Archives mensuelles : juillet 2012

Avenue de la Gare, de Michel Métreau

Couverture de Avenue de la Gare, de Michel Métreau

pioche-en-bib.jpgUn livre trouvé parmi une sélection de livres régionaux à la médiathèque.

Le livre : Avenue de la Gare de Michel Métreau, collection Imaginaires, éditions du Croît Vif, 2005, 132 pages, ISBN 978-2-907967-98-3.

L’histoire : à Chalais, au sud du département de la Charente, pendant la seconde guerre mondiale. Les fils du boulanger vivent cette période, des accords de Munich à l’épisode des femmes tondues, à leur rythme, surtout à celui des bêtises de leur âge (à la fin de la guerre, l’aîné a l’âge de l’apprentissage, le cadet termine son certificat d’étude)… au grand désespoir de leurs parents (ils sautent sur les genoux d’un nazi, provoquent une explosion, etc.). Les punitions physiques du père ne parviennent pas à les faire rentrer dans le droit chemin, les clients plaignent les parents…

Mon avis : le narrateur est le fils cadet des boulangers… Une autre époque, où les enfants avaient plus de liberté… mais étaient aussi sévèrement punis, visiblement sans grande réussite, puisque cela ne les empêchera pas de commettre une nouvelle bêtise… La guerre semble lointaine, sauf quand les Allemands s’établissent en ville, qu’une bombe s’égare en ville, que les avions passent en rase-motte pour aller bombarder Royan ou que les femmes sont tondues en place publique à la fin de la guerre. La lecture est rapide, agréable, mais ce livre ne fait pas partie de ceux qui resteront longtemps en mémoire… Dommage qu’il ne soit presque pas fait allusion au château (qui a appartenu aux Talleyrand du 13e siècle à la Révolution, puis à la maison de retraite et a été vendu récemment à un humoriste qui y a engagé des restaurations) ni à la belle église (pour partie romane, avec un cloître et des sculptures qui valent le détour si vous passez dans le secteur).

Poitiers, des « erreurs d’appréciation » réparées…

Poitiers, square de la République après restauration, 1, le soldat restauré

Vous, fidèles lecteurs, vous souvenez certainement des événements de ces derniers mois sur le monument aux morts de 1870 et le square de la République à Poitiers… Je ne vous rappellerai pas son histoire ni les épisodes complet, je vous invite à relire les articles précédents pour vous remettre tout en mémoire… Avec la présentation du monument aux morts de 1870-1871, qui a ensuite perdu ses grilles puis sa patine (la presse en parle) et le début de la restauration.

Après donc le nettoyage trop brutal par une entreprise de BTP, qui avait massacré sa patine (une « erreur d’appréciation » selon la mairie), une entreprise spécialisée sur la restauration de ce type de monuments (la société Tollis) est intervenue ces dernières semaines… Le soldat et les autres éléments en bronze ont repris une couleur verte, plus foncée que celle qui avait évolué avec le temps, après accord avec la ville et la direction des affaires culturelles… l’obélisque en marbre a aussi été consolidé, et les lettres redorées, je reprendrai des photographies après la réouverture du square (devenu place pavée…) le 14 juillet…

Poitiers, square de la République après restauration, 2, le square devenu place Car si le soldat en bronze de Jules Félix Coutan et le monument par lui-même, dessiné par l’architecte Jean-Camille Formigé, ont retrouvé meilleure allure, il ne reste désormais plus rien de l’aménagement paysager ni des grilles dessinés par Édouard André…

Poitiers, square de la République après restauration, 3, les grilles Pour les grilles, les « barreaux de prison » ont été mis en place…sur un muret reconstitué qui n’a rien à voir avec l’ancien muret…

Il paraît que ces grilles n’étaient plus aux normes et ne pouvaient pas être remises en place… mais elles seront en partie installées au chevet de l’église Sainte-Radegonde : pas aux normes ici, mais aux normes 1 km plus loin? Bon, sans doute parce qu’il n’y a pas de dénivelé? j’avais cru comprendre que le problème était l’espacement des barres verticales… Mystère…

Poitiers, square de la République,6, coupe des grilles le 29 novembre 2011 Pour mémoire, voici les anciennes grilles en cours de découpe…

Poitiers, square de la République, 5, sans les grilles … et l’ancien muret…

Poitiers, monument aux morts de 1870, 2, le soldat

Et le soldat avant décapage….

Le monument aux morts de 1870 de Poitiers, après le sablage, le 22 février 2012 à 8h05 et 17h30

… en cours et après décapage…

A suivre la semaine prochaine avec la restauration de la plaque en bronze (1929) et la statue de Jeanne-d’Arc de Maxime Réal del Sarte dans le square des Cordeliers… Elle aussi avait été décapée trop brutalement… quelques mois plus tôt.

Le square et les aménagements d’Édouard André sont en revanche définitivement détruits, remplacés par des pavés et du béton.

Voici en complément une carte postale envoyée par Grégory montrant l’aménagement d’Édouard André, publiée dans l’actualité Poitou-Charentes, il y a maintenant à la place une rue bétonnée…

Photo : Paysagiste de renommée internationale, Edouard André avait créé en 1893-1894 le Square de la République. Cette carte postale garde seule mémoire de sa végétation luxuriante : une chape de béton a été coulée sur ce jardin, et désormais une rue passe à l'emplacement du bassin et des rocailles. ©Grégory Vouhé Pour en savoir plus : "Edouard André. Jardins pour Poitiers", L'Actualité Poitou-Charentes n° 96, p. 42-44.

 

Pour aller plus loin : voir les articles de Grégory Vouhé, Édouard André et Jean-Camille Formigé. Le square de la République, L’Actualité Poitou-Charentes n° 95, janvier 2012, p. 45 et Édouard André, jardins pour Poitiers, L’Actualité Poitou-Charentes n° 96, avril 2012, p. 42-44.

 

Un doudou-lion (5) : terminé

Le doudou lion terminé

Vous l’attendiez… le voici! Après les membres, la tête et le corps et le début de l’assemblage, j’ai terminé le lion jaune et rose avec un modèle tiré de Lions, éléphants, lapins et canards en tissu de Christine Vignal paru chez l’Inédite en 2005, dans lequel j’ai déjà réalisé éléphanteau et sa maman éléphant.

Pas facile de rembourrer la queue, la voici fixée, ainsi que les oreilles.

Le doudou lion terminé, détail de la fabrication de la crinière Pour la crinière, j’ai trouvé la « laine qui va bien » chez Phildar: qualité Beaugency, couleur ambre. Le modèle dit de la fixer sur un ruban, sans plus de précision… J’ai fixé à la main les boucles de laine sur une bande de tissu de 2cm de large, pliée en deux dans le sens de la longueur. Puis, comme les bébés ont tendance à tirer, j’ai repassé la couture à la machine, avant de plier la bande en deux et de refermer la bande à la main sur toute la longueur… puis de la fixer à petits points sur le cou… Il restait à broder les yeux, la bouche et la moustache…