Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Papier de Zazimuth

Les papiers de Zazimuth Le facteur et mon concierge, qui monte le courrier chez moi ,m’ont apporté plein de choses sympathiques ces deux derniers jours. D’abord, une carte postale de Chantal / Artscor83, qui organise le SAL à la poursuite des souris dont je vous ai montré la sixième étape lundi.

Il m’a aussi livré les instructions pour le SAL organisé par Muriel, sur le thème de bonbons, qui commence vendredi et aura lieu les vendredis et mardis.

Christiane m’a envoyé de son côté les instructions pour fabriquer un carreau de dentellière portatif. Je vais donc pouvoir mener les phases préparatoires au lancement de l’aventure de la dentelle… d’autant que le libraire a reçu mon livre (Bijoux aux fuseaux, de Magali Demelle Déboudard, publié chez un de mes éditeurs préférés pour les loisirs créatifs, L’inédite. Ça sera pour mes vacances, qui commencent vendredi soir.

Détail des papiers de Zazimuth Et enfin, de la part de Véronique / Zazimuth, qui fait plein de papiers maisons, de recyclages en tous genres et de récupérations et détournements d’objets, sont arrivés quelques échantillons de ses papiers maisons. L’enveloppe contenant mes papiers recyclés est partie ce matin, alors chut… Je vous montrerai ce que j’ai envoyé quand le colis sera arrivé à destination. En attendant, voici les papiers de Véronique / Zazimuth, ils ont des épaisseurs, des textures variées, plein d’inclusions, très sympas donc ! Je vous mets aussi une photo de plus près de quelques uns d’entre eux. Et puis, sa filleule fait aussi du papier, voir le Monde d’Isa.

Un grand merci à vous toutes, et à toutes celles qui me laissent de gentils commentaires (et aussi aux rares messieurs qui osent laisser un petit mot). Et en particulier à Cath / Cathdragon qui a posté hier le 750e commentaire hier soir. La prochaine surprise à celle (celui ?) qui postera le millième commentaire…

Lecture : Double Blanc, de Yasmina Khadra

Couverture du quattuor algérien de Yasmmina Khadra Petit rappel : les éditions Gallimard (collection Folio policier, n° 510, 2008, ISBN 978-2-07-035755-0 ) ont eu la très bonne idée de rééditer pour cet été sous le titre Le quatuor algérien quatre enquêtes du commisaire Llob, par Yasmina Khadra (pseudonyme de Mohamed Moulessehoul, voir sur le site officiel de l’auteur l’explication de ce pseudonyme). L’auteur a choisi la forme du roman policier pour dénoncer le terrorisme des années 1990, et surtout ses causes sous-jacentes, dont la corruption généralisée que tente de combattre le commisaire intègre Brahim Llob, ancien combattant de la première heure lors de la guerre d’indépendance. Les histoires sont éditées ici dans l’ordre du récit, et non dans l’ordre de parution. Il s’agit dans l’ordre de :
La part du mort, édité pour la première fois aux éditions Julliard en 2004 puis en 2005 dans la collection Folio policier, dont je vous ai parlé il y a quinze jours ;
Morituri, édité pour la première fois aux éditions La Baleine en 1997 puis en 1999 dans la collection Folio policier et adapté au cinéma en 2007 par Okacha Touita et dont je vous ai parlé la semaine dernière ;
Double blanc, édité pour la première fois aux éditions La Baleine en 1998 puis en 2000 dans la collection Folio policier ;
L’automne des chimères, édité pour la première fois aux éditions La Baleine en 1998 puis en 2000 dans la collection Folio policier.
Il n’y a pas de traducteur pour ces livres, Mohamed Moulessehoul écrit en français, il justifie son choix sur son site officiel. C’est également un ancien officier de l’armée algérienne, né en 1955, donc trop jeune pour avoir participé la guerre d’indépendance, mais qui a participé activement à celle contre le terrorisme. Son père a néanmoins rejoint l’ALN (armée de libération nationale) et est donc un résistant de la première heure, comme le commissaire Llob, héros de ces quatre romans (noirs plus que policiers). Il vit en France avec sa famille depuis 2001.

Aujourd’hui, je vous parle donc de Double Blanc.

