Archives de catégorie : Handicaps, maladies rares, psychothérapie

D’abord consacrée à mes états d’âme un an et plus après le suicide de ma mère, j’ai modifié cette catégorie pour y ajouter des articles sur le monde du handicap

Association Valentin Apac et journée des associations.

Logo de l'association Valentin Apac Dimanche prochain, le 14 septembre, je tiendrai un stand pour l’association Valentin Apac à la journée des associations de Poitiers.

Le stand sera le D1, dans l’allée centrale, si vous entrez par l’entrée principale du parc de Blossac, prenez l »allée de gauche, ce sera juste après le sport, le premier stand du village santé. Je vous ai déjà parlé de cette association dont je suis secrétaire et avec qui j’ai participé à une session de l’école de l’ADN il y a quelques mois. Nous nous occupons d’anomalies chromosomiques, qu’elles soient des anomalies de nombre (trop de chromosomes présents comme les trisomies 21 et surtout pour nous plus rares, 13 et 21, ou le syndrome de Klinefelter, qui concerne des hommes avec deux chromosomes X et un Y, ou encore pas assez de chromosome comme pour les filles et femmes avec syndrome de Turner qui ont un seul chromosome X), ou des anomalies de structure (quand des fragments de chromosomes permutent, manquent ou sont en surnombre, comme dans les délétions, les translocations, les insertions, les inversions, etc.). N’hésitez pas à passer me voir si vous êtes sur Poitiers, ou à me contacter si vous souhaitez plus d’information sur l’association Valentin Apac, association de porteurs d’anomalies chromosomiques.

PS: j’ai aussi participé à la journée des associations de 2010, à retrouver ici.

Ecole de l’ADN, origami

Ovule et six spermatozoïdes en origami

Pour faire suite au message d’hier, voici une interprétation très personnelle de l’un des exercices réalisés dans le cadre de l’école de l’ADN de Poitiers. Voici d’abord l’illustration, le modèle etc., puis, en fin d’article, l’explication.

Les modèles
: Ovum et Sperm (ovule et spermatozoïdes), tirés d’un livre acheté à Londres en octobre dernier, Pornogami, a guide to the ancient art of paper-folding for adults par Master Sugoi, aux éditions Green Candy Press (ISBN-10 : 1-931160-28-7 ; ISBN-13 : 973-1-931160-28-5).

Les matériaux : du papier, en fait des publicités différentes pour symboliser le brassage chromosomique pendant le crossing-over notamment.

La réalisation : en suivant les modèles. En fait, l’ovule ressemble à notre bonne vieille bombe à eau. Beaucoup plus rapide à plier pour les spermatozoïdes, heureusement que c’est le père qui est porteur de l’anomalie dans cet exercice.

Petit rappel : de mercredi à vendredi, j’ai participé à une session spéciale de l’école de l’ADN de Poitiers, montée spécialement pour cinq membres de Valentin APAC, Association des Porteurs d’Anomalies Chromosomiques et une de Génération22, association de personnes atteintes de micro-délétion 22q11, syndrome de DiGeorge, syndrome VCF et leur famille.

Le sujet illustré : dans notre exercice, il s’agissait d’établir les conséquences (théoriques, sans tenir compte d’éventuelles  » corrections  » de la nature, qui pourraient éliminer des gamètes anormales) pour la descendance d’un couple. La mère a un caryotype normal, 46, XX. Le père n’a aucun problème, va très bien, mais est porteur d’une translocation robertsonienne équilibrée entre ses chromosomes 13 et 14, son caryotype est 45, XY, t(13q14q). Ceci veut dire qu’il présente un chromosome 13 et un 14 qui ont perdu leurs bras courts (sans importance car la même information génétique se trouve sur les bras courts des chromosomes 13, 14, 15, 21 et 22) et ont donc fusionné. Dans notre exercice, nous avions les caryotypes et devions trouver les différents types de spermatozoïdes avec les répartitions possibles des chromosomes 13 et 14.
Pour une meilleure lecture sur la photo, j’ai choisi de colorier les chromosomes 13 en rouge et 14 en vert, comme s’ils avaient été  » peints  » par multi-FISH. Les six spermatozoïdes reflètent les 6 combinaisons possibles.
Ce qui donne pour l’enfant (fille ou garçon) une chance sur six d’avoir un caryotype normal, un risque sur six d’être porteur de la même translocation robertsonienne équilibrée que son père, et quatre risques sur six d’avoir un caryotype déséquilibré, soit létal (mortel) in utero, donnant une fausse couche spontanée dans un cas sur deux (1/6 du total = monosomie 13 ; 1/6 du total = monosomie 14 ; 1/6 du total = trisomie 14). Pour le dernier sixième, il sera porteur d’une trisomie 13, parfois viable mais avec un lourd polyhandicap. Finalement, je trouve que ma petite mise en scène est au moins aussi claire que les schémas de l’exercice, même si mon explication doit vous sembler obscure.

