Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Verre en blackwork

Verre en blackwork

Quelques abonné(e)s ont lu cet article en avance, car je me suis trompée d’année en le programmant fin décembre (j’ai oublié de changer l’année…)

Après les fleurs, le couteau, la fourchette et la cuillère en blackwork, voici le verre. Elle est aussi tirée du livre, Blackwork, technique et modèles, de Sonia Lucano, aux éditions Marabout (paru en août 2008, ISBN 978-2-501-05715-8).

Quatre serviettes décorées en blackwork J’ai donc réalisé quatre serviettes de table en blackwork :

Marque-page fleuri

Marque-page fleuri pour Diedouchka

J’ai brodé ce marque-page fleuri pour Diedouchka, ma première PIFfée. Le modèle (un marque-page dès l’origine, pour une fois…) vient de la revue De Fil en aiguille, n° 65, septembre-octobre 2008, avec un galon de toile Aïda blanche, les fils recommandés en DMC, un dos thermocollé… Dans la même revue, j’ai aussi emprunté un monogramme M que j’ai monté en pendouille.

J’ai joint une carte maison.

Avec l’association de points de croix, de points lancés et de points de nœud, il m’a rappelé le marque-page au kiwi que j’ai brodé il y a longtemps et que je vous ai montré au début de mon blog, il y a plus d’un an. Le kit m’avait été offert par des amis néozélandais (Lakhdar et Robyn, if you read this text, you can comment!)

Sylvain Augier, L’instant où tout a basculé

couverture de L'instant où tout a basculé, de Sylvain Augier J’ai reçu ce livre par le site Chez les filles.com, qui m’a déjà envoyé d’autres ouvrages (voir en fin d’article).

Le livre : L’instant où tout a basculé de Sylvain Augier, aux éditions Carnets du nord, ISBN 978-2-355360107, 2008, 249 pages.

L’histoire : le 24 août 1988, Sylvain Augier part dans les Pyrénées pour un vol en parapente avec une voile Génair (interdite depuis car trop dangereuse). La voile se met en torche, il s’écrase, heureusement à proximité d’un précipice. Tout de suite, il voit sa fracture ouverte du bras (de l’avant-bras ?). Mais aussi le sang qui coule à flot de son pied qu’il ne sent plus… Heureusement, quelques années plus tôt, Jean-Louis Étienne lui avait donné n Patagonie des cours de secourisme dont la compression des artères. Un autre parapentiste l’aperçoit, réussi à le rejoindre, quand les secours arrivent enfin, il a perdu énormément de sang. Je passe sur sa mère (omniprésente), le transfert, le refus de l’amputation malgré la gangrène qui apparaît, l’opération de la dernière chance, qui lui sauve le pied mais après laquelle un nerf repoussera anarchiquement. À partir de ce moment là, il va commencer à se douloir continuellement de sa jambe… La douleur est si forte qu’il devient dépendant aux antalgiques et à la morphine. Malgré tout, il reprend vite ses émissions sur France Inter, depuis sa chambre d’hôpital. Tout au long du livre, il retrace son parcours avant et après son accident, ses conduites à risque (sports à risque, conduite dangereuse, etc.), son côté souriant à l’écran en dépit de la douleur, le monde des médias… de la radio et de la télévision, son service national au Nicaragua au bord (enfin, plutôt en pleine) guerre civile…

Mon avis : un récit écrit avec des phrases simples, qui se lit facilement, d’une traite. Mais ce livre n’est-il pas l’aboutissement de la thérapie de Sylvain Augier ? Même s’il a décidé de révéler la douleur intolérable qui le tenaillait en même temps qu’il présentait Faut pas rêver (de 1990 à 1999) ou La Carte aux trésors (de 1996 à 2005) sur France 3, je trouve que le lecteur se trouve dans la position du voyeur (ses relations avec son père, la dépression familiale, etc.). En plus, ces émissions, je les ai très peu vues, car ce n’est pas nouveau que je n’aime pas regarder la télévision… Je l’ai plus entendu à la radio.

Vous pouvez écouter une entrevue avec l’auteur ou lire le premier chapitre sur le site de l’éditeur

Logo de Chez les filles Le site Chez les filles.com (merci à eux et notamment à Suzanne) m’ont déjà envoyé ces autres livres, que j’ai parfois aimés, parfois pas du tout. Retrouvez-les sur la page des livres reçus pour critique.