Le début de l’histoire : Ben Ouda, diplomate, est sauvagement assassiné alors qu’il venait de rencontrer son ancien camarade de maquis, le commissaire Llob. Avant de mourir, il a tracé dans avec son sang les lettres HIV. Son jeune compagnon ne le supporte pas et se suicide du cinquième étage. HIV pour SIDA donc ? Pas sûr… Sur fond de guerre des polices et de terrorisme à son apogée, qui décime militaires, policiers, artistes, enseignants, écrivains etc. Il éloigne sa femme et ses enfants d’Alger, pour ne pas leur faire prendre de risque supplémentaire. Un nouveau flic fait son apparition dans l’équipe, en remplacement de celui qui a été victime d’un attentat dans Morituri. Si le commissaire reste incorruptible, il finit par se livrer à des actes de torture contre des suspects.

Mon avis : ce roman est peut-être encore plus noir que les précédents… et dérangeant par l’accumulation des actes atroces des terroristes mais aussi des ripostes des forces de l’ordre.

Post-scriptum : depuis la rédaction de cet article, j’ai aussi lu Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina Khadra, paru fin août 2008, La longue nuit d’un repenti, Les hirondelles de Kaboul et La rose de Blida.

Etui à mouchoirs pour Diedouchka

Le verso de l'étui à mouchoirs terminé Le verso de l'étui à mouchoirs

J’ai préparé soigneusement pendant plusieurs semaines le colis pour Diedouchka/ Marie-Paule. Je vous montre au fur et à mesure les objets qui composaient le colis envoyé dans le cadre du PIF qu’elle a organisé et pour lequel elle m’avait envoyé tout ça.

Aujourd’hui, voici l’étui à mouchoirs en patchwork.

Le modèle : tiré de Martine Routier, Patchworks utiles. Sacs, pochettes, accessoires, aux éditions Didier Carpentier (2005, ISBN 2-84167-132-1).

Le matériel : une chute de tissu blanc cassé et moucheté (utilisé pour un garde-manger en tissu, il m’en reste un grand métrage), un tissu bleu foncé, du fil blanc cassé, du fil rouge (pour quilter), du biais rouge, un peu de molleton, un bouton bleu.

La réalisation
: j’ai fait les coutures à la main, en suivant le modèle, mais j’ai rabattu les coutures vers l’intérieur comme je l’avais fait pour le jeu de scrabble, avant de mettre la doublure et de quilter.

Le verso de la partie infréieure de l'étui en cours d'assemblage L'étui en cours d'assemblage

Tout le PIF avec Diedouchka :

Sixième étape du SAL A la poursuite des souris

Sixième étape du SAL à la poursuite des souris Voici le résultat de la sixième étape du SAL à la poursuite des souris organisé par Chantal / Artscor83. La grille est extraite du magazine Mains & Merveilles, point de croix de novembre-décembre 2007, création de Florence Grall. Il s’agissait de broder le grand chat… Chantal est toujours en vacances, mais elle nous a donné nos devoirs pour les deux prochaines étapes.

Pour retrouver les autres participantes, voir le blog de Chantal / Artscor83 ou la liste sur mon blog.

Retrouvez toutes les étapes de ce SAL :

Les six premières étapes du SAL à la poursuite des souris

Papier de brodeuse

Papier avec fils en filigranes Il y a quelques jours, Zazimuth présentait un papier avec des inclusions de fils. Il ressemble étrangement à celui que j’ai fait il y a quinze jours avec mes petits bouts de fils accumulés dans ma poubelle à fil… En fait, au deuxième, en version bleu pâle.
Papier avec fils apparents, pas très joli Pour la première tentative, j’avais mis le papier dans la pâte préparée comme d’habitude. Mauvaise idée, cela a fait des filigranes, pas ce que je voulais (première photo). Pour le deuxième essai, dans le même bain, j’ai posé les fils sur la pâte au moment de l’étirer.
Cuve de pâte à papier et positionnement des fils Cela me plaisait mieux, même si là, j’avais mis des fils trop longs (deuxième photo). J’ai donc préparée une nouvelle pâte avec des papiers colorés en bleu (recyclage d’enveloppes à intérieur bleu). J’ai posé trois planchettes sur ma cuve (troisième photo). Sur les deux premières, la pâte à papier encore fraîche s’égoutte pendant que je pose délicatement dessus des petits fragments de fils. Avec les doigts mouillés, ça colle. Puis je presse la feuille comme d’habitude.
Le papier avec ls fils, une fois sêché C’est beaucoup mieux (quatrième photo), qu’en pensez-vous ? Comme je n’ai pas mis de colle dans cette pâte, je ne pourrai pas écrire dessus, mais cela sera très bien en éléments de carterie.

