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Reconstitution de l’amphithéâtre de Poitiers

Reconstitution de l'amphithéâtre par Golvin, sur le parking Carnot à Poitiers

Aujourd’hui (14 septembre 2008), je suis à la journée des associations de Poitiers, stand D1, petite présentation ici… Si jamais vous passez par là, en dépit de la météo déplorable annoncée, faites moi un petit coucou !

Je vous parlais la semaine dernière du TAP / théâtre auditorium de Poitiers et des manifestations autour de l’Amphithéâtre retrouvé, dans le cadre d’une manifestation Patrimoine et création, dont une première avait eu lieu il y a deux ans. Voici la grande bâche (20 m sur 7,2 m) sérigraphiée et accrochée depuis fin août (et jusqu’à fin octobre) sur la façade du parking Carnot. Il s’agit d’une nouvelle restitution de l’amphithéâtre romain de Poitiers. Elle a été réalisée par Jean-Claude et Sophie Golvin. Je trouve que c’est assez impressionnant, à comparer avec les restitutions proposées dès le milieu du 19e siècle et que vous pouvez voir sur le site de Vieux-Poitiers.

Pour les Poitevins, il s’agit bien de l’amphithéâtre de Limonum Pictonum (Poitiers antique) sur cette page, et pas du site dit de Vieux-Poitiers à Naintré… À une petite trentaine de kilomètres de Poitiers, il y a en effet ce que l’on appelle une agglomération secondaire, avec un théâtre… et qui porte le nom de Vieux-Poitiers. Si vous passez par là, il est possible de le visiter.

Pour revenir au parking Carnot, je trouve que cette reconstitution est très belle, surtout, elle améliore considérablement la façade ! Si vous êtes à Poitiers, levez la tête sur cette façade, parce que d’après mes questions, très peu de gens ont remarqué cette toile. Le vrai amphithéâtre est à quelques dizaines de mètres… Visite très bientôt, mais pas dimanche prochain ! Il faut varier les sujets…

Et en rebond sur cette actualité, mes collègues du service régional de l’inventaire (Région Poitou-Charentes) ont mis en ligne un album photographique avec des vues anciennes (dont la destruction d’une partie des arènes en 1856) et actuelles, et en clin d’œil sur les projets de liaison de la gare et des hauts quartiers au XIXe siècle, préoccupation qui est aussi celle du lieu d’implantation du nouveau TAP (théâtre-auditorium de Poitiers).

TAP…

Non, rien à voir avec les SAL, HAL et autres TAL… Dimanche, midi pile, c’est l’heure de la chronique sur Poitiers. Le TAP, c’est LE LIEU dont on parle depuis des mois ici… Arrêt de chantier, travaux agaçants, centre-ville bloqué. Et le centre des discussions dans le bus (ça va nous coûter un max, c’est pas pour nous mais on paiera, a-t-on besoin d’un tel équipement dans une ville comme Poitiers, etc.). La fermeture de la passerelle pour piétons et vélos qui permet de relier le plateau (centre-ville) à l’avenue de Nantes (quartier des Rocs) sans descendre dans la vallée pendant 4 jours, à cause du feu d’artifice, a aussi provoqué de nombreuses réactions négatives. Dernier incident, la commission de sécurité a émis un avis défavorable en raison d’une trappe d’évacuation de fumée non conforme, l’inauguration a été maintenue avec plus de pompiers. La ministre de la Culture a eu la mauvaise idée d’arriver en avion, alors que la gare TGV est à deux pas et reliée au théâtre par la grande passerelle – dont un petit passage a été maintenu du parking de la gare au boulevard jusqu’au buffet sur le dernier étage du parking, puis fermé l’après-midi.