Les autres anomalies abordées : nous (les stagiaires) maîtrisons maintenant tous ces termes, anomalies de nombre, anomalies de structure, accidents de mitose, de méiose, translocations équilibrées, translocations déséquilibrées, translocations robertsoniennes, délétions, duplications, microdélétions, anneaux, triploïdie, trisomies, monosomies, tétrasomies, homogènes, en mosaïque, mosaïque germinale, caryotype standard, caryotype à haute résolution, méthode FISH (méthode de marquage des chromosomes par hybridation) et multi-FISH, méthode CGH Array, etc. Si l’un d’entre vous ou l’un de vos proches est concerné, n’hésitez pas à contacter l’association Valentin APAC, Association des Porteurs d’Anomalies Chromosomiques, soit par messagerie ou par l’intermédiaire du site internet.

Encore un grand merci à Laurent et Laurence, de l’école de l’ADN, à l’AFM (association française contre les myopathies) et au GRSP (groupement régional de santé publique Poitou-Charentes), qui ont financé cette formation, et surtout à Mme Dominique Couet et à son laboratoire de cytogénétique du CHU de Poitiers, pour leur présence auprès de nous et leur accueil au laboratoire, ainsi qu’au Dr Brigitte Gilbert-Dussardier, qui a passé une de ses précieuses après-midis à nous écouter et répondre à nos questions.

Les écoles de l’ADN (six en France) proposent aussi des sessions pour les écoles, collèges et lycées, le grand public et les associations sur des sujets variés, comme l’ADN, les microbes, les maladies génétiques, les empreintes génétiques, etc. N’hésitez pas à y participer.

Post-scriptum : d’abord un nouveau coup de gu… Overblog a réécrit les liens que j’avais soigneusement tapés hier en code html, ils ne sont donc plus actifs… Je vais les rétablir si je peux, et vérifier aussi les jours précédents, c’est agaçant !

12 mars : centième article pour un triste anniversaire

C’est aujourd’hui le premier anniversaire du suicide de maman. Nous devons tous nous retrouver en famille au cimetière, avec une grosse incertitude à cause d’un préavis de grève de la SNCF. Je devrais réussir à aller à Paris, le train de Beauvais est beaucoup plus incertain. J’espère que s’il n’y a pas de train, avec mon frère qui part aussi de Paris, nous arriverons à louer une voiture… La nuit a été presque blanche, la journée sera longue et douloureuse.

Ma mère s’est suicidée quelques jours après son soixantième anniversaire, sans que je puisse lui donner les cadeaux que j’avais prévu, à l’exception d’un livre original de chansons de Béranger, mais j’avais aussi prévu de lui donner lors de la fête prévue quelques semaines plus tard un classeur sur Béranger avec des textes de ses chansons, une discographie actuelle de chanteurs qui ont été inspiré par Béranger, des photos d’assiettes et de lieux parisiens autour de Béranger toujours et je lui avais cousu un petit âne.

Livre du docteur Fauré sur le deuil après suicide

Aujourd’hui, ma mère aurait eu soixante-et-un ans. Elle s’est suicidée le 12 mars dernier (2007). En cette date naturellement difficile, je n’ai presque pas dormi cette nuit, j’aimerais partager avec vous un livre que j’ai lu il y a quelques semaines, du Dr Christophe Fauré, Après le suicide d’un proche, vivre le deuil et se reconstruire, aux éditions Albin Michel (2007, ISBN 978-2-226-16940-2). Dans cet ouvrage, il aborde les questions que je vis, comme 60000 personnes nouvelles chaque année, à savoir le choc, la recherche du pourquoi, la culpabilité, la colère, la longue phase de déstructuration dans laquelle je suis actuellement, la question des relations changées à autrui. Pour le dernier chapitre (phase de restructuration), je n’ai pas encore atteint cette étape… Un livre à lire absolument pour tous ceux qui vivent ce deuil particulier. Tout ce que l’on ressent y est abordé avec pudeur mais directement, sans cacher que le chemin vers un après plus serein sera long et difficile, avec de nombreuses phases de vécu dépressif pendant des années.

Ma mère s’est suicidée quelques jours après son soixantième anniversaire, sans que je puisse lui donner les cadeaux que j’avais prévu, à l’exception d’un livre original de chansons de Béranger, mais j’avais aussi prévu de lui donner lors de la fête prévue quelques semaines plus tard un classeur sur Béranger avec des textes de ses chansons, une discographie actuelle de chanteurs qui ont été inspiré par Béranger, des photos d’assiettes et de lieux parisiens autour de Béranger toujours et je lui avais cousu un petit âne.