Les nouvelles du jour

Filets sur les framboisiers Depuis que je suis rentrée de mon jardin, impossible de me connecter en tant qu’administrateur à Overblog, je ne sais pas quand je pourrai publier cet article ce soir… ni quand je pourrai répondre aux commentaires des blogueuses du même réseau. Il y a aussi des problèmes d’affichage de certaines images dans les anciens articles. En attendant, je prépare quelques autres articles. J’ai terminé ma sixième étape du SAL à la poursuite des souris organisé par Chantal / Artscor83. Mais chut, Chantal a dit que c’était pour demain… Un peu de patience ! Sinon, au jardin, j’ai recouvert mes framboisiers d’un filet à oiseaux, mangé mes deux premières tomates cerises qui étaient presque mûres l’autre jour, les laitues ont bien repris. Pour mes vacances dans une semaine, je pourrai aller picorer tout en lisant et brodant à l’ombre !

Les deux premières tomates bien mûres

Dentelle, ça se précise

Les fuseaux emmêlés Mon envie d’apprendre la dentelle continue de grandir. Ces derniers jours, je suis allée à la pêche aux informations.

Il y a quelque temps, j’ai acheté des fuseaux (encore emmêlés sur cette photo), puis je suis entrée en contact avec Bidouillette et me suis inscrite à sa communauté de dentellières, croisons les fils.

Je n’ai pas encore reçu le livre Bijoux aux fuseaux, de Magali Demelle Déboudard, publié chez un de mes éditeurs préférés pour les loisirs créatifs, L’inédite. Je pardonne à mon libraire, il avait en stock Broderie Hardanger, de Frédéric Marfang, chez le même éditeur… et qui a donc rejoint ma bibliothèque.

De site en blog, j’ai trouvé plein de sites :

– d’abord, allez voir toutes les copines de Bidouillette sur son blog ;

le site des dentellières, signalé par Bidouillette, avec des tas d’adresses d’associations, de rencontres, de stages, de musées et autres ;

Christiane a réalisé un très joli carreau de voyage. Elle va m’envoyer le patron, ce sera une de mes activités de vacances, il me faut bien un carreau pour pouvoir débuter la dentelle, ne ratez pas ses réalisations sur son blog ;

un site très complet sur la guipure et plein de trucs et astuces, des pas à pas pour de très nombreux points ;

Sylvine, dont le blog n’a pas eu d’article depuis mai 2007, mais qui présente notamment des carreaux et un pas à pas pour un carreau plat ;

fils et dentelles, qui présente des réalisations au jour le jour ;

Alienor a comme moi acheté récemment un lot de fuseaux et souhaite se lancer aussi ;

– et plein d’autres !

Exposition Davide Balula à Poitiers (Confort moderne)

La galerie du Confort moderne à Poitiers Le Confort moderne à Poitiers est un lieu de culture ouvert depuis 1985. Il comprend une salle de spectacle (surtout des musiques actuelles), des anciens garages aménagés en salles de répétition pour les groupes, une galerie/salle d’exposition. Il abrite aussi une fanzinothèque. Je suis donc allée voir samedi dernier après-midi avec un ami l’exposition Le Lac, le mensonge de Davide Balula, qui est présentée actuellement. À part les jours d’inauguration et de concerts, le lieu est désert, une jeune fille avec un livre est là pour nous accueillir. Je suis plutôt sensible à l’art contemporain, plus rarement à celui présenté au Confort moderne. Cette fois-ci encore, il faut vraiment s’accrocher pour ne pas éclater de rire (de dépit) en visitant l’exposition. Vous aurez ici un aperçu de quelques-unes des œuvres, et le dossier de presse en pdf.

