Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Une boîte chinoise

Une boîte multicolore en cartonnage, fermée Le modèle : c’est un modèle classique, que l’on trouve dans plusieurs livres, revues ou sites internet. J’ai utilisé le modèle chinoiserie dans L’art du cartonnage, création et techniques, deuxième édition revue et corrigée, par D. Augagneur, éditions l’Inédite, 2004, ISBN 2-908894-49-1.

Les matériaux : que de la récupération ! Des chutes de carton gris de 2 mm d’épaisseur, des chutes de skaï marron, du papier d’emballage collé sur de la carte légère (en fait, de la récupération de boîtes de gâteaux), de la colle vinylique spéciale forte adhésion.

Une boîte multicolore en cartonnage, ouverte La réalisation : cette boîte est constituée d’un assemblage de huit triangles et un carré pour la base. La mise en œuvre doit être soignée pour un bon ajustement du couvercle. Je n’en ai réalisé qu’une, pour mettre en valeur un cadeau prévu avant. Ça n’a pas été facile de calculer la taille des triangles pour que la boîte ait les bonnes dimensions ! Si je la refaisais, je prévoirais d’abord la boîte, puis chercherais un cadeau qui puisse y entrer !!!

Une étagère en carton pour mes BD

étagère pour les BD Après avoir acheté les deux derniers tomes de la BD XIII (voir article en rubrique livres et lecture), j’avais un problème de rangement pour mes bandes dessinées. L’espace au-dessus de la bibliothèque près de mon bureau était idéal, il me permettait de faire deux étagères pour les BD et une pour une série de livres de plus petit format.

Les matériaux : du carton à doubles cannelures, des illustrations pour le décor (essentiellement des caricatures tirées de vieux numéros de Que Choisir), de la colle à papier peint, du vernis incolore brillant.

La réalisation : J’ai fait simplement, sans cloisonnements ni renforts internes, des étagères composées de trois épaisseurs de carton. J’espère que les séparations verticales, décalées selon les étages, permettront à celles-ci de ne pas trop plier sous le poids des livres, sinon, je ferai quelque chose de plus solide. J’ai fini le vernis dimanche dernier, mais attendu ce soir pour l’installer en place. Comme elle est bien ajustée, elle ne devrait pas basculer.
Il me reste maintenant à aménager les étagères libérées avec des cloisonnements pour accueillir mes Bulletins de la Société préhistorique française.

Une boîte décorée

Une boîte en bois décorée pour ranger les perles C’est la boîte dans laquelle je range mes perles.

Le modèle
: pas vraiment de modèle prédéfini, c’était selon l’inspiration.

Les matériaux : une boîte en bois brut, du paraloïd ® B72 (à la place du vernis-colle), des planches de motifs à découper.

La réalisation : faire les découpages, coller et vernir avec le paraloïd, plus concentré pour le collage, très dilué pour le vernissage. Pour ce dernier, je mets d’abord une ou deux couches très diluées, à 2 ou 3 %, qui permettent de remplir les pores du bois, puis une couche ou deux qui serviront de vernis, à 5 % de dilution.

Le paraloïd B 72 au lieu du vernis-colle

Le paraloïd ® B 72 est une résine acrylique utilisée comme colle et comme vernis pour la restauration dans les musées ou par les archéologues, il se présente sous forme de granulés à diluer selon l’usage entre 5 et 20 % dans de l’acétone, il est réversible, c’est-à-dire qu’il se dissout à nouveau complètement si on baigne l’objet dans l’acétone, et en plus, il est vraiment bon marché : 40 ou 45 euros de mémoire pour 1 kg, mais on en utilise très peu, et dilué à 5 %, ça donne 20 litres de vernis. Je me le procure en boîte de 1kg, près de la gare Montparnasse, chez Adam, 11 boulevard Edgar Quinet. Pour l’acétone, je le prends dans un fournisseur pour laboratoire, il est plus pur que celui qui est vendu en grande surface ou en magasin de bricolage. S’il reste du produit après usage et qu’on ne s’en sert pas rapidement (si l’acétone venait à s’évaporer, on ne connaîtrait plus la concentration du produit, mais ce n’est pas grave pour des travaux manuels), il ne reste qu’à laisser évaporer (dehors !) l’acétone, peser à nouveau avec une balance de précision le poids de paraloïd solidifié (attention, bien noter le poids du bocal avant toute utilisation, ce sera la tare), et refaire la dilution voulue. Comme ça se prépare vite et facilement, il est inutile d’en préparer trop d’avance, en général, je le prépare avec 5 g de produit.

