Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Réutilisation d’une cravatte pour Tibilisfil

Noël 2010 pour Bidouillette, 2, une cravate à découper Il y a quelques mois, j’avais acheté un lot de cravates à la brocante Emmaüs, dans le but de me faire un sac… (en cours!). Après avoir sélectionné celles que j’utiliserai, il m’en reste quelques-unes… Comme les idées de réutilisation et de recyclage plaisent à Monique / Bidouillette / Tibilisfil, je lui en réserve une en soie…

Noël 2010 pour Bidouillette, 4, la pochette ouverte Un petit tour ici et me donne une idée: lui faire un étui à tickets de métro… le format bruxellois étant le même que celui d’Angoulême, un ticket me sert de gabarit…

I Noël 2010 pour Bidouillette, 3, la pochette fermée l m’a d’abord fallu découdre la couture d’origine au dos (faite n’importe comment, genre un point tous les 3 cm), puis recoudre le dos du bout le plus large coupé à deux fois la hauteur du ticket, à peu près…

Aïe, la soie, ça glisse, le biais posé sur le bord en haut quand on ouvre et la boutonnière ne sont pas terribles… Une petite surpiqûre pour plus de tenue, et voilà ce que ça donne.

Noël 2010 pour Bidouillette, 5, pochette et tour de cou Avec l’autre extrémité de la cravatte, j’ai bidouillé (bon, facile, le jeu de mot) un tour de cou fermé par un pin’s pour double rideau, désolée, Monique / Bidouillette / Tibilisfil, il ne tient pas très bien, tu trouveras peut-être mieux!

Enveloppe pour Bidouillette Ah, et suite à une remarque sur son blog, je me suis défoulée sur l’enveloppe! J’ai alors vu que je n’avais pas l’esprit du corbeau, pas facile de trouver des syllabes entières… Par précaution, après la photo, j’ai recouvert le tout d’une bande de large scotch transparent…

Quatre ATC pour la nouvelle année…

Noël 2010, ATC Tour Eiffel sur une grille de Mamigoz Comme promis, voici quelques finitions de ces dernières semaines… en ATC! D’abord les deux tours Eiffel brodées sur une grille de Mam’Soazic / Mamigoz et parties chez Miss Fil et Véro 21 / On se motive encore… J’ai juste ajouté Paris sous chaque tour…

Noël 2010, ATC brodées sur des grilles de lili HR (rennes et bonhomme de neige) Ensuite, les deux broderies d’après des modèles de Lili HR… Pour les rennes et le sapin partis chez Tezca, j’ai juste ajouté sur le côté un morceau de croquet vert. Pour le bonhomme de neige, qui va presque jusqu’au nord de l’ATC (de taille règlementaire, 3,5 sur 2,5 pouces, 6,4 sur 8,9 cm), j’ai juste mis un peu de colle à paillettes rouges sur les bords avant de l’envoyer chez Odine et Pat-à-Bois.

L’assassin du Banconi suivi de L’honneur des Keïta de Moussa Konaté

Couverture de l'assassin du Banconi de Konate pioche-en-bib.jpgJ’ai trouvé ce livre à l’annexe des Couronneries de la médiathèque, étant à la recherche de livres africains pour le tour du monde des livres, organisé par Livresque.

Le livre : L’assassin du Banconi suivi de L’honneur des Keïta de Moussa Konaté, collection Série Noire, numéro 2650, éditions Gallimard, 2002, 300 pages, ISBN 978-2070423492 (première édition au Mali, aux éditions du Figuier, en 1998).