Le parvis du TAP, 6 septembre 2008, 16h30 Le TAP, c’est le tout nouveau Théâtre auditorium de Poitiers, inauguré en grande pompe toute la journée hier (sous les giboulées jusqu’en milieu d’après-midi), avec de nombreux spectacles… gratuits à condition d’avoir réussi à obtenir un billet à l’accueil. La ville avait aussi prévu des animations dans les rues et un grand spectacle pyrotechnique. Les animations, à part l’installation de Zo Prod de Poitiers dans la rue Édouard-Grimaux qui mène au spectacle, étaient… peu animées (animations de la fanfare des Traînes-Savates de Niort, des jongleurs de Mamagabe de Poitiers (lien vers le site de jonglerie, le site des jongleurs de Mamagabe contiendrait un virus d’après mon antivirus) et du jongleur québécois Yvan l’impossible). Mais le feu d’artifice du Groupe F a été magnifique, avant que la bruine ne commence à tomber sur le bal qui devait suivre sur le parvis du TAP.

Poitiers, inauguration du TAP, rue Edouard Grimaux, 6 septembre 2008, 16h30 Il est dû à l’architecte Joao Luis Carrilho Da Graça (et lien direct vers la maquette du théâtre auditorium de Poitiers) et comprend, outre des salles de répétition et un restaurant, une salle de théâtre de 700 places et un auditorium de 1020 places. J’ai pris la photo du haut il y a une dizaine de jours, il y avait encore plein de camionnettes, l’enduit sur le béton de l’escalier n’était pas encore réalisé. Sur les grands panneaux de verre seront projetées des images… les programmes et des créations de l’ÉESI / École européenne de l’image de Poitiers et Angoulême.

Vous pouvez maintenant aussi le revoir ici lors d’une visite avec son architecte.
Les cérémonies de l’inauguration rebondissent sur l’amphithéâtre romain, dans le cadre d’une manifestation Patrimoine et création, dont une première avait eu lieu il y a deux ans :

– une image reconstituée a été posée sur une bâche sur la façade du parking Carnot, par Jean-Claude Golvin, chercheur au CNRS et grand spécialiste de ces reconstitutions (jusqu’au 30 octobre) ;

– des visites, pour les journées du patrimoine les 20 et 21 septembre puis en octobre, par Christina Kubisch (son site personnel, en allemand, n’a pas été mis à jour depuis 2006), il faudra s’inscrire à l’office de tourisme ;

Le TAP, 6 septembre 2008, 23h, après le feu d'artifice – une exposition de photographies de Marc Deneyer, annoncée mais sans date et sans lieu dans le communiqué de presse de la ville.

Promis, je vous reparle de tout ça prochainement, mais avec les liens, vous aurez déjà un avant-goût. Je vous parlerai aussi du spectacle que j’ai vu…

Et en rebond sur cette actualité, mes collègues du service régional de l’inventaire (Région Poitou-Charentes) ont mis en ligne un album photographique avec des vues anciennes (dont la destruction d’une partie des arènes en 1856) et actuelles, et en clin d’œil sur les projets de liaison de la gare et des hauts quartiers au XIXe siècle, préoccupation qui est aussi celle du lieu d’implantation du nouveau TAP (théâtre-auditorium de Poitiers). Je vous prépare une visite très personnelle pour une prochaine chronique dominicale…

Dragons pictons

Graph sous le pont de chemin de fer, Poitiers, 30 août 2008 Plusieurs d’entre vous m’ont fait remarqué que je parle des lieux que je visite, mais pas de Poitiers, où je vis. Ce n’est pas tout à fait vrai : je vous ai montré la copie de la statue de la Liberté et parlé de l’exposition Davide Balula qui se termine bientôt au Confort Moderne. Mais pour répondre à votre attente, vous trouverez désormais chaque dimanche à midi un article sur Poitiers. Pas question de visite conventionnelle, mais d’impression, de petits détails, etc.

Je commence pour vous tous, mais aussi pour surprendre les amateurs et amatrices de dragon, et plus particulièrement Zazimuth, Cath / Cathdragon et Faby /Fil de dragon… La première image, je ne suis pas sûre que l’animal à gauche soit vraiment un dragon (je suis même sûre que non), mais c’est un très joli graph qui est actuellement sur la pile centrale du pont de chemin de fer près de mon jardin. Si quelqu’un en connaît l’auteur, je l’ajouterai ici.