Un emboîtage pour ranger les CD

Emboîtage en carton pour CD, vu de dessus Un modèle idéal pour offrir même un ou deux CD, il suffit de les caler avec un cube en carton.

Le modèle : toujours dans le même livre de cartonnage, décidément bien amorti ! Modèle dit Internet, par D. Augagneur dans L’art du cartonnage, création et techniques, deuxième édition revue et corrigée, éditions l’Inédite, 2004, ISBN 2-908894-49-1.
Je ne sais pas qui a copié l’autre et quel est le pinceps pour ce modèle. Le même modèle existe sous forme de tutoriel à l’adresse site de Aerobricolo.

Les matériaux : du carton gris ; du kraft pour les assemblages (récupération d’enveloppes en kraft) ; du papier recyclé maison (toujours le même, jaune, voir ci-dessous) ; du skaï marron ; de la colle vinylique spéciale forte adhésion ; des CD pour la garniture.

La réalisation : comme il s’agit a priori de formes simples, carrés, rectangles et triangles, l’assemblage au kraft est facile. Mais avec le choix du skaï pour l’habillage, ça se complique, il n’est pas facile à coller, surtout, on manque de prise pour maintenir fortement le revêtement dans la partie creuse du pied. Mais le résultat final est satisfaisant.

J’en ai fabriqué un deuxième pour offrir d’autres CD à des amis, mais je n’en ai pas de photo. Et pour celui-ci, je n’ai qu’une vue de dessus…

Vous trouverez une réalisation du même modèle sur le site a4mains.
Si vous avez déjà réalisé cet emboîtage, n’hésitez pas à ajouter vos références dans les commentaires !

Post-scriptum : j’ai ajouté deux articles sur la fabrication de la pâte et l’étirage des feuilles de mon papier maison.

Bernardo Atxaga, L’homme seul

Avant de ranger le livre Espagne, ombre et lumière (Omnibus, 2002 – acheté chez un soldeur -, ISBN 2-258-05646), lu pendant les vacances de noël, je voulais vous parler du roman contenu dans cette compilation qui m’a le plus plu. Il s’agit de L’homme seul de Bernardo Atxaga (El hombre solo, traduit par André Gabastou).

L’histoire : un groupe d’anciens terroristes basques amnistiés a réalisé il y a plusieurs années un braquage pour pouvoir se payer et ouvrir un hôtel-restaurant près de Barcelone. Pendant la coupe du monde de football (quelle année ?), ils hébergent l’équipe de Pologne. Le livre retrace aussi bien la vie en vase clos de ces anciens terroristes que la délicate question du repentir. L’un d’eux est amené, presque contre sa volonté, à héberger clandestinement un couple de terroristes qui viennent de commettre un attentat mortel au Pays basque, alors que l’hôtel grouille de policiers, officiellement présents pour protéger l’équipe de foot. Je vous laisse découvrir par vous même la fin, mais c’est un superbe roman, écrit par un auteur basque que je ne connaissais pas du tout.

Un autre récit présent dans cette compilation m’a touché, mais pour des raisons complètement différentes : Arènes sanglantes par V. Blasco Ibañez (Sangre y arena, traduit par Georges Hérelle). C’est un voyage sanglant dans le monde des corridas, des taureaux et des torreadors. Un ami, décédé maintenant, allait chaque année à la corrida et voulait m’y emmener, pour me faire vivre ces moments inoubliables (selon lui)… Il est décédé, je n’irai probablement jamais, et ce n’est pas ce livre qui me donnera envie d’y aller.

Une boîte de jeu

Boîte de jeu en cartonnage presque terminée, les différents éléments J’ai réalisé ce modèle en 2006, pour un cadeau de noël, je pense que je le referai un jour si l’occasion de l’offrir se représente.

Le modèle : yam, par D. Augagneur dans L’art du cartonnage, création et techniques, deuxième édition revue et corrigée, éditions l’Inédite, 2004, ISBN 2-908894-49-1.

Boîte de jeu en cartonnage presque terminée, 2, éléments fermés Les matériaux : du carton gris, du kraft pour les assemblages (récupération d’enveloppes en kraft), du papier recyclé maison (à partir d’affiches politiques orangées, voir ci-dessous le mode de fabrication de ce papier), de la colle à papier peint (pour le kraft et le papier), de la colle vinylique à adhésion moyenne (pour la feutrine, le plastique et la carte postale), de la feutrine verte, une carte postale, des coquillages, du plastique transparent épais récupéré sur un emballage (pour fermer les “ mini-vitrines ” du couvercle ; différents jeux de carte et autres dés pour la garniture.

