La nouvelle chasuble bleue de Maryse

Aujourd’hui, je laisse la parole à Maryse… qui a une vision un peu personnelle de la réduction du rythme côté tricot et crochet pour ménager ses doigts et éviter de désagréables douleurs… Remarquez au passage qu’elle a aussi choisi le bleu pour le bracelet et le collier, mais caché son rouge préféré sur sa broche! Je lui laisse la parole 😉

Chasuble bleue
Coton Katia Bari: 8 pelotes
Jersey et point mousse
Finitions au crochet

Détails de la nouvelle chasuble bleue de MaryseNon, ce n’est pas pour Véronique bien que le bleu soit sa couleur de prédilection, mais bel et bien pour moi, ce qui est original en ce qui me concerne 🙂

Concilier tendinite et tricot n’est pas facile, il faut donc ruser. D’où l’idée d’utiliser les aiguilles courtes en bambou (cadeau de Véronique pour Noël) et de tricoter des morceaux étroits pour éviter des mouvements et des poids trop importants. Ainsi on peut travailler les bras le long du corps en les bougeant un minimum.
Donc un modèle Katia a attiré mon attention: c’est une chasuble tricotée en coton de 4 couleurs que l’on réalise en morceaux séparés et que l’on coud ensuite. Deux grands rectangles identiques composés de petits rectangles et le jeu des rayures se fait tout seul. J’ai un peu triché car je trouvais les rayures trop régulières parfois, alors j’ai tricoté avec deux pelotes que j’ai mélangées. Je trouvais que les bordures qui n’étaient pas faites au point mousse avaient tendance à rouler, alors j’ai fait deux rangs au crochet avec un coton bleu clair plus fin: un rang de mailles serrées et un rang de point d’écrevisse. Un petit coup de pattemouille sur les coutures et le tour était joué.

La nouvelle chasuble bleue de MarysePas de manches, les morceaux sont assez amples et retombent sur les bras, ce qui donne une certaine souplesse et permet de bouger avec aisance quand il fait chaud sans que ça colle sur la peau. J’attends le moment propice pour la porter, quelques degrés supplémentaires seraient les bienvenus toutefois.

 

Un étui à miroir

Etui à miroir, à l'enversLors du dernier salon de Moncoutant, où j’avais présenté ce kimono au concours, j’étais revenue avec quelques petits achats, dont un minikit de Les Brico’lises. Je l’ai emporté en vacances à Brive-la-Gaillarde, puisqu’il se réalise sans machine à coudre et ne prenais pas beaucoup de place. Bon, finalement, les coutures auraient été plus rapides à la machine, mais la couture à la main est un assez bon exercice pour ma vue pas encore normale. A l’ombre d’un arbre, j’ai pu constater que le jeu de la lumière entre les feuilles était un obstacle qui restait important, mais je suis venue à bout de ces petites coutures… Une doublure en tissu, un morceau de croquet, de la toile enduite… Pour une fois, les explications sont claires, mais le modèle est simple (rien à voir avec le  – presque terminé mais il faut que je vous montre tout étape par étape – ou le haricot magique).

Etui à miroir, terminéUn retournement, et voilà le travail! Bon, côté miroir, je ne sais pas encore si je colle le tissu du kit ou une photographie ou un découpage de magazine…

Grenouille… avec pattes arrière aussi!

La grenouille au tricot avec ses "accessoires"Après une petite pause, me voici de retour… Je suis allée au spectacle, au cinéma, j’ai lu (romans et BD), bref, j’ai plein de choses à vous raconter!

Avant de démonter la grenouille où je me suis trompée, voici les « annexes », pattes arrière (et oui, Vinvella, elle en aura!), la langue et les yeux…

Assemblage de la grenouille mal tricotéeA cette étape, je ne m’étais toujours pas aperçue de mon erreur et il va falloir que je démonte la partie au-dessus de l’ovale vert foncé… C’est en voulant fixer la langue sur le corps que j’ai vu que ça ne pouvait pas coller. J’ai donc appelé la créatrice, Elfie tricot, au secours, elle m’a renvoyé des explications mais je n’ai pas encore essayé de défaire et refaire la partie haute du corps. Pénélope est fainéante 😉

Il s’agit de la fiche marionnette grenouille achetée à Nans il y a un an… A suivre…

Et pour les gourmand(e)s, voici les chocolats noirs!

