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L’homme irrationnel de Woody Allen

Affiche de L'homme irrationnel de Woody AllenJe suis allée voir le dernier film de Woody Allen, L’homme irrationnel, la semaine dernière (j’ai aussi vu Marguerite, il faut que je vous en parle)…

Le film : de nos jours, dans le Rhode Island. Après un divorce et la perte d’un de ses amis – dans des circonstances qui varient suivant ses récits – Abe Lucas [Joaquin Phoenix] vient prendre son poste de professeur de philosophie sur un campus secondaire. Pessimiste, déprimé, forçant sur le whisky, il arrive avec une réputation de coureur de jupons. Il tombe d’ailleurs très vite dans le lit d’une collègue mariée, Rita Richards [Parker Posey], mais il a une grosse panne au lit…Il se prend d’affection pour l’une de ses étudiantes, Jill Pollard [Emma Stone], qui s’éloigne peu à peu de son petit ami, Roy [Jamie Blackley]. Un jour, à la cafétéria, ils surprennent une conversation à la table voisine: un juge aux affaires familiales risque d’enlever la garde de ses enfants à une mère. Et si Abe se chargeait de changer le cours de cette décision annoncée?

Mon avis : euh, comment dire, ce n’est pas un mauvais film, la fin m’a même fait assez rire, mais je n’ai pas vraiment mordu à l’histoire de ce professeur déprimé. Woody Allen a trouvé un nouveau remède à la mélancolie: redonner du sens à la vie (sentimentale, intellectuelle, sexuelle) avec un projet… de crime! Le ton est léger, badin, de quoi déranger juste ce qu’il faut les bien-pensants américains. Une petite pincée de philosophes (tous européens, si je n’en ai pas raté) pour le côté intellectuel, une recette désormais classique chez Woody Allen. Allez y pour passer un agréable moment, même si on est loin des films cultes de ce réalisateur!

Pour Woody Allen, vous pouvez relire mes articles

Magic in the Moonlight, de Woody Allen

 

Affiche de Magic in the Moonlight, de Woody AllenSortie cinéma en fin d’après-midi mardi. Je suis allée voir Magic in the Moonlight, de . Je vais d’ailleurs voir la quasi totalité de ses films (relire mes avis par les liens en fin d’article).

L’histoire: dans les années 1920. A Berlin, Wei Ling Soo vient de donner un grand show de magie. Retour à Londres pour Stanley Crawford [Colin Firth], mais il quitte vite sa petite amie, à la demande d’un ancien camarade et ami magicien, Howard Burkan [Simon McBurney]. Adieu les vacances aux Galapagos, bonjour la Côte d’Azur des riches estivants. Il pourra rendre visite à sa vieille tante Vanessa [Eileen Atkins], mais est surtout chargé de démystifier Sophie Baker [Emma Stone], jeune et belle médium cornaquée par sa mère [Marcia Gay Harden] et qui est en passe de dépouiller les Catledge, riche famille crédule (surtout Grace [Jacki Weaver], prête à tout pour revoir son défunt mari), et à épouser le fils, Brice [Hamish Linklater]. Sauf que cette fois, Stanley n’arrive pas à discerner le « truc » et finit par croire, pour la première fois, qu’un « don » peut exister…

Mon avis: fan de jazz, magicien amateur, Woody Allen a créé le film qui concentre ses hobbies. Colin Firth campe le personnage du misanthrope, arrogant et rationaliste grognon. Alors certes, le clair de lune dans l’observatoire [il s’agit de celui de Nice, sur le Mont-Gros, qui forme avec celui du plateau de Calern à Caussols l’observatoire de la Côte d’Azur/OCA] où se sont réfugiés le magicien et la médium (ou plutôt deux jeunes gens engagés chacun de leur côté) après l’orage fait « un peu » (beaucoup) cliché. Au-delà de l’histoire, Woody Allen propose de réfléchir sur Niestche, mais surtout sur le pessimiste, qui est peut-être dans le vrai mais a une vie terne aux yeux des autres, et l’optimiste, qui, quitte à vendre aux autres ce qu’ils veulent entendre, sème la joie de vivre. Les amoureux de la Côte-d’Azur reconnaîtront aussi l’opéra de Nice (qui a servi de décor pour la salle de spectacle de Berlin), ou le bar du Negresco (le cabaret à Berlin), la Villa Eilenroc au Cap-d’Antibes (la grande fête), etc. Le travail sur les décors, les vêtements (super maillots de bain), la lumière rend l’ensemble cohérent et d’une grande fluidité. Minuit à Paris m’avait déçue, Blue Jasmine réconciliée avec Woody Allen, quel sera son prochain film?

Pour aller plus loin sur les observatoires, je vous conseille:

– le site de l’observatoire de la Côte d’Azur/OCA

Couverture de Observatoires astronomiques. Provence-Alpes-Côte d’Azur, de Jean Davoigneau et Françoise Le Guet TullyObservatoires astronomiques. Provence-Alpes-Côte d’Azur, de Jean Davoigneau et Françoise Le Guet Tully, Association pour le patrimoine de Provence, Collection Itinéraires du patrimoine n° 154, Aix-en-Provence, 1999 [j’ai ressorti mon exemplaire au retour du cinéma!].

– l’article en ligne des mêmes auteurs, Jean Davoigneau et Françoise Le Guet Tully, L’inventaire et le patrimoine de l’astronomie : l’exemple des cercles méridiens et de leurs abris, revue numérique In situ, n° 6, 2005. Plus technique mais richement illustré et avec de nombreuses autres références.

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