Elle s’appelle Sabine de Sandrine Bonnaire

Je rentre juste du cinéma, où Elle s’appelle Sabine de Sandrine Bonnaire passait à 20h. J’ai été assez déçue, car je n’ai pas vu la différence avec la version qui était passée il y a quelques mois sur France 3. Si la première vision m’avait touchée, cette seconde projection m’a semblé un peu longue, surtout met parfois mal à l’aise, un peu dans le rôle du voyeur passif face à ces cinq handicapés mentaux (oups : le terme politiquement correct est personne en situation de handicap / polyhandicap), dans leur foyer d’accueil en Charente. Si vous aviez raté la projection à la télé, allez y, sinon, vous pouvez vous dispenser de revoir ce film.

Tags

Cette semaine, j’ai été taguée lundi par Catharina et mardi par David, dont je vous invite à visiter les blogs par les liens. Dans le contexte de l’anniversaire des dernières semaines de vie de ma mère, avec une grande instabilité psychologique avant son ultime geste le 12 mars 2007, une semaine après ses soixante ans, je n’avais pas trop envie de participer à ce jeu. J’avoue d’ailleurs que les articles de cette semaine publiés de lundi à jeudi avaient été écrits dimanche dernier et programmés pour paraître chaque jour de cette semaine. Mais la vie doit continuer. Voici donc ma contribution.

Rappel de la règle :
Livrer dans votre prochain article 7 secrets vous concernant et sur divers sujet, tels la famille, l’enfance, le boulot ou d’autres choses… (liste non exhaustive).
Recopier la règle du jeu.
Désigner ensuite 7 heureux gagnants, en leur laissant un commentaire sur leur blog pour les prévenir que vous les avez tagué. Puis les inviter à visiter votre blog afin de connaître … la règle du jeu !

Mes 7 secrets :

  1. un assez grand appartement en ville ;
  2. une grosse peine suite au suicide de ma mère il y a onze mois ;
  3. un blog qui me permet de voir que ma vie n’est pas si vide que ça… ;
  4. …et sur lequel il m’arrive de programmer à l’avance les articles des prochains jours ;
  5. un jardin… aussi en ville, à 10 minutes à pied de chez moi ;
  6. des bibliothèques sur presque tous les murs de mon T4 ;
  7. une cicatrice sur la nuque, vestige d’un grain de beauté qui était enflammé

Les 7 heureux tagués sont…

  1. Joce-tricote, consacré surtout au tricot ;
  2. Papillon, surtout des broderies, nombreux SAL, SWAP et autres échanges ;
  3. dans un style différent mais sur des thèmes voisins, le blog de cagouille (je fais dans les animaux ce soir…) ;
  4. Chantal d’Artscor, avec plein de travaux d’aiguille divers, et aussi de la cuisine ;
  5. guide de lecture, qui présente quelques livres… dont un dont je vous ai parlé fin janvier, L’ombre du vent de C.R. Zafón ;
  6. le grimoire de Llyrio, qui fabrique en ce moment une maison de poupée en carton ;
  7. le blog de soleil de brousse et ses récits et autres papiers très poétiques.

Pierre-Jean de Béranger, hommage

recto de l'assiette terre de fer ilustrée d'une chanson de Béranger verso de l'assiette terre de fer ilustrée d'une chanson de Béranger, mrque de fabrique

L’âne devait aussi tenir dans ses mains un CD-Rom qui aurait contenu un fichier power point avec du texte, des images et du son. J’avais offert à maman un premier port-folio avec des chansons et des gravures lors de notre avant-dernier jour passé ensemble, le 4 mars 2007. Béranger lui tenait à cœur, à cause d’un service d’assiettes de son arrière-grand-mère, récupéré l’année précédente à la mort de sa mère (ma grand-mère). Ces assiettes portent la marque  » Béranger, terre de fer  » (voir photo de détail). Je n’ai jamais fini le montage du power point, mais voici une partie des matériaux collectés.

Ma mère s’est suicidée quelques jours après son soixantième anniversaire, sans que je puisse lui donner les cadeaux que j’avais prévu, à l’exception d’un livre original de chansons de Béranger, mais j’avais aussi prévu de lui donner lors de la fête prévue quelques semaines plus tard un classeur sur Béranger avec des textes de ses chansons, une discographie actuelle de chanteurs qui ont été inspiré par Béranger, des photos d’assiettes et de lieux parisiens autour de Béranger toujours et je lui avais cousu un petit âne.