L’histoire : dans les années 1990, à Banconi, un quartier de Bamako. Une première femme est retrouvée morte dans les latrines et immédiatement enterrée par ses proches. Son fils, étudiant, pense à un meurtre et voudrait une enquête, il est mis en garde par un marabout qui le menace des pires affres (ce qui commence immédiatement, en rentrant chez lui, il est arrêté et de faux billets, placés là en son absence, sont trouvés chez lui). Le lendemain, une autre femme est retrouvée elle aussi morte dans les latrines, cette fois, le commissaire Habib et son jeune inspecteur Soso se rendent sur place, le corps est emporté ) l’institut médico-légal, mais une émeute bizarre éclate. Les chefs des quatre principaux services de police sont convoqués, leur supérieur attise leur concurrence, le chef de la police politique va aller examiner les émeutiers arrêtés et essayer de trouver (sous la torture) le(s) fomentateur(s) des troubles. Le commissaire Habib a trois jours pour résoudre les meurtres et l’affaire de faux billets qui semble liée… quand un troisième meurtre est découvert, toujours dans les latrines, mais cette fois, il s’agit d’un homme. Mais qui tue ainsi à Banconi ? Cette affaire à peine résolue, une seconde arrive. Un homme est retrouvé tout gonflé dans un bassin près d’un chantier. Il est mort depuis plusieurs jours, massacré à la hache ou à la machette. Très vite, l’enquête emmène notre duo de flics dans un village en amont de Bamako, sur un affluent du fleuve Niger, tenu par une famille (les Keïta) formant clan autour de son chef… et d’une histoire de famille que l’on imagine lourde.

Mon avis : sur le plan du polar, ces deux récits sont un peu lents… mais sur le plan du portrait de la société, ce sont des petits bijoux de découverte. D’un côté, les croyances populaires, l’influence voire l’emprise du marabout, et surtout, la dénonciation de la police politique et de ses méthodes de torture. De l’autre, la vie et les secrets de famille dans un village pas si reculé, mais qui vit en clan fermé, malgré de lourds secrets de famille. Dans les deux cas, mes cours d’ethnologie (notamment sur les systèmes de parentalité) m’ont aidé à mieux saisir les subtilités du roman, le système des concessions (qui n’ont rien à voir avec une concession minière, LOL, mais une sorte d’ensemble de cases dans un enclos qui regroupe la famille polygame et est régi par un certain nombre de règles, à découvrir par exemple sur le site de Yann Arthus Bertrand), les castes et les familles nobles, les pêcheurs Bozos, les construction en banko ou banco (une variété d’adobe ou terre crue, à entretenir tous les ans, matériau utilisé pour les maisons notamment en ou pour la grande mosquée de Djenné, inscrite sur la liste de l’Unesco depuis 1988 dans le cadre du bien culturel « villes anciennes de Djenné »)… À défaut de notes, un petit lexique ou une petite annexe expliquant ces termes.

logo tour du monde en lecture Ce livre entre dans le cadre du défi du tour du monde des livres, organisé par Livresque, au titre du Mali.

Un biscornu coloré pour Anne-Marie / Brodstich

Biscornu multicolore, la broderie Comme vous le savez sans doute, Anne-Marie / Brodstich a une jolie collection de biscornu. Avec ma carte de noël, je lui ai donc brodé ce petit biscornu coloré sur un modèle proposé par Pastel 49. Je l’ai brodé avec des restes de fils…

Biscornu multicolore, la face couleurs Sur une face, il y a des taches de couleurs…

Biscornu multicolore, la face crayons Sur l’autre, des crayons multicolores. Au centre, une perle en bois.

Tours, la gare (7) : l’ancien embarcadère

Tours, l'ancien embarcadère ferrovière, carte postale ancienne Pour clôturer la visite de la gare de Tours, j’ai trouvé une carte postale ancienne montrant l’ancien embarcadère, détruit en 1895 pour être remplacé par la gare actuelle. Je pioche les informations ci-dessous dans le dossier documentaire du service régional de l’inventaire de la région Centre que je vous invite vraiment à aller consulter car il comprend de nombreux documents anciens. L’embarcadère de chemin de fer avait été construit dans les années 1845-1846 par Phidias Vestier, architecte de la compagnie des chemins de fer d’Orléans, à l’emplacement d’un bastion de l’ancien rempart. Cet architecte, né en 1796 et décédé en 1874 était issu d’une famille de peintres et d’architectes. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez essayer de trouver l’article que lui a consacré L. Vieira dans le Bulletin de la Société archéologique de Touraine en 1998 (volume 45 bis, pages 601 à 616). À Tours, il est aussi l’auteur du conservatoire, à découvrir ici dans quelques mois (oui, j’ai beaucoup de monuments à vous montrer à Tours) ou bien dès aujourd’hui dans le dossier documentaire du service régional de l’inventaire de la région Centre.

