xxx ans après de l’assassinat de Jaurès… son monument à Toulouse

Raoul Villain assassine le leader socialiste le vendredi 31 juillet 1914 à 21 h 40, alors qu’il dîne au café du Croissant, rue Montmartre, dans le 2e arrondissement de Paris, au cœur de la République du Croissant, à deux pas du siège de son journal, L’Humanité. Il tire deux coups de feu : une balle perfore le crâne du célèbre tribun et l’autre se fiche dans une boiserie. Jaurès s’effondre, mortellement atteint.

Devenu professeur, Jaurès enseigne tout d’abord au lycée Lapérouse d’Albi, puis rejoint Toulouse en 1882 pour exercer comme maître de conférences à la faculté des lettres. Il donne également un cours de psychologie au lycée de jeunes filles de cette même ville.

Jean Jaurès est un homme politique français, né à Castres (Tarn) le 3 septembre 1859 et mort assassiné à Paris le 31 juillet 1914 par Raoul Villain.

Pour aller plus loin : voir le numéro hors série de Toulouse Magazine sur Jean Jaurès (2009) et le dossier documentaire.

1929 : inauguration le 24 mars suivie de discours au théâtre du Capitole de Séverac, Bedouce, Vincent Auriol et Léon Blum. 1942 : fondu sous le régime de Vichy. 1945 : le récupérateur sauve la tête, qui est installée, à la Libération, sur un nouveau monument.

Georges Vivent

Fiche inventaire
2e quart 20e siècle ; 4e quart 20e siècle
Auteur de l’oeuvre :
Parayre Henri (sculpteur) ; Vivent Georges (sculpteur) ; Abbal André (sculpteur)

Commentaire historique :
Le monument à Jean Jaurès est inauguré le 11 novembre 1928 ; il est l’œuvre des sculpteurs H. Parayre et G. Vivent : une grande statue en bronze surmonte un haut socle orné sur ses trois côtés de bas-reliefs. La statue est fondue sous l’occupation, ne subsistent que la tête de Jaurès et les bas-reliefs. Les vestiges du monument sont intégrés à un nouveau monument conçu sur les plans de l’architecte Roger Brunerie. Après avoir disparu plusieurs fois au cours des années 1980 et 2000, le buste de Jaurès, œuvre de Parayre et vivent, est remplacé par un moulage d’un buste de Jaurès réalisé par André Abbal en 1919. Le monument est une nouvelle fois réaménagé lors des travaux de construction du métro en 1993.

Notice succincte :
Le monument à Jean Jaurès, élevé pour la première fois en 1928, a subi de nombreuses vicissitudes : la statue en bronze est fondue sous l’Occupation, seuls la tête du grand homme et les bas-reliefs qui ornaient le socle sont sauvés de la destruction et intégrés à un nouveau monument. Dans les années 1980, le buste est dérobé et retrouvé quelques années plus tard. Le monument est réaménagé lors des travaux de construction du métro en 1993. Le buste de Jaurès est de nouveau volé sans que cette fois il réapparaisse ; il est remplacé par une copie d’un buste d’Abbal.

Le monument est placé à l’entrée de la station de métro, il suit la courbe des escaliers placés en demi-cercle. Il se compose d’un mur en pierre dans lequel sont disposés les bas-reliefs en bronze : une maternité représentée par une femme qui tient son enfant dans les bras ; un groupe de jeunes gens et jeunes filles brandissant des drapeau et un mineur coiffé d’un casque et muni d’une pioche et d’une lanterne. Au dessus le buste de Jaurès couronne le monument.
Technique du décor :
fonderie ; sculpture
Représentation :
femme ; enfant ; homme ; drapeau

Précision sur la représentation :
Trois bas-reliefs en bronze représentent une maternité, un groupe de jeunes gens et un mineur. Le moulage du buste de Jaurès en plâtre surmonte le monument.
Article de La Dépêche consacré à l’inauguration
du monument Jean-Jaurès à Toulouse, le 24 mars 1929.
Archives municipales de Toulouse

Photographies de

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