Trois chocolats noirs en feutrineChocolats blancs, chocolats au lait… et pour les vrais gourmand(e)s, voici les chocolats noirs! Enfin, pas noirs de noirs, des chocolats fourrés… non, pas à la praline, à la bourre synthétique, moins digeste 😉 Présentés ici sur une pochette offerte par Milkinise / Anne-Lise dans laquelle j’avais emporté mon petit matériel en week-end prolongé en Corrèze il y a une dizaine de jours.

Huit chocolats en feutrineComme pour les précédents, broderie au point de Boulogne et assemblage au point de feston. Le tout dans un kit présenté avec les Chocolats blancs. Il reste plus de la moitié de la feutrine, du fil et du fil à broder, je peux en faire d’autres, et surtout présenter les premiers avec les accessoires fournis… A suivre!

A part les CRS et les costards, il y a quelqu’un à Poitiers? Congrès du PS, jour 1…

Congrès du PS à Poitiers, 5 juin 2015, déploiement de CRSCela n’a pas dû vous échapper, le PS tient son congrès à Poitiers… enfin, au parc des expositions, à l’extérieur. « Alors, tu sors de ta léthargie bloguesque, tu nous racontes??? »… Oui, allez, fidèles lecteurs et autres, voici ce que j’ai vu en ville aujourd’hui… D’abord, un déploiement des forces de l’ordre comme je n’en ai pas vu en 20 ans que j’habite ici, sauf lors de très rares événements … petits rappels pour les étourdis : voir les expressifs 2009 (gâchés par les casseurs) et le résultat ; une évasion du palais de justice (sur cet article, vous aurez plein de liens pour découvrir la ville et une carte cliquable du centre-ville) ou encore lors du procès en appel des faucheurs volontaires d’OGM (dont José Bové). Ces derniers jours, nous avons aussi eu droit au vacarme des hélicoptères et aux sirènes des forces de l’ordre (bien inutiles, les rues sont désertes, comme vous le verrez sur les photographies suivantes, prises en pleine journée).

Congrès du PS à Poitiers, 5 juin 2015, grève des busJe ne peux pas vous rendre compte de ce qui se passe du côté du parc des expositions, car le réseau de bus est en grève, sauf les quelques lignes non gérées par Vitalis (notre régie de transport)

Congrès du PS à Poitiers, 5 juin 2015, bus pour les congressistes… et quelques bus extraits sans doute la veille du dépôt et conduits par des cadres pour ce que j’en ai vu. Et oui, les congressistes ont droit à des bus doubles quand les usagers marchent ou patientent dans des abribus ou au soleil… D’autres manifestations sont annoncées, mais plutôt vers le parc des expositions, ça va se bousculer en ville!

Congrès du PS à Poitiers, 5 juin 2015, congrès du PS vu par M. MoutonNotre facétieux Monsieur Mouton (pour les non initiés, suivre le lien vers revoir l’index des précédents moutons… quelques exemplaires ont échappé à la vigilance policière) voit un mouton en costard-cravate derrière la petite lucarne télévisée… ah non, c’est un selfie! Il est à la mode 😉

Congrès du PS à Poitiers, 5 juin 2015, militants en centre-ville, vestes par 30° à l'ombreIl ne croyait pas si bien dire, car à quoi reconnaissait-on un congressiste du PS dans les rues en fin de matinée? C’est le seul à rester en costard par presque 30° à l’ombre, traînant sa valise voire portant un sac à dos sur un veston (si, si, look assuré!), j’ai rarement vu autant de chemises blanches, cravates noires (ou rouges… bizarre) et vestes dans toutes les nuances de gris par cette chaleur! Certains ont quand même fini par la tomber, la veste… Même les poulets avaient opté pour la chemisette et la casquette, enfin, pour la police municipale, la nationale habituelle ou les gendarmes au palais de justice, les renforts étaient bien plus couverts… On croisait aussi des journalistes nationaux, caméra au pied, ou étrangers, cherchant la rue « car note » (oui, bon, c’est pas sympa de se moquer des accents… la rue Carnot, j’ai eu un instant d’hésitation quand même, et ce n’est pas dû à mon cerveau un peu en vrac). Ouille, vite, vive la COP21 contre le réchauffement climatique sponsorisée par les plus grands pollueurs de France et de Navarre!

