Je suis l’une des témoins du livre de Liane Courté Les Mal Traitées. Le scandale des violences médicales faites aux femmes qui paraît aujourd’hui 7 octobre 2026 chez Flammarion. Demain, je vous parlerai de l’enquête de santé d’Elise Richard, dans lequel je témoigne aussi (voir ci-dessous).
Liane Courté a fait des remplacements notamment pour France 3, elle a notamment présenté pendant 6 mois le 19/20 Poitou-Charentes. Je l’ai rencontrée plusieurs reprises, à Poitiers et à Paris, et elle est venue assister à l’audience au fond le 7 avril 2025.

Le livre : Liane Courté, Les Mal Traitées, Le scandale des violences médicales faites aux femmes. 448 pages – 152 x 240 mm ; Broché ; EAN : 9782080462602 ; ISBN : 9782080462602
La présentation de l’éditeur : Elles pensaient prendre un traitement hormonal de routine. En réalité, au moins 400 000 patientes françaises ingéraient un poison : l’Androcur, pouvant engendrer des tumeurs cérébrales. Ce scandale sanitaire hors norme s’ajoute à une longue liste noire : médicaments progestatifs, implants Essure, prothèses vaginales, violences gynécologiques et obstétricales… Le point commun de ces pratiques médicales ? Elles sont subies par les femmes. Ce sont des millions de vies abîmées. L’investigation de Liane Courté, fondée sur des témoignages exclusifs et des documents confidentiels, révèle les liens poreux entre médecins et laboratoires, la passivité des autorités sanitaires et l’inaction des responsables politiques. Enquête sur un système qui brade et brise la santé des femmes.
Mon avis : il est compliqué de rendre compte d’un ouvrage dont les deux premiers chapitres (après l’avant-propos) relatent mon histoire. Je vais cependant vous donner envie de le lire pour toute la richesse de l’enquête de Liane Courté et son écriture très fluide. Le livre se découpe en trois grandes parties : les méningiomes (tumeurs du cerveau) sous progestatifs, Androcur, Lutéran et Lutényl en tête ; les implants qui provoquent des douleurs généralisées probablement à cause de la libération de métaux lourds (Essure introduits dans les trompes pour stériliser les femmes et bandelettes de soutien des descentes d’organe et les fuites urinaires) et enfin les violences gynécologiques et obstétricales qui peuvent aller jusqu’au viol. Pour illustrer toutes les situations, Liane Courté présente le cas de plusieurs femmes qu’elle a rencontrées, décortique les questions d’influence et de toute puissance des laboratoires et de certains médecins, les prescriptions en dehors de l’autorisation de mise sur le marché, bien cachées par les médecins (dans ce cas, les médicaments ne sont pas remboursés par la sécurité sociale ; en cas de problème, le médecin est responsable du mésusage), que ce soit pour les progestatifs ou dans la dernière partie pour le Cytotec utilisé en surdosage pour déclencher les accouchements ou pour les IVG médicamenteuses, le non recueil du consentement des patientes pour certains gestes médicaux invasifs, ou la non prise en compte de gestes douloureux en particulier dans le cas de l’endométriose. Le rôle de l’ordre des médecins dans la mise sous le tapis des scandales sans sanction ou avec des sanctions très tardives de faits extrêmement graves, alors qu’ils peuvent sanctionner beaucoup plus vite ceux qui dénoncent les faits abusifs, que ce soient des soignants (non « confraternels ») ou les patientes (article 700 de frais de procédure). L’enquête est très documentée, l’autrice a rencontré beaucoup de monde pour son enquête, l’agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), les laboratoires (dont Bayer ; leurs produits sont sûrs et conformes à la réglementation, qu’ils disent) et l’ordre national des médecins ainsi que plusieurs ordres départementaux et plusieurs médecins mis en cause ont visiblement tenté de lui mettre un maximum de bâtons dans les roues et usé parfois de menaces par voie d’avocat… Une grande publicité devrait être faite à cet ouvrage pour empêcher que ces scandales reviennent encore et encore, pour des médicaments ou des dispositifs médicaux, ou des comportements de certains médecins. Le dernier chapitre est édifiant : une enquête a montré que la moitié des femmes a été victime de violences gynécologiques ou obstétricales au cours de sa vie.

La dernière partie est dure, je n’ai pas pu lire les 50 dernières pages lors de la journée des familles organisée par l’UDAF, mais certains m’ont repérée sur le stand de l’AFTC (Association des familles de traumatisés crâniens / France cérébrolésion) de Poitou-Charentes derrière mes sur-lunettes de soleil et le cerveau qui sert pour la prévention des traumatismes crâniens, merci à celles et ceux qui sont passés 😉
Où trouver le livre sur Poitiers??? En théorie, il est disponible aujourd’hui dans toutes les librairies indépendantes, dépendant de chaînes et marchands de livres. Bien que j’ai déjà un exemplaire dédicacé (et que je garde pour mon usage personnel), j’en ai commandé un la semaine dernière à la Belle Aventure, la librairie indépendante de la rue des Grandes-Ecoles à Poitiers, librairie gérée par une coopérative / SCIC que je soutiens par mes achats et quelques parts sociales, pour pouvoir le partager avec d’autres. Il n’était pas arrivé ce matin. Je ne sais pas si le problème vient du représentant de Flammarion (pourtant il a dû être « brieffé » par Flammarion à la demande de l’autrice) ou du choix des libraires, mais il n’y a que le mien en commande, il n’a pas été retenu pour être en stock dans la librairie, peut-être que ce sera le cas si d’autres le commandent?
Je suis ensuite allée à la librairie Aux Bavardages, dans la Grand’Rue à Poitiers : c’est une petite librairie et café, qui commande sur catalogue car elle est trop petite pour recevoir les représentants des éditeurs. Je passe devant tous les jours (enfin, du lundi au jeudi, le vendredi, c’est repos, rééducation, piscine etc.) pour aller et revenir du bureau. La responsable m’a demandé des précisions, et a passé commande du livre, j’y retournerai dans les prochains jours, ami(e)s poitevin(e)s, je pense que vous pouvez y aller pour réserver votre exemplaire.
Sinon, Flammarion a fait le boulot chez les marchands de livres, dont je tairai le nom ici, les libraires indépendants ont besoin de clients pour continuer à défendre les livres, les auteurs…
Je suis également témoin pour le prochain documentaire « enquête de santé » qui sera diffusé le 13 octobre à 21h sur France 5 suivi d’un débat, le documentaire est déjà en ligne. Elise Richard était venue me filmer ainsi que mon avocat lors du dernier appel de Viatris sur un point de procédure au printemps, ils ont perdu, mais cela leur a permis de faire repousser « l’appel au fond » (étape d’indemnisation) de quelques mois. J’en reparlerai demain, je vais le regarder tout à l’heure.
L’audience en appel pour mon cas aura lieu le 4 février 2027. En suivant le lien, vous aurez un résumé de mon affaire et d’autres liens, il faut juste que je le mette à jour avec un appel incident intenté et perdu par Viatris au printemps 2026.