﻿{"id":95769,"date":"2015-07-21T05:55:34","date_gmt":"2015-07-21T03:55:34","guid":{"rendered":"http:\/\/vdujardin.com\/blog\/?p=95769"},"modified":"2015-07-20T18:10:24","modified_gmt":"2015-07-20T16:10:24","slug":"kontchalovski-nuits-blanches-facteur","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/vdujardin.com\/blog\/kontchalovski-nuits-blanches-facteur\/","title":{"rendered":"Les nuits blanches du facteur, de Andre\u00ef Kontchalovski"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" class=\" size-full wp-image-95770 alignleft\" src=\"http:\/\/vdujardin.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/nuits_blanches.jpg\" alt=\"Affiche de Les nuits blanches du facteur, de Andre\u00ef Kontchalovski\" width=\"186\" height=\"250\" srcset=\"http:\/\/vdujardin.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/nuits_blanches.jpg 186w, http:\/\/vdujardin.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/nuits_blanches-112x150.jpg 112w\" sizes=\"(max-width: 186px) 100vw, 186px\" \/>Sortie cin\u00e9ma dimanche en fin d&rsquo;apr\u00e8s-midi avec Les nuits blanches du facteur, de Andre\u00ef Kontchalovski.<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;histoire : <\/strong>de nos jours dans le nord de la Russie, autour du lac Kenozero. Chaque jour, Lyokha le facteur [Aleksey Tryaptisyn], abandonn\u00e9 par sa femme, qui a arr\u00eat\u00e9 de boire depuis deux ans, apporte aux villageois tout autour du lac le courrier, le pain, les journaux et surtout leur maigre pension. Il rend aussi visite \u00e0 Irina [Irina Ermolova], la femme qu&rsquo;il aime depuis son enfance, vit seule avec son jeune fils, Timur [Timur Bondarenko], \u00e0 qui il entreprend de faire d\u00e9couvrir la vie d&rsquo;avant, l&rsquo;ancienne \u00e9cole en ruine, les l\u00e9gendes dont celle de la sorci\u00e8re\u00a0Kikimora qui habite le lac. Il rend aussi de multiples menus services, que ce soit \u00e0 \u00ab Brioche \u00bb, l&rsquo;alcoolique du coin orphelin depuis l&rsquo;\u00e2ge de cinq ans, ou au g\u00e9n\u00e9ral qui vient braconner dans le lac. Parfois, le matin, il voit un chat siamois tout gris, qui \u00e9videmment n&rsquo;est pas l\u00e0&#8230; Un jour, il se fait voler son moteur de bateau et part \u00e0 la ville pour se le faire remplacer&#8230;<\/p>\n<p><strong>Mon avis : <\/strong>un film lent, tr\u00e8s lent. Soit mon russe -appris sur le tas- est vraiment tr\u00e8s rouill\u00e9, soit les personnages (notamment le vieil orphelin alcoolique) parlent tellement dans leur barbe qu&rsquo;il est difficile de les comprendre, en dehors des mots courants (bonjour et salut, d&rsquo;ailleurs sous-titr\u00e9s de la m\u00eame mani\u00e8re et sans nuance, merci, les nombres pour le compte des billets des pensions, le pain, les pommes de terre, etc.). Visiblement, d&rsquo;autres personnes pr\u00e9sentes \u00e0 la m\u00eame s\u00e9ance ont eu encore plus de mal que moi \u00e0 suivre, ne pouvant pas go\u00fbt\u00e9 au d\u00e9calage entre la vie rurale et la vie urbaine ou la base de lancement de Plesetsk. Les paysages de la r\u00e9serve naturelle du lac de Kenozero [voir le <a title=\"site officiel de la r\u00e9serve naturelle du lac de Kenozero\" href=\"http:\/\/www.kenozero.ru\/ozera-kenozerya.html\" target=\"_blank\">site officiel<\/a> en russe], class\u00e9e au patrimoine mondial par l&rsquo;Unesco, dans le district de Plesetsk (r\u00e9gion d&rsquo;Arkhangelsk, une ville de 350 000 habitants), sont superbes, hors du temps, film\u00e9s ici dans des paysages d&rsquo;\u00e9t\u00e9 et d&rsquo;automne. Un bac, quelques heures de bus et voil\u00e0 la vie urbaine contrast\u00e9e qui attire les jeunes du coin&#8230; La vie rurale y ressemble beaucoup \u00e0 ce que j&rsquo;ai pu partager il y a une grosse vingtaine d&rsquo;ann\u00e9es dans l&rsquo;est de l&rsquo;Ukraine, pas d&rsquo;eau courante, ils ont de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9*, et donc captent la t\u00e9l\u00e9vision, plut\u00f4t sur de vieux postes. L&rsquo;int\u00e9rieur de la maison d&rsquo;Irina, avec sa nappe en toile cir\u00e9e, son r\u00e9chaud, sa chemin\u00e9e au centre de la pi\u00e8ce \u00e0 vivre, me rappelle l&rsquo;int\u00e9rieur de la maison o\u00f9 nous mangions. Mon voisin de si\u00e8ge n&rsquo;a pas compris -et longuement comment\u00e9 avec sa femme \u00e0 voix basse- pourquoi le facteur demande une soucoupe (\u00e0 hauts bords), y verse son th\u00e9 depuis sa tasse et le boit dans la soucoupe plut\u00f4t que dans la tasse , c&rsquo;est que ce monsieur n&rsquo;a jamais go\u00fbt\u00e9 le th\u00e9 br\u00fblant sortant du samovar, m\u00eame dilu\u00e9 avec l&rsquo;eau moins chaude de la th\u00e9i\u00e8re \u00e0 c\u00f4t\u00e9, \u00e7a reste trop chaud pour \u00eatre bu rapidement au milieu de la tourn\u00e9e \u00e0 poursuivre&#8230; Bref, pour un spectateur non averti, le film peut sembler s&rsquo;\u00e9tirer interminablement pendant 1h45, mais profitez donc de la vie simple de la campagne profonde, les l\u00e9gendes qui restent vivantes (et participent \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation des enfants), voyez ce film presque comme un reportage ethnographique&#8230; m\u00eame si la garde-p\u00eache ne se laisse pas corrompre par les habitants\/braconniers, ce qui a peut de chance d&rsquo;\u00eatre vrai \ud83d\ude09 Notre soci\u00e9t\u00e9 ne prend pas assez le temps de vivre et de s&rsquo;ennuyer, de profiter du temps pr\u00e9sent, ce film devrait vous y aider pendant un tout petit moment!<\/p>\n<p>* en Ukraine, nous n&rsquo;avions pas l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9, restrictions post-Tchernobyl obligent dans une zone situ\u00e9e \u00e0 l&rsquo;est de la centrale donc pas touch\u00e9e, les vents ayant chass\u00e9 le nuage radioactif vers l&rsquo;ouest et surtout la Bi\u00e9lorussie &#8211; pas du tout la France, si vous vous souvenez bien!<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sortie cin\u00e9ma dimanche en fin d&rsquo;apr\u00e8s-midi avec Les nuits blanches du facteur, de Andre\u00ef Kontchalovski. 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