Toujours comme exercice de rééducation, et en prévision d’un petit cadeau, j’ai brodé un carré sur une grille de Murielle Revenu parue dans Plaisir de broder point de croix, n° 25, janvier-février 2013, avec de restes de fils gris, sur une toile Aïda assez fine (je pense du 7 points/cm). Je ne ferai pas la finition en boîte à dents de lait, plutôt un petit coussin avec un dos en couture ou un biscornu en brodant un autre carré semblable.
Je suis Charlie…
… que dire de plus? Bernard Maris est, était, celui que j’entendais le plus, sur France Inter, avec le débat économique du vendredi avec Dominique Seux, un débat toujours intéressant… Cabu, je ne ratais jamais le Beauf et, depuis quelque temps, son fils aux oreilles pointues chaque semaine en page 7 du Canard Enchaîné, que j’allais lire immédiatement après la une, ni ses dessins au fil des pages du Volatile. Je ne prenais pas chaque semaine Charlie Hebdo chez la buraliste, c’est elle qui m’a annoncé l’attentat hier à midi et demi, quand je me suis arrêtée prendre Le Canard, justement. Je feuilletais presque toujours Charlie Hebdo à la médiathèque, aimais (pas toujours) les propositions de Cabu, Charb, Wolinski, Tignous et Philippe Honoré, leurs impertinences qui ne laissaient pas le lecteur indifférent. L’équipe de Charlie Hebdo était toujours très présente au festival international de la Bande dessinée d’Angoulême, Wolinski notamment, grand prix en 2001… En 2006, après les caricatures de Mahomet, le festival avait tenu à exprimer tout son soutien à Charlie Hebdo. Le rôle des caricatures et du dessin de presse, du journalisme de presse, il en fut longuement question lors des assises de la Presse en 2012 à Poitiers, au cours de la mémorable soirée animée par Plantu le jour anniversaire des 40 ans de son premier dessin à la une du Monde, où il parla abondamment de Cartooning for Peace, l’association qu’il a co-créée pour la liberté d’expression des dessinateurs de presse du monde entier, en montrant des dessins de tous ceux qui sont menacés ou ont été blessés voire tués pour leurs dessins. La liste s’est cruellement allongée avec cinq d’entre eux tués et un blessé (Riss). Ne les oublions pas, pour une presse libre, contre tous les intégrisme. Si les journalistes de Charlie et leurs amis (les grands titres de la presse française ont proposé hier une aide technique et matérielle) arrivent à sortir une édition la semaine prochaine ou plus tard, ne laissons pas le titre mourir avec la plus grande partie de sa rédaction, achetons-le massivement et durablement [j’ai depuis pris un abonnement pour deux ans].
Une pensée pour les 12 tués (les dessinateurs Cabu, Charb, Wolinski, Tignous et Philippe Honoré, les chroniqueurs Bernard Maris et Elsa Cayat, le correcteur Mustapha Ourad, Michel Renaud, invité de la rédaction, deux policiers, Franck Brinsolaro, chargé de la protection de Charb, et Ahmed Merabe, ainsi qu’un agent d’entretien, Frédéric Boisseau), les blessés (dont Riss, dessinateur, Simon Fieschi, webmaster, et les journalistes Philippe Lançon et Fabrice Nicolino, ainsi que deux policiers), leurs familles et leurs proches.
Voici l’adresse OFFICIELLE pour faire des des dons à Charlie, géré par la caisse des dépôts www.jaidecharlie.fr
Vous pouvez aussi vous abonner…
et bien sûr participer aux rassemblements citoyens.