Carte en frivolité, défi relevé

Carte avec fleurs en fivolité Vous vous souvenez de la carte avec les minuscules fleurs en frivolité que m’avait envoyé Liliane ? Elle m’avait mis au défi – ainsi que toutes celles (ceux) qui le voudraient), d’en faire une reproduction. J’ai essayé de relever le défi pour lui envoyer mes vœux de 2009. J’ai pris du fil orange acheté au cours de la rencontre de dentellières d’Échillais, du papier recyclé maison jaune (réalisé à partir d’affiches politiques), des feutres (car je n’ai pas retrouvé mes crayons aquarellables) pour le dessin des feuilles, et un tampon…

Comparaison des fleurs en frivolité de ma carte etde celle de LilianeJe vous mets l’une des fleurs photographiée à côté de l’original. Alors, j’ai réussi l’examen ? Mon fil est un peu plus fin que le fil d’origine.

Lucy comme les chiens de Catherine Rey

Couverture de Lucy comme les chiens de Catherine Rey Le livre : Lucy comme les chiens de Catherine Rey, éditions Le temps qu’il fait (un éditeur de Cognac), 2001, ISBN 2-86853-342-6, 121 pages. Il a reçu le Prix du livre en Poitou-Charentes en 2002, c’est un prix qui récompense le livre d’un auteur originaire de la région (Catherine Rey est née à Saintes) ou vivant en Poitou-Charentes.

L’histoire : au fin fond du bush australien, où vit l’auteure, à une époque non spécifiée. Lucy est un peu simplette, en langue courante, ou babache en ch’ti, déficiente mentale légère, en terme politiquement correct. Nane, sa mère, qui n’arrête pas de changer d’ami, alcoolique, la laisse juste dormir dans l’écurie. Un jour, elle la vend purement et simplement à un vieux monsieur, veuf, qui habite à trois jours de là en train. Elle devient sa bonne et son objet sexuel, il la quitte toute la journée en fermant tout à clef dans sa maison, la nourrit à peine, la bat. Un jour, il n’a pas payé la mensualité pour sa  » femme « …

Mon avis : un roman écrit dans une langue familière, un peu déroutante au départ, car le récit se déroule du point de vue de Lucy, la narratrice. Une histoire sombre, sordide, qui même si elle a peu de risque de se présenter exactement dans les mêmes termes, n’en doit pas moins encore exister. En plaçant le récit en Australie, l’auteure permet de prendre du recul, mais pas de s’interroger malgré tout sur ce qui peut se passer n’importe où… Un récit beaucoup plus sombre que Le pays sans adultes de Ondine Khayat, qui portait sur un thème proche (une femme et des enfants battus, avec un enfant d’une douzaine d’années comme narrateur).

Pour aller plus loin, voir les prix du livre en Poitou-Charentes.

 

Une fée brodée

La fée rodée sur une grlle d'une aiguille dans une botte de foin

Pour une fée amie (je vous révèlerai son nom une prochaine fois… un bon point à celle qui trouvera – sauf la destinataire, LOL !), j’ai brodé la grille… Fée offerte il y a déjà un certain temps (2006) par une aiguille dans une botte de foin… J’ai respecté les couleurs DMC du modèle et bien sûr pris ma toile bleue, je souhaitais que mes fidèles lectrices en fasse connaissance. Je l’ai montée en trousse.

Dragons et animal fantastique, stalles de la cathédrale de Poitiers

Stalles de la cathédrale de Poitiers, deux dragons dos à dos  Après les dragons en frivolité montés en sac et envoyés à Cath / Cathdragon et Zazimuth, j’ai voulu revenir sur les dragons des stalles nord de la cathédrale de Poitiers, qui datent du XIIIe siècle mais ont subi des restaurations, notamment les miséricordes (repose-fesses si vous préférez). Elles étaient plus importantes à l’origine, ainsi que l’on peut le voir sur les anges qui sont à l’est, sciés à la moitié du corps. Promis, je vais toutes vous les montrer progressivement, en fonction des opportunités. Je vous mets à la suite de l’article la liste des écoinçons de la rangée nord et de la rangée sud, j’y ajouterai des liens au fur et à mesure… Et tout en bas, quelques renvois pour le vocabulaire appliqué aux stalles et sur la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers.

L’écoinçon 20 de la rangée nord porte deux curieux dragons dos à dos, mais qui se regardent. Celui de droite a une tête de femme coiffée d’une sorte de linge formant capuche, ses ailes déployées sont des ailes d’oiseaux, comme les dragons de l’écoinçon 10 de la même rangée de stalles. Le dragon à gauche a une tête d’animal (certains y ont vu un âne) et des ailes de chauve-souris. Je vous en ai déjà présenté une autre photographie. Cet écoinçon fait face au lion mangeant un dragon sur les stalles sud (montré dans le même article de l’année dernière).

Stalles de la cathédrale de Poitiers, deux dragons aux cous entrelacésL’écoinçon 10 de la même rangée porte deux dragons affrontés dont les cous s’entrecroisent. Ils ont la queue nouée et des ailes qui ressemblent à des ailes d’oiseau, alors que de nombreux dragons ont plutôt des ailes de chauve-souris.

