Archives par étiquette : lecture

Nouvelle-France et PIF

Couveture du livre sur les traces de la Nouvelle-France Nouvelle-France, c’est ainsi que l’on appelait les possessions françaises au Canada au 17e siècle. Pour Quebec 2008 et le quatre-centième anniversaire de la fondation de cette ville, il y a de nombreuses manifestations en Poitou-Charentes (et ailleurs, bien sûr). Lundi, il y avait deux lancements au Conseil régional : une bande dessinée sur Champlain (Philippe Girard, scénario, et Guy Michel, dessin, Champlain, Je me souviens, cliquer ici pour plus de renseignements) et un livre dont l’édition française a été coordonnée par le service de l’inventaire où je travaille (les mêmes textes et images, dans une autre mise en page, sont parus aussi à Québec) : Mickaël Augeron, Dominique Guillemet, Alain Roy et Marc Saint-Hilaire dir., Sur les traces de la Nouvelle-France en Poitou-Charentes et au Québec, cahier du patrimoine n° 90 (978-2-84561-438-3, chez Geste éditions, j’espère que la mise en librairie est faite, 45 €).
Hier partaient de La Rochelle une cinquantaine de bateaux (dont le Belem, mais pas 70 comme certains l’ont dit), pour la grande traversée symbolisant le départ des migrants de ce port il y a 400 ans. Le soir était inaugurée la nouvelle exposition permanente de la tour de la Chaîne, gérée par le centre des monuments nationaux. Toujours sur le thème des migrants et des relations entre la France et Québec, avec de nombreuses photos des photographes du service régional de l’inventaire. De tout cela, la presse locale a beaucoup parlé, peu les médias nationaux, mais il faut aussi dire que la météo n’est pas de la partie ici… Temps lourd, ciel couvert, pluies plus ou moins abondantes et intermittentes.

Bon, j’admets que si ce sujet est important pour les Québecois, il ne rencontre que peu d’écho dans notre mémoire collective… sauf chez quelques familles concernées par ces migrations et quelques associations. Peut-être quelques armateurs, commerçants ou négociants d’eau de vie de Cognac, et encore… Il y a quelque temps déjà, je vous parlai d’un autre livre sur les carnets de voyage de Champlain, n’hésitez pas à (re)lire cet article avec de nombreuses ressources sur Gallica/site de la bibliothèque nationale de France.

Demain, s’il fait meilleur, je pourrais faire quelques photos sans flash de mes dernières réalisations, pour les messages des prochains jours !

PS : je me suis inscrite au PIF d’Alix, pour mémoire, j’en ai un autre en cours… Si certaines d’entre vous veulent participer, elles n’ont qu’à mettre un commentaire sur ce message, et nous nous engagerons à un échange de cadeaux personnalisés dans les 365 jours à venir !

Post-scriptum : Sur les traces de la Nouvelle-France en Poitou-Charentes et au Québec est aussi sorti en version québecoise, publiée par l’université Laval à Québec

Lecture : Paul Bowles, Un thé au Sahara

Couverture d'un thé au Sahara de Bowles

Alors que la radio annonce qu’il fait beau partout en France ou presque, ici (Poitiers), le temps est lourd et couvert, avec quelques gouttes de temps à autres. J’ai donc brodé une partie de l’après-midi, puis terminé la lecture d’Un thé au Sahara, de Paul Bowles, réédité en 2007 dans la collection L’Imaginaire de Gallimard (traduit par H. Robillot et S. Martin-Chauffier, ISBN 978, 2-07-078449-3), accompagné du DVD de l’adaptation au cinéma de Bertolucci, que je n’ai pas encore regardé.

Le début de l’histoire : Catherine-Kit et Port Moresly, un couple pas très uni d’Américains, parcourt l’Afrique du Nord et la marge du Sahara par différents moyens de transport, avec un ami, Tunner. Kit a, dans un train, une brève aventure avec ce dernier. Au passage, on croise et recroise une mère américaine et son fils (ou au moins se font-ils passés pour tels), qui sillonnent le même secteur en Mercédès. Port meurt de la fièvre typhoïde en une lente agonie dans un poste du désert… Je vous laisse découvrir la suite (même si la quatrième de couverture vous en dit un peu plus, au moins jusqu’aux trois-quarts du livre).