Pour les sculptures allégoriques que vous apercevez sur la carte postale, il s’agit des figures de Nantes, Tours, Paris et Bordeaux réalisées en 1855-1856 par le sculpteur d’origine autrichienne Johann Dominik Mahlknecht (1793-1876). Deux d’entre elles se trouvent aujourd’hui dans le parc du château de Taffonneau à Veigné (je ne le connais pas…). Nous n’en voyons que deux sur la carte postale, impossible de distinguer desquelles il s’agit.

Tous les articles sur la gare de Tours : l’ancien embarcadère, la façade par le sculpteur Henri Frédéric Varenne et le projet de l’architecte Victor Laloux, les allégories de Limoges et Nantes par Jean Hugues, allégories de Bordeaux et Toulouse par Jean-Antoine Injalbert, les céramiques peintes du côté nord (Carcassonne, Langeais, Chinon, Arcachon, Cahors, Luchon et, pas photographiés, Vicq-sur-Cère et Amboise), du côté sud (Azay-le-Rideau, les gorges du Tarn, Loches, Biarritz, Belle-Isle -en-Mer, Josslin, Erdeven, Saint-Jean-de-Luz et Fontarabie) et leurs signatures (Utzschneider et Compagnie, Alexandre de Geiger, Digoin, Paris, Sarreguemines, Simas, Alain Mothes).

Un nouveau dragon brodé

Un dragon brodé en bleu sur jaune Pour Cathdragon, je voulais trouver un dragon à broder qu’elle n’aurait pas déjà… Je crois l’avoir trouvé avec cette grille prévue pour le filet au crochet, je l’ai brodé avec du DMC 798. Et la finition ? Et bien, elle sera avec toute la série de finition que j’ai à vous montrer. La toile est la toile de lin jaune qui ressemble à une toile à canevas.

Capucine O a utilisé cette photographie pour me confectionner un calendrier 2012 très personnalisé.

Cronos de Linda Lê

Couverture de Cronos de Linda Lê logo du chalenge 1% rentrée littéraire 2010pioche-en-bib.jpgJ’ai trouvé ce livre à la médiathèque dans les nouvelles acquisitions… et poursuis ainsi ma marche vers le 2 % de livres de la rentrée littéraire 2010 (dans le cadre du challenge du 1 % rentrée littéraire 2010, repris par Schlabaya).

Le livre : Cronos de Linda Lê, éditions Christian Bourgeois », 2010, 164 pages, ISBN 978-2-267-02107-3 (en couverture, Objet invisible, 1934-35, de Alberto Giacometti).

L’histoire : à Zaroffcity, une cité imaginaire à une époque non précisée. La terreur règne, sous le contrôle du dictateur intronisé après un coup d’État et qui se fait appeler le Grand Guide, et surtout de son ministre de l’Intérieur, Karaci, surnommé la Hyène. Au sein du palais, l’appartement de sa femme Una, fille d’un astronome et qui se refuse à lui, qui n’apparaît même que rarement à ses côtés, quand les menaces de s’en prendre à son père, devenu sénile, se font trop pressantes. D’un côté, les opposants, qui peinent à s’organiser, sont exterminés sans pitié, de l’autre, les opportunistes, collaborateurs et flagorneurs. Una tente d’écrire clandestinement à son frère qui a réussi à fuir la ville et est comédien dans une cité voisine. Un jour, un orphelin réussit à se faufiler dans son appartement, à changer la vie de Una et de son père… Comment fait-il pour entrer sans se faire prendre pas les gardes? Comment Una réussit-elle à entrer en contact avec les opposants et à se rendre à leurs réunions? Le régime de terreur réussira-t-il à se maintenir?

