Les herbes folles d’Alain Resnais

Affiche des herbes folles d'Alain Resnais Dans le cadre du festival Télérama 2010, j’ai aussi vu Les herbes folles d’Alain Resnais, prix exceptionnel du jury pour ce film et l’ensemble de son œuvre à Cannes en 2009.

Le film : Marguerite Muir (Sabine Azéma), dentiste en banlieue (très chic, Sceaux) a des pieds déformés et va s’acheter des chaussures en plein Paris, dans les galeries autour du jardin du Palais royal. En sortant, elle se fait voler son sac à main par un jeune en rollers. Elle décide de se faire rembourser les chaussures pour avoir de l’argent et rentrer chez elle plutôt que d’aller porter plainte tout de suite. Quelques heures plus tard, Georges Palet (André Dussollier), un monsieur d’un certain âge, retrouve le portefeuille dans un parking de l’Haÿ-les-Roses. Il hésite à le rapporter à la police (Mathieu Amalric est irrésistible en flic), en raison de son passé (dont il ne parlera jamais que par allusion). Marguerite l’appelle pour le remercier, Georges décide de la rencontrer, elle ne veut pas, etc… Il est fan d’aviation, et surtout d’Hélène Boucher, elle pilote une petit avion des années 1930 restauré, l’histoire s’embrouille avec la collègue dentiste de Marguerite (Emmanuelle Devos), la femme de Georges (Anne Consigny)…

Mon avis : les acteurs jouent très bien, le film est très travaillé, la photographie magnifique, mais je ne suis pas du tout rentrée dans ce film. Et je n’ai rien compris, ma perplexité à la scène finale en témoigne… Peut-être qu’en lisant L’Incident de Christian Gailly, dont ce film est adapté, j’y comprendrai quelque chose ? En attendant, j’aime beaucoup l’affiche dessinée par Blutch (pseudonyme de Christian Hincker, qui présidait le festival de la BD d’Angoulême cette année) !

Les films que j’ai déjà vus du festival Télérama 2010 :

2 réflexions au sujet de « Les herbes folles d’Alain Resnais »

  1. Jonas

    Je me suis fait avoir moi aussi. Comme tout le monde, je suppose ! J’étais allé voir ce film pour Resnais que je tenais en haute estime, et cette histoire sans queue ni tête m’avait alors bien refroidi. J’avais dû rater un détail au début, quelque chose qui expliquerait tout, autrement il n’était raisonnablement pas possible que ce film soit encensé à ce point ! Oui il y a bel et bien une clef, et non la presse française (dans son intégralité) n’a absolument rien compris. En fait, Sabine Azéma joue le personnage de la Mort, et André Dussollier qui est au bout du rouleau fait tout pour se jeter dans ses bras. Voilà… vu comme cela, chaque scène prend toute sa signification et le film en devient jubilatoire. Le problème, c’est qu’Alain Resnais a noyé sa brillante idée dans une mise en scène délirante qui focalise toute l’attention du spectateur. Et qu’une mise en scène seule, c’est un peu léger pour contenter le cinéphile, même si vous vous appelez Alain Resnais et que la critique se prosterne à vos pieds. Franchement, quand je relis aujourd’hui la critique du Monde, j’en ris encore !

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