Mon avis : l’histoire se passe en Afrique du Nord colonisée, rendue par de merveilleuses petites touches descriptives. Ce roman m’a beaucoup plu, je regrette de ne pas l’avoir lu plus tôt, heureusement qu’il y a cette réédition !

Lecture : Lettres d’insultes de John-Harvey Marwanny

Couverture des lettres d'insulteD’abord un nouveau coup de gu…le. Overblog a réécrit les liens que j’avais soigneusement tapés hier en code html (il ajoute un truc avec over-blog dedans), ils ne sont donc plus actifs… Je vais les rétablir si je peux, et vérifier aussi les jours précédents, c’est agaçant !

Comme le livre d’Henry Miller dont je vous ai parlé l’autre jour, j’ai acheté ce livre à la librairie du Feu rouge dans la Grand’Rue à Poitiers, qui vend des livres de petits éditeurs (dont les siens, aux éditions flbl, prononcer fleubeuleu, PS, la librairie a fermé depuis).

Lettres d’insultes de John-Harvey Marwanny a été publié en février 2008 aux éditions Marwany corporation à Rennes (ISBN 9782952695220). Ce très petit livre comporte sur la page de gauche une photographie humoristique et sur la page de droite, un texte d’insultes (d’agacement, ça tombe bien avec mon humeur du jour), lettre d’injure à un propriétaire, une administration ou autre dont l’auteur est mécontent. Ce livre permet de passer un bon petit moment de détente.

Lecture : Pierre Sang Papier ou Cendre de Maïssa Bey

Couverture de Pierre Sang Papier ou Cendre de Maïssa Bey Le livre : Pierre Sang Papier ou Cendre de Maïssa Bey, aux éditions de l’Aube, 2008, ISBN 978-2-7526-04460.

L’histoire : il s’agit d’un tableau de l’Algérie depuis la colonisation par la France en 1830 jusqu’au départ des colons en 1962. Cette suite de petits tableaux met en scène un enfant et Mme Lafrance (colonisatrice, institutrice, etc.), parfois avec M. Laloi.

Mon avis : L’auteure a directement été concernée par cette période, son père, instituteur, a été capturé et assassiné pendant la guerre d’Algérie. Personne ne peut rester indifférent face à ce livre, n’hésitez pas à vous y plonger. À noter que ce livre a été joué (lu ?) par la Compagnie de l’œil du tigre à Reims en février 2008, sous le titre de Mme Lafrance. Il semblerait qu’elle soit prochainement (6 et 7 mai) présentée au théâtre d’Épernay.

Et pour mes fidèles amies brodeuses et tous mes visiteurs, je vous rappelle que j’ai brodé pour un colis de nouvelle année une carte d’Algérie au point de croix, qui est maintenant dans un joli intérieur près de Constantine.

Logo du challenge ABC critique de BabelioJ’ai sélectionné ce livre pour le défi ABC critique organisé par Babelio.

De la même auteure, j’ai aussi lu Surtout ne te retourne pas.

Lecture : Lire aux cabinets de Henry Miller

Couverture de Lire aux cabinets de Miller L’autre jour, j’ai acheté plusieurs petits livres à la librairie du Feu rouge dans la Grand’Rue à Poitiers, qui vend des livres de petits éditeurs (dont les siens, aux éditions flbl, prononcer fleubeuleu, la librairie a fermé depuis).

Le premier livre que j’ai lu est Lire aux cabinets de Henry Miller, 13e édition, janvier 2008, aux éditions Allia (ISBN 2-84485-036-7, première édition en 2000, traduit de l’anglais par Jean Rosenthal), qui est en fait le livre 13 des Livres de ma vie publié en 1952 de Henry Miller. J’ai beaucoup aimé ce petit livre, même si l’auteur estime qu’il vaut mieux ne pas lire aux toilettes, encore que cela dépende du type de livre. Plein de petites réflexions superficielles seulement en apparence, par exemple cet extrait mis en exergue en quatrième de couverture : » le fait que vous lisiez tel genre de littérature aux cabinets et tel autre ailleurs devrai être lourd de sens pour le psychiatre. Le fait même que vous lisiez ou que vous ne lisiez pas aux cabinets devrait être lourd de sens pour lui « . À lire si vous arrivez à trouver ce petit éditeur chez votre libraire… Ça sera un test pour vérifier s’il s’agit d’un libraire ou d’un simple marchand de livres.