Graph sous le pont de chemin de fer, détail de la bête verte, Poitiers, 30 août 2008 Je n’aime pas les tags, mais les graphs comme celui-ci, sur des piles de pont ou les murs autorisés de Poitiers me plaisent parfois beaucoup.

Le dragon le plus célèbre de Poitiers est la Grand’Goule. Nous avons ici une sainte saurochtone… J’adore ce mot ! Plus simplement, sainte Radegonde a chassé le dragon de cette bonne ville. Une effigie de ce dragon était promené à travers les rues pour la procession des Rogations (trois jours avant l’Ascension). Puis en 1677, elle a été réalisée sur commande en bois (57 x 17,5 x 70 cm) par le maître-sculpteur Jean Gargot. Elle est aujourd’hui conservée au musée Sainte-Croix. Pour respecter les droits à l’image, je vous invite à aller voir sur le site du musée la page qui lui est consacrée ou à charger le dossier qui figure sur les fiches de la salle où elle est présentée. Mais il était avant dans l’ancien musée dans l’hôtel de ville. Pour les plus curieux, vous pouvez aussi lire un article très sérieux de Paul Verdier paru dans le Bulletin de la Société de Mythologie Française en 1992 et reproduit à cette adresse. Et pour les plus joueurs, vous pouvez acheter à la boutique du musée une maquette à monter en carton ou des carnets à dessin avec sa reproduction. Le site officiel de la ville a quant à elle classé la Grand’Goule dans la mythologie et l’office de tourisme… tout simplement elle parmi les personnages célèbres !

Stalles de la cathédrale de Poitiers, un lion terrasse un dragon Stalles de la cathédrale de Poitiers, deux dragons dos à dos Mais des dragons se cachent aussi dans la cathédrale (je vous reparlerai une autre fois de la cathédrale). Où ? Pas loin de griffons, de personnages, d’un coq, de scènes bibliques… Toujours pas d’idée ? Ne trichez pas avec les info-bulles des images… Ils sont sur les plus vieilles stalles conservées en France. Le lion terrassant le dragon est sur la rangée sud, le deuxième en partant de l’est (à gauche donc si vous faites face aux stalles sud). Les deux dragons affrontés sont sur les stalles nord, le deuxième en partant de l’est.

L’article est déjà long, je vous montrerai une prochaine fois saint Michel terrassant le dragon sur le mur de l’église Saint-Hilaire.

Je vous montrerai aussi bien sûr l’église Sainte-Radegonde… (voir ici par exemple le chapiteau avec Daniel dans la Fosse aux lions et la Tentation d’Adam et Ève) et toutes les autres de la ville, les parcs, les jardins, les chemins, les petites rues, les quartiers modernes, les édifices publics, des statues, il y a de quoi tenir un bon moment !

Soirée à La Carrière

Mardi soir, j’ai passé la soirée avec des amis à La Carrière de Normandoux à Tercé, à une vingtaine de kilomètres de Poitiers. Ce nouveau lieu a ouvert cet été dans une ancienne carrière réaménagée, avec un vaste espace en bord du plan d’eau dominé par les anciens fronts de taille. Le lieu est grandiose (voir les photos sur la page d’accueil du site), ouvert en été aussi en dehors des soirées de cinéma ou de concert. Au programme mardi, un montage de 40 minutes de films anciens tournés dans la région Poitou-Charentes et agencés par Trafic images, une association qui collecte des films professionnels et amateurs et les numérise, films accompagnés en direct par le quintet Opa Tsupa, un groupe poitevin qui mêle toutes sortes de musiques. Ce groupe est composé de Nicolas Mauro, guitare, mandoline, stell guitare, banjo ; Mickaël Talbot, guitare, oukoulélé ; Anthony Ribo, guitare, mandoline, banjo ténor ; Sébastien Girard, contrebasse ; Kim Dan Le Och Mac, violon quinton, guitares, mandolines, banjos, contrebasse et violon. Après un long entracte, ce groupe a donné un concert de plus d’une heure trente au lieu de la demi-heure prévue, vraiment très varié, plein d’humour. Si vous êtes dans le secteur, n’hésitez pas à aller à la deuxième soirée avec le même film et le même groupe, le 26 août à 20h (enfin, l’autre jour, ça a commencé à 20h45 au lieu de 20h (attention, information du 18 août, la soirée du 26 semble annulée… et information du 25 août : les projections auront lieu les 26 et 27 août, mais avec un autre groupe, la coopérative à bricole), mais il y a une buvette et un barbecue pour patienter agréablement). Si vous n’êtes pas dans le coin, allez découvrir la musique d’Opa Tsupa sur leur site internet et n’hésitez pas à commander leurs CD, page sur laquelle vous pouvez écouter des extraits.

