Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Pochette de Nananne (3)

La pochette de Nananne, tricot terminé

Hier, j’ai reçu une grosse enveloppe envoyée par Bidouillette / Tibilisfil, avec une superbe pendouille au crochet, mais il vous faudra attendre demain pour une photo à la lumière du jour…

En attendant, dimanche, j’ai fini le tricot de la pochette du KAL qui avait été organisé par Nananne (objectifs 10 à 13, avec option boutonnières et frous-frous). Il ne reste plus qu’à l’assembler.

Toutes les étapes de la pochette :

Le sculpteur Morice Lipsi en Confolentais

La tuilerie Malmanche à Abzac, journées du patrimoine 2007 Mon collègue Thierry Allard vient de réaliser un article en ligne sur des œuvres du sculpteur Morice Lipsi (1898-1986). S’il est beaucoup plus connu à l’étranger qu’en France, il a laissé quelques œuvres en Poitou-Charentes et plus particulièrement à Abzac et Brillac, deux communes qui ont été étudiées dans le cadre de l’inventaire du patrimoine de la communauté de communes du Confolentais. Cet artiste s’y est réfugié pendant la seconde guerre mondiale. Retrouvez aussi d’autres œuvres de Morice Lipsi sur le site internet du Musée Morice Lipsi à Rosey en Haute-Saône et dans un dossier du Centre départemental de documentation pédagogique de la Haute-Saône. Pour des questions de droit d’auteur, je ne vous montre pas de photographies de ces sculptures, mais une vue de la briqueterie Malmanche dans le village de Chardat à Abzac, lors d’une visite organisée dans le cadre des journées du patrimoine en 2007. Dans le four d’une briqueterie voisine aujourd’hui abandonnée, Morice Lipsi a cuit quelques-unes de ses sculptures en terre.

Et n’oubliez pas que le site de l’inventaire du patrimoine culturel de Poitou-Charentes vous propose de nombreuses ressources sur les inventaires en cours dans la région, son centre de documentation, des dossiers par exemple sur les monuments aux morts portant des allégories de la République, la communauté d’agglomération de Poitiers, le patrimoine industriel, etc.

Mes débuts en blackwork

Mes débuts en blackwork

Après avoir essayé la broderie suisse, j’ai voulu essayer le blackwork.
Cette fois, j’ai pris un livre que j’avais acheté à Magnac-sur-Touvre, Blackwork, technique et modèles, de Sonia Lucano, aux éditions Marabout (paru en août 2008, ISBN 978-2-501-05715-8). Du fil noir sur un chemin de table vert pâle (aïe, la couleur de la photo, ce n’est pas terrible) Made in China, je n’avais pas vu que la couture n’était pas parallèle au droit fil…

Poitiers, rempart de Blossac et rempart square Jeanne-d’Arc

Carte postale ancienne, le rempart entre Blossac et la Boivre à Poitiers, carte postale ancienne

La semaine dernière, je vous ai montré le rempart sous Blossac et Emmanuelle me demandait de quand il datait… Pour cette partie, je dirai qu’il s’agit en grande partie d’une reconstruction des années 1770, quand l’Intendant du roi, Paul Esprit Marie de la Bourdonnaye, comte de Blossac, a terminé l’aménagement de ce vaste parc de Blossac. Le rempart a en effet désormais une importante fonction de mur de soutènement des terres de remblais apportées pour aplanir le terrain.

Pour la partie plus basse de ce rempart (voir la carte postale ancienne ci contre ou les articles suivants, sur le rempart sud et la tour Aymar de Beaupuy et le pont Achard), vers la Boivre et au-delà de l’ancienne porte de ville aujourd’hui détruite, il est probable que ce soit en partie le rempart médiéval reconstruit après la bataille de Poitiers de 1356 quand le Prince noir vainquit Jean-le-Bon, roi de France. Le rempart était déjà en très mauvais état dix ans plus tôt, en 1346, déjà pendant la guerre de Cent Ans, quand les troupes du comte de Derby ont pillé la ville de Poitiers. Mais il faudrait que je vous montre tout ça avec des plans et des photographies, ainsi que les différentes fortifications médiévales conservées en ville et le long du Clain, ça sera pour de prochains articles. Cette partie de la ville était la plus vulnérable, avec une entrée sur le plateau qui est protégé sur les autres côtés par la rivière principale, le Clain, et son affluent, la Boivre, qui forme un éperon qu’il fallait barrer plus ou moins à ce niveau pour fortifier le plateau.