PS: Le Petit Quotidien a mis en ligne son dernier numéro en accès gratuit, pour aborder la question avec vos enfants…
PPS: voir le premier dessin de Dilem, Dieu est humour, caricaturiste algérien lui-même menacé, qui avait échangé pris la une du monde à la place de Plantu pendant une semaine en 2012 (qui dessinait cette semaine là pour lui dans le journal algérien francophone Liberté)
PPPS: aux victimes précédemment citées, il convient d’ajouter Clarissa Jean-Philippe, policière municipale stagiaire abattue jeudi 8 janvier à Montrouge, et les quatre victimes juives du supermarché casher (Super Cacher) de Vincennes, Yoav Hattab, Philippe Braham, Yohan Cohen, François-Michel Saada, exécutées le vendredi 9 janvier. Les terroristes ne seront pas mentionnés ici.
Article du 7 janvier 2015, mis à jour quotidiennement jusqu’au 10 janvier.
Deux cartes d’après les modèles de Foll’aiguilles…
Parmi les cartes que j’ai reçues, deux sont inspirées des modèles de Follaiguille, qui est suivi par tout un tas de copines! Elles nécessitent trop de précision et de minutie pour que je puisse les réaliser, mais je les admire au fil des semaines chez les unes et les autres.
Par ordre d’arrivée, voici celle que j’ai reçue de Anne-Marie / Brodstitch (je regrette aussi de ne pas pouvoir suivre actuellement les SAL’s qu’elle organise)…
… et celle de Zazimuth. Un grand merci à vous deux!!!
J’ai reçu encore d’autres cartes, je vous les montrerai au fur et à mesure, afin que vous puissiez aussi suivre plus facilement suivre les liens et visiter les univers des unes et des autres.
ATC de nouvel an (1)
J’ai voulu, comme les années précédentes, préparer des ATC / art trading cards (cartes de 2,5 sur 3,5 pouces, 6,4 sur 8,9 cm) pour envoyer mes vœux. La première est partie chez Ammaria, à partir de l’une des fleurs du kit qu’elle m’avait offert, pour accompagner ce marque-page.
Pour les autres, vous devrez encore patienter un peu car si j’ai terminé leur fabrication, je les envoie à raison de trois ou quatre par jour et devrais terminer mes envois ce week-end, je vais essayer de garder la surprise pour les copines… Voici quand même les fonds, avec du papier maison vert collé sur les cartonnettes. A suivre…
Des goûts et des couleurs…
Je cède la parole à Maryse… sans censure! Le rangement de mes placards a du bon 😉
Des goûts et des couleurs…
À propos de couleurs, si vous lisez cet article c’est qu’il aura passé la censure de Véronique. Le challenge depuis quelque temps, c’est de faire porter des couleurs à notre copine. Et « c’est pas gagné » comme l’a si bien dit Emmanuelle. Mais je suis au moins aussi entêtée et donc je persévère avec opiniâtreté. Donc sa toubib lui ayant conseillé de porter des couleurs, je la surveille de près.
Il faut dire que la palette des couleurs de Véronique est limitée aux noir, gris, blanc, beige et bleu foncé. Le rouge est exceptionnel. Le vert (même foncé) est rare. Quant aux jaune, orange, rose, vert vif ou clair, violet… inconnus! Il y a du boulot et un long travail a été entrepris depuis deux ou trois mois.
Résultat: deux fois du rouge en une semaine et aujourd’hui (2 janvier, sans doute une bonne résolution pour 2015!!!) un pull plein de couleurs fait pour son frère il y a des années: il ne l’a pas porté car il a grandi un peu trop vite semble-t-il. Heureusement, elle l’a récupéré et a pu le mettre enfin pour la première fois en ce début d’année. L’obstination paye. Donc il faut encore insister pour que ça devienne une habitude et non une obligation! 😉
Après le rouge et ce pull « multicolore », il va falloir continuer à faire pression. Aidez-moi!
J’ai des idées mais si vous en avez, je suis preneuse.
Ceci dit, dans ses travaux de broderie ou de couture elle met des couleurs, donc tout n’est pas perdu.
Bonne année et tous mes vœux colorés à toutes et tous.