Boîte de jeu en cartonnage presque terminée, 3, éléments du tiroir superposés La réalisation : la boîte est constituée d’un couvercle coulissant, d’un tiroir avec des cases pour ranger les jeux et d’un plateau amovible, pour lancer les dés par exemple, et qui s’encastre dans le tiroir. Chaque élément est assemblé séparément. Comme toutes les pièces s’assemblent les unes aux autres à angle droit, il n’y a aucune difficulté, il faut juste laisser le temps aux éléments de bien sécher.
La boîte de jeu terminée, vue du tiroir avec le plateau de jeu La boîte de jeu terminée, fermée

Les finitions : j’ai d’abord terminé les assemblages, vérifié que tout était bien d’équerre pour que le tiroir coulisse bien. J’ai ensuite posé la feutrine du tiroir et du plateau de jeu, puis fait les essayages de coulissement. Ensuite, j’ai mis en place la carte postale, les coquillages, les caches en plastique, et enfin les derniers morceaux de papier recyclé sur la face.

Post-scriptum : j’ai ajouté deux articles sur la fabrication de la pâte et l’étirage des feuilles de mon papier maison.

Marque-page kiwi de Nouvelle-Zélande

marque-page brodé d'un kiwi Puisque j’avais sorti la toile thermocollante et le fer à repasser, j’en ai profité pour rigidifier un marque-page réalisé il y a quelque temps.
Merci à Lakhdar et Robyn, qui m’ont envoyé ce kit d’Australie après notre rencontre lors de mon voyage en Algérie en 2003.

Le modèle : kit  » Kiwi fruit bookmark  » par Web Stitch Needlecraft Designs, Nouvelle-Zélande. Renseignements figurant sur le kit, je n’ai pas vérifié si l’adresse fonctionne encore : moana.orapi@clear.net.nz

Les matériaux : fournis dans le kit. Le coton du canevas n’est pas empesé.

La réalisation : encore une fois, il n’y a qu’à suivre le modèle, point de croix pour le fruit, point lancé pour les contours et le texte, point de nœud pour les pépins.
POur le point de nœud, vous trouverez une super leçon sur le blog de l’atelier de Circé.

Les finitions : j’ai collé le marque page terminé sur une toile thermocollante, ça lui donne une bonne tenue.

Étui à téléphone portable

étui à portable brodé réalisé avec un kit DMC J’ai acheté ce kit en solde samedi. Il ne demande que très peu de temps pour être réalisé.

Le modèle : Privacy, kit DMC Linéa Quick and Easy, n° 115/5.

Les matériaux : fourni dans le kit, sauf le fil nécessaire à la fixation des sequins et des perles.

La réalisation : très mal expliqué. Comme il n’y a guère que du point de tige, on y arrive, mais certainement pas pour un(e) débutant(e), public visé en principe par ces kits. Aucune explication pour la couture des sequins et des perles.

Les finitions : comme il y a des fils tendus sur l’arrière de l’ouvrage, cela peut poser problème surtout si on l’utilise comme étui à téléphone portable. J’ai donc collé au verso un petit morceau de toile thermocollante, blanche car c’est la seule qui me restait.

Emmanuel Venet, Ferdière, psychiatre d’Antonin Artaud

Couverture de Ferdière par Emmanuel Venet Tout d’abord, merci de m’accueillir dans la communauté lecture pour tous.
Aujourd’hui, j’avais des obligations qui m’ont laissé peu de temps pour la lecture. J’ai donc lu tôt ce matin Ferdière, psychiatre d’Antonin Artaud par Emmanuel Venet, publié en 2006 aux éditions Verdier (ISBN 2-86432-469-5).
J’avais acheté ce livre il y a quelques mois, après avoir lu la réédition des Nouveaux écrits de Rodez d’Antonin Artaud, réédité cette année dans la collection l’Imaginaire de Gallimard, accompagnée d’un CD avec des extraits d’interview de Ferdière sur France Culture. Antonin Artaud se plaint du traitement inhumain de Gaston Ferdière et surtout des électrochocs, alors que celui-ci les justifie par l’état mental d’Artaud.
Emmanuel Venet tente de réhabiliter Ferdière, en montrant qu’il avait lui-même essayé de rédiger des poèmes, qu’il avait eu à subir les pressions de la hiérarchie psychiatrique sur Paris après ses positions sur la guerre d’Espagne et à s’exiler en province. Pendant la guerre, il a probablement sauvé ses malades de la famine, et Artaud en particulier en l’accueillant à Rodez, dans l’Aveyron, caché plusieurs juifs. Mais il y a quand même pratiqué une lobotomie et de nombreux électrochocs sur plusieurs patients. Le livre ne permet pas de trancher la question : les électrochocs ont-ils réellement permis à Artaud de revenir à l’écriture ?