Le rempart romain de Poitiers dans le square Jeanne-d'Arc Dans De bello Gallico (La guerre des Gaules), César mentionne un oppidum, Lemonum, capitale des Pictons. Archéologiquement, il y a peu de vestiges de cette période en ville, et il n’est pas sûr que cette cité gauloise ait été fortifiée, même si certains auteurs pensent qu’il existait un fossé gaulois dans l’actuelle rue de la Tranchée, non loin donc du rempart dont je viens de vous parler. De même, pour l’époque romaine, ce n’est que le rempart tardif, du IVe siècle de notre ère (peut-être un peu avant ?), qui est bien connu. Comme dans toute la Gaule romaine, il a été construit en partie avec des éléments provenant de monuments publics pour protéger la ville contre les invasions barbares. Il en reste un beau témoin en élévation dans le square Jeanne-d’Arc, à côté de la Tour Maubergeon, ce palais des comtes de Poitiers et ducs d’Aquitaine devenu depuis palais de justice après la Révolution. Vous pouvez aussi en retrouver des traces dans les blocs utilisés en remploi dans sa construction au sein de la section enfants de médiathèque.

Mes débuts en broderie suisse

Premier essai de broderie suisse
Avant de vous parler de ma réalisation du jour, un peu de frivolité : allez donc voir ce que Ancolie a fait avec sa navette, ses bobines et quelques accessoires !

Cela fait un bon moment que je me suis acheté un kit de broderie suisse, mais je n’arrive pas à le commencer, un vrai blocage. Alors, comme la technique m’intéresse et que je la vois de plus en plus pratiquée chez les unes et chez les autres, j’ai acheté le livre Broderie suisse de Brigitte Rainglet, paru au 3e trimestre 2008 chez l’Inédite (ISBN978-2-35032-136-3, ça pourra aider celles qui voudraient le commander, n’est-ce pas, Bidouillette / Tibilisfil ?).

Deuxème essai de broderie suisse Armée donc d’un tissu Vichy à petits carreaux bleus (peut-être un peu petits…, de fil de coton perlé n° 8 rouge et écru, voici ce que ça donne… À suivre pour le montage.

Post-scriptum : et le montage en pochette est maintenant en ligne.

L’évolution : enjeux, débats et perspectives

Ces derniers temps, .nous assistons y compris en France à une offensive des créationnistes, sous deux formes Dans la forme radicale, issue des religions du Livre (judaïsme, christianisme, Islam), le monde et toutes les espèces ont été crées telles qu’elles sont en six jours par Dieu (relisez la Genèse) il y a environ 6000 ans ; parmi les plus chrétiens les plus ultras de cette tendance, signalons certains protestants évangélistes américains, les témoins de Jéhovah, l’Opus Dei. Dans une forme plus insidieuse, rebaptisée Intelligent design, les créationnistes peuvent accepter une certaine forme d’évolution (chez les bactéries par exemple), mais seule la présence d’un être supérieur (Dieu en l’occurrence) permet d’expliquer certaines « créations » ; cette thèse était fortement soutenue par le cardinal Ratzinger devenu depuis le pape Benoît XVI. Si ces créationnistes restaient dans le domaine de la religion, cela ne poserait pas de problème, mais ils essaient de se faire valoir comme une science alternative, qu’il conviendrait donc, à leurs yeux, d’enseigner aux côté des différentes sciences et en particulier de l’évolution. Leur lobbying est tel que le rapport dur le créationnisme rédigé il y a un peu plus d’un an pour le conseil de l’Europe par Guy Lengagne, mathématicien, a été accepté en commission de la culture mais non examiné par l’assemblée plénière. Dans de nombreuses structures liées à la préhistoire, il y a des tentatives d’introduire des propos qui n’ont rien à y faire… Raison de plus pour rappeler ce qu’est la science de l’évolution, et les évolution de cette science depuis les théories de la sélection naturelle…La soirée d’hier au Centre Mendès-France)à Poitiers, destinée à tous mais plus particulièrement aux enseignants (d’où la présence dans l’organisation de l’ADOSEN (Action et documentation santé pour l’éducation nationale), de l’Association départementale des pupilles de l’enseignement public (ADPEP 86), de l’Institut universitaire de formation des maîtres de Poitou-Charentes (IUFM),et de la délégation départementale de la Vienne de la MAIF), voulait faire le point sur ces questions, 150 ans après la parution De l’origine des espèces de Charles Darwin. Les différents débats et interventions ont réuni :