PS. Elle l’a remis le 3!!! 🙂
Où il est question d’un rachat de péage par un financement participatif (1924)
En parcourant la presse locale pour un autre sujet, je suis tombée sur cette pépite où il est question de travail dominical (d’un conseil municipal!) qui décide de faire tomber un péage (pas d’autoroute) grâce à un financement participatif (le nom moderne des souscriptions publiques). Il s’agit du péage pour passer le pont suspendu sur la Creuse à La Roche-Posay, dans le département de la Vienne (lu dans l’Avenir de la Vienne du 13 mars 1924, vue numérisée 19/53) :
Arrondissement de Châtellerault
La Roche-Posay
Rachat du Pont à péage. – Dans sa séance de dimanche dernier, le conseil municipal a voté le rachat du Pont à péage.
La vieille servitude qui disparaît était onéreuse pour beaucoup, désagréable pour tous. On peut même dire, dans une certaine mesure, elle était préjudiciable à nos foires.
La question du rachat avait été maintes fois portée à l’ordre du jour du Conseil municipal, mais les avis avaient toujours été partagés sur son opportunité.
Sur l’initiative de M. le Maire, les principaux usagers du Pont furent réunis à la mairie le 2 dernier. Ils estimèrent avec lui que le rachat devait être poursuivi et qu’une souscription destinée à alléger les charges qui en résulteraient pour la commune devait être ouverte.
L’idée fut bonne : les fonds recueillis atteignaient dimanche près des trois-quarts de la part contributive de la commune.
L’éloquence des chiffres eut une influence heureuse : sur 10 conseillers présents, 9 votèrent le rachat.
Un pedigree de Patrick Modiano

Je n’ai pas alimenté la rubrique prix Nobel de littérature depuis longtemps… depuis le prix Nobel l’année dernière à Alice Munro (relire mon article sur Amie de ma jeunesse). J’ai pourtant toujours en projet de (re)lire au moins un titre de chacun d’entre eux! Le prix Nobel cette année à Patrick Modiano était l’occasion de chercher un de ses livres à la médiathèque [Voir aussi Du plus loin de l’oubli].
Le livre : Un pedigree de Patrick Modiano, collection blanche, NRF, éditions Gallimard, 2005, 122 pages, ISBN 9782070773337.
L’histoire : né en 1945, le narrateur raconte son enfance et son adolescence (jusqu’à sa majorité à 21 ans), une mère flamande, un père juif, Albert Modiano, aux fréquentations louches après avoir pratiqué le marché noir pendant la guerre. L’enfant est balloté, confié à des familles puis mis très jeune en pension. La mort du petit frère Rudy, né en 1947, à l’âge de 10 ans, est annoncée dans une voiture au jeune Patrick. Patrick retourne dans sa pension, ses pensions, ne voyant que rarement ses parents.
Mon avis : dans ce court roman autobiographique transparaît toute la souffrance d’un enfant en alors qu’il est en perpétuelle recherche de ses origines, des fréquentations de son père avant sa naissance, pendant la guerre, en recherche ne serait-ce que d’un peu d’affection. La première partie est troublante, comme une liste de noms, de personnages croisés, de lieux où il est balloté. A partir de l’entrée en pension, le récit se fait plus narratif, surtout la partie au pensionnat à Thônes, près d’Annecy (avec une courte phrase sur un collabo exécuté au Grand Bornand, page 80). La grande mobilité des parents, mais aussi de l’enfant, transporté ici et là (Paris et région parisienne, Biarritz, la Savoie, mais aussi la Belgique, la Suisse, …), est frappante, comme l’évolution d’un milieu « privilégié » mais désargenté. L’auteur/narrateur tente de retracer des faits bruts, sans régler ses comptes avec ces parents si peu aimants et présents. J’ai lu que Patrick Modiano voulait clore sa recherche de son enfance avec ce livre, pour ce que j’ai entendu de ses interviews après le prix Nobel de littérature ce n’est pas si sûr qu’il y soit parvenu. La lecture de ce livre est troublante, mais ne m’a pas complètement convaincue, il faut que j’essaye d’autres titres de cet auteur (beaucoup sont courts, parfait pour mes capacités de lecture sans caméra qui restent limitées à une cinquantaine de pages en NRF, collection aux caractères assez grands sur un papier mat qui assez convient bien à mon cerveau).