La salle de spectacle, le bar et la fanzinothèque du confort moderne Comment parler de l’exposition ? Can’t remember the speed of the blast est un grand cadre en métal, sous lequel sont déchiquetés des morceaux de papier rouge, avec une forte odeur de cordite dans l’air… En fait, l’artiste a fait exploser sur le cadre plein de pétards, dont il ne reste que les emballages rouges. Dans La grippe, si vous ne l’avez pas avant, vous l’aurez après : vous passez dans une pièce genre sauna mais vide à 40°, puis dans une autre à 4°. Quant aux orties, présentes dans deux œuvres différentes sensées leur apporter du bien-être, elles se meurent lamentablement. Si vous avez du temps à perdre ou si vous voulez quand même voir ce lieu, c’est à Poitiers, faubourg du Pont-Neuf, jusqu’au 31 août, du mercredi au dimanche, de 14h à 19h. Surtout, n’oubliez pas de prendre le dépliant à l’entrée, sinon, tout vous sera encore plus hermétique. Le catalogue est cher (25 euros) pour ce qu’il est, format carré, mal broché si l’on en juge à l’état de l’exemplaire de consultation.

Pour aller plus loin, voir une vidéo de 1985 de France 3 sur le site de l’INA.

Meuble pour tampons, deuxième étape

Meuble pour les tampons, deuxième étape avec les tablettes Voici un autre article, plus positif que l’exposition Balula : je vous montre l’avancée de mon meuble pour les tampons.

Voici le matériel utilisé jusqu’à maintenant : du carton de récupération à doubles cannelures, du papier de récupération (kraft d’enveloppes pour les collages solides, un vieux télérama pour l’habillage sommaire), de la colle à papier peint.

Le montage : pour les deux côtés et l’arrière, j’ai collé sur une plaque aux dimensions souhaitées des petits tasseaux en carton de 3,5 cm de haut (2,5 pour le futur tiroir du haut). J’avais déjà utilisé cette méthode pour mon meuble à revue. J’ai ensuite assemblé la base, les côtés et l’arrière. Pour les  » tablettes « , je les ai recouvertes de papier de magazine, entièrement sur la face inférieure et en laissant 2 cm sur les côtés et le fond pour la face supérieure. J’ai laissé séché sous presse, c’est-à-dire sous une planche couverte de volumes d’encyclopédie. Ensuite, en commençant par le bas, j’ai glissé la tablette, je l’ai fixée avec du kraft encollé. Après séchage, j’ai remis une couche de papier de magazine. Puis j’ai fait de même avec la tablette suivante, jusqu’au plafond. Ensuite, j’ai retourné le meuble et remis un collage entre la face inférieure des tablettes et les côtés, au cas où… Même si je pense qu’avec le collage des faces supérieures et les rainures, cela aurait été suffisamment solide. Certaines tablettes, dont les cannelures étaient plus fines, cintrent un peu, mais cela devrait s’arranger quand les tiroirs seront en place. Je ferai l’habillage des faces extérieures et du rebord visible des tablettes à la fin.

Pour la suite, il me reste surtout à faire les tiroirs. Je vais aussi les assembler en carton de récupération. Là, il faut que j’attende mardi pour en avoir assez ! Chaque tiroir mesurera 28 cm sur 38 environ, pour un peu moins de 3 cm de hauteur (pour tenir compte de l’épaisseur du fond du tiroir). Affaire à suivre donc.

La photo a été prise sur mon balcon (… en réponse à une question que j’ai reçue précédemment)…

Biscornu monté en porte-clef pour Diedouchka

Broderie pour le biscornu de Diedouchka J’ai préparé soigneusement pendant plusieurs semaines le colis pour Diedouchka/ Marie-Paule. Je vous montre au fur et à mesure les objets qui composaient le colis envoyé dans le cadre du PIF qu’elle a organisé et pour lequel elle m’avait envoyé tout ça.

Dans la boîte, j’avais mis un biscornu réalisé d’après une grille téléchargée sur le site les petits bonheurs de Miss T, brodée sur chaque face. Je l’ai monté sur un porte-clef, c’est ce qui m’a ensuite donné l’idée de monter ainsi le SAL de MissFil, En juin, je prends l’air marin.
Le bicornu monté en porte-clef

Tout le PIF avec Diedouchka :