Stalles de la cathédrale de Poitiers, dosseret, griffon L’écoinçon 16 porte un animal fantastique tourné vers la droite. Il s’agit plus ou moins d’un griffon. Il a un buste, une aile et une tête d’oiseau avec un bec crochu comme un rapace mais de curieuses oreilles, et un arrière-train de cheval.

Les écoinçons des dorsaux des stalles nord, rangée supérieure de la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers, numérotés à partir de l’ouest (à gauche quand on les regarde), je vous les montrerai tous un jour ou l’autre :

Les écoinçons des dorsaux des stalles sud, rangée supérieure de la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers, numérotés à partir de l’est (à gauche quand on les regarde)

  • écoinçon 1 et tous les écoinçons impairs, des anges, le premier à gauche porte une seule couronne, le dernier à droite a été coupé lors du rétrécissement des stalles, les autres portent deux couronnes, comme sur la rangée nord
  • Stalles de la cathédrale de Poitiers, un lion terrasse un dragonécoinçon 2 : un lion mange un dragon
  • écoinçon 4 : deux avants-corps de chien
  • écoinçon 6 : deux lutteurs
  • Stalles de la cathédrale de Poitiers, dosseret, tuerie du cochonécoinçon 8 : un charcutier avec ses outils et une tête de cochon
  • Stalles de la cathédrale de Poitiers, architecteécoinçon 10 : un architecte
  • Stalles de la cathédrale de Poitiers, l'avariceécoinçon 12 : l’avarice
  • Stalles de la cathédrale de Poitiers, l'orgueilécoinçon 14 : l’orgueil
  • Stalles de la cathédrale de Poitiers, la gourmandiseécoinçon 16 : la gourmandise
  • écoinçon 18 : un basilic ou un cocatrix
  • écoinçon 20 : un homme assis et un animal fantastique

Pour aller plus loin :

  • un schéma de stalles et un vocabulaire normalisé de description des stalles en français et en anglais, ont été établis par l’université Paris 4-Sorbonne (mais il manque les écoinçons…).
  • Un article ancien, mais intéressant : Amédée Boinet (1913) – Les stalles de la cathédrale de Poitiers, Compte-rendu du LXXVIIIe Congrès archéologique de France tenu en 1912 à Angoulême, 1913, p. 325-338. Consultable dans la bibliothèque numérique / Gallica de Bibliothèque nationale de France par ce lien
  • un beau livre récent avec quelques éléments sur les stalles : Collectif (Claude Andrault-Schmitt, Christian Barbier, Yves Blomme, Jean-Pierre Blin, Bernard Brochard, Marie-Thérèse Camus, Robert Favreau, François Jeanneau, Françoise Perrot, Yves-Jean Riou, Albert Rouet, Jean-Pierre Roussel), La cathédrale de Poitiers, éditions Le Temps qu’il fait, 2007, 176 pages (ISBN : 978-2-86853-415-6).

L’hiver à la montagne (2)

Sal l'hiver à la montagne, deuxième étape Grrr… Over-blog n’avait pas édité mon article programmé pour midi aujourd’hui, pas de newsletter, mais pas non plus d’article. Il était pourtant bien dans ma liste des articles et indiqué pour aujourd’hui. Vous pouvez maintenant le lire, je l’ai réédité et il est paru…

Sinon, voici la seconde étape du SAL l’hiver à la montagne organisé par Tezca. La seconde étape, pour la grille 2, consistait à broder la frise en haut. Et voilà, toujours avec le fil Manhattan de la compagnie des brodeuses que m’a envoyé Zazimuth et le blanc DMC. La grille est disponible au club point de croix.

Toutes les étapes de ce SAL :

Fourchette en blackwork

Après les fleurs, le couteau et la cuillère en blackwork, voici la fourchette. Elle est aussi tirée du livre, Blackwork, technique et modèles, de Sonia Lucano, aux éditions Marabout (paru en août 2008, ISBN 978-2-501-05715-8).

J’ai donc réalisé quatre serviettes de table en blackwork :

Marque-page avec une rose rouge

Marque-page rose rouge pour ALix

Pour Alix, j’ai choisi de broder un marque-page à partir d’un modèle de rose initialement prévu pour une panière (De Fil en aiguille, Carnet de broderie n° 1, motifs anciens à broder au point de croix, octobre-novembre 2008). J’ai choisi un galon de toile Aïda écrue, et pris le fil du modèle, le DMC 815 que j’aime beaucoup. La rose est brodée en deux brins (au lieu de 3 prévus, ça n’aurait pas été avec le galon), et un fil pour la frise de cœurs. Cela donne un relief agréable à la fleur. Comme pour les autres marque-pages, j’ai thermocollé le revers.

J’ai joint un lot de boutons de Tara (qui est revenue sur la blogosphère) et une carte maison.

PS : J’ai refait ce modèle avec d’autres flis pour un petit cadeau.