Congrès du PS à Poitiers, 5 juin 2015, détournement de une de la presseBon, alors, il se passe quoi en ville? Pas grand chose, un peu d’humour avec des affichettes qui détournent les annoncent quotidiennes de la presse locale, la Nouvelle République étant devenue « La Nouvelle Raie Publique » avec des titres accrocheurs pour inciter à acheter la dernière édition:

Coup de théâtre : le congrès du PS déplacé à Notre-Dame-des-Landes ;L’incroyable coming out de hollande : « j’ai toujours été de droite » ; Congrès du PS: « le libéralisme est un humanisme » ; Révélation Hollande : « j’ai un frère jumeau socialiste »…

So, what else??? Et bien, pas grand chose. La presse (la vraie) a annoncé que Poitiers le Centre (fédération des acteurs économiques) avait lancé une grande campagne d’affichage plutôt rigolote… « Les 5 et 6 juin lâchez la politique : visitez les agents économiques ». En fait de grand succès, je l’ai vue sur la boutique de la trésorière et deux de ses voisins…

Congrès du PS à Poitiers, 5 juin 2015, boutique du président de Poitiers le Centre… mais nulle part ailleurs, même pas sur la boutique du président (ni le midi, ni à 17h)! [je vous avais montré à la fin de voir ce précédent article  un détail pour les marques de montage des pans de bois]. Ceci dit, les retombées économiques de ce congrès nous sont annoncées de 1 à 2,5 millions d’euros. Ce midi, les restaurants n’ont cependant pas tous fait le plein, beaucoup d’habitués ont pensé qu’ils seraient pris d’assaut et en fait, il y avait peu de monde. En revanche, les bons restaurants et les salles municipales ont été réservés ce soir.

Congrès du PS à Poitiers, 5 juin 2015, bacs de plantes vertesNous avons aussi droit à des bacs de fleurs et plantes vertes, ça change du tout minéral du centre-ville désert…

Congrès du PS à Poitiers, 5 juin 2015, vers le monument aux morts à 17hcomme vous le voyez aussi ici, devant le monument aux morts de 1914-1918. Ah oui, la campagne de publicité créée il y a deux ou trois ans pour le métro parisien est aussi revenue…

Allez, à suivre… Je sortirai peut-être en début de soirée quand il fera moins chaud…

Tricot surprise (3), une grenouille

Grenouille au tricot, le corps et les mainsD’abord un grand merci à mes fidèles lecteurs / lectrices, surtout aux blogueurs / blogueuses chez qui je suis peu passée ces dernier temps. Je vais prendre un peu de temps pour passer chez chacun(e) dans les prochains jours. En tout cas, j’ai bien ri aux commentaires sur mon tricot surprise… Certes, un dragon vert, j’ai déjà fait, mais en couture pour Cathdragon. En revanche, l’idée du koala vert avancé par Luna, je ne m’y attendais pas 😉 Mais elle a visiblement bien plu aux commentatrices suivantes!

Vous voyez mieux maintenant, avec les pattes du haut… A cette étape, je ne me suis toujours pas aperçue de mon erreur et il va falloir que je démonte la partie au-dessus de l’ovale vert foncé… Il s’agit de la fiche marionnette grenouille de Elfie tricot, achetée à Nans il y a un an… A suivre…

Nos femmes, de Richard Berry

Affiche de Nos femmes, de Richard BerryIl y a déjà une quinzaine de jours que je suis allée voir au cinéma, sur les conseils d’une amie, Nos femmes, de Richard Berry. Le film est adapté d’une pièce d’Éric Assous, créée en 2013 au théâtre de Paris par et avec Richard Berry, accompagné de Daniel Auteuil et Didier Flamand, remplacés en tournée par Jean Reno et Patrick Braoudé.

Le film : à Paris de nos jours. Amis depuis 35 ans, Max [Richard Berry], Paul [Daniel Auteuil] et Simon [Thierry Lhermitte] ont réussi dans la vie, les deux premiers comme radiologue et rhumatologue, le dernier comme coiffeur à la mode. Ils se retrouvent chaque année pour des vacances et célibataires et régulièrement le soir pour des parties de carte. La nouvelle soirée doit avoir lieu chez Max, appartement nickel, disques du bas en haut des murs. Avec Paul, il s’impatiente du retard de Simon. Le voici qui finit par arriver, avalant coup sur coup des verres d’alcool fort. Il dit s’être disputé avant de partir avec sa femme, Estelle [Pauline Lefèvre], qu’il a fini par étrangler et qu’il a laissée pour morte ! Il supplie ses deux amis de lui fournir un alibi… avant de s’endormir, abruti par les calmants qu’il a avalés comme des bonbons.

