Yasmina Khadra, la rose de Blida

La façade de la librairie du Feu rouge à Poitiers Avant de vous parler de ce livre, je voudrais revenir sur le précédent de Yasmina Khadra, Ce que le jour doit à la nuit dont je vous ai parlé. Il a reçu le prix France Télévision, semble bien se vendre, mais a eu des critiques très sévères au Masque et la plume dimanche dernier sur France Inter. Je persiste dans mon avis favorable. Par ailleurs, j’ai reçu un commentaire (mais avec un mél qui ne fonctionne pas) qui dit ceci :  » L’histoire est bouleversante, sauf que c’est du déjà vu. En effet, le texte de Yasmina Khadra ressemble étrangement au roman Les amants de Padovani écrit en 2003 par l’écrivain algérien lui aussi Youcef Dris, et paru aux éditions Dalimen Alger [...] « . Si cela est vrai, il s’agit d’un plagia, mais impossible de vérifier par moi-même, le livre publié en Algérie semble impossible à trouver…

Venons en maintenant au sujet du papier du jour.

Le livre : La rose de Blida, de Yasmina Khadra, collection des petits arrangements avec l’enfance, série La maîtresse en maillot de bain, aux éditions après la nuit, 2006, 54 pages, ISBN 2-35227-001-4. Je l’ai acheté dans la petite librairie du Feu rouge dans la Grand’Rue à Poitiers, qui vend des livres de petits éditeurs (dont les siens, aux éditions flbl, prononcer fleubeuleu, PS: elle a fermé depuis la rédaction de cet article). La collection est une collection jeunesse, d’actualité avec le salon de Montreuil, mais il peut être lu à tout âge.

L’histoire : le narrateur a 14 ans. Après la guerre d’Algérie, son père l’a envoyé dans une école au régime militaire très rude, avec prison etc. La maîtresse (en maillot de bain) n’apparaît pas vraiment… plutôt un rêve d’ado.

Mon avis : et bien, je ne sais pas… Le livre se lit très vite, l’histoire est narrée à la première personne, mais je n’y ai pas vraiment adhéré. Cependant, il faut faire vivre ces petits éditeurs, alors, malgré la crise, vous pouvez peut-être investir 6 euros pour vous faire votre propre opinion…

Je vous ai déjà parlé de ces quatre autres livres de Yasmina Khadra, réédités cet été sous le titre Le quatuor algérien quatre enquêtes du commissaire Llob, chez Folio : La part du mort ; Morituri ; Double blanc et L’automne des chimères. J’ai aussi lu La longue nuit d’un repenti.

3 réflexions au sujet de « Yasmina Khadra, la rose de Blida »

  1. Dorsey Yves

    J’affirme; pour l’avoirlu, que le roman de Youcef DRIS LES AMANTS DE PADOVANI publié en Algérie en 2003, à sûrement inspiré Khadra pour son dernier roman, d’autant que l’auteur DRIS affirme qu’il a écrit une histoire vraie, pour preuves, les photos d’époque des personnages de son livre. De plus, les commentaires qui se trouvent sur Internet et les articles de presse (LES AMANTS DE PADOVANI) le confirment. Voir Google.fr

    Répondre
  2. Mebarki

    Pour ce qui est du livre de Yasmina Khadra CE QUE LE JOUR DOIT A LANUIT, il y a effectivement un air de plagia, et j’en parle en connaissace de cause, puisque j’étais président du jury d’une soutenance de mémoire par une étudiante Oranaise dont le sujet est : De l’intertextualité dans le roman LES AMANTS DE PADOVANI de Dris Youcef. Que de similitudes entre les deux romans!!! Youcef Dris a publié son livre en 2003 et y a joint des photographies des héros de son ouvrage, pour prouver qu’il s’agissait d’une histoire vraie. Je crois qu’il faut se rendre à l’évidence que Khadra (qui est un très bon auteur) a lorgné du côté de Padovani de youcef, cette belle plage de la côte algéroise où Dris a puisé son inspiration.
    Cordialemnt
    Professeur Belkacem Mebarki

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>