Mon avis : le roman alterne un chapitre sur deux le récit de la vie dans la cité et en alternance, une lettre de Una à son frère Andréas, qui a réussi à fuir dans une ville voisine. Pour l’essentiel, c’est le récit d’un éternel recommencement des régimes totalitaires, entre terreur, flagornerie, collaboration, résistance. En parallèle, la déchéance physique et surtout mentale du vieux père est très émouvante. Mais certains chapitres qui relatent crûment les exactions et les meurtres par le régime m’ont franchement gênée. Trop violent, trop abrupt, et en même temps décousu, d’une exécution à l’autre. C’est un livre court, vous ne perdrez pas beaucoup de temps à le découvrir par vous même, quitte à l’abandonner ou à sauter ces chapitres.

De la même auteure, j’ai aussi lu A l’enfant que je n’aurai pas, Lame de fond et Œuvres vives.

Deux modèles de Magali / Lili HR

Noël 2010 par Lili HR, le bonhomme de neige Il y a quelques semaines, Lili HR avait proposé un échange d’ATC pour noël : elle m’avait envoyé cette merveille et de mon côté, je lui avais envoyé ce sapin. Très généreusement, Lili HR a partagé avec ses lectrices (bon, les lecteurs aussi, mais ils doivent être minoritaires) les grilles qu’elle a créé pour cet échange. J’en ai brodé deux sur une chute de toile Aïda vert pâle. Pour les finitions, un peu de patience (à découvrir maintenant ICI)… Mais déjà, le bonhomme de neige et ses sapins rouges sont partis chez Odine et Pat-à-Bois. Capucine O a utilisé cette photographie pour me confectionner un calendrier 2012 très personnalisé.

Noël 2010 par Lili HR, un sapin entouré de rennes Pour le sapin encadré de deux rennes, j’ai pris des fils de Annick Abrial / les fils de morphée, acheté au salon de Moncoutant 2010, terre brûlée pour les rennes et sapin des Vosges pour le sapin… Les décorations du sapin et les étoiles sont en fil métal (rouge, doré et argent), toujours aussi pénible à broder, mais le résultat est pas mal… Ils sont partis chez Tezca.

Ma broderie du 1er janvier à mi parcours

Projet de janvier 2011, à mi parcours Voici l’avancée de ma broderie du 1er janvier, sur un kit acheté au salon de Moncoutant 2010 à Bois Joli. J’ai fini le tour du couvercle du pot, à peine commencé l’écriture à réaliser en 1 fil sur 1 fil, et pas attaqué les étiquettes…

PS: j’ai maintenant terminé la broderie, il reste la finition…

Toute l’aventure de ma broderie du 1er janvier 2011

Noël 2010 pour Petite Fée Nougat

Noël 2010 pour Petite Fée Nougat, le tissu Au salon de à Magnac-sur-Touvre, j’avais trouvé un tissu avec des fées que je réservais notamment à Petite fée Nougat. Alors, même si elle ne voulait rien recevoir pour noël, j’ai quand même envoyé ce que j’avais prévu… avec une petite carte maison.

Noël 2010 pour Petite Fée Nougat, les deux carrés matelassés J’ai d’abord matelassé à la main deux carrés bien cadrés, en quiltant le long des motifs…

Noël 2010 pour Petite Fée Nougat, la trousse Puis j’ai assemblé les deux morceaux pour en faire une trousse. J’ai ajouté une carte maison et des autocollants sur le thème des fées.

PS: je suis un peu en retard pour le passage sur les blogs des ami(e)s, pour diverses raisons… Mais je me cultive, hier soir, j’étais à une conférence de Frédéric Epaud sur les charpentes romanes et gothiques du bassin parisien, j’ai appris plein de choses! La conférence sera bientôt en ligne sur le site de l’espace Mendès-France à Poitiers…