Deux cartes d’Halloween… pour l’an neuf!
Début novembre, j’avais détourné deux cartes à publicité pour une exposition du confort moderne, à Poitiers (il ferme bientôt pour travaux de rénovation, voir leur site officiel ), Crash Ocean / La Chatte / Vava Dudu, pour le plus jeune fils de Maryse, qui venait d’avoir une nouvelle chatte et qui l’a eu tout de suite, et pour Emmanuelle / le Marquoir d’Élise, qui l’a reçue… en ce début d’année! Et oui, je procrastine! Mais je me suis bien amusée avec les confettis et la colle paillettes. Devinez qui a reçu la grenouille associée au chat?
Un marque-page pour Ammaria
J’ai terminé ma broderie du nouvel an, grille proposée par DMC pour broder sur des bandes avec des flocons, des sapins et des cœurs, parue dans Point de croix magazine, n° 95, novembre/décembre 2014, fil de Anne-So/les fils à Soso, coloris Trigav, sur une bande à broder en Aïda. J’ai démonté la branche qui était décalée d’un point et complété les autres motifs. Voilà un bon exercice de rééducation visuelle… Pour la finition, j’ai juste mis du thermocollant au dos et frangé les deux extrémités pour faire un marque-page qui est parti dès le 2 chez Ammaria…
Bon, je retourne à mes cartes de vœux, je suis loin d’avoir fini!
Vous en reprendrez bien une part?
Il vous reste encore une petite place pour un menu de fête? Maryse partage avec vous son menu de réveillon, il peut convenir pour d’autres occasions! Les Saint-Jacques étaient aussi au menu du cours de cuisine que j’ai eu avant Noël, il faudrait que je vous écrive un article…
Réveillon du Nouvel An de Maryse
Cette année le réveillon du 31 s’est passé dans l’intimité familiale et on l’a préparé à deux, mon fils aîné et moi. Très bonne idée.
Je vous passe l’entrée foie gras mi-cuit maison et confiture d’oignons rouges préparée il y a quelque temps.
Cassolettes de Saint-Jacques et filets de rouget et purée
Ingrédients:
2 Saint-Jacques par personne
1 filet de rouget par personne
Crème fleurette: 20cl
2 poireaux
1 échalote grise
Vin blanc sec: 1 verre
Sel, poivre. Curry facultatif.
Pour la purée:
1 patate douce
3 belles pommes de terre
2 carottes
Beurre, crème
Sel, poivre et une pointe de noix de muscade.
On a préparé une fondue de poireaux avec l’échalote émincée finement.
Puis on a poêlé rapidement les coquilles (1′ de chaque côté), idem pour les filets.
Dans chaque cassolette préalablement beurrée on a mis la fondue de poireau, les coquilles et le filet. À part, on a fait réduire le vin blanc dans lequel on a versé la crème.
On a laissé encore réduire un peu. On a salé, poivré et ajouté une pointe de curry et on a versé cette sauce dans chaque cassolette. Puis au four une quinzaine de mn à four chaud 180°.
On les a sorties et posé le couvercle dessus.
On a servi à l’assiette en posant une cassolette accompagnée d’un riz pilaf et d’une purée de patate douce, pommes de terre et carottes écrasées au presse-purée et préparée à l’avance puis réchauffée au dernier moment en ajoutant beurre et crème, sel, poivre et pointe de muscade (facultatif)
Le dessert était aussi maison: une tarte Tatin classique et bien réussie.
On s’est régalés