons dans la Cité de l’immigration. Au premier étage, la mezzanine donne une très belle vue sur le grand forum aux fresques restaurées, j’en reparlerai sans doute. Sur les côtés, des panneaux expliquent l’histoire du palais et de l’exposition coloniale de 1931.

Entrons dans la salle principale de la Cité. J’avoue que je n’ai pas bien compris le propos. L’ensemble est organisé par des modules qui correspondent à des thèmes, avec pour chaque espace une œuvre d’art contemporaine (par exemple une chambre avec des lits superposés pour illustrer l’entassement des immigrés), des vitrines avec des objets genre passeports, permis de travail, objets transportés par les migrants, etc., des textes explicatifs très denses et écrits avec de très petits caractères, qui ne donnent aucune envie de lire (en tout cas pas de tout lire) et quelques propositions de lecture ou de bandes dessinées (j’ai trouvé avec bonheur dans la sélection la Petite histoire des colonies françaises de Jarry Grégory et Otto T. revoir dans l’ordre de parution l’Amérique française, l’Empire, la décolonisation, la Françafrique).

Dans une salle à part sont tracés des parcours d’immigrés, que des gens issus de l’immigration peuvent venir « déposer ».

Je pense que ce qui me gêne, c’est l’absence de choix et le mélange, entre l’immigration « choisie », y compris européenne, l’immigration non choisie, économique ou politique, etc. La colonisation mal expliquée se mélange à tout ça et l’ensemble donne une impression de « gloubiboulga », un mélange non identifiable. Les problèmes rencontrés par les immigrés sont certes évoqués, mais sans aller jusqu’au bout de la question et les difficultés actuelles. J’ai pu écouter de loin de rares visiteurs accompagnés par un « médiateur », en gros, il n’y aurait que des parcours sans embûche, tout le monde « s’intègre ».

J’aurais aimé un choix ou une meilleure séparation entre colonisation et immigration, une vraie approche de type « droits de l’homme » et conséquences pour les migrants.

Ces questions sont abordées de manière plus « frontale » et, à mon avis, avec plus d’efficacité par Bett Bailey  dans Exhibit B, avec une bonne explication, ce spectacle controversé fera davantage réfléchir à la question que la cité de l’immigration!

La Cité, ce sont aussi des conférences, une bibliothèque, des publications…

Pour aller plus loin:

Je vous recommande, vous l’avez compris, le spectacle Exhibit B,  de Bett Bailey, s’il passe près de chez vous ainsi que les albums de bande dessinée Petite histoire des colonies françaises de Jarry Grégory et Otto T. revoir dans l’ordre de parution l’Amérique française, l’Empire, la décolonisation, la Françafrique (dont Télérama a parlé la semaine dernière!). J’ai noté quelques titres lors de ma visite, il faut que je regarde si je les trouve à la médiathèque…

Vous pouvez également découvrir la collection « Un siècle d’immigration des Suds en France. » Tous les volumes dans l’ordre de la collection [malgré des dates de publication qui ne suivent pas les années] et aux Editions  La Découverte, Achac et Les bâtisseurs de mémoire, sauf indications particulières :

Paris-Asie : présence asiatique dans la capitale / Pascal Blanchard, Eric Deroo. 2004. 217 p. : ill.

Paris-arabe : présence des Orientaux et des Maghrébins dans la capitale / Pascal Blanchard, Eric Deroo, Driss El Yazami, Pierre Fournié, Gilles Manceron. 2003. 247 p. : ill.

Paris-noir : présence afro-antillaise dans la capitale / Pascal Blanchard, Eric Deroo, Gilles Manceron. Paris : Hazan, 2001. 239 p. : ill.

Sud-Est : Marseille porte sud. Immigration et histoire coloniale / Pascal Blanchard, Gilles Boëtsch. Paris : La Découverte et Marseille : Jeanne Laffitte, 2005. 239 p. : ill.

Sud-Ouest : porte des Outre-Mers. Histoire coloniale et immigration des Suds / dir. Pascal Blanchard. Toulouse : Milan ; Les bâtisseurs de mémoire, 2006. 239 p. : ill.

Centre-Rhône : Lyon capitale des Outre-Mers. Immigration des Suds et culture coloniale / dir. Nicolas Bancel, Léla Bencharif, Pascal Blanchard. Paris : La Découverte, 2007. 239 p. : ill.

Grand-Ouest : mémoire des Outre-Mers. Des ports coloniaux aux présences des Suds / dir. Farid Abdelouahab, Pascal Blanchard. Rennes : P.U.R., 2008. 239 p. : ill.

Nord-Est : frontière d’empire. Soldats coloniaux et immigration des Suds / dir. Pascal Blanchard, Nicolas Bancel, Ahmed Boubeker, Eric Deroo. Paris : La Découverte, 2008. 259 p. : ill.

Couverture en patchwork

 C’est l’un des premiers articles de mon blog que je réédite aujourd’hui, je n’ai pas retrouvé la source de la photographie, sur le lit de ma grand-mère, que j’ai laissée, mais en ai ajouté d’autres, puisque j’utilise toujours cette couverture…

Article du 5 janvier 2008

vue de la couverture en patchwork étalée sur le litAujourd’hui, il a fait un temps épouvantable. Cet après-midi, j’ai donc lu tranquillement allongée dans le canapé, avec la couverture en patchwork que j’avais faite pour ma grand-mère pour noël 2004 et que j’ai récupérée après son décès il y a deux ans. J’ai essayé de retrouver les photos de l’époque, et le modèle.

Le modèle : dans Marie-Claire Idées, n° 53, juin 2004.

Les matériaux : des tissus soigneusement sélectionnés, un tissu posé en biais large pour le tour.

La réalisation : assez longue ! Mais ça valait la peine.

Couverture en patchwork, détailPS: piéçage et quilting à la machine, loin d’être parfait! Il y a beaucoup de petits décalages sur les pièces…

… et le matelassage est pour le moins approximatif!