Lecture : Op Center 3, de Tom Clancy

Couevrture du tome 3 de Op center de Clamcy J’avais commencé il y a quinze jours dans le train de retour de Rennes Op Center 3, jeux de pouvoir, de Tom Clancy (publié en 1999 par Pocket n° 10310, ISBN 2-266-07810-0). Je viens de le terminer. Je confirme, je ne suis pas fan de ces livres d’espionnage. Il y a quelques années, j’avais lu le premier tome, qui se déroule en Corée. Mais c’est parfait pour un long trajet en train avec des gamins braillards comme voisins quand on a oublié de prendre son baladeur MP3…
Pour ceux que ça intéresserait, l’histoire se passe entre les États-Unis, l’Allemagne et la France dans le milieu néo-nazi.

L’ABCdaire des objets d’écriture

Couverture de l'abacédaire des objets d'écriture Je viens de finir la lecture de L’ABCdaire des objets d’écriture, par Éric Le Collen et Éric Cattelain, aux éditions Flammarion (2002, ISBN2-08010709-1), dans une collection dont on trouve en ce moment de nombreux titres chez les soldeurs. J’ai appris plein de choses sur ces objets quotidiens auxquels on ne prête guère attention. À voir aussi pour des objets assez rares, dont deux superbes baradelles (nécessaires d’écriture de voyage comprenant plusieurs éléments vissés entre eux, comme pour les nécessaires de couture), ici en ivoire. Si vous voyez ce livre, n’hésitez pas à l’acquérir!

Lecture : Le jour et l’heure de Gil Jouanard

Jouanard, le jour et l'heure, couverture Il y a quelque temps, je vous avais parlé d’un livre de Gil Jouanard, Le goût des choses. Le jour et l’heure (éditions Verdier, 1998, ISBN 2-86432-296-X) en est la suite, récit toujours plus ou moins au jour le jour de ses notes de voyage et impressions de 1995 à 1997. Il y a toujours des allusions à la préhistoire, aux origines de l’homme, à la conservation de cet héritage (il s’offusque de la destruction d’un tumulus sur un des causses par un agriculteur pour élargir son champ). Les pages de descriptions de Dublin et autres régions d’Irlande sous la pluie m’ont rappelé mon dernier séjour là-bas ! À lire si vous aimez cette succession de textes courts (souvent moins d’une page), dans un langue très poétique (enfin, c’est mon opinion).

Confessions d’un fumeur de tabac français de Roland Dubillard

Couverture des confessions d'un fumeur de tabac, par Dubillard En ce week-end de salon du livre, si vous y passez, essayez de trouver le stand de Geste Éditions, probablement quelque part vers le stand de l’office du livre de Poitou-Charentes. Vous devriez y trouver les deux livres parus cet été et dont je suis co-auteure, Le Confolentais, entre Poitou, Charente et Limousin (Images du patrimoine) et Confolens (Parcours du patrimoine). Les articles liés vous donnent toutes les informations utiles sur ces livres.

Le petit livre, pris sur ma pile des livres à lire : Confessions d’un fumeur de tabac français de Roland Dubillard, Folio n° 3965, édité en 2003 (ISBN 2-07-031284-4).

L’histoire : le narrateur essaye d’arrêter de fumer dans la première partie, rêve dans la seconde. Au fil du récit, telle la Béatrice de Dante, apparaît une femme du même prénom…

Mon avis : je n’ai pas du tout aimé ce petit livre, je ne vous le recommande pas. Je pense que même un fumeur (catégorie à laquelle je n’appartiens pas) ne goûtera guère ce livre dont la quatrième de couverture dit qu’il est  » librement inspiré des célèbres Confessions d’un mangeur d’opium anglais de Thomas de Quincey « … Vraiment librement et mal inspiré.