Mon avis : j’ai trouvé ce film très « lourdingue », s’il a sans doute fait rire les acteurs au cinéma comme au théâtre, il ne m’a pas fait rire du tout, j’ai oscillé entre ennui et affliction. Alors que les violences faites aux femmes sont un vrai sujet à traiter au cinéma, ici, on assiste à un film de potaches qui banalise complètement cette question et ne fera pas avancer la cause des femmes battues et de toutes celles qui meurent sous les coups de leur mari (une femme meurt sous les coups de son mari tous les trois jours en France, deux hommes sous les coups de la conjointe par mois… et je n’ai trouvé qu’un homme tué par son conjoint depuis le mariage pour tous). Certes, il est possible de rire de tout (ou de beaucoup de choses), mais là, la présentation est vraiment trop « déculpabilisante » pour les maris violents. Surtout que finalement, laissée pour morte, la femme est allée porter plainte, ce n’était donc pas si grave??? Affligeant! Il paraît que le sujet du film est plutôt jusqu’où peuvent aller de vieux amis, mentir à la police, couvrir un ami? Une suite de bons mots (et encore, bons mots, ça se discute) ne fait pas un bon film… Bref, pas drôle du tout, le trio a mal vieilli !

Des chocolats… sans risque pour le maillot de bain!

Kits de douceurs en feutrineIl y a quelques semaines, ma soeur me demandait s’il y avait, chez un spécialiste de faillites et fins de série, des produits en feutrine Artémio: il n’y en avait pas dans le magasin le plus proche de chez elle. Je suis revenue avec une forêt noire, des hamburgers, un service à thé et des chocolats…

Le contenu du kit chocolatsJ’ai aussi pris une boîte de ces derniers pour moi. A l’intérieur, des explications succinctes, un patron grandeur nature, de la feutrine, du fil à coudre, du fil à broder, des aiguilles, de la bourre, une boîte en carton, des caissettes en papier et un ruban pour les présenter joliment…

Chocolats blancs en feutrineJ’ai attaqué par les chocolats blancs 😉 Pas de difficulté pour la découpe. Pour la broderie, le point n’est pas précisé. J’ai hésité entre le point de tige et le point de Boulogne. J’ai finalement opté pour ce dernier, avec les 6 fils du coton à broder et du fil à coudre pour les petits points perpendiculaires. J’ai mis un petit point de colle à chaque extrémité.

Pour l’assemblage des pièces, j’ai choisi les points de feston, pour lesquels j’ai une « grande expérience » maintenant avec le  et le haricot magique et notamment la fixation des lettres.

Chocolats blancs en feutrine dans leur caissetteA suivre avec le reste de la boîte! Ceux-ci sont déjà très présentables!

Tunique en coton de Maryse

Tunique de Maryse, en coursEn regardant les couleurs, mes fidèles lectrices sauront que ce n’est pas ma réalisation… la parole à Maryse donc, que j’avais réussi à surprendre avec son ouvrage alors qu’il ne lui restait déjà que le dernier rang à faire. Aurait-elle trop fréquenté les protohistoriens charentais (Emmanuelle???) ou autres… pour le choix de la fibule?

Tunique en coton

Coton Phildar: Phil coton 3, coloris écru, mandarine, acajou et melon
Points de croisillon et mailles serrées: un rang de chaque en alternance
Crochet n°3

Modèle Phildar pour la tunique de MaryseL’été qui est en vu (optimisme oblige !!!) m’a donné envie de faire quelque chose en coton. Une petite visite chez Phildar pour voir et un modèle très coloré a attiré mon attention: un petit pull rayé en bandes d’égales largeurs. Point en croisillon ou en forme d’X. Idée sympa. Mais j’ai choisi des coloris différents du modèle, sauf l’acajou que j’ai conservé.
Et c’était parti!
Très vite, je me suis rendu compte que les rayures dans le sens de la largeur n’étaient pas très amincissantes.

Alors j’ai décidé de les mettre verticalement et de faire cette tunique réalisée en un seul morceau.

Tunique orange, au crochet, de MaryseDeux coutures pour les épaules faites en mailles serrées sur l’envers; un rang de mailles serrées pour l’encolure et deux pour les emmanchures; des rangs de brides simples pour la bordure. Et pour fermer? J’ai tenté des boutons: trop lourds, et sur du coton ajouré, pas faciles à fixer. Donc j’ai opté pour cette broche de type fibule (les archéologues apprécieront) qui permet de fermer la tunique comme on veut ou qui peut être seulement décorative si on veut la porter ouverte. En fait, du modèle initial, je n’ai gardé que le point de croisillon et le principe des rayures. Vivement qu’il fasse chaud pour la porter! Je l’ai faite assez vite et depuis j’ai mal aux doigts de la main droite, une tendinite en quelque sorte! 🙁