Sur le lieu, il y a également des créations contemporaines (là, une œuvre avec des glaçons en forme de main sur une plaque de verre, qui fond en laissant des traces sur un tas de sable dessous, je n’ai pas vu le nom de l’auteur) et des projections sur les fronts de taille de la carrière, y compris des images du concert pendant celui-ci.

Vous pouvez trouver des extraits de films collectés par Trafic Image sur le thème du patrimoine industriel sur le site internet du service régional de l’inventaire de Poitou-Charentes.

Je pars demain pour deux ou trois jours à Caen, car je souhaite y voir l’exposition En perspectiven Giacometti, qui se termine le 31 août au musée des Beaux-Arts. Cette exposition propose une rencontre avec 15 artistes contemporains, dont Georg Baselitz, Louise Bourgeois, Donald Judd, Alain Kirili ou encore Annette Messager. Je vous prépare quelques articles pour les prochains jours.

Exposition Davide Balula à Poitiers (Confort moderne)

La galerie du Confort moderne à Poitiers Le Confort moderne à Poitiers est un lieu de culture ouvert depuis 1985. Il comprend une salle de spectacle (surtout des musiques actuelles), des anciens garages aménagés en salles de répétition pour les groupes, une galerie/salle d’exposition. Il abrite aussi une fanzinothèque. Je suis donc allée voir samedi dernier après-midi avec un ami l’exposition Le Lac, le mensonge de Davide Balula, qui est présentée actuellement. À part les jours d’inauguration et de concerts, le lieu est désert, une jeune fille avec un livre est là pour nous accueillir. Je suis plutôt sensible à l’art contemporain, plus rarement à celui présenté au Confort moderne. Cette fois-ci encore, il faut vraiment s’accrocher pour ne pas éclater de rire (de dépit) en visitant l’exposition. Vous aurez ici un aperçu de quelques-unes des œuvres, et le dossier de presse en pdf.

La salle de spectacle, le bar et la fanzinothèque du confort moderne Comment parler de l’exposition ? Can’t remember the speed of the blast est un grand cadre en métal, sous lequel sont déchiquetés des morceaux de papier rouge, avec une forte odeur de cordite dans l’air… En fait, l’artiste a fait exploser sur le cadre plein de pétards, dont il ne reste que les emballages rouges. Dans La grippe, si vous ne l’avez pas avant, vous l’aurez après : vous passez dans une pièce genre sauna mais vide à 40°, puis dans une autre à 4°. Quant aux orties, présentes dans deux œuvres différentes sensées leur apporter du bien-être, elles se meurent lamentablement. Si vous avez du temps à perdre ou si vous voulez quand même voir ce lieu, c’est à Poitiers, faubourg du Pont-Neuf, jusqu’au 31 août, du mercredi au dimanche, de 14h à 19h. Surtout, n’oubliez pas de prendre le dépliant à l’entrée, sinon, tout vous sera encore plus hermétique. Le catalogue est cher (25 euros) pour ce qu’il est, format carré, mal broché si l’on en juge à l’état de l’exemplaire de consultation.

Pour aller plus loin, voir une vidéo de 1985 de France 3 sur le site de l’INA.