  • Jacques Arnould, dominicain, ingénieur agronome, docteur en histoire des sciences et en théologie, chargé de mission au CNES (voir par exemple son interview en janvier 2007 sur Canal Académie) et Dominique Lecourt, philosophe, professeur à l’université Paris Diderot, Paris 7 (voir son cursus sur sa fiche CNRS, sur le thème Darwin devant Dieu (points de vue d’un théologien et d’un philosophe)
  • Michel Morange, biologiste moléculaire et historien des sciences, professeur à l’université Paris-VI et à l’ENS (laboratoire de génétique moléculaire), à Paris, chercheur au département de biologie de l’Ecole normale supérieure et Thomas Lepeltier, French language and French philosophy instructor at Christ Church (University of Oxford), sur le thème évolutionnisme et créationnisme au regard de la science (les points de vue d’un biologiste et d’un épistémologue, ce dernier ayant été très critiqué dans le débat, car il défendait que certains créationnistes pouvaient avoir une démarche scientifique)
  • Guy Lengagne, membre honoraire du Parlement, ancien ministre, auteur du rapport au Conseil de l’Europe sur les dangers du créationnisme dans l’éducation
  • et une conclusion pleine de fougue de Michel Brunet Professeur du Collège de France, chaire de paléontologie humaine ; membre Institut International de paléoprimatologie et paléontologie humaine, IPHEP UMR CNRS 6046 de l’université de Poitiers, autour de l’évolution des primates et de l’homme et de notre histoire commune à tous.

La salle était encore pleine à 23h, ce qui prouve que ce sujet est vraiment d’actualité…

Carte envoyée à Tara

La carte envoyée à Tara avec la commandeHier soir, je n’ai pas eu le temps d’aller voir vos blogs ni de répondre à vos messages et commentaires, j’étais à la soirée Cinq heures de débats pour défendre la théorie de l’évolution organisée par le Centre Mendès-France) à Poitiers, en partenariat avec ADOSEN (Action et documentation santé pour l’éducation nationale) ; l’Association départementale des pupilles de l’enseignement public (ADPEP 86) ; l’Institut universitaire de formation des maîtres de Poitou-Charentes (IUFM) et la MAIF, délégation départementale de la Vienne. Je vous en reparlerai ce soir.

Ce soir, conférence par des collègues du service de l’inventaire du patrimoine culturel de Poitou-Charentes à Migné-Auxances, près de Poitiers encore, pour la restitution de l’inventaire de cette commune (à 20h30 à la salle des fêtes pour ceux que ça intéresse).

Je voulais aussi vous signaler les dossier sur la commune de Croutelle, également dans la communauté d’agglomération de Poitiers, qui ont été mis en ligne la semaine dernière. Surtout, cliquez sur les  » finesses « , vous découvrirez de superbes objets en bois tourné datant du XVe au XVIIe siècles.

Il y a quelques semaines, j’ai passé une commande de fils et de boutons à Tara. J’avais accompagné mon chèque de cette petite carte en papiers recyclés maison, un peu de colle à paillettes, quelques étoiles dorées. Je teste un peu ce que je vais faire vraiment pour mes envois de vœux cette année. Vous pouvez cliquer ici pour revoir mes cartes de voeux 2008 et leurs enveloppes.

Quelques boutons de Tara Je ne peux pas vous montrer toute ma commande de boutons, vous les découvrirez prochainement, mais en voici quelques-uns que j’ai gardés pour moi.

Pochette de Nananne (1)

La pochette de Nananne, premier étape

Bon anniversaire à Ilaria / Creative inside !

J’avais suivi à distance chez de nombreuses participantes le KAL (Knit a long) pochette organisé par Nananne. Puis je me suis inscrite à son KAL brea bag, qui est en cours. Du coup, j’ai aussi eu envie de faire la pochette. Comme les objectifs sont courts, j’ai tricoté les objectifs 1 à 5. À suivre…

Toutes les étapes de la pochette :