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Lecture : Françoise Laborde, Dix jours en mars à Bruxelles

Couverture de Dix jours à Bruxelles de Françoise Laborde Samedi dernier, j’ai trouvé chez un soldeur de livres rue Saint-Martin à Paris Dix jours en mars à Bruxelles, de Françoise Laborde, dans la collection Poche / Roman, n° 10, de Ramsay (publié en 1006, ISBN 2-84114-786-X). Le titre est impropre, l’histoire se déroulant du 6 au 22 mars 1999. Ce roman permet de comprendre en douceur les relations entre le parlement européen, la commission, le conseil des ministres, le conseil de l’Europe et l’Otan.

Le début de l’histoire : alors que se dessine la guerre au Kosovo, avec des discussions diplomatiques et des pressions diverses, une attachée de presse au parlement européen, Patricia, accompagne une amie – en fait une call-girl – pour un week-end chaud dans les Ardennes. Elles arrivent trop tôt, et Patricia surprend une scène pédophile. Elle fuit, son amie est retrouvée morte le lendemain… Elle va essayer de monnayer la vie sauve contre la menace de révélations sur divers personnages, avec en arrière plan la démission de la commission suite à du népotisme de la part de l’une des commissaires (son nom est changé dans le roman, mais vous la reconnaîtrez…).

L’histoire est plutôt bien écrite, facile à lire, même si ce n’est pas de la grande littérature. Je regrette cependant qu’il ne soit rapidement plus fait allusion au point de départ, le réseau pédophile dans les milieux huppés qui tournent autour des institutions internationales présentes à Bruxelles.

Lecture : Thierry Jonquet, Le secret du rabbin

Couverture du secret du rabbin de Thierry Jonquet Lors de mon dernier voyage en train, samedi dernier, j’ai lu Le secret du rabbin de Thierry Jonquet, en réédition 2005 dans la collection Folio policier n° 199, ISBN 2-07-041204-0.

Le début de l’histoire :
Printemps 1920, dans la petite ville de Lvov, en Pologne, l’ancien rabbin Morchedai Hirschbaum meurt pendant l’office, à l’âge de 97 ans. Il charge son successeur d’exécuter un étrange testament (qu’on ne connaîtra qu’à la fin, présenté tout au long du livre comme la quête d’un trésor), qui nécessite la venue de quatre de ses neveux : Rachel, membre active du parti bolchevik en Russie, Moses, truand à New-York, Léon (qui a francisé son nom), officier mutilé en 1918 et habitant Paris, et David, militant sioniste en Palestine. Aucun d’entre eux ne veut venir en Pologne, mais tous y sont poussés par leur entourage pour des raisons improbables. S’ensuivent un tas d’aventures dans une Pologne en pleine guerre pendant l’été 1920, on y croise d’autres personnages improbables.

En dehors de la ponctuation assez défectueuse (due à l’éditeur, pas à l’auteur), qui a le don de m’agacer, je n’ai pas trop apprécié ce livre. Je trouve que l’idée de départ est sympa, mais ensuite, tout est à peine effleuré, trop superficiel. Vous pouvez vous faire une idée par vous-même.

Post-scriptum : de Thierry Jonquet, décédé en août 2009, j’ai lu et parlé de :

Martha Grimes, Le sang des innocents

Couverture du Sang des innocents de Martha Grimes, en édition Point J’ai lu ce matin Le sang des innocents de Martha Grimes, en édition de France-Loisirs (ISBN 978-2-298-00588-2), traduit par P. Safavi. Richard Jury, le flic récurrent de cette série, doit retrouver une fillette disparue en Cornouailles depuis 3 ans et en même temps, s’occuper du meurtre d’une autre fillette à Londres, dans le cadre d’un réseau de pédophilie. On retrouve aussi l’ami de Jury, Melrose Plant, dans le rôle d’un planteur de gazon dans la grande propriété du beau-père de la fillette disparue et où une femme a été assassinée. On retrouve aussi en pointillé son cheval acheté dans un épisode précédent.
C’est gentillet, mais m’a moins plu que les livres précédents. Juste à un moment, lors d’une visite à Newcastle, Jury visite le musée d’art contemporain… et aurait préféré voir des Millais. Jusqu’en novembre dernier, je ne connaissais pas ce peintre, mais ai vu à Londres, à la Tate Britain, une exposition qui lui était consacrée : que de portraits et de paysages plus ou mois romantiques ! J’avais beaucoup plus apprécié, dans le même musée, l’exposition… d’art contemporain autour du Turner price.

Du même auteur, j’ai aussi parlé de ce livre : Le mauvais sujet.